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PARISPERDU

Paris sera toujours une fête.

21 Janvier 2017, 09:27am

Publié par barreteau

Paris sera toujours une fête.

Robert Delaunay, Tour Eiffel, 1928 (détail)

 

Hemingway a écrit : "Paris est une fête" et Jules Renard a dit qu'il suffit d'ajouter deux lettres à Paris pour faire PARADIS.

Bien sûr pour moi, Paris est la plus belle ville du monde, même si j'en ai vu d'admirables dans de nombreux pays. Mais ici, je n'ai pas besoin d'être de bonne foi.

J'aime Paris la nuit avec sa tour Eiffel qui pétille comme le champagne. J'aime Paris le jour parce lorsque je m'y promène longuement, il y a toujours une station de métro avant la fatigue.

Paris est une fête et je me dis qu'il en sera toujours ainsi, quoiqu'il arrive...
Et ce "quoiqu'il arrive" est récemment arrivé, particulièrement dans les XIème et Xème arrondissements. Mais, malgré les terrasses de café et le Bataclan martyrs, dans ces arrondissements on a recommencé à faire la fête …
Oui Paris sera toujours une fête.

 

 

>>  "Fluctuat nec mergitur", billet du 24 Novembre 2015

 

 

 

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De Beauregard à Bellevue, voyez comme Paris est beau.

16 Janvier 2017, 09:46am

Publié par barreteau

 De Beauregard à Bellevue, voyez comme Paris est beau …
Le manoir de Beauregard, 43 de la rue des Lilas _Paris 19ème arrondissement.

 

La butte de Beauregard, autrefois nommée ainsi en raison de ses points de vue, possédait en son  sommet une rue couronnée de moulins: la rue de Bellevue. Elle permet aujourd’hui de jouir d'un panorama bien plus restreint sur la ville, la faute aux  tours de la rue de Flandre.

Elle offre pourtant une vision inhabituelle du boulevard des Maréchaux qu’on peut traverser pour rejoindre ensuite le square de la Butte du Chapeau Rouge, théâtre avant 1914 de plusieurs manifestations pacifistes, notamment avec Jaurès.

Aujourd’hui, ce quartier est communément appelé le quartier de la Mouzaïa. Les lieux sont très prisés des parisiens, sûrement grâce à la douceur de vivre qui règne ici.

Au n° 43 de la rue des Lilas - dans ce qui était au XVIIIe un relai de chasse dans la proche campagne de Paris -  "Le manoir de Beauregard" offre aujourd'hui des chambres d’hôtes aménagées pour les touristes à la recherche d’un Paris moins convenu.

Moins connue que la butte Montmartre bien sûr, mais aussi que la Butte du Chapeau Rouge ou la Butte Bergeyre, la butte de Beauregard mérite certainement d'être découverte par ceux qui ne la connaissent pas encore …

 

>> Paris a-t-il cinq, sept ou treize collines ?

 

 

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Friches parisiennes.

11 Janvier 2017, 10:05am

Publié par barreteau

Friches parisiennes.

Une friche parisienne, Porte de Clichy_Paris 17ème (été 2012)

 

Dans une ville aussi dense que Paris, où le moindre mètre carré a un potentiel financier de plus en plus important, peut-il encore exister des friches, des terrains vagues ou des immeubles à l'abandon ?
La réponse est "oui mais" … car dans un tel contexte économique, la friche sera par essence éphémère, en attente que ce "vide" devienne un "plein".  

Décrite par certains comme inutile, la friche est, par nature, sauvage. C’est un territoire libre, rebelle, un refuge à l'ancienne dans une société de plus en plus réglementée et sécurisée

Mais depuis quelques années, un nouveau mouvement prend de l'ampleur, les friches ne restent que peu de temps à l'abandon car dès leur apparition elles sont convoitées par divers mouvements associatifs. Aussi aujourd'hui, bien souvent, les friches urbaines se jardinent au quotidien. Des jardins partagés investissent alors des coins oubliés de la cité et produisent une agriculture urbaine transitoire.

Il en va de même pour d’immenses friches industrielles, ferroviaires ou militaires, Dépolluées, redessinées, regagnées par la ville, elles connaissent alors une renaissance et souvent deviennent le théâtre d'incontrôlables activités écolo-alternatives.

Ainsi plus que jamais à Paris, "la nature a horreur du vide" et, l’abandon, le délaissé se transforme immédiatement en un lieu occupé par des activités les plus diverses.
C'est ce que l'on peut appeler la friche paysagée ou encore la friche ludique !

Bonnes ballades à la découverte de ces nouvelles friches parisiennes.


>> Du terrain vague à la friche paysagée

>> La SNCF prête ses friches aux artistes à Paris

 

 

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Rue de la Clôture.

6 Janvier 2017, 12:30pm

Publié par barreteau

 

Rue de la Clôture

Rue de la Clôture _ Paris 19ème (juin 2012)

 

C'est une rue qui ne fait pas rêver, c'est un endroit méconnu de Paris, tellement à la lisière de la ville qu'elle ne fut détachée du territoire de Pantin - pour être annexée à la capitale - qu'en juillet 1930.

Derrière la grille de fer dont on ne voit pas la fin, on aperçoit uniquement les terrains vagues de la SNCF où passent, à espace rapproché, les TER. Pourtant ce n'est pas cette moderne clôture qui a donné son nom à la rue … le nom vient de temps beaucoup plus anciens où se situait ici le lieu-dit "la Clôture du Rouvray". Aujourd'hui, le pittoresque a perdu ses droits, et seule la rue de la Grenade perpétue le souvenir d’une guinguette qui se trouvait ici ….

Désormais la modernité rattrape peu à peu le lieu: depuis décembre 2012, la ligne T3b du tramway d'Île-de- France passe par ici et distribue des noms quasi-contemporains à ces territoires si anciens; la voie BH/19 est devenue la rue Ella Fitzgerald et le tram s'arrête désormais à la gare Rosa Parks ….

 

>> Anne Hidalgo aime Rosa Parks

 

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Bonne Année.

1 Janvier 2017, 12:22pm

Publié par barreteau

 

 

"Bonne année ! ", "Happy new year ! ", "Ein gutes neues Jahr ! ", "Migliori auguri ! " … Parisperdu vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2017.

 

Gardons le contact toute l’année en nous retrouvant régulièrement sur le blog Parisperdu et aussi en rejoignant le groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui … demain"  animé par Parisperdu,  le photo blog des amoureux de Paris.

 

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Les Grands Moulins de Pantin.

17 Décembre 2016, 08:13am

Publié par barreteau

Les Grands Moulins de Pantin.

Les Grands Moulins de Pantin, le canal de l'Ourcq et la ligne du tramway T3b (juin 2014)

Les Grands Moulins de Pantin utilisaient le canal de l'Ourcq pour le transport des céréales venant des plaines de la Brie et de la Beauce. Avec ceux de Corbeil et aussi ceux de Paris dans le 13e arrondissement, ces grandes infrastructures ont longtemps servi à alimenter la capitale en farine.

Le bâtiment est imposant avec ses huit étages, sa chaufferie, ses deux importants silos et ses 24 meules. Quasiment détruit à la fin de la première guerre mondiale, il sera reconstruit en 1923 mais subira à nouveau d'importants dégâts en 1944. Le moulin, les silos et la chaufferie sont restaurés en 1945 par l'architecte Jean Bailly, qui créera de nouveaux bâtiments dont la semoulerie en 1952, ainsi que divers ateliers annexes.

En juin 2001, le groupe Soufflet, propriétaire des Grands Moulins de Pantin ferme la meunerie, et en 2003 la production et définitivement arrêtée. Le bâtiment est racheté par Meunier Immobilier, filiale du groupe BNP Paribas qui décide sa transformation en bureaux.

Le projet consiste à réaliser un ensemble tertiaire de 50 000 m2 de bureaux dont 22 000 provenant de la réhabilitation des bâtiments anciens, pour un investissement de 160 millions d’euros, et qui doit impérativement respecter l'architecture initiale.
Ainsi, les trois tours et les grandes toitures sont conservées. La chaufferie est transformée en cafétéria. Le silo donnant sur le canal est  également conservé alors que la structure du Moulin, en béton et briquettes, est percée de fenêtres.

Ces locaux de bureaux maintenant desservis par la ligne de tramway T3b sont désormais occupés par l'entreprise BNP-Paribas Securities Services, qui en a pris possession fin 2009.

C'est l'histoire, aux portes de Paris, d'une restructuration réussie.


>> Canal de l'Ourcq : atmosphère "Nuit et brouillard".

>> Nouvelle vie en usines.

>> Des étudiants dans la farine ... ?

 

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Pause au pays d'Aung San Suu Kyi.

29 Novembre 2016, 16:48pm

Publié par barreteau

Pause au pays d'Aung San Suu Kyi.

 

Parisperdu interrompt ses publications pour une quinzaine de jours. Juste le temps d'une pause au pays d'Aung San Suu Kyi.

Prix Nobel de la paix, la "dame de Rangoun" aussi surnommée le "Papillon de Fer" par ses partisans a été faite citoyenne d'honneur de la Ville de Paris en juin 2004.

Suu Kyi, qui a toujours les cheveux parés de fleurs, nous donne à réfléchir sur les élites de notre monde lorsqu'elle déclare: "Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur : la peur de perdre le pouvoir pour ceux qui l’exercent"

 

A très bientôt sur Parisperdu ….

 

 

>> Dans les rues de Rangoun.

 

 

 

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Les rues de Paris sont un sujet inépuisable !

24 Novembre 2016, 10:31am

Publié par barreteau

Les rues de Paris sont un sujet inépuisable!

Signalisation de rues dans le 19ème arrondissement.


Avec plus de 5 000 rues, avenues, boulevards et autres impasses, les rues de Paris sont un sujet inépuisable.
A raison de 5 billets par mois, ce qui est son rythme actuel de publication, Parisperdu mettrait 1000 mois pour épuiser le sujet, soit plus de 83 ans … autant dire une éternité !


>> Les rues de Paris sur Parisperdu

>> "Les deux boules", une rue méconnue de Paris …

 

 

 

 

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Paris, les couleurs de la nuit.

18 Novembre 2016, 13:29pm

Publié par barreteau

Boulevard de la Bastille_ février 2006

 

Il fait nuit, il pleut … et dans la ville, l'animation se fait rare.
Ne cumule-t-on pas alors les pires conditions pour la photographie de rue ?

Peut-être pas ?

A vous de juger …


>> Voir aussi Paris Pluie

 

 

 

 

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Paris a-t-il cinq, sept ou treize collines ?

13 Novembre 2016, 11:51am

Publié par barreteau

La Butte Montmartre vue du  Centre Pompidou (juin 2002)

Paris tout comme Rome ou encore d’autres villes sacrées de l’Antiquité serait bâti sur 7 collines.
À l'intérieur de sa limite actuelle que constitue le boulevard périphérique, plusieurs reliefs, composés de buttes gypseuses, forment de petites collines de part et d'autre de la Seine. On trouve ainsi le Mont-Souris, la montagne Sainte-Geneviève (ancien mont celte Leucoticius), la Butte-aux-Cailles, Mésnil-Montant, Belleville, Montmartre (ancien Mont Mercure) et la colline de Chaillot. Soit 7 collines …

Mais on peut aussi ajouter : la butte Bergeyre, Passy, Charonne, les Buttes Chaumont (incluant comme son pluriel le laisse entendre : la butte du Chapeau-Rouge), Montparnasse, et le Mont Louis appelé aussi "colline de Champ l'Evêque" et de nos jours "Le Père Lachaise".
Et là, ça fait non pas sept, mais treize. Toutefois ce nombre étant beaucoup moins magique on lui préféra de tout temps le nombre sept qui symbolise l’achèvement du monde.

Mais le décompte ne s'arrête pas là, si l'on se base sur un critère objectif: celui de  la hauteur. Et, si l'on retient la cote des 100 mètres comme une cote usuelle pour définir une colline, alors on ne compte plus que 5 collines: Montmartre, Belleville, Ménilmontant, Les Buttes Chaumont et la butte Bergeyre. Toutes les autres avoisinent seulement les 70 mètres et la plus basse c'est Sainte-Geneviève qui culmine à 61 mètres… et pourtant, elle reçoit le nom de "montagne" (!),


Convenez avec moi que la vérité sur le nombre des collines parisiennes n'est pas facile à cerner …


>> Les hauteurs de Paris.


>> Les sept collines de Paris, un documentaire de Christian Bussy.

 

 

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Une ville tout en poésie.

8 Novembre 2016, 09:29am

Publié par barreteau

Une ville toute en poésie.

Villa des Lilas_Paris 19ème.

 

Nous sommes dans le fameux secteur pavillonnaire de la Mouzaïa, un quartier qui vous fait instantanément penser que vous avez quitté Paris tant cette hauteur parisienne a l'exacte allure d'un calme quartier de province. Ici, les habitations hétéroclites sont desservies par de petites ruelles pavées nommées Villa.

Une Villa, située sur le côté pair de la rue de la Mouzaïa, mérite une attention particulière, c'est la Villa des Lilas. Son calme, sa jolie enfilade de pavillons, ses petits jardins et son allée fleurie permettent l'évasion absolue !

Mais si on est attentif, on remarque que les maisons situées en bordure de la rue Mouzaïa sont sensiblement plus grandes que celles situées au centre des Villas et révèlent par quelques détails, la gentrification très avancée du quartier où, depuis une vingtaine d’années, les "classes populaires" ont progressivement disparu en raison de l’augmentation des prix de l'immobilier. On constate aussi que les nouveaux propriétaires ont réalisé quelques aménagements pour apprivoiser les lieux à leur propre mode de vie, et ont de ce fait modifié un peu l’homogénéité initiale de la Villa.

Plus loin, avant le 59 de la rue de la Mouzaïa, on trouve l'un des trop rares commerces du quartier: le restaurant-concerts associatif : "Les petits joueurs".

Villa des Lilas, il n'y a aucune inquiétude à se faire face au développement tentaculaire des villes qui finissent par engloutir leurs habitants. Ici on reste dans une cité à l'échelle humaine, dans une ville tout en poésie qui permettrait même de faire sienne cette citation d'Alain Robbe-Grillet: "Le réel est toujours plus étrange, plus beau, plus irréaliste que cette image conventionnelle et sans surprise qu’on cherche à nous imposer."


>> La Mouzaïa sur Parisperdu

 

 

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Sans cesse ce lieu m'attire …

3 Novembre 2016, 12:11pm

Publié par barreteau

Sans cesse ce lieu m'attire …

En regardant cette image, lorsque l'on n'a jamais visité l'endroit, celui-ci peut sembler terriblement banal. Juste un escalier qui passe sous un immeuble au standing quelconque, et débouche sur une avenue. La belle affaire ! Alors pourquoi tout comme moi, des centaines, peut-être même des milliers de personnes viennent chaque année photographier ce lieu ?

C'est qu'ici, précisément en cet endroit, l'un des plus grands photographes du siècle dernier a figé sur la pellicule une scène à la fois insolite, vivante et poétique. Le cliché s'intitule "Avenue Simon Bolivar et rue Lauzin" et le photographe n'est autre que Willy Ronis.

Est-ce pour cela que sans cesse ce lieu m'attire … ? Oui sans doute. Mais il faut bien reconnaître que l'endroit n'a pas été choisi au hasard par le photographe. Tout le prédestinait à s'y arrêter : d'abord le trou béant sous cet immeuble qui aspire le regard tout autant qu'il l'inspire, puis l'escalier qui ordonne les plans dans l'espace et enfin la lumière de l'échappée visuelle: la lumière libérée par l'avenue.

Alors bien sûr, en haut de l'escalier, on attend que, dans le champ, entre quelque chose d'aussi insolite, d'aussi vivant que sur le cliché de Ronis. Mais l'attente ne donne en général que de maigres résultats, car comme je le disais dans un précédent billet : "N'est pas Willy Ronis qui veut ... !". Mais qu'importe, je reviendrai bientôt, car c'est vrai, … sans cesse ce lieu m'attire.


>> N'est pas Willy Ronis qui veut ... !

 

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Mais où va Paris … ?

29 Octobre 2016, 16:51pm

Publié par barreteau

 

Le projet "PARIS SMART CITY 2050" : relookage de la rue de Rivoli 75001 Paris

 

Alors qu'Anne Hidalgo a lancé le projet "Réinventer Paris", que d'autres traitent Paris de "Ville Musée" et que certains envisagent d'ériger 5 à 6 nouvelles tours dans la capitale, on peut légitimement se poser la question: mais où va Paris … ?

Personnellement, j'ai un peu de mal à accepter l'argument ultra-éculé de "ville-musée" ... car en quoi est-ce un problème d'avoir un patrimoine riche et d'être ainsi qualifiée de "ville-musée" ?

Le problème se poserait plutôt si l'on constatait que Paris était devenu une ville morte. Mais ville musée et ville morte sont deux choses différentes... Et, si quelque chose a "muséifié" Paris ce n'est pas parce qu'on aurait refusé la construction de gratte-ciels de verre et béton qui singeraient Shanghai ou Dubaï. La "muséification" de Paris vient plutôt du fait qu'on y a quasiment tué toute activité artisanale et industrielle et qu'après en avoir chassé les ouvriers, on est en train d'en chasser les classes moyennes.

Il est patent de constater que l'architecture actuelle ne parle plus le même langage que celle qui a été accumulée dans la capitale depuis des siècles ... et c'est malheureux. Les nouvelles générations d'architectes se gargarisent de leur rupture avec l'architecture traditionnelle et, confinés dans leur égo, ventent les immeubles de grande hauteur. Or les tours à Paris sont un non-sens et surtout pas une modernité pour une ville plutôt horizontale et déjà très dense. De surcroît les tours sont un contre-sens écologique ... et "réinventer Paris" sur ce schéma en érigeant des constructions finalement esthétiquement médiocres serait une mascarade. Et quand certains envisagent de construire d'autres tours à Montparnasse, on cauchemarde.

Il en va de même avec l'aménagement des grandes places parisiennes car on voit bien aujourd'hui les problèmes que pose la nouvelle place de la République. Créer ces grandes esplanades génère des difficultés pour la sécurité et l’ordre public. La place de République est devenue incontrôlable et les architectes et les urbanistes ont une grosse responsabilité face à l’utilisation des réseaux sociaux qui permettent d'y organiser des rassemblements en cinq ou dix minutes.

Alors oui, plus que jamais, où va Paris … ?


>> PARIS SMART CITY 2050, cauchemar verdâtre ?

 

>> Place de la République

 

 

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Le Fort Dugommier, situé sur les hauteurs de Collioure, est à l’honneur … à Paris.

24 Octobre 2016, 12:22pm

Publié par barreteau

 

Le Fort Dugommier, situé sur les hauteurs de Collioure, est à l’honneur … à Paris.


Les Catalans de Paris qui passeront devant  les grilles du Jardin du Luxembourg, reconnaîtront le Fort Dugommier de Collioure, dans lequel l’artiste roussillonnais le plus connu à Paris, Marc-André 2 Figuères, a installé une fondation du patrimoine. Le projet de sa Fondation est la rénovation du Fort, et ce chantier vient d'être nommé "projet remarquable des Pyrénées-Orientales" par la Fondation Nationale du Patrimoine. Il faut savoir qu'il n'y a qu'un seul projet remarquable par département …

Une rétrospective, en 80 panneaux qui célèbre les 20 ans de la Fondation du patrimoine, est en accès libre, du 17 septembre 2016 au 15 janvier 2017, Rue de Médicis – 75006 Paris


>> Le Fort Dugommier

>> La Fondation du patrimoine

>> #FDP20ans

 

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Bye, bye Louis Stettner.

19 Octobre 2016, 11:44am

Publié par barreteau

 

Aubervilliers, 1947_Photo © Louis Stettner

 

Le photographe de légende Louis Stettner est mort le 13 octobre, il venait d'avoir 93 ans. C'était un monument de la photographie. Une légende telle que le métier de photographe sait en façonner. Un voyageur de l'âme et du regard, un capteur d'émotions sensuelles et fabuleuses, un esthète dont l'écriture photographique savait rendre évident aux yeux de tous ce que lui seul voyait.

Cet humaniste américain a immortalisé le pont de Brooklyn, les rues de Paris, les modes de vie des années 70… Il adorait la France, qu'il avait découverte après la guerre. Brassaï et Boubat étaient ses amis.

Ses célèbres photographies des banlieues parisiennes étaient empreintes de douceur et d'humour. Et, pour sa dernière exposition: "Louis Stettner. Ici ailleurs", au centre Georges Pompidou cet été, il avait révélé ses derniers travaux réalisés dans les Alpilles car la France était vraiment son pays de cœur.

Aux États-Unis, il descendait photographier les gens dans le métro, arpentait la Ve Avenue pour saisir les postures des passants, enregistrait les signes des changements sociaux.
En 1990, il s'installe définitivement en France avec son épouse, à Saint-Ouen dans la banlieue parisienne où il continuera à prendre des photographies. Récemment il disait: "Avoir dû rester dans les frontières du réalisme a constitué une limitation, que j'ai ressentie comme une contribution à la puissance de mes images. La nature même de la photographie vous force à produire quelque chose de bien plus expressif que la peinture ou la sculpture ne pourraient le faire. Vous devez travailler en prise avec la vie réelle".

Nous garderons de lui ses images, celles d'un certain regard. D'une certaine compréhension du monde. Celles d'un certain bonheur aussi …


>> Louis Stettner, site officiel.

>> "Louis Stettner, Ici ailleurs", Exposition Centre Pompidou, Paris Galerie de photographies, septembre 2016.

>> La photo humaniste sur Parisperdu.

 

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