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PARISPERDU
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Paris a-t-il cinq, sept ou treize collines ?

13 Novembre 2016, 11:51am

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Publié par barreteau

La Butte Montmartre vue du  Centre Pompidou (juin 2002)

Paris tout comme Rome ou encore d’autres villes sacrées de l’Antiquité serait bâti sur 7 collines.
À l'intérieur de sa limite actuelle que constitue le boulevard périphérique, plusieurs reliefs, composés de buttes gypseuses, forment de petites collines de part et d'autre de la Seine. On trouve ainsi le Mont-Souris, la montagne Sainte-Geneviève (ancien mont celte Leucoticius), la Butte-aux-Cailles, Mésnil-Montant, Belleville, Montmartre (ancien Mont Mercure) et la colline de Chaillot. Soit 7 collines …

Mais on peut aussi ajouter : la butte Bergeyre, Passy, Charonne, les Buttes Chaumont (incluant comme son pluriel le laisse entendre : la butte du Chapeau-Rouge), Montparnasse, et le Mont Louis appelé aussi "colline de Champ l'Evêque" et de nos jours "Le Père Lachaise".
Et là, ça fait non pas sept, mais treize. Toutefois ce nombre étant beaucoup moins magique on lui préféra de tout temps le nombre sept qui symbolise l’achèvement du monde.

Mais le décompte ne s'arrête pas là, si l'on se base sur un critère objectif: celui de  la hauteur. Et, si l'on retient la cote des 100 mètres comme une cote usuelle pour définir une colline, alors on ne compte plus que 5 collines: Montmartre, Belleville, Ménilmontant, Les Buttes Chaumont et la butte Bergeyre. Toutes les autres avoisinent seulement les 70 mètres et la plus basse c'est Sainte-Geneviève qui culmine à 61 mètres… et pourtant, elle reçoit le nom de "montagne" (!),


Convenez avec moi que la vérité sur le nombre des collines parisiennes n'est pas facile à cerner …


>> Les hauteurs de Paris.


>> Les sept collines de Paris, un documentaire de Christian Bussy.

 

 

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Une ville tout en poésie.

8 Novembre 2016, 09:29am

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Publié par barreteau

Une ville toute en poésie.

Villa des Lilas_Paris 19ème.

 

Nous sommes dans le fameux secteur pavillonnaire de la Mouzaïa, un quartier qui vous fait instantanément penser que vous avez quitté Paris tant cette hauteur parisienne a l'exacte allure d'un calme quartier de province. Ici, les habitations hétéroclites sont desservies par de petites ruelles pavées nommées Villa.

Une Villa, située sur le côté pair de la rue de la Mouzaïa, mérite une attention particulière, c'est la Villa des Lilas. Son calme, sa jolie enfilade de pavillons, ses petits jardins et son allée fleurie permettent l'évasion absolue !

Mais si on est attentif, on remarque que les maisons situées en bordure de la rue Mouzaïa sont sensiblement plus grandes que celles situées au centre des Villas et révèlent par quelques détails, la gentrification très avancée du quartier où, depuis une vingtaine d’années, les "classes populaires" ont progressivement disparu en raison de l’augmentation des prix de l'immobilier. On constate aussi que les nouveaux propriétaires ont réalisé quelques aménagements pour apprivoiser les lieux à leur propre mode de vie, et ont de ce fait modifié un peu l’homogénéité initiale de la Villa.

Plus loin, avant le 59 de la rue de la Mouzaïa, on trouve l'un des trop rares commerces du quartier: le restaurant-concerts associatif : "Les petits joueurs".

Villa des Lilas, il n'y a aucune inquiétude à se faire face au développement tentaculaire des villes qui finissent par engloutir leurs habitants. Ici on reste dans une cité à l'échelle humaine, dans une ville tout en poésie qui permettrait même de faire sienne cette citation d'Alain Robbe-Grillet: "Le réel est toujours plus étrange, plus beau, plus irréaliste que cette image conventionnelle et sans surprise qu’on cherche à nous imposer."


>> La Mouzaïa sur Parisperdu

 

 

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Sans cesse ce lieu m'attire …

3 Novembre 2016, 12:11pm

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Publié par barreteau

Sans cesse ce lieu m'attire …

En regardant cette image, lorsque l'on n'a jamais visité l'endroit, celui-ci peut sembler terriblement banal. Juste un escalier qui passe sous un immeuble au standing quelconque, et débouche sur une avenue. La belle affaire ! Alors pourquoi tout comme moi, des centaines, peut-être même des milliers de personnes viennent chaque année photographier ce lieu ?

C'est qu'ici, précisément en cet endroit, l'un des plus grands photographes du siècle dernier a figé sur la pellicule une scène à la fois insolite, vivante et poétique. Le cliché s'intitule "Avenue Simon Bolivar et rue Lauzin" et le photographe n'est autre que Willy Ronis.

Est-ce pour cela que sans cesse ce lieu m'attire … ? Oui sans doute. Mais il faut bien reconnaître que l'endroit n'a pas été choisi au hasard par le photographe. Tout le prédestinait à s'y arrêter : d'abord le trou béant sous cet immeuble qui aspire le regard tout autant qu'il l'inspire, puis l'escalier qui ordonne les plans dans l'espace et enfin la lumière de l'échappée visuelle: la lumière libérée par l'avenue.

Alors bien sûr, en haut de l'escalier, on attend que, dans le champ, entre quelque chose d'aussi insolite, d'aussi vivant que sur le cliché de Ronis. Mais l'attente ne donne en général que de maigres résultats, car comme je le disais dans un précédent billet : "N'est pas Willy Ronis qui veut ... !". Mais qu'importe, je reviendrai bientôt, car c'est vrai, … sans cesse ce lieu m'attire.


>> N'est pas Willy Ronis qui veut ... !

 

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Mais où va Paris … ?

29 Octobre 2016, 16:51pm

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Publié par barreteau

 

Le projet "PARIS SMART CITY 2050" : relookage de la rue de Rivoli 75001 Paris

 

Alors qu'Anne Hidalgo a lancé le projet "Réinventer Paris", que d'autres traitent Paris de "Ville Musée" et que certains envisagent d'ériger 5 à 6 nouvelles tours dans la capitale, on peut légitimement se poser la question: mais où va Paris … ?

Personnellement, j'ai un peu de mal à accepter l'argument ultra-éculé de "ville-musée" ... car en quoi est-ce un problème d'avoir un patrimoine riche et d'être ainsi qualifiée de "ville-musée" ?

Le problème se poserait plutôt si l'on constatait que Paris était devenu une ville morte. Mais ville musée et ville morte sont deux choses différentes... Et, si quelque chose a "muséifié" Paris ce n'est pas parce qu'on aurait refusé la construction de gratte-ciels de verre et béton qui singeraient Shanghai ou Dubaï. La "muséification" de Paris vient plutôt du fait qu'on y a quasiment tué toute activité artisanale et industrielle et qu'après en avoir chassé les ouvriers, on est en train d'en chasser les classes moyennes.

Il est patent de constater que l'architecture actuelle ne parle plus le même langage que celle qui a été accumulée dans la capitale depuis des siècles ... et c'est malheureux. Les nouvelles générations d'architectes se gargarisent de leur rupture avec l'architecture traditionnelle et, confinés dans leur égo, ventent les immeubles de grande hauteur. Or les tours à Paris sont un non-sens et surtout pas une modernité pour une ville plutôt horizontale et déjà très dense. De surcroît les tours sont un contre-sens écologique ... et "réinventer Paris" sur ce schéma en érigeant des constructions finalement esthétiquement médiocres serait une mascarade. Et quand certains envisagent de construire d'autres tours à Montparnasse, on cauchemarde.

Il en va de même avec l'aménagement des grandes places parisiennes car on voit bien aujourd'hui les problèmes que pose la nouvelle place de la République. Créer ces grandes esplanades génère des difficultés pour la sécurité et l’ordre public. La place de République est devenue incontrôlable et les architectes et les urbanistes ont une grosse responsabilité face à l’utilisation des réseaux sociaux qui permettent d'y organiser des rassemblements en cinq ou dix minutes.

Alors oui, plus que jamais, où va Paris … ?


>> PARIS SMART CITY 2050, cauchemar verdâtre ?

 

>> Place de la République

 

 

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Le Fort Dugommier, situé sur les hauteurs de Collioure, est à l’honneur … à Paris.

24 Octobre 2016, 12:22pm

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Publié par barreteau

 

Le Fort Dugommier, situé sur les hauteurs de Collioure, est à l’honneur … à Paris.


Les Catalans de Paris qui passeront devant  les grilles du Jardin du Luxembourg, reconnaîtront le Fort Dugommier de Collioure, dans lequel l’artiste roussillonnais le plus connu à Paris, Marc-André 2 Figuères, a installé une fondation du patrimoine. Le projet de sa Fondation est la rénovation du Fort, et ce chantier vient d'être nommé "projet remarquable des Pyrénées-Orientales" par la Fondation Nationale du Patrimoine. Il faut savoir qu'il n'y a qu'un seul projet remarquable par département …

Une rétrospective, en 80 panneaux qui célèbre les 20 ans de la Fondation du patrimoine, est en accès libre, du 17 septembre 2016 au 15 janvier 2017, Rue de Médicis – 75006 Paris


>> Le Fort Dugommier

>> La Fondation du patrimoine

>> #FDP20ans

 

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Bye, bye Louis Stettner.

19 Octobre 2016, 11:44am

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Publié par barreteau

 

Aubervilliers, 1947_Photo © Louis Stettner

 

Le photographe de légende Louis Stettner est mort le 13 octobre, il venait d'avoir 93 ans. C'était un monument de la photographie. Une légende telle que le métier de photographe sait en façonner. Un voyageur de l'âme et du regard, un capteur d'émotions sensuelles et fabuleuses, un esthète dont l'écriture photographique savait rendre évident aux yeux de tous ce que lui seul voyait.

Cet humaniste américain a immortalisé le pont de Brooklyn, les rues de Paris, les modes de vie des années 70… Il adorait la France, qu'il avait découverte après la guerre. Brassaï et Boubat étaient ses amis.

Ses célèbres photographies des banlieues parisiennes étaient empreintes de douceur et d'humour. Et, pour sa dernière exposition: "Louis Stettner. Ici ailleurs", au centre Georges Pompidou cet été, il avait révélé ses derniers travaux réalisés dans les Alpilles car la France était vraiment son pays de cœur.

Aux États-Unis, il descendait photographier les gens dans le métro, arpentait la Ve Avenue pour saisir les postures des passants, enregistrait les signes des changements sociaux.
En 1990, il s'installe définitivement en France avec son épouse, à Saint-Ouen dans la banlieue parisienne où il continuera à prendre des photographies. Récemment il disait: "Avoir dû rester dans les frontières du réalisme a constitué une limitation, que j'ai ressentie comme une contribution à la puissance de mes images. La nature même de la photographie vous force à produire quelque chose de bien plus expressif que la peinture ou la sculpture ne pourraient le faire. Vous devez travailler en prise avec la vie réelle".

Nous garderons de lui ses images, celles d'un certain regard. D'une certaine compréhension du monde. Celles d'un certain bonheur aussi …


>> Louis Stettner, site officiel.

>> "Louis Stettner, Ici ailleurs", Exposition Centre Pompidou, Paris Galerie de photographies, septembre 2016.

>> La photo humaniste sur Parisperdu.

 

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Des nouveaux kiosques à journaux bientôt dans Paris …

14 Octobre 2016, 10:23am

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Publié par barreteau

Des nouveaux kiosques à journaux bientôt dans Paris …

 

L'actuel et le futur ... lequel préférez-vous ... ?

 

Le nouveau modèle de kiosque imaginé pour Paris est loin de faire l’unanimité, le look est peut-être plus moderne mais on dirait une poubelle géante, ou une espèce de gros conteneur, … vraiment c’est plutôt moche.

Pourtant pour concevoir ces nouveaux kiosques, la Mairie de Paris a choisi Matali Crasset ou plutôt matali crasset (elle ne veut pas de majuscules à son nom !), un ponte du design, une des "designeuses" françaises les plus reconnues au monde … mais son résultat ne fait pas rêver …

Les nouveaux kiosques apporteront, parait-il, plus de confort pour les marchands de presse, bien, mais pourquoi ne pas concilier cet avantage avec un design qui reprenne ce qui fait tout le charme du "Paris Romantique" cher aux touristes de France et du monde entier car, au même titre que les colonnes Morris ou les fontaines Wallace, les kiosques à journaux de style Haussmannien avec leurs éléments de décor en fer forgé sont emblématiques de la Capitale. On peut même affirmer que les kiosques à journaux parisiens sont comme les bus londoniens rouges ou les taxis jaunes à New York, ils sont d'un attrait touristique incontournable. Ils font partie de la marque de commerce de la ville... Alors, avoir demain des kiosques sans âme et totalement impersonnels, c'est plus que dommage, cela porte atteinte à la beauté et à la spécificité de Paris : quel intérêt d’avoir des kiosques à journaux pouvant se retrouver dans n’importe quelle ville du monde ? A Paris désormais on dirait que tout ce qui est traditionnel et de bon goût doit disparaitre... On pourrait aussi démonter la Tour Eiffel ou transformer l'Arc de Triomphe avec de la publicité électronique sur toutes les faces, style Time Square à New-York …! Vous verrez que bientôt la Mairie de Paris s'attaquera aux bouches de métro de Guimard ou aux colonnes Morris: pas assez modernes, elles non plus ...


>> Le mobilier urbain parisien sur Parisperdu

>> Signez la Pétition : " Non aux nouveaux kiosques à journaux Parisiens"

 

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Belleville lance ses premières Journées de l'artisanat.

9 Octobre 2016, 09:26am

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Publié par barreteau

 Belleville lance ses premières Journées de l'artisanat.

Elise Kastner   Céramiste, Atelier K au 50 rue Ramponeau, 75020 Paris


L’artisanat à Belleville fait partie de l'histoire du quartier. Aujourd’hui encore, il est toujours bien ancré dans ce quartier populaire, et garde une force créatrice intacte.

Aussi, pour mieux connaître ces artisans, les 1ères Journées de l’Artisanat à Belleville vont se tenir les 15 et 16 octobre prochains avec un parcours "Portes Ouvertes" de 30 ateliers, des tables rondes, des expositions et des démonstrations de savoir-faire.

Venez découvrir ces métiers de passion.


>> Demandez le programme ...

 

 

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Comme un air de campagne (3/3)

4 Octobre 2016, 11:12am

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Publié par barreteau

 Comme un air de campagne (3/3)

Villa Alexandre Ribot _Paris 19ème (juin 2012)

A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème arrondissement, en bordure de Paris, on a l’impression d’avoir déjà quitté la capitale. La vie semble s’y écouler paisiblement, au milieu du chant des oiseaux, avec beaucoup de verdure et … fort peu de voitures.

Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum d'habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère ...

"Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter de 10 à 12 000 euro du mètre carré, et parfois plus, pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec 20 à 30 m2 de jardinet attenant.

Bienvenue à la campagne !


>> Comme un air de campagne (2/3)

>> La Mouzaïa : encore un village.

 

 

 

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Comme un air de campagne (2/3)

28 Septembre 2016, 20:36pm

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Publié par barreteau

 Comme un air de campagne (2/3)

Villa de l'Ermitage et cité Leroy _Paris 20ème (juin 2012)

 

La Villa de l’Ermitage est un village champêtre au cœur du tissu urbain du 20ème arrondissement. Sa survivance n’a pourtant pas été évidente face à l'avidité des promoteurs. Mais l’association "Viva Villa", pour la préservation de la Villa de l’Ermitage, veillait au grain et fut ici l'empêcheur de bétonner en rond.

Alors, aujourd'hui, les petites maisons de ville, les pavillons, les ateliers d’artistes bordés de jardinets et de courettes, et bien d'autres constructions hétéroclites pleines de charme sont encore là … et c'est un petit miracle.

La Villa de l’Ermitage reste donc un confetti verdoyant, mémoire d’un quartier disparu pour sa plus grande part et célébré depuis longtemps par les photographes amoureux de Paris.

Vous ne connaissez pas encore ce quartier ? Alors c’est le moment d’aller y faire un tour, car aux beaux jours la Villa est très verte et très fleurie. Bonne balade !


>> Comme un air de campagne. (1/3)

>> La ruée vers l'Est ...

>> Des villages dans la ville ...

 

 

 

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Comme un air de campagne. (1/3)

23 Septembre 2016, 16:25pm

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Publié par barreteau

Comme un air de campagne. (1/3)

Rue Irénée Blanc_Paris 20ème (juin 2012)

 

Comment être à la campagne tout en étant en plein Paris ? C'est simple, pour cela il faut vivre à "La Campagne à Paris", dans le 20ème arrondissement, non loin de la Porte de Bagnolet.
Ce micro-quartier se compose d’un ensemble de rues surélevées, comme en apesanteur, et donc isolées des bruits et de l'agitation du reste de la ville. Partout des maisons avec jardin, où le lierre et la vigne vierge grimpent sur de singulières façades, et parfois aussi atteignent colombages et balcons. L’ensemble est plutôt cossu mais reste simple, et il fait bon s’y balader pour oublier la vie bruyante et stressante de la capitale.

"La Campagne à Paris" est donc avant tout un îlot de sérénité, un havre de repos et le royaume des villas secrètes ... Le calme verdoyant de ces petites maisons fleuries (92 pavillons achevés en 1926) étonne au milieu de l'agglomération parisienne. Pourquoi ce lieu - délicieux à la belle saison - est-il préservé de l'envahissement des voitures ? C'est parce que son accès, à partir des rues environnantes, se fait essentiellement … par des escaliers car seule la rue Pierre Mouillard autorise quelques véhicules à rejoindre ce petit paradis.
Alors n'hésitez pas à grimper l'escalier de la place Octave Chanute ... là-haut,  un lieu rare et fleurant bon la nature vous attend ... c'est effectivement la campagne à Paris!

 

>> Inaccessible campagne …

 

 

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Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.

17 Septembre 2016, 09:51am

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Publié par barreteau

Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.
Rue Charcot _Paris13e Arrondissement (Août 2010)

Paris Rive Gauche ! Ce quartier du 13ème arrondissement, au cœur de Paris, vit une véritable mutation depuis 25 ans. Et, aujourd'hui tous les chantiers ne sont pas entièrement bouclés. De la gare d'Austerlitz aux limites d'Ivry-sur-Seine, Paris Rive Gauche est le symbole de la modernité et du développement urbain de l'Est parisien. Cette transformation profonde a chamboulé la vie de quartier, le vieux 13ème - celui de Tardi et de Léo-Mallet - a quasiment disparu au profit d'une concentration d'immeubles dédiés majoritairement aux affaires plutôt qu'au résidentiel.

Paris Rive Gauche a son phare, un amer que l'on voit de loin, que l'on ne peut pas manquer: c'est la Grande, la "Très Grande Bibliothèque", la TGB ... Dès lors la perspective de la petite rue Charcot s'en trouve profondément changée, les tours de la TGB y sont omniprésentes et la rue a été prolongée jusqu'à l'avenue de France - une désertique dorsale - par une passerelle cycliste et piétonne.

Avec toutes ces folies urbanistiques, la rue porte définitivement bien son nom car Jean-Martin Charcot fut un éminent neurologue …


>> Désertiques dorsales ...

>> Rue Charcot Paris 13e Arrondissement

>> Lettre aux habitants de la rue Charcot.

 

 

 

 

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Il y a bistrots et bistrots ...

12 Septembre 2016, 08:51am

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Publié par barreteau

 

Le Café du Commerce, 13 rue de Clignancourt Paris 18ème

Lorsqu'on parle de bistrots, on est toujours un peu nostalgique. On a toujours ce curieux sentiment qui rend toute nouveauté suspecte. On se méfie du "concept", on craint le "toc", on subodore l'arnaque, et on a raison. Il y a peu de vrais bistrots car aujourd'hui, en ouvrir un ce n'est plus entrer dans le métier, mais faire un investissement. Et, avec la hausse du prix de l'immobilier, il est devenu impossible de vivre convenablement de la limonade si l'on n'a pas de gros capitaux ou un vieux tonton millionnaire.

Aussi désormais, la plupart des patrons de cafés sont des gérants ou des employés et se soucient de la clientèle comme d'une guigne. Ils ne parlent pas, ne paient le coup à personne et considèrent que le client est roi aussi longtemps qu'il casque et qu'il la ferme. Et surtout, ne me parlez pas des enseignes maudites, des "néo-cafétérias", qui sont tenues par des esclaves qui rêvent de l'American way of life. Mais où sont les neiges d'antan ?

Et pourtant, comme disait Antoine Blondin : "Le zinc est le seul métal conducteur d'amitié".




>> Les bistrots parisiens sur Parisperdu.

>> Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?

 

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Bercy par Robert Doisneau.

7 Septembre 2016, 10:04am

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Fanton, entrepôts de Bercy octobre 1974
© Atelier Robert Doisneau

 

Ce sont 30 photographies présentées pour la première fois dans le lieu-même de leur prise de vue, elles sont issues de plusieurs reportages du photographe réalisées dans les années 1970 puis 1980 dans les entrepôts de Bercy, futur Bercy Village. Alors que le lieu vit ses derniers moments de marché vinicole, Robert Doisneau se rend à Bercy à plusieurs reprises en 1974 et 1976 pour en garder une trace.
Eternel humaniste passé maître dans l’art du portrait, il photographie alors les travailleurs, les gens du quartier, mais aussi les chats errants, aux côtés de bâtiments presque vides, afin d’immortaliser ces instants du quotidien avant la fermeture définitive du site. En plus des séries de photographies en noir et blanc, on pourra notamment découvrir dans l’exposition une sélection de ses clichés en couleur, méconnus du public.

Lorsque Doisneau revient sur ses pas une dizaine d’années plus tard en 1987 et 1988 dans un lieu désormais désertique, quasi-fantomatique, empreint de nostalgie, il photographie le décor intriguant et poétique qui l’inspire alors pour réaliser plusieurs portraits de personnalités, dont celui de l’écrivain et journaliste Antoine Blondin.

Les visiteurs de la Cour Saint-Emilion s’immergeront dans l’histoire de ces anciens chais vinicoles, dans le Bercy des années 1970 et 1980, à travers les portraits émouvants des derniers travailleurs des entrepôts de Bercy, instantanés de la fin d’une époque et clichés empreints de la poésie d’un lieu à l’abandon.

Les amoureux de Paris et de Robert Doisneau, ont jusqu'au 2 octobre 2016 pour découvrir cet événement sous les voûtes de la Cour Saint-Emilion, en accès libre.


>> Bercy par /by Doisneau, "in situ".

>> Doisneau à Bercy, ses clichés en couleur, méconnus du public.(1)

>> Doisneau à Bercy, ses clichés en couleur, méconnus du public.(2)

>> Antoine Blondin à Bercy par Robert Doisneau (1987)

>> Doisneau et Parisperdu:

* Aux entrepôts de Bercy

*
Dans les chais de Bercy

*
Cour Saint-Emilion.

*
Une petite ville pinardière.

 

 

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Le dernier visa de Marc Riboud …

2 Septembre 2016, 16:55pm

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Publié par barreteau

Le dernier visa de Marc Riboud …

 28ème édition de Visa pour l'image _ Couvent des Minimes Perpignan 01/09/2016

 

En me rendant à l'édition 2016 de "Visa pour l'image", dans cette Mecque du Photojournalisme qu'est Perpignan, je me fais une joie de retrouver le génie de l'œil de Marc Riboud, avec la présentation de son reportage sur Cuba. Des photos quelque peu oubliées mais toujours aussi fortes, 53 ans après !
Mais en sortant du couvent des Minimes, mon téléphone vibre, c'est une notification de l'AFP: "Le célèbre photographe français Marc Riboud est mort". La surprise est totale, le coup est rude, certaines images que je viens juste de voir me reviennent brutalement à l'esprit: Fidel Castro, les petits cubains jouant dans de sordides ruelles, les affiches de la propagande communiste: "URSS y Cuba la mano en la mano" …

Cette sensation qui vous laisse sans voix, Riboud l'avait sans doute eue lui aussi, lors de ce reportage à Cuba, en 1963: car, lors d'un déjeuner avec Castro, le téléphone sonne: "Kennedy a été assassiné".

Marc Riboud qui a parcouru le monde entier (États-Unis, Inde, Chine, Algérie, Afrique noire, Vietnam, Bangladesh, Japon ... et Cuba donc), pour nous rapporter des images d'une grande sensibilité, aura donc obtenu son dernier visa à Perpignan …
Mais au fait, n'est-ce pas justement "le centre du monde" ?


>> Les femmes de Marc Riboud ...

>>Le célèbre "Peintre de la Tour Eiffel" de Marc  Riboud 1953, exposé à Guangzhou, en Chine, en mai 2012 © Chen Yehua / Xinhua / AFP. 

>> Marc Riboud face à ses photos (interview vidéo)

 

 

 

 

 

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