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PARISPERDU
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Photographes Humanistes (9/13): Ina Bandy

5 Décembre 2017, 09:03am

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Publié par barreteau


Photographes Humanistes (9/13): Ina Bandy


Montreuil - 1947 © coll. Fondation Robert Ardouvin / Ina Bandy

 

 Ida Gurevitsch naît en 1903 à Tallin dans une Estonie alors province russe. Au début des années 1920, Ida séjourne à Moscou, elle y rencontre Nicolas Neumann, un photographe hongrois. Ils se marient et quittent l’U.R.S.S. en 1925. Nicolas Neumann, alias Nicolas Bandy, apprend les ficelles du métier à celle qui deviendra Ina Bandy et gardera ce pseudonyme même après leur divorce.

Puis elle traverse l’Europe, en séjournant en Allemagne avant de venir s’installer définitivement en France au début des années 1930.

À Paris, elle se lie avec l’agence photographique "Alliance Photo" fondée par René Zuber et où collaborent Denise Bellon, Robert Capa et quelques autres photographes, tous alors inconnus.

Dans les années qui précèdent la guerre, Ina vit dans le XVe arrondissement de Paris, et par la suite, malgré les persécutions nazies des familles juives, elle choisit de rester en France, se cachant sous son pseudonyme.

Après-guerre, elle s’installe à l’hôtel de la Paix, 29 quai d’Anjou sur l’île Saint-Louis. Elle y habitera jusqu’à sa mort. Elle y occupe une petite chambre avec vue sur la Seine et dispose d’un petit local au rez-de-chaussée qui lui sert d’atelier. Elle réalise toutes les opérations elle-même, allant jusqu’à faire ses tirages de grand format sur le sol de sa cuisine. L’hôtel, outre le fait qu’il est très bon marché, abrite quelques autres "gentils farfelus" : Michel Tournier, Georges de Caunes, Pierre Boulez, Gilles Deleuze, Jesús Rafael Soto ou la comtesse de la Falaise.
Ina Bandy réalise alors des reportages photographiques pour des magazines tels que ELLE, Médecine de France et Art News ou des journaux parisiens. Elle photographie, ainsi, entre autres, des personnalités des arts et de la culture : Giacometti, Calder ou Chagall et bien d’autres. Elle réalise aussi des reportages en noir et blanc, mais aussi en couleur, sur la vie quotidienne et plus particulièrement celle des gens modestes. Pour autant, ses sujets de prédilection seront les enfants. Elle en fera des milliers de photographies dont l’esprit situe son œuvre au côté des photographes humanistes comme Robert Doisneau, Willly Ronis et Sabine Weiss.

Femme menue, d’aspect chétif, elle se sera battue toute sa vie pour sa survie… Son attitude solitaire et discrète explique en partie le manque de renseignements dont nous disposons aujourd’hui sur son œuvre et sa vie.

Elle meurt en février 1973, presque oubliée et son fond photographique est dispersé.

Aujourd’hui, sa famille, notamment Antoine Gurewitch, son petit-neveu, avec l’aide d’historiens et de personnes qui l’ont connue, effectue des recherches sur son histoire personnelle et son œuvre photographique encore trop méconnue.

 

>> Une exposition marque le retour d’Ina Bandy sur la scène photographique.
 

>> Autoportrait Paris © coll. Fondation Robert Ardouvin / Ina Bandy

>> Photographes Humanistes (8/13): Édith Gérin

 

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"6 mètres avant Paris"… il en reste très peu !

30 Novembre 2017, 10:01am

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Publié par barreteau

"6 mètres avant Paris"… il en reste très peu !

Jonction du boulevard Félix Faure à Aubervilliers et du Boulevard de la Commanderie Paris 19ème.
Photo © : Aspered

 

Eustache Kossakowski réalise, au Printemps 1971, une série de 159 photos qu'il intitule "6 mètres avant Paris". Le regard attiré par les panneaux indiquant la limite administrative de Paris, Kossakowski décide de les photographier tous, absolument tous. Peu importe qu'ils soient en tôle ou en ciment, l'essentiel pour lui, est qu'ils portent le nom de la capitale.

Lors de mon billet consacré à cette série de Kossakowski, je disais : "Aujourd'hui, refaire cet exercice est totalement impossible. A quelques très rares exceptions près, les panneaux "Paris" ont tous disparu des portes d'entrée de la capitale : comme pour mieux signifier que Paris déborde maintenant sur les banlieues ... à moins que ce ne soit l'inverse ... !

Et pourtant ... sur Instagram, j'ai récemment découvert une démarche similaire. Aspered, l'auteur-photographe nous dit : "Sans d'abord connaître le travail de Kossakowski, je me suis moi aussi lancé dans l'idée de photographier ces panneaux qui entourent Paris. Mais il n'en reste plus beaucoup. Et, en 2017 ça devient une véritable chasse au trésor, car je n'en ai trouvé qu'une petite quarantaine ... 38 exactement !"

Merci à l'auteur de ce remake, désormais passablement "écourté" …

 

>> Le travail d'Eustache KOSSAKOWSKI sur Parisperdu

>> Ici, c'est Paris ...

>> "6 mètres avant Paris", récemment au MAC VAL

 

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Photographes Humanistes (8/13): Édith Gérin

25 Novembre 2017, 19:18pm

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Publié par barreteau


 Boulevard Auguste Blanqui. Paris (XIIIème arr.), début des années 1950.

 

Edith Gérin est née en 1910 en Lorraine, près de Thionville.

Elle passe son enfance et sa jeunesse à Paris, dans le 18e arrondissement, boulevard Ornano. Ce n’est que vers 37 ans qu’elle commence à s’adonner à la photographie. Habitant à l’époque sur la rive droite de la Seine, elle photographie surtout le fleuve et les quais avec des ambiances de brume matinale ou des scènes de rue du centre de Paris.

Plus tard, ayant déménagé sur la rive gauche, à la limite des 13e et 14e arrondissements, elle promène alors son appareil entre le Quartier latin et le sud de capitale, alors en pleine mutation. Elle a ainsi immortalisé les quartiers Glacière-Arago-Gobelins avant les grandes rénovations des années 1960.

Ne cherchant pas à faire œuvre de témoignage, elle s’est surtout attachée aux ambiances, aux éclairages, aux reflets sur les pavés mouillés ... La présence de personnages demeure pour elle anecdotique, souvent sous formes de silhouettes plutôt que comme objet d’étude.
Bien qu'aujourd'hui classée parmi les photographes humanistes, elle s’est toujours défendue d’avoir voulu faire de la photographie humaniste, sa sensibilité l’orientant essentiellement vers des atmosphères insolites ou poétiques.

Ses œuvres ont été publiées dans les revues spécialisées des années 60 : "Photo ciné revue", "Noir et blanc" … ou "Point de vue images du monde" qui consacrait à l’époque sa double page centrale à la photographie.

Durant ses années d’activité professionnelle, elle n’a pu voyager qu’en France et en Europe, mais une fois à la retraite, elle entreprend des expéditions plus lointaines. Elle en rapporte de nombreuses photographies encore peu connues.
De même, ce n’est que dans les années 1980 qu’elle sort un grand nombre de photos de ses tiroirs et commence à exploiter plus méthodiquement ses clichés du Paris ancien.

Dans les années 1990, certaines de ses photographies ont été présentées lors d’expositions sur la photographie humaniste et ont illustré plusieurs livres : "Paris perdu" (1991), "Je me souviens du 13e arrondissement" (1995), "Paris des photographes" et "Les Parisiens " (1996). Elle a également fait partie des huit photographes représentant la photographie humaniste à l’occasion des rencontres d’Arles en 1993 et 1994.

 

Edith Gérin nous a quitté en 1997, elle avait 87 ans.

 
 

>> Aujourd'hui Edith Gérin se vend très bien …

>>
Photographes Humanistes (7/13) : Jean-Philippe Charbonnier


 

 

 

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Vive la nostalgie !

20 Novembre 2017, 15:45pm

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Publié par barreteau

Vive la nostalgie !

Rue de Belleville _Paris 20ème


Dans ces quartiers excentrés de Paris, faute de volonté réelle au plus haut niveau, le passé disparaît progressivement. Ainsi c'est tout un pan de Belleville qui n'existe plus désormais que dans certaines mémoires.

Toutefois, en se promenant dans les rues pentues du 20ème arrondissement, on ressent, aujourd'hui encore, un sentiment étrange : tout n'a pas disparu ! Le côté "à part", celui d'un Paris différent du reste de la capitale est encore là dans quelques recoins protégés de Belleville et de Ménilmontant.  Mais ce ressenti est une chose intime, différent du spectaculaire, aussi est-il est difficile à transcrire.

Alors, malgré tous les bouleversements qu'a connu le secteur, on se rend bien compte que ce Paris n'est pas près de disparaître... Et c'est tant mieux !

Alors, vive la nostalgie ! Vive les dinosaures ! Et bienvenue dans le monde réel.


>> La nostalgie refait surface quand le présent n'est pas à la hauteur du passé.

>> Parisperdu et la nostalgie.

 

 

 

 

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Photographes Humanistes (7/13) : Jean-Philippe Charbonnier.

15 Novembre 2017, 09:07am

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Publié par barreteau

 

 Photographes Humanistes (7/13) : Jean-Philippe Charbonnier

 

Deux mains et une culotte, Luxembourg, Paris 1978  
© Jean-Philippe Charbonnier

 

Jean-Philippe Charbonnier, piéton de Paris débute sa carrière de photographe sur un plateau de cinéma. Durant la Seconde Guerre Mondiale, il se réfugie à Lyon où il travaille dans divers labos photos.
Une presse abondante, née dans l’enthousiasme de la libération, lui fournit de nombreuses occasions de travail, notamment au sein de la rédaction des journaux "Libération" et "France-Dimanche".

De 1950 à 1974, il collabore à la revue illustrée "Réalités" alors la plus influente en France.
Le regard tourné vers l’extérieur, Charbonnier parcourt son pays et le monde pour réaliser de nombreux photo-reportages. Les portraits de vies qu’il effectue alors avec sincérité et proximité attirent l’attention de l’agence Rapho qui a fédéré en son sein l’école dite
"humaniste". Une école que Jean-Philippe Charbonnier intègre dès lors aux côtés de Willy Ronis, Édouard Boubat ou encore Sabine Weiss. Ses travaux sont alors publiés dans le monde entier.

Ses images racontent le quotidien des hommes ; certaines sont prises dans la rue, à la volée, et d’autres sont posées. Ses photographies sont toujours compréhensibles par le lecteur, centrées sur le personnage principal, sans effets inutiles.

Son travail réalisé sur Paris révèle la singularité d’une œuvre marquée par un regard social et touchant, porté sur la transformation de la société de l’après-guerre.

Au hasard de ses reportages, Charbonnier photographie des tranches de vie, devenues des documents d’histoire. "On fait toujours des photos qui seront historiques un jour ou l’autre" répétait Charbonnier. Il écrivait lui-même ses légendes qu'il considérait indissociables de ses photos. Leurs textes révèlent un humour où sommeille parfois une douce ironie. Elles constituent "avant tout une conversation, un monologue, un à propos de, plutôt qu’une espèce de littérature plus ou moins journalistique" disait-il.

Exposé aux Rencontres photographiques d'Arles en 1976 et au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 1983, il obtient en 1996 le Grand Prix de Photographie de la Ville de Paris.

Jean-Philippe Charbonnier, piéton de Paris nous quitte en 2004, il a alors 84 ans …


>> Jean-Philippe Charbonnier, l'œil de Paris aux Editions Séguier

>> Jean-Philippe Charbonnier, piéton de Paris

>> Photographes Humanistes (6/13) : Jean Marquis

 

 

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Les couvreurs-zingueurs de Paris au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco ?

10 Novembre 2017, 14:28pm

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Publié par barreteau

Les couvreurs-zingueurs de Paris au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco ?

 

Actuellement, 80% des toits parisiens sont recouverts de zinc, une matière qu’il faut renouveler tous les 50 ans, un chantier permanent mené à bien par des couvreurs-zingueurs, des hommes harnachés au-dessus du vide ou juchés sur des échelles.

Aujourd'hui, les couvreurs de Paris militent pour que leur profession soit inscrite au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco. Ils sont les gardiens d’un océan de gris, de tous ces toits de zinc qui participent au caractère unique de la capitale. Car depuis Napoléon III, tous les immeubles haussmanniens sont recouverts de zinc, un matériau peu cher et facile à installer. C’est ainsi que, peu à peu, une forêt métallique a recouvert Paris de gris, rendant largement visible, depuis le ciel, la transformation de la capitale par le baron Haussmann.
 
Le zinc a aussi permis aux architectes d’utiliser peu de charpentes, laissant plus d’espace intérieur pour y vivre. Sont alors apparues les chambres sous les toits, les chambres dites "de bonnes", elles aussi typiques de Paris.
Ces toits au charme désuet sont devenus l'un des symboles de la capitale, immortalisés par la photographie, la peinture ou le cinéma. C’est là, par exemple, qu’Henri Verneuil situe la course-poursuite de Jean-Paul Belmondo dans « Peur sur la ville » (1975). Tandis que sur l’affiche de « Paris nous appartient », de Jacques Rivette (1958), Gianni Esposito arpente le toit du Théâtre de la Ville.

Pour obtenir la reconnaissance de l'Unesco, une première étape a été franchie en juin dernier lorsque le savoir-faire du couvreur-zingueur parisien a été inscrit à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel français.

À terme, les couvreurs-zingueurs souhaitent que les toits eux-mêmes soient reconnus par l’Unesco, cette fois par une inscription au patrimoine matériel mondial : les toits de Paris auraient alors une valeur universelle.
Mais la démarche est compliquée et, surtout, il reste à convaincre Anne Hidalgo, fervente militante de la végétalisation des toits, et … toujours là pour la casse des traditions, des particularités et du patrimoine de Paris ! Non Parisperdu ne lui dit pas merci …


>> C'est le lieu exact où les toits de Paris paraissent s’étendre à l’infini …

>> La couleur de Paris.

>> Les chambres sous les toits, les chambres dites "de bonnes", elles aussi typiques de Paris.

 

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Photographes Humanistes (6/13) : Jean Marquis

5 Novembre 2017, 10:37am

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Publié par barreteau

Photographes Humanistes (6/13) : Jean Marquis


Rue du Petit Musc, Paris, 1951.

 

Né en 1926 à Armentières dans le Nord, Jean Marquis doit ses débuts en photographie au grand photographe des années 1950 : Robert Capa, cousin de sa jeune épouse Susie. 
Il commence alors dans un laboratoire où il a l’occasion de visionner les planches contacts de grands photographes, comme Cartier-Bresson ou David Seymour. Puis il réalise un reportage sur la Deûle et les canaux du Nord, qui séduit Capa et qui le fait alors entrer à l'Agence Magnum.

Armé d’un Leica acheté à Henri Cartier-Bresson, il commence sa carrière de photo-reporter sans jamais laisser de côté sa recherche de sujets personnels.

Il suit d’abord le chemin de la photographie humaniste, dans une période de grands changements sociaux, avant de se tourner vers une photographie plus contemplative en apportant une vision nouvelle sur la photo industrielle et le monde du travail.

Jean Marquis a beaucoup photographié Paris. Il adorait marcher jour et nuit dans ce qu’il appelle "le théâtre de la rue". La mode, les hommes politiques, les grandes manifestations, les anciennes Halles, les écrivains et artistes en vue, les courses de chevaux, le cinéma, tout est passé devant son objectif, merveilleusement mis en scène par son regard précis et sa passion pour la lumière naturelle.

Jean Marquis, ce photographe humaniste trop longtemps oublié vient de fêter ses 91ans.
Je n'arrête pas de vous le dire : la photographie assure une belle longévité …

 

>> La Grande Expo Jean Marquis – "Un regard lumineux" au Salon de la Photo 2016

>>
Photographes Humanistes (5/13) : René-Jacques

 

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Des noms d'une grande banalité …

31 Octobre 2017, 12:30pm

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Des noms d'une grande banalité …

Cité Antoine Loubeyre _ Paris 20ème

 

Sur le territoire du 20ème arrondissement, pas de beaux monuments ou de choses spectaculaires à voir. D'ailleurs un signe qui ne ment pas :  les touristes ne s'y risquent guère.
Et, de surcroît, dans le secteur, les appellations des rues ne font pas vraiment rêver...
Elles doivent fréquemment leurs noms à des lotisseurs, à d'anciens propriétaires de terrains ou encore d'immeubles. Des noms devenus aujourd'hui d'une grande banalité …

Pour rehausser leur faible prestige, on leur a accolé les vocables plus séduisants de "Villa" : Godin, Hardy, Olivier Métra … ou de "Cité" : Adrienne, Antoine Loubeyre, Aubry, Bisson…

Mais au final, rien qui ne peut être comparé à une rue du Paradis, un passage du Désir, une allée des Brouillards ou une place des Fêtes …

 

>> Le 20ème, sur Parisperdu (environ 140 billets !!!)

 

 

 

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Photographes Humanistes (5/13) : René-Jacques.

26 Octobre 2017, 09:54am

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 Photographes Humanistes (5/13) : René-Jacques

Paris 1933, Photo : © René-Jacques.
 

Dès ses 20 ans René Giton "dit René-Jacques" se passionne pour la photographie et obtient un premier prix au Concours de photographie amateur de Royan.

Puis le jeune homme entreprend des études littéraires et de droit qui devraient lui ouvrir une carrière politique. Cependant, sans autre formation qu'un stage d'assistant chez le photographe Gilbert Boisgontier, il décide de faire de son loisir favori son métier, adoptant définitivement son nom d'artiste : René-Jacques.

Il entreprend alors des recherches personnelles, notamment sur Paris, qu'il photographie de jour comme de nuit, dans un registre à la fois impressionniste et poétique. On le remarque surtout pour ses compositions équilibrées, pour les tonalités subtiles de scènes de rues souvent désertes.

Dans les années 1950, il est l'un des fondateurs du Groupe des XV, un collectif de photographes qui comptera en autre Robert Doisneau et Willy Ronis. Ce groupe représente, à lui seul, le mouvement humaniste de la photographie française d'après-guerre.

Travailleur infatigable, régulièrement sollicité par la publicité qui apprécie son style élégant et novateur, René-Jacques ne renoncera jamais à son œuvre d'auteur humaniste. Des écrivains comme Léon-Paul Fargue ou Francis Carco recourent à lui pour illustrer leurs ouvrages, appréciant sa vision singulière du paysage urbain. C'est alors comme si la carrière littéraire, envisagée par René Guiton dans sa jeunesse, trouvait son aboutissement dans l'expression du photographe.

Il nous quitte en 2003, à l'âge de 95 ans. Quand je vous dis que la photo humaniste assure à qui la pratique une belle longévité : Ronis a vécu jusqu'à 99 ans …


>> Voir aussi : Paris dans l'œil des maîtres. (1/3)


>> Rétrospective René-Jacques au Jeu de Paume.

>> René-Jacques sur Parisperdu.

>> Photographes Humanistes (4/13) : Janine Niepce

 

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Les employés municipaux en action !

21 Octobre 2017, 10:00am

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Publié par barreteau

Les employés municipaux en action !

 

Place du Parvis du sacré Cœur _ Montmartre Paris 18ème (mars 2017)

 

  • "Un employé municipal c'est un félin : on ne le voit pas arriver, on ne le voit pas repartir,
  • Ouais, finalement, c'est un peu comme s'il n'était pas venu …"

(Extrait du spectacle "Les employés municipaux" par LES CHEVALIERS DU FIEL)


>> "Les employés municipaux" / LES CHEVALIERS DU FIEL

>> Ailleurs aussi …

 

 

 

 

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Photographes Humanistes (4/13) : Janine Niepce.

16 Octobre 2017, 10:42am

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Publié par barreteau



Rue St Vincent Paris,1950 © Janine Niepce

Janine Niépce est une lointaine parente de Nicéphore Niépce, l'un des inventeurs de la photographie. Toute sa vie, elle a choisi de fixer en noir et blanc des gens ordinaires et leur vie quotidienne, un travail qui la rapproche de photographes humanistes tels Robert Doisneau et Willy Ronis.

Née dans une famille de vignerons bourguignons, reconvertis dans la fabrication de décors de théâtre, elle entre, dans les années 40, dans la Résistance puis elle suit des études d'art et d'archéologie et se passionne pour la photo.
 
Elle devient photographe professionnelle dès 1946 et est alors l'une des premières femmes reporters. Influencée par Henri Cartier-Bresson, "le seul qui m'ait donné des conseils judicieux pour être reporter", elle entre chez Rapho en 1955. Ses photos retracent, dans la deuxième moitié du 20e siècle, l'évolution de la condition féminine, la vie agricole en voie de disparition, la période insouciante des Trente glorieuses ou encore l'effervescence de Mai 1968.

Janine Niépce eut un fils, décédé dans un accident de montagne.
Elle-même nous quitte un dimanche d'août 2007, à Paris, à l'âge de 87 ans.
Son talent photographique et sa gaieté sont reconnus par tous.


>> Janine Niepce, site officiel

>> Janine Niepce, déjà sur Parisperdu.

>>
Photographes Humanistes (3/13) : Jean Dieuzaide

 

 

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La place Goudeau, les Hydropathes et le Bateau-Lavoir.

10 Octobre 2017, 08:40am

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Place Émile-Goudeau, un matin de février 2017 (Paris 18ème)

 

Depuis 2010, un collectif d'artistes originaires de Montmartre ou de ses alentours fait revivre la tradition "hydropathesque" associant l'amour du vin et des lettres, autour d'évènements et de créations musicales, cinématographique, photographique, etc. …

Auto-défini comme un "collectif artistique et festif", c'est en se réunissant régulièrement Place Émile-Goudeau qu'ils firent la connaissance de leurs défunts prédécesseurs et décidèrent de porter à leur tour ce flambeau éteint depuis le XIXème siècle. 

Quand on leur demande "Pourquoi votre société a-t-elle pris le nom d'Hydropathe ?
On apprend qu'il s'agit d'un jeu de mot sur le nom du fondateur : Goudeau, c'est-à-dire "goût d'eau" et, pour des gens qui n'aiment pas beaucoup l'eau… cela donne "hydropathes". Et de surcroit, toujours dans la même veine, la société tient ses séances à l'hôtel Boileau … ! 

De l'autre côté de la place, il est un lieu mythique de la vie artistique parisienne : le Bateau Lavoir.

Dès le début des années 1900, l'endroit devient rapidement un lieu de rencontre, où l'on remarque la présence de Paul Gauguin, Pablo Picasso, Kees van Dongen, Juan Gris, Constantin Brancusi, Amedeo Modigliani, Pierre Mac Orlan, Max Jacob, le Douanier Rousseau et de bien d'autres artistes moins célèbres.

La maison est compartimentée en petits logements d'une pièce, répartis de chaque côté d'un couloir rappelant les coursives d'un bateau, ce serait l'origine du nom de "Bateau". Pour "Lavoir", ce nom lui aurait été donné par Max Jacob car au Bateau Lavoir les conditions de vies sont précaires : on y crève de chaud en été et de froid en hiver, tout comme dans les Lavoirs publics de l'époque.

Malraux fera inscrire le Bateau Lavoir aux monuments historiques en 1969. Manque de chance, cinq mois plus tard, le bâtiment est détruit par un incendie.
Il ne reste aujourd'hui qu’une petite partie du bâtiment original.


>> Léon, gribouilleur place du Tertre.

 

 

 

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Photographes Humanistes (3/13) : Jean Dieuzaide.

5 Octobre 2017, 09:29am

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Publié par barreteau

Photographes Humanistes (3/13) : Jean Dieuzaide
Vendeuse de billets de loterie, Paris 1960 © Jean Dieuzaide

 

Jean Dieuzaide est né en 1921 près de Toulouse. Très jeune il est passionné par la photographie, il ira même jusqu'à acheter un petit Vest Pocket et à développer lui-même ses films, puis il s'emploie à parfaire son expérience photographique dans cette région toulousaine qui lui est si chère, et à laquelle il restera fidèle sa vie durant.

Le 19 août 1944, lorsque Toulouse se soulève, il va à grands risques rendre compte de la libération de sa ville ; son magnifique portrait la même année, du Général de Gaulle lui vaut une reconnaissance publique.

Sous le pseudonyme de Yan, il devient alors photographe de presse. Exigeant et loyal, il choisit de ne s'intéresser qu'aux sujets qui lui semblent dignes d'intérêt. Et, refusant de rejoindre la capitale, Jean Dieuzaide valorise la beauté de sa région ; il observe avec bonheur les paysages du sud, leurs reliefs, leurs particularités, les offrant à voir sous un nouveau jour. Il reçoit pour cela le prix Niepce en 1954 et le prix Nadar en 1961.

La photographie se révèle pour Jean Dieuzaide comme le moyen d'expression le plus en harmonie avec son rapport au monde. Dieuzaide est un homme sensible, un photographe humaniste qui s’attache aux humbles, aux gestes du quotidien, revendiquant la grandeur et l’émotion qui se dégagent des gens simples, nous exposant sans détours cette foi en l'autre dans ce face à face que permet la photographie.

Mais Jean Dieuzaide s'est souvent positionné en artisan de la photographie, en illustrateur plutôt qu'en artiste et cela a longtemps desservi la reconnaissance de la valeur artistique de son travail. Et c'est sans doute aussi sa grande humilité, son choix de rester loin de la capitale qui ont longtemps freiné la pleine reconnaissance de son œuvre.

En 1970, il crée, avec ses amis : Clergue, Boubat et quelques autres, les Rencontres Internationales de la photographie à Arles.

Puis, en 1974, Jean Dieuzaide fonde à Toulouse la Galerie du Château d'Eau. C'est la première galerie française exclusivement dédiée à la photographie, toute sa vie il œuvra à faire connaître et reconnaître ce haut lieu de la photographie.

En 1977, Jean Dieuzaide alerte les pouvoirs publics sur la probable disparition du papier photographique baryté, car les fabricants veulent lui substituer les papiers plastifiés RC, moins riches en contrastes et bien moins durables. Après de multiples démarches et des débats passionnés, son combat aura gain de cause : les industriels reviendront sur leur décision d'arrêter la fabrication du papier baryté.

Dieuzaide nous quitte en septembre 2003. Il aura exercé son activité de photographe professionnel pendant soixante ans.

Aujourd'hui plus d'un million de négatifs consciencieusement classés et sur lesquels veille avec attention Jacqueline Dieuzaide nous laisse à penser que l'œuvre de ce grand photographe reste encore largement à découvrir …


>> Jean Dieuzaide, en savoir plus


 >> Toulouse acquiert le fonds photographique de Jean Dieuzaide et lui dédie un lieu : Le "lieuZaide", ouvrira en 2018.

>> Photographes Humanistes (2/13) : Sabine Weiss

 

 

 

 

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Voir Paris au travers du temps qui passe ....

2 Octobre 2017, 10:37am

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Publié par barreteau

Voir Paris au travers du temps qui passe ....

 Paris, Musée d'Orsay

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La couleur de Paris.

27 Septembre 2017, 09:58am

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Publié par barreteau

 

La couleur de Paris.

 

"De ma lucarne, j'ai vue sur Paris et je regarde les dômes, les flèches, les coupoles, les tours, les cheminées d'usines, les toits, les siècles, le gris du zinc, de l'ardoise et des fumées ou des brouillards. Le gris est la teinte dominante, mais un gris nuancé, différencié à l'extrême."

Extrait de "Tout sur le tout" d'Henri Calet

 

 

>> Quand Henri Calet traînait dans les quartiers pourris de Paris.

 

 

 

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