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PARISPERDU
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Finkielkraut et "La merveille de la promenade".

2 Juin 2017, 14:01pm

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Publié par barreteau

Finkielkraut et "La merveille de la promenade".

Promeneuse, près du canal Saint-Martin_ Paris 10ème

 

Finkielkraut nous dit: "L'Occident - dans ce qu'il a de beau - est né de la promenade. Aristote se promenait, les chemins qui ne mènent nulle part de Heidegger. Rimbaud vagabondait. La promenade est une expérience sensible, spirituelle".

A l'instar de Julien Green, qui rêvait d'écrire "un livre sur Paris qui fût comme une grande promenade sans but, où l'on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais bien des choses qu'on ne cherchait pas"; mes déambulations de "boulevardier de Paris" sont un continuel enrichissement.

Le boulevardier est un rêveur, il préfère les images aux concepts, car pour prendre forme, ces derniers exigent du travail. Il est seulement occupé à arpenter rues et boulevards, selon un ancien code culturel du parisianisme qui tend à disparaître tout comme le paseo espagnol, la passeggiata italienne ou les promenades en soirées sur les corniches marocaines ou égyptiennes …

Mais, "Parisperdu" est avant tout une invitation à la flânerie, un apprentissage à porter un certain regard sur la ville. Et, regarder la ville, n'est-ce pas aussi, d'abord, apprendre à regarder ses habitants,... au hasard des rencontres et dans les coins les plus reculés de la capitale.

Alors, tout comme Finkielkraut qui s'émerveille de la promenade, je vous souhaite de merveilleuses promenades et surtout d'agréables rencontres dans ce Paris dont on devient forcement amoureux ... pour peu qu'on apprenne à le regarder vraiment.


>> Qu'est-ce qu'un boulevardier ?

>> Errance dans un Paris intemporel.

 

 

 

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Quartier perdu.

28 Mai 2017, 08:48am

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Publié par barreteau

Quartier perdu.

En voiture à Paris (janvier 2017)

 

Aujourd'hui, je ne résiste pas à vous livrer un extrait de "Quartier perdu", un roman de Patrick Modiano, grand amoureux de Paris:

"En ce temps-là, Paris était une ville qui correspondait à mes battements de cœur. Ma vie ne pouvait s'inscrire autre part que dans ses rues. Il me suffisait de me promener tout seul, au hasard, dans Paris et j'étais heureux.

Il était neuf heures du matin. J'ai baissé la vitre. Une bouffée d'air doux au parfum de feuillage et de poussière a pénétré dans la voiture.

Le chauffeur conduisait d'une manière nonchalante, en tenant le volant d’une seule main. L'autre chauffeur nous suivait de si près que souvent les deux automobiles étaient pare-chocs contre pare-chocs.

Nous avions pris les quais et longions les grilles du jardin des Plantes. A quelques centaines de mètres, vers l'intérieur, s'élevait le dôme de l'hôpital du Val de Grâce, où, cet automne, on m'avait gardé trois mois avant de me délivrer pour toujours de mes obligations militaires. Sept ans de collèges, six mois de caserne et trois mois de Val de Grâce. Maintenant, personne ne pourrait plus jamais m'enfermer quelque part. Personne. La vie commençait pour moi. J'ai baissé complètement la vitre de la portière et j'ai appuyé mon coude, au rebord. Les platanes étaient déjà verts le long du quai, et nous passions sous la voute de leurs feuillages.

La circulation était fluide et l'automobile glissait sans que j’entende le bruit du moteur. La radio marchait en sourdine et je me souviens qu'au moment ou nous arrivions au pont de la Concorde, un orchestre jouait la musique d'Avril au Portugal. J'avais envie de siffler l'air. Paris, sous ce soleil de printemps, me semblait une ville neuve où je pénétrais pour la première fois, et le quai d’Orsay, après les Invalides, avait, ce matin-là, un charme de Méditerranée et de vacances. Oui, nous suivions la Croisette ou la Promenade des Anglais".


>> Quartier perdu, de Patrick Modiano chez Gallimard.

 

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A Belleville, une pellicule de sauvée, ce sont des souvenirs de sauvés.

23 Mai 2017, 08:48am

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Publié par barreteau

A Belleville, une pellicule de sauvée, ce sont des souvenirs de sauvés ….

Image extraite de "Rue des Cascades", un film de Maurice Delbez

 

"Rue des Cascades", connu aussi sous le titre ''Un Gosse de la Butte", est un film de Maurice Delbez tourné à Belleville-Ménilmontant en 1964. A sa sortie en salles, le film n'a aucun succès et tombe vite dans l'oubli. Mais, il y a quelques mois, Celluloïd Angels, une plateforme participative, spécialisée dans les films du patrimoine, lance une campagne pour la restauration de la pellicule. Aujourd'hui Celluloïd Angels a réussi son pari, les fonds ont été réunis et le film est en cours de restauration.

N'hésitez pas à aller découvrir ce film, lors de sa prochaine sortie, car il a un triple intérêt.
Tout d'abord Maurice Delbez nous livre une photographie qui flirte souvent avec les clichés de Doisneau ou de Ronis. Les enfants de Belleville qui dévalent la rue des Cascades sont si proches de ceux captés par nos deux grands photographes humanistes.

Ensuite, "Rue des Cascades, est l’un des rares films des années 60 à évoquer la mixité dans un quartier où les vagues migratoires n’ont cessé de se succéder, donnant à Belleville son identité et sa force. Mais ce film était très en avance sur son époque (c'est l'histoire d'une mère blanche qui refait sa vie avec un jeune noir de vingt ans son cadet) et il faut sans doute y voir là une des causes de son insuccès lors de sa sortie en décembre 1964.

Et enfin, ce film dégage une poésie diffuse qui met en relief le charme unique et fragile de ce monde d’avant les coulées de béton, d'avant le tout automobile, d'avant les médias omniprésents ... un monde où les gens de Belleville étaient spontanément solidaires et bien différents de la foule solitaire du Paris de nos jours.


>> Celluloïd Angels, site officiel

>> Extrait du film.

>> Belleville sur Parisperdu

 

 

 

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (3/3)

18 Mai 2017, 09:06am

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Publié par barreteau

 

 Chapelle Charbon _ Porte de la Chapelle (Paris 18ème)

A la Porte de la Chapelle, entre les immeubles flambant neufs du quartier Rosa-Parks et les terrains vagues de la porte d’Aubervilliers, dans un quartier en pleine reconversion, l'ancien bâtiment Chapelle Charbon de la SNCF est une friche d'un autre âge, du temps où les locomotives à vapeur avaient ici leur stock de "carburant solide".

Le minerai noir a déserté le lieu depuis longtemps … et ce dernier est désormais occupé par … les petits trains touristiques de Montmartre qui stationnent ici, constamment bichonnés par leurs conducteurs.

Tout autour, le contraste est saisissant tant la modernité règne désormais dans le secteur: le siège de Veolia affiche ses grandes baies vitrées et le centre commercial Le Millénaire longe l'allée Guy Debord ... Décidément, ici c'est un peu la "Société du spectacle" comme l'a décrit le célèbre situationniste. Les nouveaux habitants cherchent de vieux troquets qui se font de plus en plus rares, seul le Relai d’Aubrac est encore debout avec ses entrecôtes d’un autre-temps.

Les Roms se déplacent de trottoir en terre-plein au gré des expulsions et d’improbables promenades se dessinent, tel ce sentier qui parcourt une forêt de troncs coupés !

Mais "Chapelle Charbon" revit de nouveau depuis que le Collectif MU, locataire de l’ancienne Gare des Mines a investi les lieux. Avec le soutien de la réalisatrice sonore Jeanne Robet et de l’artiste Rodolphe Alexis, MU a installé ici un parcours audio, une déambulation sonore de part et d’autre du périphérique avec une trentaine de capsules sonores géo localisées: une expérience originale. A voir et aussi à entendre … avec en bande son arrière le vacarme du périph' qui inonde tout le secteur de ses décibels !


>> La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

> La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

13 Mai 2017, 10:28am

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Publié par barreteau

La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

Station – Gare des Mines (Paris 18e)

 

En lisière du périphérique, la gare des Mines est une ancienne gare à charbon devenue … discothèque Africaine dans les années 2000 ! Mais aujourd'hui, ce bâtiment désaffecté de 400 m2, près de la porte d'Aubervilliers et coincé entre le périphérique et des studios de cinéma, connaît  une nouvelle vie. En effet, dans le cadre des "Sites Artistiques Temporaires", une démarche initiée par SNCF Immobilier, l'ancienne gare est devenue un lieu laboratoire du Collectif MU consacré aux scènes artistiques émergentes.

L'ancienne gare rebaptisée "Station-Gare des Mines" a déjà ouvert 6 mois l'an dernier et une deuxième saison va débuter très prochainement autour de la musique, d'un jardin et de la mémoire retrouvée. Avec "La Station", lauréat pour 6 nouveaux mois de l'ancienne gare des Mines, le collectif parisien "Garage Mu" d'Olivier Le Gal, installé depuis 10 ans dans le XVIIIe, va de nouveau pouvoir donner libre cours à ses idées.

Avec ses artistes "multiformes", la friche ferroviaire sera un lieu ouvert à tous les types de publics. En journée il y aura des ateliers de cuisine créative, de jardinage, de création d'instruments, de recyclage design. Et surtout "un projet sur la mémoire des quartiers environnants". Aux Mines, le Garage Mu compte enfin développer "des parcours sonores, avec des outils technologiques innovants", et pour cela va nouer un partenariat avec la radio associative étudiante Radio Campus Paris.

A suivre …


>> Concert à la "Station-Gare des Mines"

>> Le collectif parisien "Garage Mu".

> La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

8 Mai 2017, 15:09pm

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Publié par barreteau

HALLE DUBOIS 72 boulevard Ney, Paris 18ème arrondissement

 

Ce sont des lieux parisiens en friches que la filiale "Immobilier" de la SNCF, chargée de valoriser les biens du groupe, prête à des artistes, pour quelques heures ou quelques mois. Les candidats retenus peuvent alors laisser libre cours à leurs projets de création, en faisant vivre des sites jusqu'alors délaissés.

La récente expérience de "Ground Control" — un ancien atelier de maintenance de la rue Ordener, transformé durant 4 mois en bar éphémère, en lieu d'art et de concerts — a convaincu "SNCF Immobilier" qu'il y avait un sillon à creuser, et une manière très innovante d'optimiser d'anciens sites ferroviaires qui, pour certains, feront l'objet de projets urbains à l'horizon de 5, voire 10 ans… Alors, en attendant cette échéance autant en faire des lieux culturels temporaires et ainsi les faire vivre durant cette longue période d'attente.

L'appel à projets a d'ailleurs suscité un engouement hors du commun, avec 81 dossiers déposés et au final, 14 projets retenus. Ce sont des projets de spectacles vivants, de performances à thèmes, de la restauration, des expos d'arts plastiques, des expérimentations sonores … et souvent tout cela mélangé ...

Mais n'y a-t-il pas une sorte de contrat léonin de la part de la SNCF ? Car oui elle prête ses sites aux artistes mais c'est à eux de remettre en état ces lieux abandonnés. Pas d'électricité et, la plupart du temps, tout à refaire aux frais des artistes, et si la SNCF a soudain besoin de ces ateliers, alors oust… tout le monde dehors.

 

A suivre …

 

>> Ground Control

>> SNCF: Les Sites Artistiques Temporaires.

 

 

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Retour rue de la Cloche.

3 Mai 2017, 10:42am

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Publié par barreteau

 

 Retour rue de la Cloche.
La rue de la Cloche en cours de démolition_ Paris 20ème _Photo © Aviv Itzhaky

 

Face à la place Martin Nadaud, entre la rue de la Bidassoa et la rue Sorbier, sur un petit promontoire, se dressait-là un quartier singulier. Dans les années 80, le secteur était plutôt glauque... mais sa situation sur cette petite éminence, le faisait apparaître comme un ilot émergeant de l'océan parisien. Le coin avait un charme indéfinissable ... du moins pour le promeneur, mais certainement pas pour y vivre!

Pourtant dans ce petit périmètre, la vie s'organisait autour de trois rues pavées: il y avait-là des maisons, des habitants, des artisans .... La rue de la Cloche était la rue principale, mais l'on trouvait aussi deux autres rues: la rue de la Voulzie, et la rue Westermann. Aujourd'hui ces trois rues ont disparu et toutes les constructions ont été rasées pour faire place nette à un square.

Car "La Ville" a jugé que cet îlot urbain était devenu inhabitable, au vu de la vétusté du bâti et du fait de l'instabilité du sous-sol. Il est vrai que cet emplacement se trouve juste à la verticale du tunnel de Charonne du chemin de fer de la ligne de Petite Ceinture. Alors une fois les trois rues condamnées, l'ensemble a finalement été démoli, et le terrain libéré a été laissé en friche pendant des années.

Bien sûr ce n'était pas l'âge d'or, ici, rue de la Cloche. Les habitations étaient plus que modestes, mais en ces temps de crise du logement, elles auraient pu être réhabilitées et le sous-sol aurait facilement pu être stabilisé par des injections de béton. Mais on a préféré tout raser et créer ce square, le Square du Docteur Grancher.
Est-ce le bon choix ? Pas certain, car si je ne suis pas contre un nouvel espace vert ... on doit convenir qu'ici on n'en manquait pas, à deux pas du Père-Lachaise: le plus grand espace vert de la Capitale ...


>> La rue de la Cloche sur parisperdu.

>> Le Square du Docteur Grancher

 

 

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Signal éthique …

27 Avril 2017, 18:59pm

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Publié par barreteau

 

 Signal éthique …

 

"Par les chemins antidérapants" dit la signalétique … et l'information est plus qu'utile car les abords de la Très Grande Bibliothèque (TGB) peuvent se révéler, par temps de pluie, aussi glissants que la surface d'une patinoire. Ces terrasses revêtues d’un plancher en ipé ont été, dès leur mise en service, du plus bel effet, tant ce bois exotique apportait une touche de douceur face à tout le béton de la ZAC Paris Rive Gauche. Mais très vite les chutes de piétons sont devenues innombrables et ont provoqué la fermeture provisoire de certaines zones du parvis. Désormais, le platelage a été incrusté de bandes de résine antidérapantes destinées à éviter chutes et glissades, mais le signal éthique ou si l'on préfère la signalétique s'impose toujours et prévient : "Attention aux dérapages"

 

Autres billets sur la TGB:

>> Ici s'arrête le monde …

>> Le jardin interdit.

 

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Le sentiment des rues.

23 Avril 2017, 10:25am

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Publié par barreteau

Le sentiment des rues.

Le Mondain Hotel, rue de La Chapelle Paris 18ème _Photo© René-Jacques

 

Dans son dernier ouvrage "Le sentiment des rues", Joël Cornuault se souvient de la vie de quartier, à Paris, au lendemain de la seconde guerre. De la vie qui fut celle de son enfance et de son adolescence, à La Chapelle, dans le 18e arrondissement. Ainsi remonte-t-il, en promeneur rétrospectif, aux sources de sa jeunesse populaire dans la compagnie fraternelle des meilleurs auteurs, comme lui arpenteurs des rues, en nourrissant sa flânerie de souvenirs proches ou lointains, d'images persistantes bien que floues, et d'une toponymie sans âge.

Ce livre, où rien n'est écrit qui n'ait été personnellement senti et pensé, est donc bien plus qu'une simple continuation du genre de la promenade parisienne. Ces pages, où la tendresse et l'humour font bon ménage, ne permettent jamais au regret de s'insinuer en nous ou à l'aigreur de nous envahir. Elles font de rues sans légende, des rues amies et d'un pauvre faubourg le territoire d'une rêverie ardente.

A découvrir absolument …


>> Au col de la Chapelle, Joël Cornuault déjà sur Parisperdu

>> Le livre est ici …

 

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Trois semaines sans voir Paris …

4 Avril 2017, 09:16am

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Publié par barreteau

Trois semaines sans voir Paris …

Non, il ne s'agit pas de la couverture de l'un de ces "Classiques Hachette" qui ont jalonné nos années de collège. Souvenez-vous: Racine, Boileau, la Bruyère … et bien d'autres fleurons de la Littérature française (avec un L majuscule).

Pourtant si la gravure est "raccord" avec celles de nos fascicules scolaires, c'est que Jean Moreau de Séchelles, le personnage représenté ici, est un contemporain de nos grands écrivains. Contrôleur général des finances de Louis XV, il donna son nom aux îles Seychelles.

Mais contrairement à lui, qui n'a jamais mis les pieds sur cet archipel de l'océan indien, j'y retourne - une fois encore - pour un "break salutaire".

Trois semaines sans voir Paris … déconnecté de tout …vous croyez que cela va être long ? … Peut-être.

Alors je vous dis à bientôt, aux alentours du 24 avril, sur Parisperdu bien sûr ou plutôt … sur Paris retrouvé !

 

>> "Ne guettez pas le facteur, la carte postale de vacances est ici …"

 

 

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Rue Ulysse Trélat.

27 Mars 2017, 11:01am

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Rue Ulysse Trélat.

   (1)                                                                        (2)                                         

Rue Ulysse Trélat :(1) Le cadrage choisi par Juillard et (2) le même endroit aujourd'hui.

C’était la seule rue de Paris sans aucune numérotation car aucune habitation ne la bordait.
Elle partait de la rue du Chevaleret et montait sur le pont de Tolbiac. Mais, au milieu des années 90, elle a été rayée de la carte, en même temps que le célébrissime viaduc de Tolbiac.

On peut toutefois la retrouver dans des BD dont l'histoire se déroule dans le 13ème arrondissement, tels "Brouillard sur le pont de Tolbiac" de Tardi, ou plus récemment "Le cahier bleu" de Juillard.
Dans ce dernier album, Planche 46, case 5 : rue Ulysse Trélat, Victor (l'un des personnages principaux) passe près des arches surplombant la rue du Chevaleret, mais le cadrage choisi par Juillard est devenu impossible à reproduire aujourd'hui car la rue Ulysse Trélat n'existe plus.

Mais si la rue a effectivement bel et bien disparu, on trouve aujourd'hui dans ce secteur du 13e arrondissement de Paris, un square Ulysse Trélat, … comme si la Ville avait eu quelques remords d'avoir supprimé la rue éponyme.


>> Juillard, 13 ème Paris

>> Le cahier bleu / Juillard.

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Quelques fois, j'ai simplement envie d’être ici …

22 Mars 2017, 08:59am

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Publié par barreteau

Quelques fois, j'ai simplement envie d’être ici …

Place et rue du Calvaire _ Paris 18ème

Découvrir Paris à ses pieds est toujours un spectacle grandiose et émouvant.
Mais pour cela il faut prendre de la hauteur et se rendre soit sur des "spots" hyper touristiques: le 3ème étage de la Tour Eiffel, les tours de Notre-Dame, le parvis du Sacré Cœur … ou alors en des lieux plus confidentiels: le haut du parc de Belleville; judicieusement rebaptisé récemment "Esplanade Willy Ronis" ou encore la discrète butte Bergeyre.

Mais, le lieu exact où les toits de Paris paraissent s’étendre à l’infini, c'est bien lorsque vous êtes sur la butte Montmartre. Car c'est une simple affaire de triangulation: la latitude, la longitude et l'élévation sont ici idéales et la vue est alors tout simplement extraordinaire. Il y a toutefois un inconvénient notoire: l’endroit est très souvent bondé. Alors, pour profiter au maximum de la vue, il faut s'éloigner un peu du parvis du Sacré Cœur et atteindre la rue du Calvaire.
 
Là, assis sur les marches du petit escalier, au petit matin ou en fin de journée, uniquement aux heures creuses, j'ai quelques fois simplement envie d’être ici …

 

>> Le haut du parc de Belleville.

>> Le belvédère Willy Ronis.

>> La butte Bergeyre sur Parisperdu.

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Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?

16 Mars 2017, 14:28pm

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Publié par barreteau

Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?

Jacques Tardi et Léo Mallet sur le pont de Tolbiac (Photo © Saldi)

 

Léo Malet est pour certains "l'inventeur" du roman noir français, avec un personnage central dans ses romans, le détective Nestor Burma.

Nestor Burma apparaît dès 1943 lorsque Léo Malet publie "120, rue de la Gare", mettant en scène - pour la première fois - son célèbre détective privé. Le succès du roman, est immédiat, d'ailleurs Mallet dira: "Les dix mille exemplaires de mon bouquin sont partis dans la semaine".

En 1954, toujours avec  le personnage de Nestor Burma, il commence la série des "Nouveaux Mystères de Paris", dont chaque énigme a pour décor un arrondissement de la capitale. Seulement quinze arrondissements de Paris formeront le décor de ces Nouveaux Mystères, dont le 13ème avec "Brouillard au pont de Tolbiac" publié en 1956 qui se détache indéniablement de cette série et devient très vite le roman central de son œuvre.


"Brouillard au pont de Tolbiac" fourmille d'anecdotes autobiographiques, pas toujours à l'avantage du 13ème arrondissement. Car il faut bien comprendre que Léo Malet avait la dent dure envers cet arrondissement où il y avait très mal vécu.
Ainsi dans ce roman, il fait dire à Nestor Burma : "C’est un sale quartier, un foutu coin. Il ressemble aux autres, comme ça, et il a bien changé depuis mon temps, on dirait que ça s’est amélioré, mais c’est son climat. Pas partout, mais dans certaines rues, certains endroits, on y respire un sale air … Ça pue trop la misère, la merde et le malheur...".

Ou encore, il réitère : "C’était un sale quartier. Il collait à mes semelles comme la glu aux pattes de l’oiseau. Il était écrit que je l’arpenterais toujours en quête de quelque chose, d’un morceau de pain, d’un abri, d’un peu d’amour. Je le sillonnais … peut-être simplement pour régler un vieux compte avec ce quartier".

Plus loin, il ajoute même: "Le 13ème arrondissement fourmille de rues aux noms charmants et pittoresques, en général mensongers. Rue des Cinq-Diamants, il n’y a pas de diamants ; rue du Château-des-Rentiers, il y a surtout l’asile Nicolas-Flamel ; rue des Terres-au-Curé, je n’ai pas vu de prêtre ; et rue Croulebarbe, ne siège pas l’Académie Française. Quant à la ruelle des Reculettes... hum... et celle de l’Espérance...".

Comme il l’écrivait dans ses "Propos badins" préfaçant la bande dessinée de Jacques Tardi, Léo Malet avait cru écrire un roman à charge contre le 13e arrondissement, mais finalement, il en est devenu le défenseur, appuyé en cela par Tardi, un des grands maîtres de la bande dessinée, qui en adaptant "Brouillard au pont de Tolbiac" nous fait revivre le 13e tel qu’il se présentait dans les années 50.

Et aujourd'hui, sans faire de nostalgie excessive (car, bien sûr, les taudis insalubres ont été démolis et le "progrès" a fait partout son apparition, et c'est tant mieux !), on peut toutefois souligner que la froideur de certains quartiers rénovés peut nous faire regretter la gouaille des marchands de rues et la quasi-disparition des petits commerces qui ont laissé la place aux banques et autres agences immobilières.

Mais où es-tu mon 13ème ?


>> C'était comment avant ?

 

 

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Balades aux alentours de la rue du Loiret.

9 Mars 2017, 10:03am

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Publié par barreteau

Rue du Loiret_ Paris 13ème

 

La rue du Loiret a été ainsi nommée en raison de son voisinage avec le chemin de fer qui desservait ce département. Elle a été profondément restructurée par les lourds travaux entrepris dans la zone car elle est située dans un secteur qui a beaucoup souffert de la vague effrénée de modernité de la déferlante ZAC Paris Rive Gauche…

Sous le crayon de Tardi, Nestor Burma, le détective créé par Léo Mallet, parcourt souvent la rue du Loiret. Et, sur l'une de ses planches, le bâtiment que l’on voit au fond est une ancienne gare de la petite ceinture: la station Masséna. Depuis maintenant longtemps, elle a perdu son caractère unique de terminus de campagne, dans son impasse, sous ses arbres qui autrefois cachaient sa passerelle de correspondance et ses quais un peu aériens.

Tout près, c'est une rue que sa nullité même avait fini par rendre célèbre. Il y a encore une vingtaine d'années, avec ses tabliers de ponts qui recouvrent et obscurcissent presque la moitié de son parcours, la rue Watt dégageait une atmosphère unique, à la fois sinistre mais attachante. Elle est aujourd'hui méconnaissable car devenue une sorte de long tunnel bétonné sans aucune âme.

Un peu plus loin, rescapée de la démolition systématique du secteur, l'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé a fière allure, avec sa haute cheminée et son hall vitré, elle tient encore la dragée haute aux blocs vitrés des bureaux neufs qui maintenant la cerne de toute part.

Décidément, les balades dans le 13ème réservent beaucoup de surprises…


>> La Station Masséna sur Parisperdu.

>> La rue Watt sur Parisperdu.

>> L'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé, toujours sur Parisperdu.

 

 

 

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Taille de la vigne du Clos Montmartre.

4 Mars 2017, 12:16pm

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Publié par barreteau

Taille de la vigne du Clos Montmartre.

 

Sur les pentes de la Butte Montmartre, au Clos, ce sont 2 000 pieds de vignes, qui sont vendangés chaque année. Mais la vendange n'est pas l'étape la plus difficile ... beaucoup plus délicate est la taille de la vigne, qui est l'un des points déterminants pour la bonne maturation du raisin.

Et hier, ce ne sont pas les employés d'un vigneron qui se sont attelés à la taille comme cela se fait dans tous les vignobles, mais les jardiniers de la Direction des Espaces verts de la ville de Paris.

Décidément le Clos Montmartre, cet espace fermé au public, n'est pas un vignoble comme les autres …

 

>> Montmartre sur Parisperdu

 

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