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PARISPERDU

Eh oui, ça aussi c'est Paris !

27 Juin 2016, 20:23pm

Publié par barreteau

 Eh oui, ça aussi c'est Paris !
Maison Loo, angle de la rue de Courcelles et de la rue Rembrandt Paris 8ème (juin 2012)

 

Le groupe pop-folk Orouni vient de sortir un clip original montrant divers édifices et monuments de Paris. Toutefois, dans cette vidéo, pas de tour Eiffel, pas d'arc de triomphe de l'Etoile, ni non plus de Cathédrale Notre-Dame …. mais  un défilement - en stop-motion - de plus de 40 lieux dont le style architectural ou décoratif est pour le moins dépaysant pour ne pas dire exotique : pagode chinoise, temple indien, ancien hammam, bulbes russes… Eh oui, ça aussi c'est Paris ! La Ville Lumière semble bien avoir définitivement ingéré ces nombreuses influences extérieures.

A découvrir absolument.


>> Le Clip Kalimbalism de (et par) Orouni

>> Orouni sera en concert sur la terrasse de Petit Bain à Paris le 9 juillet 2016

>> Liste des lieux parisiens photographiés, par ordre d’apparition dans le clip.


 

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La "pub" dans les années 60 …

22 Juin 2016, 12:23pm

Publié par barreteau

La "pub" dans les années 60 … 

Chez Bébert, Spécialité de Choucroute, 1959_ Paris 10°arr. photo: ©Robert Doisneau

Décembre 1959, le long du boulevard de Strasbourg, à deux pas de la gare de l'Est, Robert Doisneau tombe sur ce traiteur de rue, spécialisé dans la choucroute. Nul doute alors que l'enseigne du commerçant interpelle le grand photographe, car "Bébert", c'est aussi le diminutif de son propre prénom; et puis le slogan publicitaire : "Chez Bébert, c'est du tonnerre" claque … justement comme l'éclair.
Ah, il faut dire qu'à l'époque point n'est besoin d'agences ou de conseillers en communication pour trouver l'accroche qui fait mouche …
À cette époque, les slogans publicitaires étaient "faits maison".
Et, dans la même veine, on aurait pu en trouver d'autres, non moins pertinents:
"Chez Bébert, on fait pas d'manières et on boit d'la bière"
"Chez Bébert, y'a pas d'mystère, c'est la choucroute qu'on préfère"

A vous d'en imaginer d'autres… Le concours est lancé, ci-dessous, en commentaires !




>> Doisneau sur Parisperdu.

 

 

 

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Le Paris des fleurs (3/3)

17 Juin 2016, 09:12am

Publié par barreteau

Le Paris des fleurs (3/3)
Cité des Fleurs-Paris 17ème

C’est au Nord de Paris, dans le 17ème arrondissement, à la limite du quartier des Épinettes, que l'on trouve la Cité des Fleurs. C'est une enclave silencieuse et verdoyante, au cœur du quartier Brochant qui lui, par contre, ne fait pas rêver !

Si l'endroit est si calme, c'est qu'aucune voiture n'y a accès et, dans ses rues pavées et ses placettes arborées, il fait bon se balader. Ce qui frappe tout d'abord, ce sont ces alignements de grilles délimitant les jardins et, derrière ceux-ci, maisons bourgeoises et hôtels particuliers sont bien cachés.

Il en découle un espace très ordonné, un résultat voulu par l'urbaniste qui, à la fin du dix-neuvième siècle, a conçu la Cité des Fleurs avec des contraintes de construction très précises.

Des pilastres surmontés de vases Médicis jalonnent, de bout en bout, la voie. Des lierres et des glycines partout envahissent les façades… C’est un véritable village dans la ville, un endroit plein de charme où sans doute, il fait bon vivre à Paris.


>> Voir aussi : Le Paris des fleurs (2/3)

 

 

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Le Paris des fleurs (2/3)

11 Juin 2016, 10:56am

Publié par barreteau

Le Paris des fleurs (2/3)

Cité Fleurie - Paris 13ème

 

Nous sommes toujours dans le 13ème arrondissement, non loin du 5ème, dans une cité d’artistes construite en 1878 avec les matériaux d’un pavillon de l’Exposition Universelle, c'est la cité Fleurie.

Longtemps elle a été menacée d’être détruite par des promoteurs immobiliers, mais aujourd'hui, fort heureusement, elle est classée et donc préservée par son statut de Monument Historique.

Aussi vous allez la retrouver telle qu’elle a toujours été, un lieu de résidences et d’ateliers d’artistes. Et, il fait bon y flâner, dans un calme étonnant, au milieu des chats, des oiseaux, sous une végétation dense cachant statues et salons de jardin.

Bienvenue à la cité Fleurie.

 

 

>> Voir aussi : Le Paris des fleurs. (1/3)

 

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Le Paris des fleurs. (1/3)

5 Juin 2016, 19:55pm

Publié par barreteau

 



Rue des Iris, Paris 13ème

A Paris, loin de l'agitation, loin du béton omniprésent, à la cité Florale, mais aussi à la cité Fleurie, ou encore à la cité des Fleurs, … en ces trois endroits, on raconte Paris avec des fleurs.

Dans le 13ème arrondissement, à la limite du 14ème, en contrebas du Parc Montsouris, il est un petit havre de verdure, c'est la Cité Florale.

La cité s'inscrit dans un triangle formé par les rue Boussingault, Brillat-Savarin et Auguste Lançon avec pour hauteur de ce triangle, la rue des Orchidées. Sur ce périmètre réduit, la cité se démarque fortement des immeubles voisins qui invariablement font irruption à chacun des coins de rue. Ici, ruelles et placettes s’enchaînent, toutes sont pavées, et toutes portent des noms de fleurs : rue des Glycines, rue des Iris, rue des Liserons, rue des Orchidées, rue des Volubilis, Square des Mimosas.

Au cours d'une balade dans la cité Florale, on croise partout des maisons fleuries recouvertes de végétation. Et, les façades bien entretenues montrent que les habitants portent un soin particulier à la préservation de leur cocon.

Ici, vous oubliez que vous êtes à Paris !

 

>> Déjà sur Parisperdu: " Cité Florale, un îlot hors du temps."

 

 

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Paris par des sentiers détournés …

31 Mai 2016, 09:15am

Publié par barreteau

Paris par des sentiers détournés …

 A la hauteur du 28 rue Alphand Paris 13ème

 

C'est une promenade hors des chemins battus, dans des quartiers pas comme les autres, c'est une visite de Paris par des sentiers détournés qui vous est proposée aujourd'hui par Parisperdu.

Si vous connaissez déjà bien Paris et si les zones trop touristiques vous font fuir, si vous préférez les balades au calme, alors ces quartiers aux allures de villages qui rappellent la campagne, devraient vous plaire...

Nous vous amenons tout d'abord à la Butte aux Cailles, au cœur du 13ème arrondissement. Ce quartier-village est composé de petites rues pavées légèrement pentues, bordées de maisons possédant toutes soit une cour intérieure soit un jardin. Aux beaux jours, il fait bon y flâner car la plupart de ces espaces sont très verts et abondamment fleuris. C’est aussi le terrain de création privilégié de nombreux artistes de rue et certains murs sont couverts de graffs’.

Tout près de la Butte aux Cailles, à proximité du quartier chinois, il est un autre quartier également idéal pour une balade au calme: c'est le quartier Maison Blanche (13e). On le remarque immédiatement à ses maisons aux façades colorées. Murs, émaux, colombages, décorations, chaque villa a sa particularité et certaines sont particulièrement bien fleuries. Elles s’étendent sur un bel espace plutôt calme, aux rues assez larges mais où la circulation est minimale.

Alors bonnes ballades, dans ces coins préservés du 13ème



> Les sentes de Paris …

 

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L'icône des bus parisiens.

25 Mai 2016, 16:33pm

Publié par barreteau

L'icône des bus parisiens.

Le 85 à la station Porte Dorée 75012_ juillet 1995

Il incarne l’autobus parisien par excellence. C'est le fameux Renault TN. Pendant 40 ans, de 1931 à 1971 il sillonna les rues et les avenues de Paris avec sa face avant en "nez de cochon", sa livrée vert et crème, mais aussi sa fameuse plate-forme arrière. Durant cette période, il apparaîtra également dans un nombre incalculable de films et de documentaires. Aujourd'hui, la régie parisienne a conservé dans ses ateliers une petite dizaine de ces bus historiques auxquels elle fait régulièrement prendre l’air, en particulier durant les journées du Patrimoine.

Il faut dire que ce costaud, ce gros bahut avait de quoi impressionner avec son énorme volant, ses flèches rouges lumineuses, ancêtres de nos feux clignotants, et son coup de klaxon tonitruant … Puissant, capable de transporter une cinquantaine de voyageurs sans compter ceux massés sur sa plateforme arrière, il va définitivement enterrer le tramway qui disparaîtra de la capitale en 1937.

Sa marque de fabrique, c'est la plate-forme arrière, à la fois entrée, sortie et balcon du bus parisien. Grâce à elle, les plus hardis descendent et montent en marche, mais elle offre aussi un lieu d’observation agréable sur la ville.

Sur cette terrasse, le receveur règne en maître. Sur sa poitrine flotte la "moulinette", la petite machine qui oblitère les tickets des voyageurs en émettant un petit bruit sec.

Lorsque tout le monde est à bord, il actionne avec autorité la chaînette qui déclenche une clochette au son mat. C'est, pour le machiniste, le signal du départ. Toute une époque …

 

>> A une certaine époque, même une vache embarquait sur la plate forme ...

>> Ah la vache ... (suite) 

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A Paris, dans le calme absolu …

20 Mai 2016, 18:05pm

Publié par barreteau

A Paris, dans le calme absolu …

Angle de la rue Georges Lardennois et de la rue Barrelet de Ricou Paris 19ème (juin 2010)

 

C'est l'un des derniers vrais villages de Paris, un endroit méconnu des parisiens et absent des guides touristiques. C'est la butte Bergeyre. Elle culmine à 100 m de hauteur et, aller y flâner offre une promenade extrêmement reposante car on y est quasiment seul, ce qui - aujourd’hui à Paris - est un vrai luxe …

Tout de suite, vous ressentez l’atmosphère particulière des lieux, un silence général y règne. Tout semble ici si loin du tumulte parisien…

En cinq rues vous aurez fait le tour de la butte mais, au bout de la rue Georges Lardennois, un petit banc vous attend. Là, vous pourrez profiter d'une vue que peu de parisiens connaissent, avec face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur. Décidément, la butte Bergeyre est un endroit exceptionnel.


>> La butte Bergeyre déjà sur Parisperdu.

>> Face à vous: Montmartre et le Sacré-Cœur !

>> Willy Ronis n'avait pas manqué de s'y rendre avec son appareil photo …


 

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A l'ombre des géants coréens …

14 Mai 2016, 09:38am

Publié par barreteau

A l'ombre des géants coréens …

A la porte de la Chapelle, au plus près du périph', là où les géants coréens de l'électronique Samsung et LG s'affrontent avec de colossales enseignes lumineuses portées au pinacle des tours d'habitations, il est un bâtiment en déshérence, tout en longueur, adossé aux voies ferrées.

Le bâtiment à l'abandon est celui d'une PME française, aussi, peut-on y voir une illustration frappante de la mondialisation galopante avec la petite entreprise au ras du sol et les multinationales au plus haut dans le ciel.

Jusque dans les années 1996, ce long bâtiment abrite la manutention de l'activité transport et messagerie des établissements Edouard Dubois & fils. Cette année-là, l'entreprise déménage dans de nouveaux locaux Gennevilliers où une plate-forme multimodale, dotée d'équipements d'avant-garde, est installée. L'entreprise familiale vient de changer de dimension et le site de la porte de la Chapelle n'abrite plus alors que les services administratifs, jusqu'à sa fermeture définitive, en 2009.

En une génération, d'Edouard Dubois, à Patrick Dubois, son nouveau P-DG, l'ambitieux groupe familial est passé du diable à la chaîne automatisée ultramoderne …

Aujourd'hui, dans une conjoncture difficile pour les transporteurs routiers, Dubois affiche une santé de fer (20 millions d'euros de résultat net), et les années noires de 1993 et 1994 semblent bien loin pour ce groupe qui est à l'origine de la création en France de la DPD (Direct Parcel Distribution), une spécialité de la "logistique du mono-colis", activité qui connaît chaque jour un développement grandissant grâce à la progression vertigineuse des achats sur internet.

Alors, à l'ombre des géants coréens, la PME française connaît une croissance heureuse !


>> Dans la même veine: "Odoul et les lofteurs"

>> Ça déménage à Charonne . . .

 

 

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La photo de rue en péril ?

8 Mai 2016, 09:53am

Publié par barreteau

La photo de rue en péril ?

Rue du Retrait © Le Hodja - Blogatou

En conformité avec la loi, tout est flouté : la personne au DAB, sa main retirant l'argent, la caméra de surveillance et la plaque minéralogique de la voiture !… Ouf! On ne risque plus rien rue du Retrait! (Paris XXe). 

La Commission européenne s'est récemment penchée sur la réforme de la directive du droit d’auteur (aussi nommée par ses opposants: "Loi sur la liberté de panorama"). Et,au parlement européen, l'amendement 421 a été longuement débattu. Selon ce texte, les photographes, dans le cas d'une utilisation commerciale, ne peuvent exploiter et partager leurs images sur les réseaux sociaux qu'avec l'autorisation des titulaires des droits des œuvres, principalement architecturales. Ce qui revient à dire que nous ne pourrons plus rien photographier. La photo de rue est en danger, du moins en Europe. Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis doivent se retourner dans leur tombe. Le monde devient fou.

Le résultat de ce texte apporte plus de confusion que d'éclaircissements, aussi le directeur éditorial de l'agence Magnum Photos, Clément Saccomani, portant défenseur du droit d'auteur, doute du signal qu'envoie la Commission juridique à l'heure "où tout le monde a dans sa poche un Smartphone qui peut faire des photos". Car de surcroît, en France, il y a déjà beaucoup de restrictions sur la création.

En effet, au droit d'auteur, que les photographes doivent donc respecter, s'ajoute le droit à l'image. Ce dernier stipule que, sans autorisation des personnes photographiées, le photographe s'expose à des poursuites judiciaires en cas de publication de ses photos.

Par conséquent, en raison des risques de procès, il devient maintenant très compliqué de faire de la photo de rue. Dans l'action, il n'est pas toujours évident de demander à chaque personne photographiée, de remplir un formulaire d'autorisation d'utilisation de l'image.

Symptôme des obstacles rencontrés sur le terrain, Clément Saccomani, a rappelé lors de la dernière exposition "Paris Magnum", que dès les années 90, on a moins d'images de scènes de rue, et donc, par rapport aux périodes précédentes, on a beaucoup moins de personnes photographiées dans la rue.

Alors désormais, avant de prendre votre photo et surtout, avant de la mettre en ligne, veuillez regarder le code civil !

Google dans "Street View" utilise déjà depuis longtemps des algorithmes de "floutage", mais voir du flou en permanence, n'est ni très esthétique ni très bon pour la rétine …

On va voir ce que dit la jurisprudence… car il y a une chance pour que la différence entre le "non commercial" et le "non lucratif" d’une part, puis entre la "réalisation" et la "diffusion" d’autre part, permette de multiples échappatoires. Alors attendons les jurisprudences …


>> La photo humaniste a-t-elle un avenir ?

>> Exemple de formulaire d'autorisation d'utilisation d'image.

 

 

 

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Au pied des barres hideuses …

2 Mai 2016, 10:03am

Publié par barreteau

Au pied des barres hideuses …
Villa Bellevue Paris 19ème

 

Au départ de la place des Fêtes, on monte sans arrêt jusqu'à un vaste carrefour que l'on ne s'attend pas à trouver dans un lieu aussi reculé. Plusieurs rues s'offrent à vous, laquelle emprunter ? Naturellement, le promeneur aura tendance à continuer sur la même pente … Mais les barres de béton qui couronnent celle-ci sont décidément trop gigantesques et trop laides aussi.
Alors je continue rue Compans, puis je prends à droite, un rue moins pentue mais beaucoup plus apaisée car ici de nombreuses petites maisons lui donnent encore un air de campagne: c'est la rue des Mignottes. Elle débouche sur le quartier de la Mouzaïa où là aussi tout respire le calme.

Et, rue de Bellevue, au pied des barres hideuses, les villas se présentent comme les lames d'un peigne : mêlant des patronymes d'anciens présidents: Emile Leblanc, Emile Loubet, Sadi Carnot, Félix Faure; à de bucoliques vocables: Bellevue, les Lilas.

Paris et son agitation perpétuelle vous semble alors bien loin.


>> La Mouzaïa sur Parisperdu

>> Parisperdu pour les nuls: " Du triangle Mouzaïa-David d'Angers-Compans à la butte Bergeyre".




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République, "the place to be…"

26 Avril 2016, 16:44pm

Publié par barreteau

 

 


Place de la République, voilà une place qui, par les temps qui courent, ne laisse pas indifférent. Est-ce encore une place publique ou est-elle devenue exclusivement un rendez-vous politique ? Telle est la question du moment.

Traditionnel point de ralliement des manifestations, Cgt en tête, Unef pas loin derrière, … c'est à "Répu", sous la colossale statue en bronze de Marianne, que démarrent symboliquement les cortèges.

Jusqu'en 2012, l'esplanade certes très animée ne voyait, en dehors des grandes "manifs", qu'une activité réduite aux brocantes et aux vide-greniers organisés surtout le week-end.

Son réaménagement en 2013, n'a pas eu que des avantages quand on pense, par exemple au massacre des fontaines des Dauphins, mais il a permis d'ouvrir la place aux piétons, aux familles, aux enfants et, sur ce plan là, c’est un succès.

Mais le grandiose projet de la Mairie de Paris connaît aussi quelques ratés.

C'est tout d'abord le Café "Monde et Médias" qui reste fermé depuis maintenant longtemps, suite à un incendie ... Du mobilier urbain, du miroir d’eau, de "L’R de jeux" et de la ludothèque à ciel ouvert, que reste-t-il ? Pas grand-chose ... Quant aux nouveaux arbres plantés pour "végétaliser" la place, ils résistent, mais restent diablement chétifs.

Et surtout, depuis les attentats de 2015, la fonction de la place semble avoir radicalement changé. Elle est devenue un symbole, une sorte de sanctuaire, un mémorial, un lieu de recueillement et d’expression.

Avec parfois de fâcheuses conséquences, ainsi la statue de la République et son socle de pierre calcaire qui pourtant avaient été nettoyés à neuf, ont dû subir des couches superposées de messages, de graffs, et de nombreuses dégradations malveillantes. Ce nouvel espace est devenu "la place parisienne" de référence de la contestation mais aussi un nouveau défouloir, un exutoire, ...
On ne lui en demandait pas tant !

Et, fin mars 2016, le point d'orgue n'est sans doute pas loin d'être atteint. La place de la République devient le "siège social", l'établissement principal du mouvement "Nuit debout".

Ici, chaque soir on refait le monde, la parole est libre et les contestations vont tout azimut …
La République est un symbole, mais ne deviendrait-elle pas aussi un prétexte ? Car les effets secondaires que sont les débordements, les désordres et les dégradations installent le doute sur la crédibilité de mouvement … Nuit debout va-t-il devenir Ennui assis … ?

 

>> La République en danger ...

 

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Le passé ouvrier de l'Avenue d'Ivry.

21 Avril 2016, 12:51pm

Publié par barreteau

 

 

Usine de construction automobile Panhard & Levassor, porte d'Ivry, Paris 13ème_1960

© Roger Henrard / Musée Carnavalet / Roger-Violet

 

Avant Paris Rive Gauche, avant Chinatown, mais aussi les Olympiades et Italie 2, le 13e arrondissement de Paris était industriel. Des usines et des ateliers de toutes tailles y prospéraient. Ses rues et ses cafés étaient fréquentés par des milliers d’ouvriers.
Un passé pas si éloigné que cela mais dont les traces ont en grande partie disparu.

 

A la fin des années 1880, du côté des avenues de Choisy, d’Ivry et du boulevard Masséna, il n’y a là que des friches et quelques masures.

 

Le 31 juillet 1891,  Émile Levassor a 48 ans et il vient d'ouvrir, avec son ami René Panhard la première usine d’automobiles du monde, précisément au 16 de l’avenue d’Ivry.
Entre octobre et décembre de cette même année, l’entreprise vend six exemplaires de son premier modèle, la P2D. C'est la première série de fabrication d'automobiles au monde.
 

L’âge d’or de la maison Panhard-et-Levassor est officiellement ouvert. Elle emploiera jusqu’à 6 000 ouvriers… Pas de chômage alors dans ce secteur du 13ème arrondissement … mais ça, c'était il y a bien longtemps.

 

>> "Italie 13" : La politique de la table rase

 

 

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Rue Westermann.

15 Avril 2016, 18:35pm

Publié par barreteau

 

 Rue Westermann.

Dans la rue Westermann Paris 20ème (juillet 1997)

 

Ne cherchez pas la rue Westermann sur un plan ou dans votre GPS … elle n'existe plus.
Et pourtant, à Paris, il est très rare que le nom d'une rue disparaisse. La voie peut être raccourcie (rue Vilin, par exemple), déplacée, réduite en passage piétonnier … mais une voie rayée de la carte parisienne, c'est exceptionnel!

C'est pourtant ce qui est arrivé dans le 20ème arrondissement et, non seulement pour la rue Westermann, mais aussi pour ses deux voisines: la rue de la Cloche et la rue de la Voulzie.

Dans l'Ouest de la France, on se réjouira peut-être de cette disparition car la rue Westermann devait son nom au général français, surnommé "le boucher de la Vendée", lors de cette guerre civile qui opposa les Républicains aux Royalistes, entre 1793 et 1796.

Bref, désormais plus personne ne pourra - en cet endroit - regretter le général Westermann, mort sur l’échafaud en 1794.

D'ailleurs n'aurait-on pas pu garder le nom originel de la rue, un nom qu'elle conserva jusqu'en 1895: elle s’appelait alors la rue des Osiaux (osiers).
Une appellation nettement plus pacifique … Non … ?


>> Je reviens d'un lieu qui n'existe plus ...

>> L'autre bout du monde

>> Mourir une dernière fois ...

 

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Peintre du dimanche …

10 Avril 2016, 17:37pm

Publié par barreteau

Peintre du dimanche …
32 rue de la Croix St Simon Paris 20 (juillet 1997)

C'est l'extrême sud du 20ème arrondissement, un endroit où le promeneur est rare, une zone où aucun touriste ne va … Il est tôt en ce dimanche matin quand je descends à la station Maraîchers, je traîne du côté de la rue du Volga et du square de la gare de Charonne mais, mis à part quelques employés de la Ville qui s'affairent à nettoyer la chaussée avec le renfort d'une lance à eau et d'un couple de balais … il n'y a rien de très intéressant à mettre à l'actif de ma sortie matinale. Je remonte donc vers le nord, le long de la ligne de la Petite Ceinture car je sais qu'elle peut toujours réserver de bonnes surprises.

Et, effectivement, au 4 de la rue Ferdinand Gambon, derrière un portail métallique, je découvre un espace verdoyant qui jouxte une ancienne gare de la Petite Ceinture. C'est la gare de Charonne-"Voyageurs", à ne pas confondre avec celle qui a donné son nom au square. Cette dernière était dévolue aux "Marchandises". Puis les surprises s'enchaînent car, immédiatement après avoir passé le pont sous la ligne P.C, au 9 de la rue de la Croix Saint-Simon, je peux m'engager dans un étroit passage: c'est le Sentier des Ecuyers, coincé entre le mur qui reçoit en surélévation le chemin de fer et la façade entièrement métallique du bâtiment de la restauration scolaire du 20ème. Il s'en échappe d'entêtantes effluves de friture … Je poursuis mon parcours dans la rue de la Croix Saint Simon où quelques rares maisons individuelles résistent encore au bétonnage qui a beaucoup sévi dans le secteur.

Au 32, un "peintre du dimanche" change la couleur du portail en bois: il était bleu, il le badigeonne de blanc. J'y suis repassé récemment … il est de nouveau bleu !


>> Le portail du 32 rue de la Croix Saint Simon … à nouveau "bleu"

>> Déjà sur Parisperdu : Un monde loin du monde ...

>> Déjà sur Parisperdu : le square de la gare de Charonne

 

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