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PARISPERDU

Paris par les plus petits des chemins.

11 Juillet 2015, 21:02pm

Publié par barreteau

 

Paris par les plus petits des chemins …

Au 158 rue de Charenton, s'ouvre la ruelle Bidault, Paris 12e (juin 2011)

 

Qu'on les appelle sentes, sentiers, impasses, passages, villas ... ou parfois encore ruelles, toutes sont des voies de Paris souvent méconnues et situées dans des endroits reculés ou peu fréquentés.

Mais aujourd'hui, les ruelles parisiennes ne sont plus ce qu'elles étaient et souvent dans les restructurations de quartiers entiers, elles ont tendance à disparaître….  si bien qu'aujourd'hui, Paris ne compte plus que six  ruelles.

Mise à part la ruelle du Soleil-d'Or, dans le 15ème et la ruelle Sourdis, dans le 3ème, la ruelle est une "spécialité" du 12ème arrondissement, où toutes débouchent, via le viaduc des arts, sur l'avenue Daumesnil.

Dans le 12ème, elles ont pour nom : Ruelle Bidault, Ruelle Fraisier, Ruelle des Hébrard, Ruelle de la Planchette. En outre, la rue de la Brèche-aux-Loups (toujours dans le 12e arrondissement) a porté autrefois le nom de ruelle de la Brèche-aux-Loups.

Dans le 18e arrondissement on trouve également une voie nommée passage Ruelle, mais ce lieu reculé, collé aux voies ferrées de la gare du Nord, n'a  rien d'une ruelle …

 

>> La ruelle Bidault, il y a 100 ans …

>> Sentiers de Paris.

>> Le passage Ruelle, déjà sur Parisperdu …

 

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Le plan Voisin: une catastrophe à laquelle on a échappé.

7 Juillet 2015, 10:17am

Publié par barreteau

 

Le plan Voisin: une catastrophe à laquelle on a échappé …

L'impact du Plan voisin, vu du pont du Carrousel

 

Charles-Edouard Jeanneret, dit Le Corbusier, est à l’honneur au Centre Pompidou, dans le cadre de l’exposition "Mesures de l’homme". Mais, cinquante ans après sa mort, l'architecte de la modernité, rassemble autant qu'il divise.

A l'occasion du débat d'actualité sur les tours à Paris, il me semble opportun de revenir sur l'un de ses plus célèbres projets architecturaux (ou plutôt urbanistique) non réalisés: "le Plan Voisin".

Ce projet, qui peut paraître dément aujourd'hui, proposé par Le Corbusier en 1925, mais auquel il travailla jusque dans les années 40, a eu une considérable influence sur l'urbanisation parisienne des années 50-60. Reprenant un de ses projets théoriques pour une sorte de ville clé en main "de trois millions d'habitants", concept issu de sa vision totalement industrialisée de la construction, Le Corbusier y prévoyait, en gros, la destruction d'un petit quart de Paris, pour y faire un maxi-Front de Seine, en plus grand et en plus radical, un genre de Hong Kong sur-densifié à la soviétique. Mais la seconde guerre mondiale va opportunément en repousser la réalisation sine die.

Nous, qui voyons dans l'affreuse Défense un abcès de fixation indispensable, un moindre mal, qui permet de cantonner les horreurs dans une zone dédiée, ne voulons pas cependant, ne voir dans le plan Voisin qu'une catastrophe à laquelle on a échappé, un simple document anachronique, un dessin d'urbanisme-fiction de plus dont les étudiants en architecture raffolent. On est en effet au contraire étonné, de voir à quel point les arguments des promoteurs actuels des tours sont proches de ces idées d'il y a presque un siècle: jouer avec la densité pour épargner l'espace au sol, séparation des voies de circulation et des habitations, urbanisme concerté, mégalomanie du "silhouettage", ingénierie sociale, et j'en passe ....

L'image ci-dessus montre l'impact du Plan voisin, vu du pont du Carrousel. On voit se dresser, derrière le Louvre que le célèbre architecte consentait à épargner, quelques unes des 18 tours cruciformes de 200 m de haut (hauteur de la Tour Montparnasse). Inutile d'insister sur l'aspect général, particulièrement hideux, qu'aurait eu cette ville. Il en aurait été fini de Paris, connue dans le monde entier pour sa beauté et son romantisme.


>> L'expo au Centre Beaubourg.

>> Le plan Voisin de Le Corbusier.

 

 

 

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Feue "La Miroiterie".

2 Juillet 2015, 08:52am

Publié par barreteau

 

 Feue "La Miroiterie".

 La Miroiterie, 88 rue de Ménilmontant _Paris 20ème.

A Paris, "La Miroiterie" a longtemps été un lieu atypique, un lieu éclectique, dérangeant, …

Un endroit qui brassait toutes les cultures rock, punk, hard-core, métal, ska, psychobilly, afro… mais qui permettait aussi d'autres styles d'expression comme la peinture,  la sculpture ou encore la danse.

La Miroiterie était donc devenue "le lieu incontournable" des rendez-vous de la scène alternative parisienne avec ses ateliers d’artistes, sa salle de concert et aussi … ses logements, car longtemps "La Miroiterie" est resté le plus vieux des squats en activité à Paris, exactement de 1999 à 2014. Et il faut dire qu'au cours de cette période on y a croisé de drôles d’oiseaux …

Mais depuis ses débuts, le sort de l’établissement a toujours été en suspens et, chaque année, on annonçait l’expulsion des squatteurs.

Finalement, après une dizaine de procès et 14 ans de combat contre les autorités, le "squart" comme il se dénommait lui-même, a fini par disparaître.
C'était l'année dernière ....



>> L'histoire singulière du 88 rue de Ménilmontant.

>> Avis à la population …

>> La Miroiterie c'est fini … sur Facebook.

 

 

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Ici s'arrête le monde.

27 Juin 2015, 11:58am

Publié par barreteau

Ici s'arrête le monde …

 Esplanade de la Grande Bibliothèque Paris 13ème (juin 2008)

 

Au centre de l'allée une borne rouge, comme un ultime souvenir d'un pays qui n'est plus.

Et là, au milieu des gratte-ciel, nous voilà entourés de toutes parts, coincés, … comme dans une impasse. Cette infinie perspective, aussi nue qu’inéluctable nous consterne, nous effraie. Ce n'est que par la ligne de fuite que l'on peut apercevoir la réalité, comme un pays lointain désormais inaccessible, un univers figé et dépossédé.

Alors, dans ce monde aseptisé et froid du nouveau Paris Rive Gauche, cet enfermement fait s'étioler la vitalité bordélique que l'on rencontre aujourd'hui encore dans les autres arrondissements, pourtant tout proches, de l'Est parisien. 

Mais ici, sur l'allée d'ipé, les êtres vivants que l'on croise sont indifférents aux autres humains, car ici s'arrête le monde. Pour certains il n'y a alors plus rien, pour d'autres, c'est peut-être ici que se trouve l'essentiel …
Mais souvenons-nous du proverbe grec : "Ici s'arrête le monde, dit l'aveugle ayant touché le mur".

 

>> Avenue de France: " L'ennui naquit un jour de l'uniformité"

>> J'aurais aimé que ce monde me parle

 

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Mes conversations avec Willy Ronis.

22 Juin 2015, 09:38am

Publié par barreteau

Mes conversations avec Willy Ronis.

 Willy Ronis en 1979 - Copyright © Martine Franck / Magnum Photos
 

Nous sommes le 26 septembre 1995 et je rencontre Willy Ronis pour la première fois. Ce jour-là, Ronis donne une projection-conférence à la Fnac Etoile et à la fin de celle-ci, c'est Régis Debray qui m'introduit auprès de lui. Il y a bien longtemps que les photos de ce grand Monsieur m'émeuvent et aussi m'inspirent. Alors tout de suite, je lui fais part de mon admiration pour son travail sur Belleville-Ménilmontant, ces quartiers populaires de l'Est parisien qu'il a si bien photographié.

Je lui parle de sa photo du 32 rue de la Mare et là, … c'est le déclic. D'un ton enthousiasme, il me demande si j'y suis allé récemment et si la fabrique de chaussures est toujours là ? " Oui -lui dis-je, elle était même encore en activité lorsque que j'y suis passé il y a environ 6 mois. Je pourrais même vous montrer les photos que j'ai prises à cette occasion".

Plus tard lorsque je mets en ligne sur Parisperdu les dites photos, je le fais savoir à Willy Ronis. Il me répond aussitôt : "Je regrette fort de ne pouvoir répondre à votre blog, n'étant pas informatisé … mais si vous vouliez venir chez moi, rue de Lagny, nous pourrions en discuter".

Si je voulais venir ? Et comment, que je veux bien … "Trop d'la chance", comme disent les ados. Un rendez-vous est rapidement pris.

La suite vous a déjà été contée par le détail, ici-même, dans Parisperdu, et vous pouvez découvrir ou redécouvrir tout cela, en seulement quelques clics:

- "Oui Willy, elle est encore là ..."
-
Sur le banc avec Willy Ronis.
- Les couleurs de Belleville.
- La rue Laurence Savart, si chère à Willy ...
- Chez Willy Ronis, grand témoin du Paris des petites gens.
- Un jeune homme ...de presque cent ans !
- Arles 2009, et ce fut la dernière ...
- La photo de Willy Ronis fait débat ...
- Dernier appel !
- Au revoir et merci Monsieur Ronis.
- Retour rue de Lagny.

 

Un mot encore, un simple post-scriptum, au sujet de ces entretiens, les 4 "spots" comme disent les "surfeurs", ou si vous préférez les 4 lieux qui revenaient sans cesse lorsque nous évoquions nos déambulations dans les rues de l'Est parisien étaient:

- Le 32 rue de la Mare,

- La butte Bergère,

- La rue de la Cloche,

- la cour de la rue du Retrait.

 

Que reste-t-il de ces lieux aujourd'hui ? Plus grand-chose, à part bien sûr la discrète butte Bergère …

 

 

>> Willy Ronis sur Parisperdu …

 

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Quand les murages font rage.

12 Juin 2015, 17:01pm

Publié par barreteau

Quand les murages font rage ….
Passage Ramey Paris 18ème (octobre 2009)

 

Ce matin, parti à la découverte du 18ème, sous tous ses angles et coutures et aussi toutes ses cultures, je m'engouffre dans le passage Ramey. C'est un lieu insolite qui se parcourt parfois en plein air, mais vous fait aussi parfois vous engager comme dans un tunnel. Vers son milieu, je tombe sur ce murage avec cette inscription singulière d'un passe-muraille du quartier qui déclare fièrement : "Been through it !"

Et moi aussi, j'aurais pu lui répondre: "I've been through it", car oui "J'ai déjà vécu cela" dans le 20ème arrondissement du côté de la Réunion où les murages ont longtemps fait rage …

Tout cela sonne comme un hommage au Passe-muraille, la plus fameuse nouvelle de Marcel Aymé, où se croisent réalité et fiction. Mais rappelons que le personnage de Dutilleul, doté du pouvoir de traverser les murs s’y trouve finalement enserré dans la pierre, prisonnier du dernier mur qu’il tente de traverser. Aussi, passage Ramey, je passe tranquillement mon chemin …


>> Passage Ramey, comme dans un tunnel …

>> Been through it…

 

 

 

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Le 48 rue Ramponeau ne veut pas mourir.

12 Juin 2015, 09:31am

Publié par barreteau

 

C'est la litanie des "derniers" qui continue à s'égrener. Après le dernier bottier, le dernier atelier de serrurerie, le dernier étameur, le dernier décolleteur … mais aussi le dernier fabricant de jambon à Paris, c'est aujourd'hui le dernier ferronnier qui est menacé de fermer ses portes et donc de rejoindre la longue liste des métiers disparus dans Paris intra-muros, et de rejoindre aussi notre "Paris perdu"

La partie se joue au 48, rue Ramponeau, dans le vingtième arrondissement, un arrondissement qui a longtemps été celui des ateliers, des petites usines manufacturières, et qui, depuis déjà plusieurs décennies, est livré à l'appétit des promoteurs.

Au 48 donc, l’artisan ferronnier Grésillon a son atelier, son voisin dans la même cour, l'entreprise de verrerie/miroiterie Maestrini a fermé il y a deux ans, mais dès 2005, la Mairie de Paris avait préempté ces locaux, expressément pour protéger l’activité de l’artisanat. Or récemment, la Semaest, partenaire de la ville de Paris, a dévoilé son souhait de vendre ces bâtiments et, l’acheteur est un promoteur qui n’aurait pas caché son intention de tout démolir.

Est-il acceptable que disparaisse la dernière ferronnerie de Paris, employant 8 personnes, ainsi que les ateliers d'artistes situés dans les mêmes bâtiments ? Est-il acceptable que cette cour, lieu historique de … la création des Ateliers d'Artistes de Belleville (AAB), perde la diversité de cet ensemble d'artisans, d'artistes, d'habitants, d'associations et d'activités pour enfants ? Est-il enfin acceptable de détruire l'âme de ce site, patrimoine de Belleville, au charme et la renommée unanimement reconnus ?

Si vous pensez que non, alors vous pouvez vous manifester auprès de la Mairie de Paris, en signant la pétition pour préserver les emplois, les mètres carrés "artisanaux et artistiques", et afin de soutenir le dynamisme culturel et économique de ce lieu. Car non, le 48 rue Ramponeau ne veut pas mourir …



>> L'atelier Grésillon, présentation de l'Atelier.

>> L'atelier de verrerie/miroiterie Maestrini.

>> La page facebook du 48, rue Ramponeau.

>> Le précédent de La Forge de Belleville.

>> En visite chez les artistes et les militants de Belleville.

 

 

 

 

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Émile Savitry, photographe méconnu.

8 Juin 2015, 08:30am

Publié par barreteau

Émile Savitry, photographe méconnu.

Dans un bar de Pigalle, un apache et sa protégée, Paris, 1938, © Émile Savitry

Encore un photographe de talent, un photographe humaniste qui longtemps est resté dans l’anonymat avant que son œuvre photographique émerge de l’obscurité à partir de 2006, à l'occasion de la belle exposition à la BNF consacrée à la "photographie humaniste 1945-1968".

On se souvient pourtant qu’entre 1932 et 1934, il fut l'assistant de Brassaï et aussi qu'il a fait partie de l’une des grandes agences photographiques de l’après-guerre, Rapho, dans laquelle on retrouvait entre autres Robert Doisneau et Willy Ronis qui feront partie du fameux Groupe des XV. Curieusement Emile Savitry n’en sera pas.

D'abord artiste-peintre, Emile Savitry, décède en 1967. Peu après, Claude Roy écrit à son sujet "il avait plus d’une corde à son art: peindre, photographier, voyager (ne rien faire). Mais ce qui ne l’intéressait pas c’était de réussir".
C’est peut-être pour cette raison que son œuvre est restée aussi longtemps dans l’ombre. 

 

>> En savoir plus sur Emile Savitry.

 

 

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Passage Ruelle.

3 Juin 2015, 14:11pm

Publié par barreteau

Passage Ruelle.

Le long des voies ferrées, une curieuse bâtisse (1997)

On se croirait presque à Harlem ou dans les bas-fonds de Bangkok … Le passage Ruelle débouche sur la Cité de la Chapelle dont la longue palissade cache tant bien que mal le faisceau de voies ferrées qui s'échoue à la gare du Nord. Le secteur n'est pas très reluisant. C'est le genre d'endroit où l'on comprend tout de suite qu'il ne soit guère conseillé de s'y aventurer la nuit.

Avant de rejoindre la Cité de la Chapelle, le passage Ruelle fait un coude et c'est précisément dans ce coude que je découvre cette étrange bâtisse.

Derrière un grand portail métallique surmonté d'un enroulement de barbelés, le haut bâtiment de briques a encore fière allure, mais rien n'indique sa fonction ni son propriétaire.

Pour comprendre ce qu'abrite ce lieu inaccessible, il faudra faire le tour du bloc d'habitations et atteindre la rue Jean-François Lépine. Là, c'est la directrice du collège Marx Dormoy qui saura me renseigner: il s'agit de l'annexe de son établissement …


>> Un établissement qui se veut "branché" dans ce quartier peu accueillant.

 

>> Le passage Ruelle dans le " Guide de survie en pays bobo".

 

 

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Ce drôle de lieu qu'on nomme Périf'.

27 Mai 2015, 14:40pm

Publié par barreteau

 

Le périphérique à la Porte de Pantin (février 2013)

 

C'est un drôle de lieu qui porte un drôle de nom. Le Périf' parisien est un anneau infernal sur lequel tournent en permanence plus d'un million de véhicules.

De jour comme de nuit, jamais leur vacarme ne s'arrête …

On dénombre quelque 100.000 riverains, parisiens ou habitants de la petite couronne, touchés par le bruit de l'infernal boulevard.

Dans la zone des 150 mètres autour du périphérique, plus de 60.000 personnes sont impactées dont 40.000 (soit près de 70 %) à des niveaux supérieurs à 68 dB(A) qui est la valeur limite acceptée en France pour le bruit routier.

La zone la plus sonore se situe entre la porte de Bagnolet et la porte des Lilas avec un niveau moyen dépassant les 78 dB, suivie de près par le segment porte d'Ivry-porte d'Italie.

Le récent abaissement de la vitesse limite autorisée à 70 km s'est traduit par une baisse réelle d'environ 0,5 dBA. C'est peu car les études préliminaires laissaient espérer une réduction du niveau sonore de 1,7 dBA.

Baisser la vitesse ne peut être qu'un levier parmi d'autres, d'une politique d'amélioration du niveau sonore. Les autres options consisteraient à changer les revêtements de chaussée ou encore à diminuer le nombre de poids lourds sur le périphérique. Sans parler des nécessaires travaux sur les habitations elles-mêmes. Une grande majorité des gens vivant en bord du périphérique ont été contraints d'y habiter car tous les parisiens savent qu'aux abords du périph' les loyers sont plus faibles que n'importe où ailleurs dans Paris.

Ainsi va la vie aux abords du boulevard périphérique parisien, faite de pauvreté voire de misère, de vacarme et d'air hautement pollué ….

 

>> Le jardin infernal.

>> L'envers de la ville, la ville à l'envers.

>> De la zone au périph'.

 

 

 

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"Par(ad)is perdu".

20 Mai 2015, 09:09am

Publié par barreteau

 

Quand on a goûté aux balades parisiennes, on n'a surtout pas envie de s'arrêter. Les diamants ne sont-ils pas éternels … ?

Dans "A la recherche du temps perdu", à la lecture de Sodome et Gomorrhe, Marcel Proust nous offre une vision d'un par(ad)is perdu … où s'y perdre est délicieux !

Mais c'était au temps où la vie et les sentiments n'étaient pas encore formatés … car aujourd'hui, Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis. Le réveil risque d'être difficile !

 

>> Les Editos de Parisperdu.

 

 

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Entre Ourcq et Crimée.

16 Mai 2015, 09:43am

Publié par barreteau

Entre Ourcq et Crimée.

9 rue de l'Ourcq, côté cour … Paris 19ème (1999)

On se désole de la dégradation de ce quartier populaire autrefois peuplé de retraités et de familles modestes. Mais surtout, au pied de ces petits immeubles sans charme, on constate qu'ici, la politique de la ville n'a pas donné les résultats escomptés.

De manière très hypocrite tout le monde a dit, à partir de 2003, que la rénovation urbaine c’était génial, qu’on tenait là enfin un grand programme qui produirait des effets massifs sur le devenir des gens. En fait, on s’est occupé des murs, par la méthode quasi-généralisée de la destruction/reconstruction, mais on ne s'est pas occupé des gens.

Auparavant, les gens de ces quartiers vivaient dans un habitat quasi-insalubre mais ça se passait très bien, maintenant l'habitat a été amélioré et tout va mal ! Je reconnais que c’est un peu simpliste, mais c’est un fait. On a investi massivement sur la forme urbaine…mais parallèlement le fond, c'est-à-dire la condition socio-économique des gens s'est beaucoup dégradée.

Entre Ourcq et Crimée, les habitants sont désormais surtout des pauvres, des chômeurs, des jeunes à la dérive, des immigrés pas toujours en situation régulière … tous sont plus ou moins confrontés à la stigmatisation, à l’exclusion, à la discrimination, bref au rejet de notre société.

Ce ne sont pas seulement les murs qu'il aurait fallu rénover mais c'est aussi les trajectoires de vie de leurs habitants qu'il fallait améliorer. Mais pour cela, le politique n'a pas de réponse …



>> Au 9 rue de l'Ourcq, le coiffeur peigne la girafe !

 

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A Paris, la justice prend de la hauteur.

11 Mai 2015, 09:14am

Publié par barreteau

 

Vue du futur palais de justice de Paris  © RPBW

Si tout va bien, s'il n'y a pas de retard dans les travaux, en juin 2017, il y aura un nouveau gratte-ciel à Paris: un édifice de 160 mètres de haut, 40 étages avec des jardins suspendus … Il s'agit du nouveau Palais de Justice (TGI) de Paris. Un projet au long cours, très controversé et qui a été "baladé" de site en site avant finalement d'atterrir dans le 17ème, aux Batignolles.

Il sera le premier gratte-ciel à être construit dans la capitale depuis l'érection des tours du front de Seine, terminées en 1990. Le bâtiment sera composé de quatre ensembles de verres superposés offrant au total 120 000 m² et un hectare de jardins suspendus … Batignolles n'est pas loin de Babylone ! Mais contrairement à la merveille de l'Antiquité, le gratte-ciel, fut-il dessiné par l'architecte star Renzo Piano, ne risque pas de se voir classer dans un "Top 7" architectural, car des cubes de verre restent des cubes, peut importe comment ils sont agencés,… cela reste froid et laid. Et, après le jardin enterré de la BNF, on aura les jardins suspendus du TGI, mais là encore: bon courage à ceux qui pourraient vouloir en profiter...

Au début du siècle précédent, on avait du mal à concevoir quelque chose de laid, il fallait que tout soit orné, travaillé, il suffit de voir la qualité qu'avaient les gares de l'époque (Orsay par exemple, ou même les gares de la Petite Ceinture). Maintenant, les architectes bobos nous pondent des trucs toujours plus moches, excentriques, inesthétiques, qui ne font que dénaturer un peu plus notre belle capitale.

A Babylone, les jardins suspendus sont devenus l'une des sept merveilles du monde antique parce que leur construction faisait écho à une histoire: Nabuchodonosor voulait que le palais rappelle à son épouse, Amytis de Médie, les montagnes boisées de son pays natal.

On peut douter qu'à Paris, le colosse des Batignolles dégagera autant de romantisme …

 

>> Autre site étudié pour le TGI.

>> Les jardins suspendus de Babylone.

 

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Paris, je t’aime ?

6 Mai 2015, 09:12am

Publié par barreteau

Nous sommes en juin 2006 et je déambule dans le 13ème arrondissement. De l'horrible rocade qu'est l'avenue de France, j'aperçois sur la façade du complexe de cinémas qui jouxte la Grande Bibliothèque, une immense affiche portant la mention " Paris, je t’aime".

Justement une séance va commencer, je ne connais rien de ce film mais j'entre … pour voir.

Je dois dire, qu'aujourd'hui il ne me reste que peu de souvenirs de ce film qui, loin d'être un chef d'œuvre, est un drôle de film à sketches.

Dans une suite de 18 courts-métrages, "Paris je t'aime" traite de l'amour éphémère. Chaque scénario se déroule dans l'un des 20 arrondissements que compte Paris. Les films consacrés aux 11ème et 15ème arrondissements ont été tournés mais n'ont pas été intégrés au montage final du film, d'où cette suite de seulement 18 courts-métrages. Pourquoi avoir éliminé les 11ème et 15ème arrondissements? Je n'en sais rien …

Chacun des courts-métrages est filmé par un réalisateur ou une réalisatrice différents et joué par des acteurs et actrices qui n'apparaissent pas dans les autres parties du film.

Chaque cinéaste a dû se soumettre à des contraintes sévères : respecter la durée du film (environ 5 minutes), s’occuper d’un seul arrondissement et le filmer en deux jours.

Tout cela donne un puzzle assez confus qui ne met guère en valeur un arrondissement plutôt qu'un autre et parfois, même en connaissant bien Paris, on a l'impression … de ne pas y être !

Paris je t'aime ? Oui, mais pas comme ça ….

 

 

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Faut-il idéaliser le passé ? (3/3)

1 Mai 2015, 10:10am

Publié par barreteau

Faut-il idéaliser le passé… ? (3/3) 

Bidonville de Nanterre (1960) Photo © Jean Pottier 

 

On regrette souvent un "paradis perdu" que l'on idéalise à force de ne plus l'avoir, de ne plus pouvoir le voir. Et l'on se dit "Oui vraiment c'était mieux avant". Encore faudrait-il clairement définir quand commence cet "avant". L'époque de nos grand-mères ? Mais déjà à cette époque, on regrettait l'avant ! Alors... encore avant ? Nous voyons bien alors que cela est absurde. Dire ''c'était mieux avant'' me semble vague, inconséquent, et être le résultat d'une nostalgie nuisible. Il faut savoir saisir pleinement le présent et ses opportunités, et en particulier les opportunités pour réintroduire des valeurs disparues mais qui toujours restent en puissance dans le présent lui-même. Il y a un devoir - non pas naïf, mais vital - d'embrasser le présent, sans pour autant rejeter l'héritage du passé et de l'Histoire. Si le passé est utile, ce n'est pas comme idéal d'un ancien état de fait supérieur, mais comme inspiration vers un mieux-être dans un effort continu, effort qui n'était pas plus facile avant nous que dans le monde d'aujourd'hui. Les défis et les carences du temps présent ne font pas la gloire d'un temps passé qui était tout aussi imparfait et tout aussi en quête d'autres horizons que le nôtre. 

Idéaliser le passé est une erreur car cela nous empêche d'accéder à sa richesse et à ses leçons. Au final, cela peut même parasiter notre relation au présent ...

"C'était mieux avant" : cette phrase fait partie aussi des choses pré-écrites qu'on aime bien ressortir en fin d'une conversation comme la conclusion à tous nos maux. Mais non ce n'était pas mieux avant, seulement on se rassure avec ce genre d'idée, mais à chaque époque suffit sa peine.

Aujourd'hui on a le chômage,  la crise,  l'euro, la dette, Internet... mais hier ?

La seule différence, la vraie différence, je l'admets bien volontiers, c'est qu'hier on rêvait encore.

Alors, "mieux avant" ? Non, je ne le pense pas, mais l'être humain a la mémoire sélective et c'est le vieillissement qui fait regretter un "paradis perdu". Nous avons souvent le regret d'une période qui nous paraît maintenant heureuse et bonne, parce que nous étions protégés, ou aimés, ou insouciants, et peut-être aussi... jeunes.

Chaque chose allait alors de soi. Quand on est enfant, on ne peut pas regretter ce que l'on n'a pas connu, on ne fait qu'en rêver. Quand on est adulte, on est dans l'action, on se crée un présent, en se souhaitant un meilleur futur. Ce n'est que le vieillissement, et l'amertume qui l'accompagne parfois, qui font regretter un "paradis perdu" - mais celui-ci a-t-il vraiment existé ? Ne regrette-t-on pas tout simplement le temps où l'on ne se posait pas cette question?  Donc, je la pose autrement, "mieux avant, mais avant quoi ?"

 Non, décidément ce n'était pas mieux avant !

 

>> Nostalgie.

>> Un passé idyllique ?

>> Faut-il idéaliser le passé ? (2/3)

 

 

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