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PARISPERDU
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La photo de rue en péril ?

8 Mai 2016, 09:53am

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Publié par barreteau

La photo de rue en péril ?

Rue du Retrait © Le Hodja - Blogatou

En conformité avec la loi, tout est flouté : la personne au DAB, sa main retirant l'argent, la caméra de surveillance et la plaque minéralogique de la voiture !… Ouf! On ne risque plus rien rue du Retrait! (Paris XXe). 

La Commission européenne s'est récemment penchée sur la réforme de la directive du droit d’auteur (aussi nommée par ses opposants: "Loi sur la liberté de panorama"). Et,au parlement européen, l'amendement 421 a été longuement débattu. Selon ce texte, les photographes, dans le cas d'une utilisation commerciale, ne peuvent exploiter et partager leurs images sur les réseaux sociaux qu'avec l'autorisation des titulaires des droits des œuvres, principalement architecturales. Ce qui revient à dire que nous ne pourrons plus rien photographier. La photo de rue est en danger, du moins en Europe. Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis doivent se retourner dans leur tombe. Le monde devient fou.

Le résultat de ce texte apporte plus de confusion que d'éclaircissements, aussi le directeur éditorial de l'agence Magnum Photos, Clément Saccomani, portant défenseur du droit d'auteur, doute du signal qu'envoie la Commission juridique à l'heure "où tout le monde a dans sa poche un Smartphone qui peut faire des photos". Car de surcroît, en France, il y a déjà beaucoup de restrictions sur la création.

En effet, au droit d'auteur, que les photographes doivent donc respecter, s'ajoute le droit à l'image. Ce dernier stipule que, sans autorisation des personnes photographiées, le photographe s'expose à des poursuites judiciaires en cas de publication de ses photos.

Par conséquent, en raison des risques de procès, il devient maintenant très compliqué de faire de la photo de rue. Dans l'action, il n'est pas toujours évident de demander à chaque personne photographiée, de remplir un formulaire d'autorisation d'utilisation de l'image.

Symptôme des obstacles rencontrés sur le terrain, Clément Saccomani, a rappelé lors de la dernière exposition "Paris Magnum", que dès les années 90, on a moins d'images de scènes de rue, et donc, par rapport aux périodes précédentes, on a beaucoup moins de personnes photographiées dans la rue.

Alors désormais, avant de prendre votre photo et surtout, avant de la mettre en ligne, veuillez regarder le code civil !

Google dans "Street View" utilise déjà depuis longtemps des algorithmes de "floutage", mais voir du flou en permanence, n'est ni très esthétique ni très bon pour la rétine …

On va voir ce que dit la jurisprudence… car il y a une chance pour que la différence entre le "non commercial" et le "non lucratif" d’une part, puis entre la "réalisation" et la "diffusion" d’autre part, permette de multiples échappatoires. Alors attendons les jurisprudences …


>> La photo humaniste a-t-elle un avenir ?

>> Exemple de formulaire d'autorisation d'utilisation d'image.

 

 

 

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Au pied des barres hideuses …

2 Mai 2016, 10:03am

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Publié par barreteau

Au pied des barres hideuses …
Villa Bellevue Paris 19ème

 

Au départ de la place des Fêtes, on monte sans arrêt jusqu'à un vaste carrefour que l'on ne s'attend pas à trouver dans un lieu aussi reculé. Plusieurs rues s'offrent à vous, laquelle emprunter ? Naturellement, le promeneur aura tendance à continuer sur la même pente … Mais les barres de béton qui couronnent celle-ci sont décidément trop gigantesques et trop laides aussi.
Alors je continue rue Compans, puis je prends à droite, un rue moins pentue mais beaucoup plus apaisée car ici de nombreuses petites maisons lui donnent encore un air de campagne: c'est la rue des Mignottes. Elle débouche sur le quartier de la Mouzaïa où là aussi tout respire le calme.

Et, rue de Bellevue, au pied des barres hideuses, les villas se présentent comme les lames d'un peigne : mêlant des patronymes d'anciens présidents: Emile Leblanc, Emile Loubet, Sadi Carnot, Félix Faure; à de bucoliques vocables: Bellevue, les Lilas.

Paris et son agitation perpétuelle vous semble alors bien loin.


>> La Mouzaïa sur Parisperdu

>> Parisperdu pour les nuls: " Du triangle Mouzaïa-David d'Angers-Compans à la butte Bergeyre".




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République, "the place to be…"

26 Avril 2016, 16:44pm

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Publié par barreteau

 

 


Place de la République, voilà une place qui, par les temps qui courent, ne laisse pas indifférent. Est-ce encore une place publique ou est-elle devenue exclusivement un rendez-vous politique ? Telle est la question du moment.

Traditionnel point de ralliement des manifestations, Cgt en tête, Unef pas loin derrière, … c'est à "Répu", sous la colossale statue en bronze de Marianne, que démarrent symboliquement les cortèges.

Jusqu'en 2012, l'esplanade certes très animée ne voyait, en dehors des grandes "manifs", qu'une activité réduite aux brocantes et aux vide-greniers organisés surtout le week-end.

Son réaménagement en 2013, n'a pas eu que des avantages quand on pense, par exemple au massacre des fontaines des Dauphins, mais il a permis d'ouvrir la place aux piétons, aux familles, aux enfants et, sur ce plan là, c’est un succès.

Mais le grandiose projet de la Mairie de Paris connaît aussi quelques ratés.

C'est tout d'abord le Café "Monde et Médias" qui reste fermé depuis maintenant longtemps, suite à un incendie ... Du mobilier urbain, du miroir d’eau, de "L’R de jeux" et de la ludothèque à ciel ouvert, que reste-t-il ? Pas grand-chose ... Quant aux nouveaux arbres plantés pour "végétaliser" la place, ils résistent, mais restent diablement chétifs.

Et surtout, depuis les attentats de 2015, la fonction de la place semble avoir radicalement changé. Elle est devenue un symbole, une sorte de sanctuaire, un mémorial, un lieu de recueillement et d’expression.

Avec parfois de fâcheuses conséquences, ainsi la statue de la République et son socle de pierre calcaire qui pourtant avaient été nettoyés à neuf, ont dû subir des couches superposées de messages, de graffs, et de nombreuses dégradations malveillantes. Ce nouvel espace est devenu "la place parisienne" de référence de la contestation mais aussi un nouveau défouloir, un exutoire, ...
On ne lui en demandait pas tant !

Et, fin mars 2016, le point d'orgue n'est sans doute pas loin d'être atteint. La place de la République devient le "siège social", l'établissement principal du mouvement "Nuit debout".

Ici, chaque soir on refait le monde, la parole est libre et les contestations vont tout azimut …
La République est un symbole, mais ne deviendrait-elle pas aussi un prétexte ? Car les effets secondaires que sont les débordements, les désordres et les dégradations installent le doute sur la crédibilité de mouvement … Nuit debout va-t-il devenir Ennui assis … ?

 

>> La République en danger ...

 

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Le passé ouvrier de l'Avenue d'Ivry.

21 Avril 2016, 12:51pm

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Publié par barreteau

 

 

Usine de construction automobile Panhard & Levassor, porte d'Ivry, Paris 13ème_1960

© Roger Henrard / Musée Carnavalet / Roger-Violet

 

Avant Paris Rive Gauche, avant Chinatown, mais aussi les Olympiades et Italie 2, le 13e arrondissement de Paris était industriel. Des usines et des ateliers de toutes tailles y prospéraient. Ses rues et ses cafés étaient fréquentés par des milliers d’ouvriers.
Un passé pas si éloigné que cela mais dont les traces ont en grande partie disparu.

 

A la fin des années 1880, du côté des avenues de Choisy, d’Ivry et du boulevard Masséna, il n’y a là que des friches et quelques masures.

 

Le 31 juillet 1891,  Émile Levassor a 48 ans et il vient d'ouvrir, avec son ami René Panhard la première usine d’automobiles du monde, précisément au 16 de l’avenue d’Ivry.
Entre octobre et décembre de cette même année, l’entreprise vend six exemplaires de son premier modèle, la P2D. C'est la première série de fabrication d'automobiles au monde.
 

L’âge d’or de la maison Panhard-et-Levassor est officiellement ouvert. Elle emploiera jusqu’à 6 000 ouvriers… Pas de chômage alors dans ce secteur du 13ème arrondissement … mais ça, c'était il y a bien longtemps.

 

>> "Italie 13" : La politique de la table rase

 

 

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Rue Westermann.

15 Avril 2016, 18:35pm

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Publié par barreteau

 

 Rue Westermann.

Dans la rue Westermann Paris 20ème (juillet 1997)

 

Ne cherchez pas la rue Westermann sur un plan ou dans votre GPS … elle n'existe plus.
Et pourtant, à Paris, il est très rare que le nom d'une rue disparaisse. La voie peut être raccourcie (rue Vilin, par exemple), déplacée, réduite en passage piétonnier … mais une voie rayée de la carte parisienne, c'est exceptionnel!

C'est pourtant ce qui est arrivé dans le 20ème arrondissement et, non seulement pour la rue Westermann, mais aussi pour ses deux voisines: la rue de la Cloche et la rue de la Voulzie.

Dans l'Ouest de la France, on se réjouira peut-être de cette disparition car la rue Westermann devait son nom au général français, surnommé "le boucher de la Vendée", lors de cette guerre civile qui opposa les Républicains aux Royalistes, entre 1793 et 1796.

Bref, désormais plus personne ne pourra - en cet endroit - regretter le général Westermann, mort sur l’échafaud en 1794.

D'ailleurs n'aurait-on pas pu garder le nom originel de la rue, un nom qu'elle conserva jusqu'en 1895: elle s’appelait alors la rue des Osiaux (osiers).
Une appellation nettement plus pacifique … Non … ?


>> Je reviens d'un lieu qui n'existe plus ...

>> L'autre bout du monde

>> Mourir une dernière fois ...

 

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Peintre du dimanche …

10 Avril 2016, 17:37pm

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Publié par barreteau

Peintre du dimanche …
32 rue de la Croix St Simon Paris 20 (juillet 1997)

C'est l'extrême sud du 20ème arrondissement, un endroit où le promeneur est rare, une zone où aucun touriste ne va … Il est tôt en ce dimanche matin quand je descends à la station Maraîchers, je traîne du côté de la rue du Volga et du square de la gare de Charonne mais, mis à part quelques employés de la Ville qui s'affairent à nettoyer la chaussée avec le renfort d'une lance à eau et d'un couple de balais … il n'y a rien de très intéressant à mettre à l'actif de ma sortie matinale. Je remonte donc vers le nord, le long de la ligne de la Petite Ceinture car je sais qu'elle peut toujours réserver de bonnes surprises.

Et, effectivement, au 4 de la rue Ferdinand Gambon, derrière un portail métallique, je découvre un espace verdoyant qui jouxte une ancienne gare de la Petite Ceinture. C'est la gare de Charonne-"Voyageurs", à ne pas confondre avec celle qui a donné son nom au square. Cette dernière était dévolue aux "Marchandises". Puis les surprises s'enchaînent car, immédiatement après avoir passé le pont sous la ligne P.C, au 9 de la rue de la Croix Saint-Simon, je peux m'engager dans un étroit passage: c'est le Sentier des Ecuyers, coincé entre le mur qui reçoit en surélévation le chemin de fer et la façade entièrement métallique du bâtiment de la restauration scolaire du 20ème. Il s'en échappe d'entêtantes effluves de friture … Je poursuis mon parcours dans la rue de la Croix Saint Simon où quelques rares maisons individuelles résistent encore au bétonnage qui a beaucoup sévi dans le secteur.

Au 32, un "peintre du dimanche" change la couleur du portail en bois: il était bleu, il le badigeonne de blanc. J'y suis repassé récemment … il est de nouveau bleu !


>> Le portail du 32 rue de la Croix Saint Simon … à nouveau "bleu"

>> Déjà sur Parisperdu : Un monde loin du monde ...

>> Déjà sur Parisperdu : le square de la gare de Charonne

 

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"Réinventer Paris", qu'elle disait …

5 Avril 2016, 16:32pm

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Publié par barreteau

"Réinventer Paris", qu'elle disait …

 Le projet "réinventer Paris"_Infographie Le Figaro

 

Madame la maire de Paris, veut "Réinventer Paris" … rien que ça ! Vu les premières opérations réalisées par Madame Hidalgo, on peut craindre le pire. J'en veux pour témoin le réaménagement de la Place de la République que la maire érige en  "emblème de la reconquête de l’espace public" ! En fait il s'agit plutôt d'un massacre. Cette place a en effet été transformée en un espace à la fois laid, sale et dégradé auquel on ajoutera la ridicule transformation de la statue et de son très beau socle en "monument à Charlie" constamment tagué et vandalisé. Et la Mairie ne fait toujours rien pour remettre le lieu en état.

Mais le pire est peut-être à venir avec le projet "23 chantiers pour réinventer Paris" que la Mairie s'est donné pour objectif de mener à bien, d'ici la fin de son mandat, en 2020.

Sur un nouveau site Internet dédié à ce projet, la mairie de Paris présente donc les 23 sites proposés pour être réinvestis, réinventés. L'Hôtel de Coulanges (IVe), l'ancien conservatoire (XIIIe), la Gare Masséna (XIIIe), les Bains-Douches Castagnary (XVe), la sous-station Voltaire (XIe)... font partie du lot. Il y a également des terrains nus ou des friches industrielles dans le quartier de Clichy-Batignolles (XVIIe) ou le Triangle Éole-Évangile (XIXe). Au total, ce ne sont pas moins de 150.000 mètres carrés constructibles qui sont mis à disposition sur ces territoires appartenant à la Ville ou à des bailleurs sociaux ou encore à des sociétés d'économie mixte.

L'appel à projets qui a été lancé débouchera prochainement sur la sélection des consortiums les plus sérieux et, finalement, un jury international sélectionnera les lauréats en mai prochain. Tout cela nous rappelle la méthode Delanoë pour la Canopée des Halles qui constituera, après le trou des années 70, le gouffre financier des années 2010 … Il y a malheureusement fort à parier que les mêmes causes produiront les mêmes effets …



>> Non Paris ne vous dit pas merci, Monsieur Delanoë.

 

 

 

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Ou comment le saccage a été subventionné.

30 Mars 2016, 10:41am

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Publié par barreteau

Ou comment le saccage a été subventionné.

L'assassinat de Baltard (1971) © Jean-Claude Gautrand

 

Sous les pioches d'Haussmann c'est tout un pan de Paris, celui de Balzac et d'Eugène Sue, qui va disparaître. Est-ce regrettable ? Peut-être moins que le saccage des dernières décades qui a défiguré Paris et qui sévit encore...

Car après Haussmann, le massacre reprend dans les années 50-60. Et Georges Pillement dans son ouvrage "Paris poubelle" nous le décrit en détail, montrant comment le saccage a été subventionné… Ecoutons-le : "Il ne se passe pas de mois sans qu'on démolisse dans Paris plusieurs maisons anciennes qui donnent à la capitale son charme et son pittoresque. Car les spéculateurs ne voient qu'un terrain bien situé et qui sera d'un bon rapport lorsque la demeure ancienne sera démolie et qu'on aura élevé sur son emplacement un immeuble d'habitation qu'on vendra par appartement. Ces promoteurs ont d'excellents amis dans les administrations, qui leur facilitent les autorisations et leur versent les subventions qui leur permettront de mener à bien leur saccage."

On n'a que trop démoli dans Paris, il faudrait désormais que toutes les constructions anciennes qui ont jusqu'ici échappé au massacre soient enfin préservées si l'on veut garder quelque chose de l'atmosphère qu'on y respirait il n'y a pas encore si longtemps. Mais bien des rues l'ont déjà totalement perdue.


>> Paris Poubelle.

>> A lire: "Paris poubelle", de Georges Pillement, chez Jean-Jacques Pauvert. Ou comment le saccage a été subventionné.

>> Marville et son Paris perdu.

 

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Chuuuttt !!!

24 Mars 2016, 11:54am

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Publié par barreteau

Chuuuttt !!!

Chuuuttt!!! - Jef Aérosol - Place Stravinsky (Paris 4ème arrondissement)

 

Depuis bientôt 35 ans, Jef Aérosol égrène ses pochoirs ou ses collages dans les endroits les plus inattendus de nos villes. En amenant l'art dans la rue, à la portée de tous, il donne l'occasion à chacun de voir différemment son environnement quotidien.

Pour Chuuuttt !!!, fresque réalisée avec l'aide de la ville de Paris, sur ce mur de 25 mètres de haut, il a pensé à un regard, avec une pointe de malice. Ce portrait, c'est le sien, qui, sur cette place entre Beaubourg, l'Ircam et l'église voisine, n'enjoint pas la foule à se taire mais plutôt à écouter la ville, la musique urbaine, à tendre l'oreille vers la vie, à écarquiller les yeux pour rencontrer et découvrir l'autre.

Et puis, il y a cette petite flèche, la fameuse flèche rouge de Jef Aérosol, une figure récurrente dans son œuvre et qui s'est peu à peu installée comme une seconde signature. La flèche participe à l'organisation graphique du tableau. Elle indique aussi un sens au spectateur. Un sens, donc à la fois une direction vers où porter son regard et une signification à chercher dans l'œuvre … ou en soi-même.

 

>> "Urban street", l'art urbain sur Parisperdu

 

 

 

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Habiter l'inhabitable.

19 Mars 2016, 10:36am

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Habiter l'inhabitable.

Ménilmontant, ilot n°11, rue des Amandiers. (1958)

Pendant des années, dans la décade 1990-2000, j'ai arpenté les passages, les cours, monté des escaliers branlants d'immeubles vétustes ou d'habitats bricolés aux murs crasseux, aux planchers déglingués. J'ai vu les fenêtres bouchées au carton pour isoler un peu, les branchements électriques dangereux, … l'entassement des choses et des gens. Il ne s'agissait que de non-habitations où l'on rencontre toutes formes de délabrement, de non respect des normes de sécurité, de dangers …

Cette situation nous vient de loin, du siècle dernier. Alors l'éradication de cette indignité, de cette misère de l'habitat insalubre, a commencé par la démolition pure et simple. Et les rénovations de l'après-guerre vont se faire à coups de grandes barres, dans les quartiers populaires de l'Est de la capitale.

Au XIXe siècle, la ville ancienne avec ses petites rues, est supposée incompatible avec la salubrité. Avec ses ilots infestés par la tuberculose, elle était perçue comme une forme mortifère. Il va falloir une révolution mentale pour que cette contradiction disparaisse. Et au final, elle est maintenant considérée comme une chose précieuse qu'il convient de conserver le plus possible.

Peut-être a-t-on enfin trouvé la méthode car aujourd'hui, réparer l'insalubre, c'est digne.

 

 >> A la limite de l'irréel …

>> Les marchands de sommeil sur Parisperdu.

 

 

 

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Le fabuleux destin des commerces de Montmartre (2/2)

13 Mars 2016, 13:01pm

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Publié par barreteau

 Le fabuleux destin des commerces de Montmartre (2/2)

Au Café des deux Moulins, 15 Rue Lepic, 75018 Paris

 

Un peu plus bas que le Marché de la Butte, rue Lepic, le Café des deux Moulins, où Amélie était serveuse, ne désemplit pas non plus. Depuis la sortie du film, le bistrot a changé plusieurs fois de propriétaires, sa façade a été repeinte en rose, le tabac supprimé, mais le décor intérieur style "années cinquante" est resté inchangé.

Si quelques habitués continuent à venir prendre le matin leur café et lire leur journal sur le zinc, ce sont surtout les touristes qui peuplent la salle. Pourtant, une clientèle "plus française" serait souhaitable pour justement "garder l’esprit du film".

Mais les touristes continuent à affluer de partout, d’Europe, des États-Unis, d’Amérique latine… Et aussi, de plus en plus, d’Asie : Chine, Taïwan et surtout Japon. Parfois, ils entrent juste pour prendre des photos, mais la plupart s’assoient pour commander la "crème brûlée" dont Amélie aimait faire craquer la croûte. Aujourd'hui, elle est servie comme dans le film dans un petit plat ovale. L’hiver il peut s'en vendre entre 200 et 250 par jour ! 

Les Japonais, sont les premiers fans du film. Ils réservent, par agences, des tables entières. Et leurs réactions sont impressionnantes ! Ils arrivent ébahis, poussent des petits cris, prennent des photos de leurs crèmes brûlées qu’ils tapotent avec leur petite cuillère, avec une jouissance étonnante. On sent que ce film leur procure une grande émotion. Paris est toujours pour eux la ville des amoureux.  

Aujourd'hui, le cœur de Montmartre bat toujours au rythme de sa petite fée. Si on ne demande plus tous les dix mètres aux habitants du quartier où se situent l’épicerie et le café d’Amélie, c’est parce qu’ils figurent désormais dans tous les guides. Il existe même une application pour smartphone : "Le Montmartre d’Amélie Poulain".

Depuis toujours, la butte Montmartre a été le lieu de tournages de nombreux films, de Truffaut à Woody Allen, mais aucun n’a fait porter à ce point le regard du monde entier sur elle. Et aucun n’a réussi une telle alchimie entre son héroïne et son décor.

Le film de Jeunet nous livre une vision de Montmartre largement mythifiée, mais dont on trouve encore des éléments : les vieux Montmartrois cultivent cet "esprit de village", les jeunes "bobos" qui s’y installent aussi. Et si des hordes de Parisiens et de touristes, se sont précipitées dès la sortie du film à l’épicerie Collignon et au Café des deux Moulins, c’est pour retrouver les traces encore présentes, de ce Paris dont ils rêvaient. Et qu’ils recherchent encore…


>>  Où l'on retrouve Amélie Poulain.

>> Le fabuleux destin des commerces de Montmartre (1/2)

 

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Le fabuleux destin des commerces de Montmartre (1/2)

7 Mars 2016, 09:16am

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Publié par barreteau

Le fabuleux destin des commerces de Montmartre (1/2)

Le Marché de la Butte 56 Rue des Trois Frères, 75018 Paris

Niché sur le flanc de la Butte, au coin de la rue des Trois-Frères, le marché de la Butte a conservé son enseigne de fiction "Maison Collignon", apposée au-dessus de son vrai nom "Chez Abdel". Il a gardé aussi les paniers en osier, les bocaux de bonbons, les fleurs en plastique et les nains de jardin, imaginés par les décorateurs du film. 

Et les touristes qui s’y arrêtent toutes les dix minutes, s’extasient dans toutes les langues en reconnaissant "l’épicerie d’Amélie" !

En braquant ses caméras sur cette épicerie, située près de chez lui, Jean-Pierre Jeunet ne savait sans doute pas qu’il allait bouleverser la vie de cette famille marocaine, qui avait ouvert ce commerce en 1973. Car Abdel se dit toujours étonné que tant de monde continue à défiler chez lui. Ils prennent une canette, une pomme, des petits bonbons, histoire d’acheter quelque chose ici. D’autres passent en voiture en criant : "Collignon, tête d’oignon".  

Aujourd'hui, cette épicerie montmartroise, devenue célèbre dans le monde entier, assume désormais sa double identité : celle de "l’Arabe du coin", ancré dans le quartier depuis près de quarante ans et qui continue à vendre à une clientèle d’habitués du shampooing ou des cacahuètes. Et celle de l'épicerie imaginaire où travaillait Lucien (Jamel Debbouzze), le protégé d’Amélie.

Finalement, les deux s’emmêlent un peu dans l’esprit d’Abdel, aussi conclut-il avec modestie: "On fait comme dans le film, on continue à avoir des clients fidèles, à livrer à domicile aux personnes âgées ou aux vieux peintres" …

 

>> Où l'on retrouve Amélie Poulain.

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Silhouettes parisiennes.

2 Mars 2016, 09:03am

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Publié par barreteau

Silhouettes parisiennes.
Rue des Meuniers/Square du Massif Central _Paris 12ème (1996)


En photographie, le plus important n'est pas la marque de votre boitier ou le prix de vos objectifs… le plus important c'est la lumière … et la façon dont vous allez la capturer. Willy Ronis avait coutume de dire: "Ce n'est pas l'appareil qui fait la photo, c'est le photographe".

N’oubliez pas l'étymologie : photographier c’est "écrire avec la lumière" et, si vous avez compris cela, vous savez qu'il est essentiel d’apprendre à bien gérer cette lumière pour obtenir le meilleur résultat possible sur vos images.

Et qui dit lumière dit aussi forcément "ombres". L’ombre est liée à l’obscurité et aux éléments "cachés", rien de mieux donc pour ajouter un petit effet mystérieux à votre image en tentant de faire deviner un élément ou de faire naître une atmosphère. Vous pouvez aussi choisir la silhouette pour présenter le sujet de votre photo sous un autre angle, c'est alors l’ombre qui devient votre sujet principal... et ainsi, en jouant avec l’ombre et la lumière, vous allez sublimer le réel, transformer les corps en silhouettes anonymes.

Cet effet de silhouette donne souvent de la force aux images : il s’en dégage une ambiance particulière. L’image est à la fois simple (le sujet est noir sur un arrière-plan clair), et forte car elle raconte une histoire. Comme en ce jour d'été à la sortie d'un passage couvert sous la Petite Ceinture, quelque part dans le 12ème arrondissement …

 

>> Ecrire avec la lumière.

 

 

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Où est-il donc mon Paris ?

25 Février 2016, 10:56am

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Publié par barreteau

Montmartre, 1936

Avant Piaf il y eut  Fréhel… Symbole française de la chanson réaliste du début du 20ème siècle, Fréhel est une interprète renommée pour son talent et sa personnalité … autant que pour ses excès.

Mais la chanson réaliste, c'est quoi ? C'est un genre musical popularisé pendant l’entre-deux guerres et ses interprètes seront presque essentiellement des femmes. Il est caractérisé par des chansons à texte traitant de sujets dramatiques et empreints d’une noirceur certaine, souvent inspirés par le quotidien des quartiers populaires de Paris. Ces chansons avaient le grand mérite de s’intéresser de près à la misère et au quotidien des petites gens.

Chanson nostalgique s’il en est une, "Où est-il donc ?" nous parle déjà des transformations des quartiers populaires de Paris.

Mais Montmartre semble disparaître,

Car déjà de saison en saison,

Des Abbesses à la Place du Tertre,

On démolit nos vieilles maisons.

Sur les terrains vagues de la butte,

De grandes banques naîtront bientôt,

Où ferez-vous alors vos culbutes,

Vous, les pauvres gosses à Poulbot ?

En regrettant le temps jadis,

Nous chanterons, pensant à Salis,

Montmartre ton " De Profundis ! "

 

Dans "Où est-il donc ?", c’est toute l’histoire de la chanson française – et pas seulement celle de Montmartre – qui défile devant nos yeux, comme dans un vieux film en noir et blanc.

Et, lorsqu'on entend la voix de Fréhel, au timbre chaud et puissant, on ressent comme un frisson tellement elle est présente … et unique.


>> Ecouter Fréhel.

 

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Parisperdu … et maintenant des "Produits dérivés" ?

19 Février 2016, 12:12pm

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Publié par barreteau

 

J'ai trouvé, par hasard sur le web, ces tee-shirts. Bien sûr cela m'a intrigué car mon blog affiche ce même nom depuis maintenant plus de 10 ans ! Alors, j'ai cherché en savoir plus sur ces fameux tee-shirts …

J'ai finalement appris que tout est parti d'une blague que les supporters de l'Olympique de Marseille ont voulu faire à ceux du Paris St Germain …

Une boutique de vente s'est même ouverte à Marseille sous le nom de Marsey. Mais le succès n'a jamais été au rendez-vous et la boutique a fermé.

Toutefois, la commercialisation des vêtements portant le label "PARIS PERDU" continue sur le web … comme s'il s'agissait d'une ligne de produits dérivés du blog: "Parisperdu" … !

 

>> Trouver les vêtements portant le label "PARIS PERDU" (site officiel)

 

 

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