Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
PARISPERDU

Retour rue de la Cloche.

3 Mai 2017, 10:42am

Publié par barreteau

 

 Retour rue de la Cloche.
La rue de la Cloche en cours de démolition_ Paris 20ème _Photo © Aviv Itzhaky

 

Face à la place Martin Nadaud, entre la rue de la Bidassoa et la rue Sorbier, sur un petit promontoire, se dressait-là un quartier singulier. Dans les années 80, le secteur était plutôt glauque... mais sa situation sur cette petite éminence, le faisait apparaître comme un ilot émergeant de l'océan parisien. Le coin avait un charme indéfinissable ... du moins pour le promeneur, mais certainement pas pour y vivre!

Pourtant dans ce petit périmètre, la vie s'organisait autour de trois rues pavées: il y avait-là des maisons, des habitants, des artisans .... La rue de la Cloche était la rue principale, mais l'on trouvait aussi deux autres rues: la rue de la Voulzie, et la rue Westermann. Aujourd'hui ces trois rues ont disparu et toutes les constructions ont été rasées pour faire place nette à un square.

Car "La Ville" a jugé que cet îlot urbain était devenu inhabitable, au vu de la vétusté du bâti et du fait de l'instabilité du sous-sol. Il est vrai que cet emplacement se trouve juste à la verticale du tunnel de Charonne du chemin de fer de la ligne de Petite Ceinture. Alors une fois les trois rues condamnées, l'ensemble a finalement été démoli, et le terrain libéré a été laissé en friche pendant des années.

Bien sûr ce n'était pas l'âge d'or, ici, rue de la Cloche. Les habitations étaient plus que modestes, mais en ces temps de crise du logement, elles auraient pu être réhabilitées et le sous-sol aurait facilement pu être stabilisé par des injections de béton. Mais on a préféré tout raser et créer ce square, le Square du Docteur Grancher.
Est-ce le bon choix ? Pas certain, car si je ne suis pas contre un nouvel espace vert ... on doit convenir qu'ici on n'en manquait pas, à deux pas du Père-Lachaise: le plus grand espace vert de la Capitale ...


>> La rue de la Cloche sur parisperdu.

>> Le Square du Docteur Grancher

 

 

Voir les commentaires

Signal éthique …

27 Avril 2017, 18:59pm

Publié par barreteau

 

 Signal éthique …

 

"Par les chemins antidérapants" dit la signalétique … et l'information est plus qu'utile car les abords de la Très Grande Bibliothèque (TGB) peuvent se révéler, par temps de pluie, aussi glissants que la surface d'une patinoire. Ces terrasses revêtues d’un plancher en ipé ont été, dès leur mise en service, du plus bel effet, tant ce bois exotique apportait une touche de douceur face à tout le béton de la ZAC Paris Rive Gauche. Mais très vite les chutes de piétons sont devenues innombrables et ont provoqué la fermeture provisoire de certaines zones du parvis. Désormais, le platelage a été incrusté de bandes de résine antidérapantes destinées à éviter chutes et glissades, mais le signal éthique ou si l'on préfère la signalétique s'impose toujours et prévient : "Attention aux dérapages"

 

Autres billets sur la TGB:

>> Ici s'arrête le monde …

>> Le jardin interdit.

 

Voir les commentaires

Le sentiment des rues.

23 Avril 2017, 10:25am

Publié par barreteau

Le sentiment des rues.

Le Mondain Hotel, rue de La Chapelle Paris 18ème _Photo© René-Jacques

 

Dans son dernier ouvrage "Le sentiment des rues", Joël Cornuault se souvient de la vie de quartier, à Paris, au lendemain de la seconde guerre. De la vie qui fut celle de son enfance et de son adolescence, à La Chapelle, dans le 18e arrondissement. Ainsi remonte-t-il, en promeneur rétrospectif, aux sources de sa jeunesse populaire dans la compagnie fraternelle des meilleurs auteurs, comme lui arpenteurs des rues, en nourrissant sa flânerie de souvenirs proches ou lointains, d'images persistantes bien que floues, et d'une toponymie sans âge.

Ce livre, où rien n'est écrit qui n'ait été personnellement senti et pensé, est donc bien plus qu'une simple continuation du genre de la promenade parisienne. Ces pages, où la tendresse et l'humour font bon ménage, ne permettent jamais au regret de s'insinuer en nous ou à l'aigreur de nous envahir. Elles font de rues sans légende, des rues amies et d'un pauvre faubourg le territoire d'une rêverie ardente.

A découvrir absolument …


>> Au col de la Chapelle, Joël Cornuault déjà sur Parisperdu

>> Le livre est ici …

 

Voir les commentaires

Trois semaines sans voir Paris …

4 Avril 2017, 09:16am

Publié par barreteau

Trois semaines sans voir Paris …

Non, il ne s'agit pas de la couverture de l'un de ces "Classiques Hachette" qui ont jalonné nos années de collège. Souvenez-vous: Racine, Boileau, la Bruyère … et bien d'autres fleurons de la Littérature française (avec un L majuscule).

Pourtant si la gravure est "raccord" avec celles de nos fascicules scolaires, c'est que Jean Moreau de Séchelles, le personnage représenté ici, est un contemporain de nos grands écrivains. Contrôleur général des finances de Louis XV, il donna son nom aux îles Seychelles.

Mais contrairement à lui, qui n'a jamais mis les pieds sur cet archipel de l'océan indien, j'y retourne - une fois encore - pour un "break salutaire".

Trois semaines sans voir Paris … déconnecté de tout …vous croyez que cela va être long ? … Peut-être.

Alors je vous dis à bientôt, aux alentours du 24 avril, sur Parisperdu bien sûr ou plutôt … sur Paris retrouvé !

 

>> "Ne guettez pas le facteur, la carte postale de vacances est ici …"

 

 

Voir les commentaires

Rue Ulysse Trélat.

27 Mars 2017, 11:01am

Publié par barreteau

Rue Ulysse Trélat.

   (1)                                                                        (2)                                         

Rue Ulysse Trélat :(1) Le cadrage choisi par Juillard et (2) le même endroit aujourd'hui.

C’était la seule rue de Paris sans aucune numérotation car aucune habitation ne la bordait.
Elle partait de la rue du Chevaleret et montait sur le pont de Tolbiac. Mais, au milieu des années 90, elle a été rayée de la carte, en même temps que le célébrissime viaduc de Tolbiac.

On peut toutefois la retrouver dans des BD dont l'histoire se déroule dans le 13ème arrondissement, tels "Brouillard sur le pont de Tolbiac" de Tardi, ou plus récemment "Le cahier bleu" de Juillard.
Dans ce dernier album, Planche 46, case 5 : rue Ulysse Trélat, Victor (l'un des personnages principaux) passe près des arches surplombant la rue du Chevaleret, mais le cadrage choisi par Juillard est devenu impossible à reproduire aujourd'hui car la rue Ulysse Trélat n'existe plus.

Mais si la rue a effectivement bel et bien disparu, on trouve aujourd'hui dans ce secteur du 13e arrondissement de Paris, un square Ulysse Trélat, … comme si la Ville avait eu quelques remords d'avoir supprimé la rue éponyme.


>> Juillard, 13 ème Paris

>> Le cahier bleu / Juillard.

Voir les commentaires

Quelques fois, j'ai simplement envie d’être ici …

22 Mars 2017, 08:59am

Publié par barreteau

Quelques fois, j'ai simplement envie d’être ici …

Place et rue du Calvaire _ Paris 18ème

Découvrir Paris à ses pieds est toujours un spectacle grandiose et émouvant.
Mais pour cela il faut prendre de la hauteur et se rendre soit sur des "spots" hyper touristiques: le 3ème étage de la Tour Eiffel, les tours de Notre-Dame, le parvis du Sacré Cœur … ou alors en des lieux plus confidentiels: le haut du parc de Belleville; judicieusement rebaptisé récemment "Esplanade Willy Ronis" ou encore la discrète butte Bergeyre.

Mais, le lieu exact où les toits de Paris paraissent s’étendre à l’infini, c'est bien lorsque vous êtes sur la butte Montmartre. Car c'est une simple affaire de triangulation: la latitude, la longitude et l'élévation sont ici idéales et la vue est alors tout simplement extraordinaire. Il y a toutefois un inconvénient notoire: l’endroit est très souvent bondé. Alors, pour profiter au maximum de la vue, il faut s'éloigner un peu du parvis du Sacré Cœur et atteindre la rue du Calvaire.
 
Là, assis sur les marches du petit escalier, au petit matin ou en fin de journée, uniquement aux heures creuses, j'ai quelques fois simplement envie d’être ici …

 

>> Le haut du parc de Belleville.

>> Le belvédère Willy Ronis.

>> La butte Bergeyre sur Parisperdu.

Voir les commentaires

Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?

16 Mars 2017, 14:28pm

Publié par barreteau

Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?

Jacques Tardi et Léo Mallet sur le pont de Tolbiac (Photo © Saldi)

 

Léo Malet est pour certains "l'inventeur" du roman noir français, avec un personnage central dans ses romans, le détective Nestor Burma.

Nestor Burma apparaît dès 1943 lorsque Léo Malet publie "120, rue de la Gare", mettant en scène - pour la première fois - son célèbre détective privé. Le succès du roman, est immédiat, d'ailleurs Mallet dira: "Les dix mille exemplaires de mon bouquin sont partis dans la semaine".

En 1954, toujours avec  le personnage de Nestor Burma, il commence la série des "Nouveaux Mystères de Paris", dont chaque énigme a pour décor un arrondissement de la capitale. Seulement quinze arrondissements de Paris formeront le décor de ces Nouveaux Mystères, dont le 13ème avec "Brouillard au pont de Tolbiac" publié en 1956 qui se détache indéniablement de cette série et devient très vite le roman central de son œuvre.


"Brouillard au pont de Tolbiac" fourmille d'anecdotes autobiographiques, pas toujours à l'avantage du 13ème arrondissement. Car il faut bien comprendre que Léo Malet avait la dent dure envers cet arrondissement où il y avait très mal vécu.
Ainsi dans ce roman, il fait dire à Nestor Burma : "C’est un sale quartier, un foutu coin. Il ressemble aux autres, comme ça, et il a bien changé depuis mon temps, on dirait que ça s’est amélioré, mais c’est son climat. Pas partout, mais dans certaines rues, certains endroits, on y respire un sale air … Ça pue trop la misère, la merde et le malheur...".

Ou encore, il réitère : "C’était un sale quartier. Il collait à mes semelles comme la glu aux pattes de l’oiseau. Il était écrit que je l’arpenterais toujours en quête de quelque chose, d’un morceau de pain, d’un abri, d’un peu d’amour. Je le sillonnais … peut-être simplement pour régler un vieux compte avec ce quartier".

Plus loin, il ajoute même: "Le 13ème arrondissement fourmille de rues aux noms charmants et pittoresques, en général mensongers. Rue des Cinq-Diamants, il n’y a pas de diamants ; rue du Château-des-Rentiers, il y a surtout l’asile Nicolas-Flamel ; rue des Terres-au-Curé, je n’ai pas vu de prêtre ; et rue Croulebarbe, ne siège pas l’Académie Française. Quant à la ruelle des Reculettes... hum... et celle de l’Espérance...".

Comme il l’écrivait dans ses "Propos badins" préfaçant la bande dessinée de Jacques Tardi, Léo Malet avait cru écrire un roman à charge contre le 13e arrondissement, mais finalement, il en est devenu le défenseur, appuyé en cela par Tardi, un des grands maîtres de la bande dessinée, qui en adaptant "Brouillard au pont de Tolbiac" nous fait revivre le 13e tel qu’il se présentait dans les années 50.

Et aujourd'hui, sans faire de nostalgie excessive (car, bien sûr, les taudis insalubres ont été démolis et le "progrès" a fait partout son apparition, et c'est tant mieux !), on peut toutefois souligner que la froideur de certains quartiers rénovés peut nous faire regretter la gouaille des marchands de rues et la quasi-disparition des petits commerces qui ont laissé la place aux banques et autres agences immobilières.

Mais où es-tu mon 13ème ?


>> C'était comment avant ?

 

 

Voir les commentaires

Balades aux alentours de la rue du Loiret.

9 Mars 2017, 10:03am

Publié par barreteau

Rue du Loiret_ Paris 13ème

 

La rue du Loiret a été ainsi nommée en raison de son voisinage avec le chemin de fer qui desservait ce département. Elle a été profondément restructurée par les lourds travaux entrepris dans la zone car elle est située dans un secteur qui a beaucoup souffert de la vague effrénée de modernité de la déferlante ZAC Paris Rive Gauche…

Sous le crayon de Tardi, Nestor Burma, le détective créé par Léo Mallet, parcourt souvent la rue du Loiret. Et, sur l'une de ses planches, le bâtiment que l’on voit au fond est une ancienne gare de la petite ceinture: la station Masséna. Depuis maintenant longtemps, elle a perdu son caractère unique de terminus de campagne, dans son impasse, sous ses arbres qui autrefois cachaient sa passerelle de correspondance et ses quais un peu aériens.

Tout près, c'est une rue que sa nullité même avait fini par rendre célèbre. Il y a encore une vingtaine d'années, avec ses tabliers de ponts qui recouvrent et obscurcissent presque la moitié de son parcours, la rue Watt dégageait une atmosphère unique, à la fois sinistre mais attachante. Elle est aujourd'hui méconnaissable car devenue une sorte de long tunnel bétonné sans aucune âme.

Un peu plus loin, rescapée de la démolition systématique du secteur, l'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé a fière allure, avec sa haute cheminée et son hall vitré, elle tient encore la dragée haute aux blocs vitrés des bureaux neufs qui maintenant la cerne de toute part.

Décidément, les balades dans le 13ème réservent beaucoup de surprises…


>> La Station Masséna sur Parisperdu.

>> La rue Watt sur Parisperdu.

>> L'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé, toujours sur Parisperdu.

 

 

 

Voir les commentaires

Taille de la vigne du Clos Montmartre.

4 Mars 2017, 12:16pm

Publié par barreteau

Taille de la vigne du Clos Montmartre.

 

Sur les pentes de la Butte Montmartre, au Clos, ce sont 2 000 pieds de vignes, qui sont vendangés chaque année. Mais la vendange n'est pas l'étape la plus difficile ... beaucoup plus délicate est la taille de la vigne, qui est l'un des points déterminants pour la bonne maturation du raisin.

Et hier, ce ne sont pas les employés d'un vigneron qui se sont attelés à la taille comme cela se fait dans tous les vignobles, mais les jardiniers de la Direction des Espaces verts de la ville de Paris.

Décidément le Clos Montmartre, cet espace fermé au public, n'est pas un vignoble comme les autres …

 

>> Montmartre sur Parisperdu

 

Voir les commentaires

Pas de fumée sans feu.

21 Février 2017, 12:15pm

Publié par barreteau

  Pas de fumée sans feu …

 

Ces deux cheminées qui crachent d'imposants panaches de fumée, sont celles de l’usine d’incinération des déchets ménagers d’Ivry-Paris 13. Depuis le début des années 70, elles font partie du paysage du sud parisien. Mais l'usine sera bientôt obsolète et, même si la date de sa fermeture à été repoussée à 2023, une concertation sur son avenir est d'ores et déjà en cours.

Si son incinérateur est l’un des plus grands d’Europe, l’incinération ne sert pas seulement à éliminer les déchets, elle dégage de la chaleur qui est récupérée et sert notamment à chauffer des bâtiments et des logements.

C'est le dimensionnement de la future usine qui pose aujourd'hui problème, et nourri le débat entre les partisans et les opposants au projet de reconstruction. Certains, comme le Syctom (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères), jugent la capacité prévue réaliste et permettant une continuité du service public de traitement des déchets. D’autres en revanche, comme le collectif 3R (réduire, réutiliser, recycler) estiment qu’il faudrait davantage agir sur la réduction des déchets à la source et en conséquence prévoir un site plus faiblement dimensionné. Certains opposants vont même jusqu’à remettre en cause la reconstruction de l’incinérateur, considérant que ceux d’Issy-les-Moulineaux et de Saint-Ouen sont suffisants.
Le débat devrait être tranché d'ici la fin de l'année …
A suivre donc.

 

>> Projet du futur centre d’incinération d’Ivry-Paris XIII du Syctom.

 

>> Le débat s'invite au Sénat.

 

Voir les commentaires

Aux Petits Joueurs.

16 Février 2017, 11:54am

Publié par barreteau

Aux Petits Joueurs.

59, rue de Mouzaïa 75019 Paris

L'aventure débute en 2008, quand Olivier déniche le lieu de ses rêves rue de Mouzaïa, 300 m² de convivialité, pour déguster de la bonne musique en écoutant de bons petits plats … ou l'inverse si vous préférez ! Il nomme malicieusement le lieu " Aux Petits Joueurs".

Et depuis lors, tous les soirs, du mardi au samedi, de 18h à 2h du matin, la scène des Petits Joueurs fait la part belle au jazz, au swing manouche, au blues, au rock, au funk et … aux fanfares aussi.

Mais depuis 5 ans, la musique se fait quelque peu grinçante et la cuisine est plus amère car le fameux bistrot-concert de la rue de Mouzaïa est menacé de disparaître, suite à un procès entre les propriétaires des murs et Olivier le gérant. Un grand nombre de musiciens risquent de se retrouver sans scène, tant les Petits Joueurs se sont imposés comme le fief du swing et du blues-rock, en seulement quelques années.

Pour que l'histoire continue, une cagnotte en ligne a été ouverte.
Beaux Joueurs, les musiciens se mobilisent en donnant des concerts de soutien.  
Venez-y nombreux car c'est en apportant aide et chaleur humaine que l'aventure pourra continuer …

 

>> Aux petits joueurs, site officiel

 

Voir les commentaires

Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?

11 Février 2017, 09:37am

Publié par barreteau

Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?
Base de l'ancien viaduc de Tolbiac, 62 rue du Chevaleret Paris 13ème.

 

Voilà tout ce qu'il reste de l'ancien viaduc de Tolbiac: une pile en pierre maçonnée. Elle recevait, jusque dans les années 1990, le célèbre ouvrage métallique qui surplombait les voies ferrées de la gare de Paris Austerlitz. Longtemps cet ouvrage a été le symbole d'un quartier, un lieu chargé d'histoire, au centre de l'une des plus belles intrigues policières de Léo Mallet.

Démonté en 1996, pour faire place nette à la sinistre Avenue de France et à ses kilomètres d'immeubles de bureaux dessinés par des visionnaires aveugles, où se trouve-t-il aujourd'hui ?

Pour répondre à la question, il faut aller à quelque 80 kilomètres de Paris, dans l'Eure, près de la gare d'Auneau. Là, sur un terrain militaire grillagé, il rouille sur place, à l'air libre, totalement démantelé, ses pièces empilées les unes sur les autres...

Lors de son démontage, il avait été prévu qu'on le remonte quelque part. Je dis "quelque part" car la mairie de Paris ayant refusé par le passé de nommer une rue, une école ou encore une place en l'honneur de l'auteur des "Mystères de Paris", il parait peu probable qu'un jour elle accepte le remontage de ce pont dans Paris.

Seule Montpellier, ville natale de Léo Mallet, fait ce qu'il faut pour préserver sa mémoire et son œuvre: aussi trouve-t-on dans l'agglomération Montpelliéraine une médiathèque, un cinéma et une école primaire qui portent le nom de l'écrivain.

Alors faudrait-il aller jusqu'à envisager que le mythique viaduc de Tolbiac enjambe un jour le Lez ou un autre lieu dans Montpellier … ? Il faudrait peut-être que le célèbre détective privé Nestor Burma enquête sur l'affaire …


>> Léo Mallet/Tardi: "Brouillard au pont de Tolbiac"

>> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (1).


>> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (2).

>> De Tolbiac à Auneau: Google Maps nous donne localisation exacte du viaduc en pièces détachées.

>> Dans sa livrée bleue, à quelque 80 kilomètres de Paris, le viaduc rouille sur place.

 

 

 

Voir les commentaires

Où sommes-nous ?

6 Février 2017, 09:14am

Publié par barreteau

 

Où sommes-nous ?

 

Sur cette avenue sans fin, ce n'est qu'une enfilade rectiligne d'immeubles de bureaux tristes, froids et insipides. Leurs rez-de-chaussée s'ouvrent sur des genres de "cantines" pour cadres, mais version fast-food chic à la new yorkaise, où tout est écrit en anglais et où partout figure la mention "no gluten" … un credo du moment … "of course" !

Le week-end, l'avenue est déserte, à part devant le cinéma. Je suis content d'y passer à vélo, car à pied le temps me paraîtrait trop long puisqu'il n'y a rien de vivant à voir.

Soudain me vient l'idée de photographier l'une de ces devantures et de vous demander:
Où sommes-nous: New-York, Londres, Copenhague, Tokyo … ?

Et bien non, il parait que nous sommes à Paris, sur la sinistre Avenue de France, dans le néo-treizième. Mais où es-tu mon Paris que j'aime ?

 

>> Mais où va Paris … ?

 

Voir les commentaires

Le futur est derrière nous car on ne le voit pas venir.

31 Janvier 2017, 09:23am

Publié par barreteau

Le futur est derrière nous car on ne le voit pas venir.

Rue du Retrait, Paris 20ème.(juin 1999)

 

La langue Tuvan, est parlée aux confins de la Russie et de la Mongolie par quelques 200 000 personnes. Les Tuvans croient que le passé "burungaar" est devant eux, tandis que le futur "songgaar" serait derrière eux. Ainsi les enfants qui sont naturellement tournés vers l’avenir, l'imaginent difficilement et l'on pourrait même dire qu'ils ne le voient pas venir puisqu'il est derrière eux …

 

La vision européenne est toute différente, avec l’avenir devant, et le passé derrière…
Mais, quoiqu'il en soit, comme l'écrit le poète Jean-Baptiste Massilon:  "Le passé doit être pour chacun d'entre nous une instruction continuelle". Et c'est exactement ce que Parisperdu s'efforce de cultiver.

Voir les commentaires

Parisperdu: 11 ans de blog au compteur, autant dire une éternité en temps Internet !

26 Janvier 2017, 13:50pm

Publié par barreteau

Parisperdu: 11 ans de blog au compteur, autant dire une éternité en temps Internet !

 

Parisperdu a fêté ses 11 ans.
Onze ans de blog au compteur, autant dire une éternité en temps Internet !

Les lecteurs et lectrices d'hier sont toujours sur Parisperdu.blogg.org alors que ceux d'aujourd'hui vont essentiellement sur Facebook, ou Twitter , se contentant souvent alors d'une image, d'une ligne de texte, d'une légende ou d'un lien ...

Le développement des réseaux sociaux m'a donc forcé à m'adapter, à diversifier les moyens d'audience …

Mais, même si les réseaux sociaux ont changé la donne, de plus en plus de lecteurs reviennent me voir sur ma tribune initiale.
Alors bienvenus à tous …

Voir les commentaires