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PARISPERDU
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Ce n'est pas trop tôt.

28 Août 2016, 11:28am

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Publié par barreteau

Ce n'est pas trop tôt ….

Nettoyage de la statue de la place de la République_ Paris 8 août 2016

La statue de la Place de la République a fait peau neuve. Plus de fleurs, de bougies, de dessins, et surtout plus de tags … En une dizaine de jours, début août, les équipes de la Ville de Paris ont redonné toute sa splendeur au monument historique. Et ce n'est pas trop tôt …

Car depuis plus d'un an, le socle, les bronzes et même la Marianne étaient tagués, gribouillés, bardés de dessins, d'autocollants, de slogans politiques et même d'insultes racistes et antisémites… Tout cet avilissement est en grande partie le résultat des débordements, en marge du mouvement Nuit Debout et de son squat de la place, mais aussi celui des manifestations contre la loi Travail… Car ce ne sont pas les hommages aux victimes des attentats qui ont couvert le piédestal de tags et autres slogans, ce sont bien les manifestants autogérés, anars et autres gauchisants qui ont défiguré ce qui devrait pourtant être leur symbole...

Après ce grand nettoyage, il n’est  pas question d’ôter le caractère mémoriel de la statue, bien au contraire, nous pourrons toujours rendre hommage aux victimes à cet endroit comme au pied de l’arbre du souvenir qui a été planté, un an après les attentats de janvier 2015, sur cette même place. Mais il fallait que la statue soit propre car c’est la volonté d'une très large majorité de parisiens.

Marianne devait retrouver sa qualité première: "Liberté, Egalité, Fraternité" et aussi "Pax" sont les seuls mots qui doivent être inscrits à cet endroit. Les tags n'ont rien à faire ici et désormais des agents seront là pour surveiller le monument et mettre des amendes à ceux qui dégradent notre patrimoine, et là aussi, ce n'est pas trop tôt ….

 

 

>> Voir aussi : République, "the place to be…"

 

 

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Fermeture estivale.

28 Juillet 2016, 09:55am

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Publié par barreteau

Fermeture estivale.

Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause, un "break".

Alors nous vous donnons rendez-vous, ici même, le 29 août 2016. 

D'ici-là, Parisperdu  vous souhaite de très bonnes vacances !

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La photo qui pose question … ?

21 Juillet 2016, 08:15am

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Publié par barreteau

 

La photo qui pose question … ?

David "Chim" Seymour, à gauche, saluant Henri Cartier-Bresson à Paris 1938. David Seymour / Magnum Photos ©.

 

Sur cette image figurent deux photographes majeurs du siècle dernier, deux monstres sacrés: David "Chim" Seymour et Henri Cartier-Bresson " H C-B". La photo a été prise à Paris,  sur les hauts de Belleville, en 1938, lors d'un défilé-manifestation. A cette époque, les deux photographes travaillent pour un nouveau quotidien communiste "Ce soir", dont Louis Aragon assure la direction. Mais, souvent en reportage de longue durée, chacun de leur côté en France, en Europe où ailleurs dans le monde, les deux photographes ont peu l'occasion de se voir car il est rarissime qu'ils couvrent un même évènement. 

Aussi, en ce jour de mai 38, quand ils se rencontrent par hasard sur cette manif, ils se saluent longuement. La rencontre est si exceptionnelle qu'il leur semble justifié de l'immortaliser.

Mais on peut légitimement se poser une question, "Qui a pris la photo" ?

L'histoire ne le dit pas, même si dans les archives de l'Agence Magnum, la photo est créditée ainsi : "David Seymour / Magnum Photos ©". Alors "Chim" avait-il posé son appareil sur un pied et actionné le retard pour capter ce qui serait alors une mise en scène de la rencontre ? Où alors est-ce un comparse qui a pris le cliché, possiblement  avec l'appareil de David Seymour car l'appareil de Chim n'apparait pas sur la photo. Il s'agirait alors d'un comparse moins expérimenté car son cadrage a coupé les pieds de nos deux compères … Quoiqu'il en soit, il est certain que ce n'est pas l'appareil de Cartier-Bresson qui a saisi la scène car H C-B lui, porte bel et bien son Leica en bandoulière … Si vous avez la réponse, n'hésitez pas à nous en faire part. Merci d'avance…


>> Les photographes majeurs sur Parisperdu.

>> Tout savoir sur David Seymour, dit "Chim".

>> Henri Cartier-Bresson, à vue d'oeil.

 

 

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Les trois escaliers de l'autre butte …

15 Juillet 2016, 08:24am

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Publié par barreteau

 

Les trois escaliers de l'autre butte …

 

Dans sa "Complainte de la Butte", Mouloudji nous dit que "les escaliers de la butte sont durs aux miséreux". Cette butte, c'est  Montmartre bien sûr. Mais, non loin de là, il est une autre butte, moins célèbre mais tout aussi attachante. Car la butte Bergeyre est un mini-Montmartre qui aurait encore des allures de campagne. Et-là, nous sommes dans l'arrière-cour de Paris.

Pour grimper là-haut, deux escaliers abrupts, percés étroitement au travers d'immeubles, donnent accès au sommet. L'un de ces escaliers, avenue Simon Bolivar, est précisément celui où Willy Ronis a saisi dans son objectif un instant magique, "sur le fil du hasard", comme il se plaisait à le dire. Un troisième escalier, baptisé "rue Michel Tagrine", permet de couper le lacet quasi montagnard, de la rue Georges-Lardennois. Mais quelque soit l'escalier que l'on choisisse, arrivé au sommet, on sera récompensé de ses efforts par la soudaine découverte d’un panorama grandiose sur Montmartre et le Sacré-Cœur, panorama d’autant plus merveilleux qu’il était insoupçonné …


>> La butte Bergeyre sur Parisperdu.

 

 

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Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier.

8 Juillet 2016, 17:53pm

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Publié par barreteau

Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier … 
20, rue de Crussol Paris 11ème (juin 2015)

 

Ici, dans les années 70, rue de Crussol ou rue du Grand Prieuré, non loin du marché Popincourt et à deux pas de République, c'est encore comme un coin de province endormi.

Ce jour-là il fait gris sur le boulevard Voltaire et il commence à pleuvoir. Au métro Oberkampf se dégage l’odeur indéfinissable du pavé brillant sous la pluie.

Chez Marinette, un bar sans prétention, les clients se connaissent tous un peu. Au petit matin, sous le regard déjà vif de la patronne, les tuyaux chromés de la grosse machine à expresso crachent le café brûlant aux lève-tôt du boulot. Et parfois, le calva est caché dans la tasse chaude… Un peu avant treize heures, les artisans, les commerçants, les filles du salon de coiffure, les jeunes "arpètes" provinciaux hébergés dans les meublés du quartier… tous viennent ici manger les œufs durs-salade et le hachis Parmentier de Marinette.

A la fin du repas, les rires débordent dans la petite rue… Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier puisqu’ils n’avaient même pas fait philo… On ne leur a rien demandé, ils n'ont rien vu venir mais maintenant, il a bien changé leur quartier. Désormais, de l'autre côté du carrefour, boulevard Voltaire, à la place du bar de Marinette, Planet Sushi étale ses scooters bleus et ses néons roses…

 

 

>> Oberkamp est aujourd'hui le paradis des Cafés bobo …

 

 

 

 

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Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

3 Juillet 2016, 09:37am

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Publié par barreteau

Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

"Produits d'Antant" une boutique liée à l'artisanat traditionnel du quartier, à l'angle de la rue du Dahomey et de la rue Saint-Bernard 75011 Paris (juin 2012)

Le passé colonial de la France transpire encore dans le nom de certaines rues de Paris. Ainsi, au hasard des arrondissements, on trouve une rue, une place et aussi une impasse du Maroc. Puis l'Algérie a son boulevard et la Tunisie son avenue. Et pêle-mêle, on rencontre les rues du Congo, du Niger, du Gabon, du Sénégal, de Madagascar, de Pondichéry, du Cambodge, du Laos … J'en oublie sans doute … Et, si la rue d'Annam n'a pas été renommée rue du Viêt-Nam, on peut penser que Diên Biên Phu y est peut-être pour quelque chose !

Mais que se passe-t-il dans le 11ème arrondissement avec la rue du Dahomey ? Celle-ci porte en effet depuis 1894 le nom de ce petit pays d'Afrique, alors colonie française. Mais le Dahomey devient indépendant en 1960 et prend alors le nom de Bénin en 1975. Pourtant depuis cette date rien n'a changé, à Paris on ne connaît que le Dahomey  …

Mais si finalement, quelque chose a bien changé rue du Dahomey car, située entre Bastille et Nation, elle se trouve en plein quartier du meuble, et aujourd'hui, avec la gentrification du secteur, architectes, photographes et artistes se sont installés à la place des menuisiers et des ébénistes qui peu à peu ont fermé boutique. Seul le magasin "Produits d'Antant"  témoigne encore de l'histoire de ce quartier populaire. Toujours ouvert, il prodigue à ses clients conseils et démonstrations sur place: un commerce à l'ancienne, loin des Castorama et autres Bricomarché. Et ça, rue du Dahomey, … c'est pas bénin !

 

>> Liste des colonies française, sur Wikipédia.

 

 

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Eh oui, ça aussi c'est Paris !

27 Juin 2016, 20:23pm

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Publié par barreteau

 Eh oui, ça aussi c'est Paris !
Maison Loo, angle de la rue de Courcelles et de la rue Rembrandt Paris 8ème (juin 2012)

 

Le groupe pop-folk Orouni vient de sortir un clip original montrant divers édifices et monuments de Paris. Toutefois, dans cette vidéo, pas de tour Eiffel, pas d'arc de triomphe de l'Etoile, ni non plus de Cathédrale Notre-Dame …. mais  un défilement - en stop-motion - de plus de 40 lieux dont le style architectural ou décoratif est pour le moins dépaysant pour ne pas dire exotique : pagode chinoise, temple indien, ancien hammam, bulbes russes… Eh oui, ça aussi c'est Paris ! La Ville Lumière semble bien avoir définitivement ingéré ces nombreuses influences extérieures.

A découvrir absolument.


>> Le Clip Kalimbalism de (et par) Orouni

>> Orouni sera en concert sur la terrasse de Petit Bain à Paris le 9 juillet 2016

>> Liste des lieux parisiens photographiés, par ordre d’apparition dans le clip.


 

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La "pub" dans les années 60 …

22 Juin 2016, 12:23pm

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Publié par barreteau

La "pub" dans les années 60 … 

Chez Bébert, Spécialité de Choucroute, 1959_ Paris 10°arr. photo: ©Robert Doisneau

Décembre 1959, le long du boulevard de Strasbourg, à deux pas de la gare de l'Est, Robert Doisneau tombe sur ce traiteur de rue, spécialisé dans la choucroute. Nul doute alors que l'enseigne du commerçant interpelle le grand photographe, car "Bébert", c'est aussi le diminutif de son propre prénom; et puis le slogan publicitaire : "Chez Bébert, c'est du tonnerre" claque … justement comme l'éclair.
Ah, il faut dire qu'à l'époque point n'est besoin d'agences ou de conseillers en communication pour trouver l'accroche qui fait mouche …
À cette époque, les slogans publicitaires étaient "faits maison".
Et, dans la même veine, on aurait pu en trouver d'autres, non moins pertinents:
"Chez Bébert, on fait pas d'manières et on boit d'la bière"
"Chez Bébert, y'a pas d'mystère, c'est la choucroute qu'on préfère"

A vous d'en imaginer d'autres… Le concours est lancé, ci-dessous, en commentaires !




>> Doisneau sur Parisperdu.

 

 

 

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Le Paris des fleurs (3/3)

17 Juin 2016, 09:12am

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Publié par barreteau

Le Paris des fleurs (3/3)
Cité des Fleurs-Paris 17ème

C’est au Nord de Paris, dans le 17ème arrondissement, à la limite du quartier des Épinettes, que l'on trouve la Cité des Fleurs. C'est une enclave silencieuse et verdoyante, au cœur du quartier Brochant qui lui, par contre, ne fait pas rêver !

Si l'endroit est si calme, c'est qu'aucune voiture n'y a accès et, dans ses rues pavées et ses placettes arborées, il fait bon se balader. Ce qui frappe tout d'abord, ce sont ces alignements de grilles délimitant les jardins et, derrière ceux-ci, maisons bourgeoises et hôtels particuliers sont bien cachés.

Il en découle un espace très ordonné, un résultat voulu par l'urbaniste qui, à la fin du dix-neuvième siècle, a conçu la Cité des Fleurs avec des contraintes de construction très précises.

Des pilastres surmontés de vases Médicis jalonnent, de bout en bout, la voie. Des lierres et des glycines partout envahissent les façades… C’est un véritable village dans la ville, un endroit plein de charme où sans doute, il fait bon vivre à Paris.


>> Voir aussi : Le Paris des fleurs (2/3)

 

 

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Le Paris des fleurs (2/3)

11 Juin 2016, 10:56am

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Publié par barreteau

Le Paris des fleurs (2/3)

Cité Fleurie - Paris 13ème

 

Nous sommes toujours dans le 13ème arrondissement, non loin du 5ème, dans une cité d’artistes construite en 1878 avec les matériaux d’un pavillon de l’Exposition Universelle, c'est la cité Fleurie.

Longtemps elle a été menacée d’être détruite par des promoteurs immobiliers, mais aujourd'hui, fort heureusement, elle est classée et donc préservée par son statut de Monument Historique.

Aussi vous allez la retrouver telle qu’elle a toujours été, un lieu de résidences et d’ateliers d’artistes. Et, il fait bon y flâner, dans un calme étonnant, au milieu des chats, des oiseaux, sous une végétation dense cachant statues et salons de jardin.

Bienvenue à la cité Fleurie.

 

 

>> Voir aussi : Le Paris des fleurs. (1/3)

 

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Le Paris des fleurs. (1/3)

5 Juin 2016, 19:55pm

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Publié par barreteau

 



Rue des Iris, Paris 13ème

A Paris, loin de l'agitation, loin du béton omniprésent, à la cité Florale, mais aussi à la cité Fleurie, ou encore à la cité des Fleurs, … en ces trois endroits, on raconte Paris avec des fleurs.

Dans le 13ème arrondissement, à la limite du 14ème, en contrebas du Parc Montsouris, il est un petit havre de verdure, c'est la Cité Florale.

La cité s'inscrit dans un triangle formé par les rue Boussingault, Brillat-Savarin et Auguste Lançon avec pour hauteur de ce triangle, la rue des Orchidées. Sur ce périmètre réduit, la cité se démarque fortement des immeubles voisins qui invariablement font irruption à chacun des coins de rue. Ici, ruelles et placettes s’enchaînent, toutes sont pavées, et toutes portent des noms de fleurs : rue des Glycines, rue des Iris, rue des Liserons, rue des Orchidées, rue des Volubilis, Square des Mimosas.

Au cours d'une balade dans la cité Florale, on croise partout des maisons fleuries recouvertes de végétation. Et, les façades bien entretenues montrent que les habitants portent un soin particulier à la préservation de leur cocon.

Ici, vous oubliez que vous êtes à Paris !

 

>> Déjà sur Parisperdu: " Cité Florale, un îlot hors du temps."

 

 

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Paris par des sentiers détournés …

31 Mai 2016, 09:15am

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Publié par barreteau

Paris par des sentiers détournés …

 A la hauteur du 28 rue Alphand Paris 13ème

 

C'est une promenade hors des chemins battus, dans des quartiers pas comme les autres, c'est une visite de Paris par des sentiers détournés qui vous est proposée aujourd'hui par Parisperdu.

Si vous connaissez déjà bien Paris et si les zones trop touristiques vous font fuir, si vous préférez les balades au calme, alors ces quartiers aux allures de villages qui rappellent la campagne, devraient vous plaire...

Nous vous amenons tout d'abord à la Butte aux Cailles, au cœur du 13ème arrondissement. Ce quartier-village est composé de petites rues pavées légèrement pentues, bordées de maisons possédant toutes soit une cour intérieure soit un jardin. Aux beaux jours, il fait bon y flâner car la plupart de ces espaces sont très verts et abondamment fleuris. C’est aussi le terrain de création privilégié de nombreux artistes de rue et certains murs sont couverts de graffs’.

Tout près de la Butte aux Cailles, à proximité du quartier chinois, il est un autre quartier également idéal pour une balade au calme: c'est le quartier Maison Blanche (13e). On le remarque immédiatement à ses maisons aux façades colorées. Murs, émaux, colombages, décorations, chaque villa a sa particularité et certaines sont particulièrement bien fleuries. Elles s’étendent sur un bel espace plutôt calme, aux rues assez larges mais où la circulation est minimale.

Alors bonnes ballades, dans ces coins préservés du 13ème …



> Les sentes de Paris …

 

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L'icône des bus parisiens.

25 Mai 2016, 16:33pm

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Publié par barreteau

L'icône des bus parisiens.

Le 85 à la station Porte Dorée 75012_ juillet 1995

Il incarne l’autobus parisien par excellence. C'est le fameux Renault TN. Pendant 40 ans, de 1931 à 1971 il sillonna les rues et les avenues de Paris avec sa face avant en "nez de cochon", sa livrée vert et crème, mais aussi sa fameuse plate-forme arrière. Durant cette période, il apparaîtra également dans un nombre incalculable de films et de documentaires. Aujourd'hui, la régie parisienne a conservé dans ses ateliers une petite dizaine de ces bus historiques auxquels elle fait régulièrement prendre l’air, en particulier durant les journées du Patrimoine.

Il faut dire que ce costaud, ce gros bahut avait de quoi impressionner avec son énorme volant, ses flèches rouges lumineuses, ancêtres de nos feux clignotants, et son coup de klaxon tonitruant … Puissant, capable de transporter une cinquantaine de voyageurs sans compter ceux massés sur sa plateforme arrière, il va définitivement enterrer le tramway qui disparaîtra de la capitale en 1937.

Sa marque de fabrique, c'est la plate-forme arrière, à la fois entrée, sortie et balcon du bus parisien. Grâce à elle, les plus hardis descendent et montent en marche, mais elle offre aussi un lieu d’observation agréable sur la ville.

Sur cette terrasse, le receveur règne en maître. Sur sa poitrine flotte la "moulinette", la petite machine qui oblitère les tickets des voyageurs en émettant un petit bruit sec.

Lorsque tout le monde est à bord, il actionne avec autorité la chaînette qui déclenche une clochette au son mat. C'est, pour le machiniste, le signal du départ. Toute une époque …

 

>> A une certaine époque, même une vache embarquait sur la plate forme ...

>> Ah la vache ... (suite) 

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A Paris, dans le calme absolu …

20 Mai 2016, 18:05pm

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Publié par barreteau

A Paris, dans le calme absolu …

Angle de la rue Georges Lardennois et de la rue Barrelet de Ricou Paris 19ème (juin 2010)

 

C'est l'un des derniers vrais villages de Paris, un endroit méconnu des parisiens et absent des guides touristiques. C'est la butte Bergeyre. Elle culmine à 100 m de hauteur et, aller y flâner offre une promenade extrêmement reposante car on y est quasiment seul, ce qui - aujourd’hui à Paris - est un vrai luxe …

Tout de suite, vous ressentez l’atmosphère particulière des lieux, un silence général y règne. Tout semble ici si loin du tumulte parisien…

En cinq rues vous aurez fait le tour de la butte mais, au bout de la rue Georges Lardennois, un petit banc vous attend. Là, vous pourrez profiter d'une vue que peu de parisiens connaissent, avec face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur. Décidément, la butte Bergeyre est un endroit exceptionnel.


>> La butte Bergeyre déjà sur Parisperdu.

>> Face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur !

>> Willy Ronis n'avait pas manqué de s'y rendre avec son appareil photo …


 

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A l'ombre des géants coréens …

14 Mai 2016, 09:38am

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Publié par barreteau

A l'ombre des géants coréens …

A la porte de la Chapelle, au plus près du périph', là où les géants coréens de l'électronique Samsung et LG s'affrontent avec de colossales enseignes lumineuses portées au pinacle des tours d'habitations, il est un bâtiment en déshérence, tout en longueur, adossé aux voies ferrées.

Le bâtiment à l'abandon est celui d'une PME française, aussi, peut-on y voir une illustration frappante de la mondialisation galopante avec la petite entreprise au ras du sol et les multinationales au plus haut dans le ciel.

Jusque dans les années 1996, ce long bâtiment abrite la manutention de l'activité transport et messagerie des établissements Edouard Dubois & fils. Cette année-là, l'entreprise déménage dans de nouveaux locaux Gennevilliers où une plate-forme multimodale, dotée d'équipements d'avant-garde, est installée. L'entreprise familiale vient de changer de dimension et le site de la porte de la Chapelle n'abrite plus alors que les services administratifs, jusqu'à sa fermeture définitive, en 2009.

En une génération, d'Edouard Dubois, à Patrick Dubois, son nouveau P-DG, l'ambitieux groupe familial est passé du diable à la chaîne automatisée ultramoderne …

Aujourd'hui, dans une conjoncture difficile pour les transporteurs routiers, Dubois affiche une santé de fer (20 millions d'euros de résultat net), et les années noires de 1993 et 1994 semblent bien loin pour ce groupe qui est à l'origine de la création en France de la DPD (Direct Parcel Distribution), une spécialité de la "logistique du mono-colis", activité qui connaît chaque jour un développement grandissant grâce à la progression vertigineuse des achats sur internet.

Alors, à l'ombre des géants coréens, la PME française connaît une croissance heureuse !


>> Dans la même veine: "Odoul et les lofteurs"

>> Ça déménage à Charonne . . .

 

 

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