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PARISPERDU

Des nouveaux kiosques à journaux bientôt dans Paris …

14 Octobre 2016, 10:23am

Publié par barreteau

Des nouveaux kiosques à journaux bientôt dans Paris …

 

L'actuel et le futur ... lequel préférez-vous ... ?

 

Le nouveau modèle de kiosque imaginé pour Paris est loin de faire l’unanimité, le look est peut-être plus moderne mais on dirait une poubelle géante, ou une espèce de gros conteneur, … vraiment c’est plutôt moche.

Pourtant pour concevoir ces nouveaux kiosques, la Mairie de Paris a choisi Matali Crasset ou plutôt matali crasset (elle ne veut pas de majuscules à son nom !), un ponte du design, une des "designeuses" françaises les plus reconnues au monde … mais son résultat ne fait pas rêver …

Les nouveaux kiosques apporteront, parait-il, plus de confort pour les marchands de presse, bien, mais pourquoi ne pas concilier cet avantage avec un design qui reprenne ce qui fait tout le charme du "Paris Romantique" cher aux touristes de France et du monde entier car, au même titre que les colonnes Morris ou les fontaines Wallace, les kiosques à journaux de style Haussmannien avec leurs éléments de décor en fer forgé sont emblématiques de la Capitale. On peut même affirmer que les kiosques à journaux parisiens sont comme les bus londoniens rouges ou les taxis jaunes à New York, ils sont d'un attrait touristique incontournable. Ils font partie de la marque de commerce de la ville... Alors, avoir demain des kiosques sans âme et totalement impersonnels, c'est plus que dommage, cela porte atteinte à la beauté et à la spécificité de Paris : quel intérêt d’avoir des kiosques à journaux pouvant se retrouver dans n’importe quelle ville du monde ? A Paris désormais on dirait que tout ce qui est traditionnel et de bon goût doit disparaitre... On pourrait aussi démonter la Tour Eiffel ou transformer l'Arc de Triomphe avec de la publicité électronique sur toutes les faces, style Time Square à New-York …! Vous verrez que bientôt la Mairie de Paris s'attaquera aux bouches de métro de Guimard ou aux colonnes Morris: pas assez modernes, elles non plus ...


>> Le mobilier urbain parisien sur Parisperdu

>> Signez la Pétition : " Non aux nouveaux kiosques à journaux Parisiens"

 

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Belleville lance ses premières Journées de l'artisanat.

9 Octobre 2016, 09:26am

Publié par barreteau

 Belleville lance ses premières Journées de l'artisanat.

Elise Kastner   Céramiste, Atelier K au 50 rue Ramponeau, 75020 Paris


L’artisanat à Belleville fait partie de l'histoire du quartier. Aujourd’hui encore, il est toujours bien ancré dans ce quartier populaire, et garde une force créatrice intacte.

Aussi, pour mieux connaître ces artisans, les 1ères Journées de l’Artisanat à Belleville vont se tenir les 15 et 16 octobre prochains avec un parcours "Portes Ouvertes" de 30 ateliers, des tables rondes, des expositions et des démonstrations de savoir-faire.

Venez découvrir ces métiers de passion.


>> Demandez le programme ...

 

 

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Comme un air de campagne (3/3)

4 Octobre 2016, 11:12am

Publié par barreteau

 Comme un air de campagne (3/3)

Villa Alexandre Ribot _Paris 19ème (juin 2012)

A la Mouzaïa, dans ce quartier du 19ème arrondissement, en bordure de Paris, on a l’impression d’avoir déjà quitté la capitale. La vie semble s’y écouler paisiblement, au milieu du chant des oiseaux, avec beaucoup de verdure et … fort peu de voitures.

Les maisons se ressemblent toutes. Cependant, au fil des ans, les propriétaires ont fait des aménagements pour profiter au maximum d'habitations plutôt exiguës. Ainsi, les cours ont été transformées en cuisines ajourées, donnant à l'arrière des villas une curieuse enfilade de verrières.

Dans l'une des nombreuses ruelles, que l'on nomme ici, "Villas" et qui sont un peu comme des chemins de campagne, cachée entre les rue de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité, une petite maison au charme désuet est parfois à vendre … chère, très chère ...

"Charme et douceur de vivre pour ce bien d'exception" dira l'annonce de l'Agence immobilière. Compter de 10 à 12 000 euro du mètre carré, et parfois plus, pour une villa des années 30, affichant 90 à 100 m2 habitables, souvent à rafraîchir, et avec 20 à 30 m2 de jardinet attenant.

Bienvenue à la campagne !


>> Comme un air de campagne (2/3)

>> La Mouzaïa : encore un village.

 

 

 

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Comme un air de campagne (2/3)

28 Septembre 2016, 20:36pm

Publié par barreteau

 Comme un air de campagne (2/3)

Villa de l'Ermitage et cité Leroy _Paris 20ème (juin 2012)

 

La Villa de l’Ermitage est un village champêtre au cœur du tissu urbain du 20ème arrondissement. Sa survivance n’a pourtant pas été évidente face à l'avidité des promoteurs. Mais l’association "Viva Villa", pour la préservation de la Villa de l’Ermitage, veillait au grain et fut ici l'empêcheur de bétonner en rond.

Alors, aujourd'hui, les petites maisons de ville, les pavillons, les ateliers d’artistes bordés de jardinets et de courettes, et bien d'autres constructions hétéroclites pleines de charme sont encore là … et c'est un petit miracle.

La Villa de l’Ermitage reste donc un confetti verdoyant, mémoire d’un quartier disparu pour sa plus grande part et célébré depuis longtemps par les photographes amoureux de Paris.

Vous ne connaissez pas encore ce quartier ? Alors c’est le moment d’aller y faire un tour, car aux beaux jours la Villa est très verte et très fleurie. Bonne balade !


>> Comme un air de campagne. (1/3)

>> La ruée vers l'Est ...

>> Des villages dans la ville ...

 

 

 

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Comme un air de campagne. (1/3)

23 Septembre 2016, 16:25pm

Publié par barreteau

Comme un air de campagne. (1/3)

Rue Irénée Blanc_Paris 20ème (juin 2012)

 

Comment être à la campagne tout en étant en plein Paris ? C'est simple, pour cela il faut vivre à "La Campagne à Paris", dans le 20ème arrondissement, non loin de la Porte de Bagnolet.
Ce micro-quartier se compose d’un ensemble de rues surélevées, comme en apesanteur, et donc isolées des bruits et de l'agitation du reste de la ville. Partout des maisons avec jardin, où le lierre et la vigne vierge grimpent sur de singulières façades, et parfois aussi atteignent colombages et balcons. L’ensemble est plutôt cossu mais reste simple, et il fait bon s’y balader pour oublier la vie bruyante et stressante de la capitale.

"La Campagne à Paris" est donc avant tout un îlot de sérénité, un havre de repos et le royaume des villas secrètes ... Le calme verdoyant de ces petites maisons fleuries (92 pavillons achevés en 1926) étonne au milieu de l'agglomération parisienne. Pourquoi ce lieu - délicieux à la belle saison - est-il préservé de l'envahissement des voitures ? C'est parce que son accès, à partir des rues environnantes, se fait essentiellement … par des escaliers car seule la rue Pierre Mouillard autorise quelques véhicules à rejoindre ce petit paradis.
Alors n'hésitez pas à grimper l'escalier de la place Octave Chanute ... là-haut,  un lieu rare et fleurant bon la nature vous attend ... c'est effectivement la campagne à Paris!

 

>> Inaccessible campagne

 

 

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Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.

17 Septembre 2016, 09:51am

Publié par barreteau

Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.
Rue Charcot _Paris13e Arrondissement (Août 2010)

Paris Rive Gauche ! Ce quartier du 13ème arrondissement, au cœur de Paris, vit une véritable mutation depuis 25 ans. Et, aujourd'hui tous les chantiers ne sont pas entièrement bouclés. De la gare d'Austerlitz aux limites d'Ivry-sur-Seine, Paris Rive Gauche est le symbole de la modernité et du développement urbain de l'Est parisien. Cette transformation profonde a chamboulé la vie de quartier, le vieux 13ème - celui de Tardi et de Léo-Mallet - a quasiment disparu au profit d'une concentration d'immeubles dédiés majoritairement aux affaires plutôt qu'au résidentiel.

Paris Rive Gauche a son phare, un amer que l'on voit de loin, que l'on ne peut pas manquer: c'est la Grande, la "Très Grande Bibliothèque", la TGB ... Dès lors la perspective de la petite rue Charcot s'en trouve profondément changée, les tours de la TGB y sont omniprésentes et la rue a été prolongée jusqu'à l'avenue de France - une désertique dorsale - par une passerelle cycliste et piétonne.

Avec toutes ces folies urbanistiques, la rue porte définitivement bien son nom car Jean-Martin Charcot fut un éminent neurologue …


>> Désertiques dorsales ...

>> Rue Charcot Paris 13e Arrondissement

>> Lettre aux habitants de la rue Charcot.

 

 

 

 

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Il y a bistrots et bistrots ...

12 Septembre 2016, 08:51am

Publié par barreteau

 

Le Café du Commerce, 13 rue de Clignancourt Paris 18ème

Lorsqu'on parle de bistrots, on est toujours un peu nostalgique. On a toujours ce curieux sentiment qui rend toute nouveauté suspecte. On se méfie du "concept", on craint le "toc", on subodore l'arnaque, et on a raison. Il y a peu de vrais bistrots car aujourd'hui, en ouvrir un ce n'est plus entrer dans le métier, mais faire un investissement. Et, avec la hausse du prix de l'immobilier, il est devenu impossible de vivre convenablement de la limonade si l'on n'a pas de gros capitaux ou un vieux tonton millionnaire.

Aussi désormais, la plupart des patrons de cafés sont des gérants ou des employés et se soucient de la clientèle comme d'une guigne. Ils ne parlent pas, ne paient le coup à personne et considèrent que le client est roi aussi longtemps qu'il casque et qu'il la ferme. Et surtout, ne me parlez pas des enseignes maudites, des "néo-cafétérias", qui sont tenues par des esclaves qui rêvent de l'American way of life. Mais où sont les neiges d'antan ?

Et pourtant, comme disait Antoine Blondin : "Le zinc est le seul métal conducteur d'amitié".




>> Les bistrots parisiens sur Parisperdu.

>> Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?

 

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Bercy par Robert Doisneau.

7 Septembre 2016, 10:04am

Publié par barreteau


Fanton, entrepôts de Bercy octobre 1974
© Atelier Robert Doisneau

 

Ce sont 30 photographies présentées pour la première fois dans le lieu-même de leur prise de vue, elles sont issues de plusieurs reportages du photographe réalisées dans les années 1970 puis 1980 dans les entrepôts de Bercy, futur Bercy Village. Alors que le lieu vit ses derniers moments de marché vinicole, Robert Doisneau se rend à Bercy à plusieurs reprises en 1974 et 1976 pour en garder une trace.
Eternel humaniste passé maître dans l’art du portrait, il photographie alors les travailleurs, les gens du quartier, mais aussi les chats errants, aux côtés de bâtiments presque vides, afin d’immortaliser ces instants du quotidien avant la fermeture définitive du site. En plus des séries de photographies en noir et blanc, on pourra notamment découvrir dans l’exposition une sélection de ses clichés en couleur, méconnus du public.

Lorsque Doisneau revient sur ses pas une dizaine d’années plus tard en 1987 et 1988 dans un lieu désormais désertique, quasi-fantomatique, empreint de nostalgie, il photographie le décor intriguant et poétique qui l’inspire alors pour réaliser plusieurs portraits de personnalités, dont celui de l’écrivain et journaliste Antoine Blondin.

Les visiteurs de la Cour Saint-Emilion s’immergeront dans l’histoire de ces anciens chais vinicoles, dans le Bercy des années 1970 et 1980, à travers les portraits émouvants des derniers travailleurs des entrepôts de Bercy, instantanés de la fin d’une époque et clichés empreints de la poésie d’un lieu à l’abandon.

Les amoureux de Paris et de Robert Doisneau, ont jusqu'au 2 octobre 2016 pour découvrir cet événement sous les voûtes de la Cour Saint-Emilion, en accès libre.


>> Bercy par /by Doisneau, "in situ".

>> Doisneau à Bercy, ses clichés en couleur, méconnus du public.(1)

>> Doisneau à Bercy, ses clichés en couleur, méconnus du public.(2)

>> Antoine Blondin à Bercy par Robert Doisneau (1987)

>> Doisneau et Parisperdu:

Aux entrepôts de Bercy

*
Dans les chais de Bercy

*
Cour Saint-Emilion.

*
Une petite ville pinardière.

 

 

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Le dernier visa de Marc Riboud …

2 Septembre 2016, 16:55pm

Publié par barreteau

Le dernier visa de Marc Riboud …

 28ème édition de Visa pour l'image _ Couvent des Minimes Perpignan 01/09/2016

 

En me rendant à l'édition 2016 de "Visa pour l'image", dans cette Mecque du Photojournalisme qu'est Perpignan, je me fais une joie de retrouver le génie de l'œil de Marc Riboud, avec la présentation de son reportage sur Cuba. Des photos quelque peu oubliées mais toujours aussi fortes, 53 ans après !
Mais en sortant du couvent des Minimes, mon téléphone vibre, c'est une notification de l'AFP: "Le célèbre photographe français Marc Riboud est mort". La surprise est totale, le coup est rude, certaines images que je viens juste de voir me reviennent brutalement à l'esprit: Fidel Castro, les petits cubains jouant dans de sordides ruelles, les affiches de la propagande communiste: "URSS y Cuba la mano en la mano" …

Cette sensation qui vous laisse sans voix, Riboud l'avait sans doute eue lui aussi, lors de ce reportage à Cuba, en 1963: car, lors d'un déjeuner avec Castro, le téléphone sonne: "Kennedy a été assassiné".

Marc Riboud qui a parcouru le monde entier (États-Unis, Inde, Chine, Algérie, Afrique noire, Vietnam, Bangladesh, Japon ... et Cuba donc), pour nous rapporter des images d'une grande sensibilité, aura donc obtenu son dernier visa à Perpignan …
Mais au fait, n'est-ce pas justement "le centre du monde" ?


>> Les femmes de Marc Riboud ...

>>Le célèbre "Peintre de la Tour Eiffel" de Marc  Riboud 1953, exposé à Guangzhou, en Chine, en mai 2012 © Chen Yehua / Xinhua / AFP. 

>> Marc Riboud face à ses photos (interview vidéo)

 

 

 

 

 

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Ce n'est pas trop tôt.

28 Août 2016, 11:28am

Publié par barreteau

Ce n'est pas trop tôt ….

Nettoyage de la statue de la place de la République_ Paris 8 août 2016

La statue de la Place de la République a fait peau neuve. Plus de fleurs, de bougies, de dessins, et surtout plus de tags … En une dizaine de jours, début août, les équipes de la Ville de Paris ont redonné toute sa splendeur au monument historique. Et ce n'est pas trop tôt …

Car depuis plus d'un an, le socle, les bronzes et même la Marianne étaient tagués, gribouillés, bardés de dessins, d'autocollants, de slogans politiques et même d'insultes racistes et antisémites… Tout cet avilissement est en grande partie le résultat des débordements, en marge du mouvement Nuit Debout et de son squat de la place, mais aussi celui des manifestations contre la loi Travail… Car ce ne sont pas les hommages aux victimes des attentats qui ont couvert le piédestal de tags et autres slogans, ce sont bien les manifestants autogérés, anars et autres gauchisants qui ont défiguré ce qui devrait pourtant être leur symbole...

Après ce grand nettoyage, il n’est  pas question d’ôter le caractère mémoriel de la statue, bien au contraire, nous pourrons toujours rendre hommage aux victimes à cet endroit comme au pied de l’arbre du souvenir qui a été planté, un an après les attentats de janvier 2015, sur cette même place. Mais il fallait que la statue soit propre car c’est la volonté d'une très large majorité de parisiens.

Marianne devait retrouver sa qualité première: "Liberté, Egalité, Fraternité" et aussi "Pax" sont les seuls mots qui doivent être inscrits à cet endroit. Les tags n'ont rien à faire ici et désormais des agents seront là pour surveiller le monument et mettre des amendes à ceux qui dégradent notre patrimoine, et là aussi, ce n'est pas trop tôt ….

 

 

>> Voir aussi : République, "the place to be…"

 

 

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Fermeture estivale.

28 Juillet 2016, 09:55am

Publié par barreteau

Fermeture estivale.

Comme chaque année, à l'occasion des vacances d'été, Parisperdu fait une pause, un "break".

Alors nous vous donnons rendez-vous, ici même, le 29 août 2016. 

D'ici-là, Parisperdu  vous souhaite de très bonnes vacances !

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La photo qui pose question … ?

21 Juillet 2016, 08:15am

Publié par barreteau

 

La photo qui pose question … ?

David "Chim" Seymour, à gauche, saluant Henri Cartier-Bresson à Paris 1938. David Seymour / Magnum Photos ©.

 

Sur cette image figurent deux photographes majeurs du siècle dernier, deux monstres sacrés: David "Chim" Seymour et Henri Cartier-Bresson " H C-B". La photo a été prise à Paris,  sur les hauts de Belleville, en 1938, lors d'un défilé-manifestation. A cette époque, les deux photographes travaillent pour un nouveau quotidien communiste "Ce soir", dont Louis Aragon assure la direction. Mais, souvent en reportage de longue durée, chacun de leur côté en France, en Europe où ailleurs dans le monde, les deux photographes ont peu l'occasion de se voir car il est rarissime qu'ils couvrent un même évènement. 

Aussi, en ce jour de mai 38, quand ils se rencontrent par hasard sur cette manif, ils se saluent longuement. La rencontre est si exceptionnelle qu'il leur semble justifié de l'immortaliser.

Mais on peut légitimement se poser une question, "Qui a pris la photo" ?

L'histoire ne le dit pas, même si dans les archives de l'Agence Magnum, la photo est créditée ainsi : "David Seymour / Magnum Photos ©". Alors "Chim" avait-il posé son appareil sur un pied et actionné le retard pour capter ce qui serait alors une mise en scène de la rencontre ? Où alors est-ce un comparse qui a pris le cliché, possiblement  avec l'appareil de David Seymour car l'appareil de Chim n'apparait pas sur la photo. Il s'agirait alors d'un comparse moins expérimenté car son cadrage a coupé les pieds de nos deux compères … Quoiqu'il en soit, il est certain que ce n'est pas l'appareil de Cartier-Bresson qui a saisi la scène car H C-B lui, porte bel et bien son Leica en bandoulière … Si vous avez la réponse, n'hésitez pas à nous en faire part. Merci d'avance…


>> Les photographes majeurs sur Parisperdu.

>> Tout savoir sur David Seymour, dit "Chim".

>> Henri Cartier-Bresson, à vue d'oeil.

 

 

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Les trois escaliers de l'autre butte …

15 Juillet 2016, 08:24am

Publié par barreteau

 

Les trois escaliers de l'autre butte …

 

Dans sa "Complainte de la Butte", Mouloudji nous dit que "les escaliers de la butte sont durs aux miséreux". Cette butte, c'est  Montmartre bien sûr. Mais, non loin de là, il est une autre butte, moins célèbre mais tout aussi attachante. Car la butte Bergeyre est un mini-Montmartre qui aurait encore des allures de campagne. Et-là, nous sommes dans l'arrière-cour de Paris.

Pour grimper là-haut, deux escaliers abrupts, percés étroitement au travers d'immeubles, donnent accès au sommet. L'un de ces escaliers, avenue Simon Bolivar, est précisément celui où Willy Ronis a saisi dans son objectif un instant magique, "sur le fil du hasard", comme il se plaisait à le dire. Un troisième escalier, baptisé "rue Michel Tagrine", permet de couper le lacet quasi montagnard, de la rue Georges-Lardennois. Mais quelque soit l'escalier que l'on choisisse, arrivé au sommet, on sera récompensé de ses efforts par la soudaine découverte d’un panorama grandiose sur Montmartre et le Sacré-Cœur, panorama d’autant plus merveilleux qu’il était insoupçonné …


>> La butte Bergeyre sur Parisperdu.

 

 

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Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier.

8 Juillet 2016, 17:53pm

Publié par barreteau

Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier … 
20, rue de Crussol Paris 11ème (juin 2015)

 

Ici, dans les années 70, rue de Crussol ou rue du Grand Prieuré, non loin du marché Popincourt et à deux pas de République, c'est encore comme un coin de province endormi.

Ce jour-là il fait gris sur le boulevard Voltaire et il commence à pleuvoir. Au métro Oberkampf se dégage l’odeur indéfinissable du pavé brillant sous la pluie.

Chez Marinette, un bar sans prétention, les clients se connaissent tous un peu. Au petit matin, sous le regard déjà vif de la patronne, les tuyaux chromés de la grosse machine à expresso crachent le café brûlant aux lève-tôt du boulot. Et parfois, le calva est caché dans la tasse chaude… Un peu avant treize heures, les artisans, les commerçants, les filles du salon de coiffure, les jeunes "arpètes" provinciaux hébergés dans les meublés du quartier… tous viennent ici manger les œufs durs-salade et le hachis Parmentier de Marinette.

A la fin du repas, les rires débordent dans la petite rue… Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier puisqu’ils n’avaient même pas fait philo… On ne leur a rien demandé, ils n'ont rien vu venir mais maintenant, il a bien changé leur quartier. Désormais, de l'autre côté du carrefour, boulevard Voltaire, à la place du bar de Marinette, Planet Sushi étale ses scooters bleus et ses néons roses…

 

 

>> Oberkamp est aujourd'hui le paradis des Cafés bobo …

 

 

 

 

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Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

3 Juillet 2016, 09:37am

Publié par barreteau

Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

"Produits d'Antant" une boutique liée à l'artisanat traditionnel du quartier, à l'angle de la rue du Dahomey et de la rue Saint-Bernard 75011 Paris (juin 2012)

Le passé colonial de la France transpire encore dans le nom de certaines rues de Paris. Ainsi, au hasard des arrondissements, on trouve une rue, une place et aussi une impasse du Maroc. Puis l'Algérie a son boulevard et la Tunisie son avenue. Et pêle-mêle, on rencontre les rues du Congo, du Niger, du Gabon, du Sénégal, de Madagascar, de Pondichéry, du Cambodge, du Laos … J'en oublie sans doute … Et, si la rue d'Annam n'a pas été renommée rue du Viêt-Nam, on peut penser que Diên Biên Phu y est peut-être pour quelque chose !

Mais que se passe-t-il dans le 11ème arrondissement avec la rue du Dahomey ? Celle-ci porte en effet depuis 1894 le nom de ce petit pays d'Afrique, alors colonie française. Mais le Dahomey devient indépendant en 1960 et prend alors le nom de Bénin en 1975. Pourtant depuis cette date rien n'a changé, à Paris on ne connaît que le Dahomey  …

Mais si finalement, quelque chose a bien changé rue du Dahomey car, située entre Bastille et Nation, elle se trouve en plein quartier du meuble, et aujourd'hui, avec la gentrification du secteur, architectes, photographes et artistes se sont installés à la place des menuisiers et des ébénistes qui peu à peu ont fermé boutique. Seul le magasin "Produits d'Antant"  témoigne encore de l'histoire de ce quartier populaire. Toujours ouvert, il prodigue à ses clients conseils et démonstrations sur place: un commerce à l'ancienne, loin des Castorama et autres Bricomarché. Et ça, rue du Dahomey, … c'est pas bénin !

 

>> Liste des colonies française, sur Wikipédia.

 

 

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