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PARISPERDU
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Les Photographes Humanistes (2/13) : Sabine Weiss

22 Septembre 2017, 09:01am

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Publié par barreteau

Les Photographes Humanistes (2/13) : Sabine Weiss

  L'homme qui court, Paris, 1953. © Sabine Weiss

 

(Billet dédié à Sarah, elle se reconnaîtra)

 

C'est sans doute la dernière grande représentante encore vivante de l’école humaniste de la photographie française d'après-guerre. Sabine Weiss, née en 1924, a aujourd'hui 93 ans … et 80 ans de prises de vue "derrière elle".
Et il faut croire que la photo humaniste assure, à qui la pratique, une belle longévité : Ronis a vécu jusqu'à 99 ans …

Sabine Weiss démarre la photographie très jeune, parce que la manipulation chimique du développement l'intéresse ; son père est ingénieur chimiste.

Genevoise d'origine, une peine de cœur la fait fuir à Paris en 1946. Elle y débarque au petit matin sans point de chute mais rapidement devient l’assistante du photographe de mode Willy Maywald. Trois ans plus tard, elle rencontre son mari – le peintre américain Hugh Weiss – et se lance comme photographe indépendante. Elle fait alors de tout : de la publicité, de la mode, du reportage et des portraits d’artistes.

En 1950, elle fait le portrait de Miro, ce qui lui vaut un rendez-vous avec le directeur de Vogue. Elle dira : " Je suis arrivée avec mes photos de clochards et de morveux. Un monsieur assis à côté de moi, hochait la tête en disant : « Bien, bien ». C’était Robert Doisneau. Je ne connaissais même pas son nom à l’époque. Tout de suite, il m’a proposé de rejoindre l’agence Rapho".

Le fondateur de Rapho, Charles Rado, exporte alors le travail de Sabine Weiss aux Etats-Unis, où elle devient plus connue qu’en France.

Sabine Weiss photographie beaucoup pour Vogue mais ce sont ses clichés en noir et blanc, des instantanés captés dans les rues de Paris, qui marqueront l’histoire de la photographie du XXe siècle.
Sens de la composition, maîtrise de la lumière et de l'instant décisif, elle s’inscrit dans la lignée d’un Cartier-Bresson ou d’un Willy Ronis, les géants de la fameuse "école humaniste française de l’après-guerre".  Plus tard, elle déclarera : "Je n’aime que les photographies prises dans la rue, au hasard des rencontres ". 

Photographes humanistes… Pourquoi a-t-on inventé ce terme ?
Parce que ces photographes sont sensibles aux gens qui les environnent et produisent des images pouvant paraitre simples, dépouillées, mais qui montrent la joie, le malheur, la vie de tous les jours d’un individu. Et, certaines de ces images, sans importance à l’époque, deviennent aujourd'hui capitales car la vie a changé.
Sabine a photographié surtout les gamins et les clochards des rues de Paris, les passants, les amoureux et les musiciens, avec une sensibilité et un talent de la composition formidable.

Dans les années 1980, Sabine Weiss multiplie les voyages et se penche notamment sur la thématique des religions.
Elle a arrêté la prise de vue il y a 2-3 ans car avec une épaule cassée, elle dit ne plus pouvoir tenir convenablement l’appareil….

C’est désormais la gestion de ses archives qui l'occupe car elle vient d'en faire le don au Musée de l’Elysée, à Lausanne : 200 000 négatifs, 7000 planches-contacts, quelques 2700 tirages vintage et 2000 tardifs, 3500 tirages de travail et encore 2000 diapositives… eh oui, 80 années de déclic ! Merci Madame !

 

>> Sabine Weiss, en juin 2016 (photo © Jacques Maugars)

>> Sabine Weiss, site officiel

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Photographes Humanistes (1/13) : Marcel Bovis

 

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Trainée ou Poulbot ?

17 Septembre 2017, 09:45am

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Publié par barreteau

Trainée ou Poulbot ?

Rue Poulbot Paris 18ème, février 2017

Jusqu'en 1967, au cœur du vieux village de Montmartre, l'actuelle rue Poulbot se nommait rue Trainée. Et, la petite impasse mal pavée qui donnait sur cette rue, portait le même nom, c'était l'impasse Traînée...

On peut penser que ce changement de nom est le bienvenu car il semble préférable de rendre hommage à l'artiste qui a immortalisé les gamins du quartier plutôt qu'à une trainée, une femme de mauvaises mœurs.

Erreur, vous n'y êtes pas du tout... car la traînée dont il s'agit n'est pas la femme des rues ou des impasses, c'est une manière de chasser les loups en tirant sur le sol une charogne qu'on met ensuite dans un piège dissimulé par une trappe. On disait alors que l'on chassait le loup "à la traînée".

Utrillo qui a peint l'impasse aurait du mal à la reconnaître aujourd'hui. Pourtant l'ancienne ruelle a conservé une allure de village avec ses maisons blanches, ses jardins et sa palissade en bois.
Au fond de l'impasse en pente, un portail bleu, et derrière celui-ci la cour de récréation d'une école : Eh oui, les Poulbots sont bien toujours là ! …


>> Je reviens d'une rue qui n'existe pas ...

>> "Impasse Trainée", par Utrillo

>> "Impasse Trainée", par Izis (1)

>> "Impasse Trainée", par Izis (2)

 

 

 

 

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Les Photographes Humanistes (1/13) : Marcel Bovis.

12 Septembre 2017, 10:56am

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Publié par barreteau

Photographes Humanistes (1/13) : Marcel Bovis

Marcel Bovis, Boulevard Beaumarchais, Paris, 1954

 

Il y a une dizaine d'années, j'écrivais : "on ne se lassera jamais de regarder les images de ces photographes humanistes : celles des célébrissimes Ronis, Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et celles d'auteurs moins connus -mais tout aussi représentatifs de ce courant- que sont : Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin, Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ..."
 

Et bien à partir d'aujourd'hui, je vais vous faire découvrir ou mieux connaître ces photographes humanistes peut-être moins célèbres mais tout aussi représentatifs de ce courant.

Ils sont donc 13 et le premier d'entre-eux, qui d'ailleurs est sans doute le plus connu, est Marcel Bovis.

Bovis est un photographe au tempérament discret, un travailleur acharné, un manuel et un homme curieux que tout intriguait.
Né à Nice en 1904, donc avant Willy Ronis (1910), Izis (1911) et Robert Doisneau (1912), Marcel Bovis découvre la photographie au service militaire, à Briançon. Premiers sujets : les paysages enneigés et ses copains de régiment, des photos qu'il développe dit-il : "dans l'écurie du colonel, le seul endroit où il y avait de l'eau".

C'est un hobby certes, mais il le pratique avec sérieux, patience et précision car, par exemple, n'ayant pas de cellule, il devait intuitivement deviner le temps exact de pose.

Tout en gagnant sa vie comme décorateur, Bovis continue à apprendre et, sur un coup d'audace, rejoint l'équipe de la revue Arts et Métiers graphiques. De cette époque des années trente, datent ses beaux reportages sur Paris la nuit, puis, plus tard, ses clichés sur les fêtes foraines, dont il saura préserver la densité poétique.

En 1941, désormais rattaché au monde de l'image, Marcel Bovis devient un photographe-illustrateur pour des éditeurs, ou même des auteurs. Chartres et ses vitraux, Bourges, Nîmes, Avignon, la France l'accueille à bras ouverts, comme naguère le fakir Motto Louis avec sa femme volante.
S'il est plutôt resté en coulisses, témoin modeste loin des stars et des sunlights, on lui doit toutefois un somptueux portrait de Duke Ellington. Marcel Bovis a aussi expérimenté les solarisations, tenté quelques collages, osé quelques nus et beaucoup étudié l'histoire de la photographie : ­ il était fou d'Eugène Atget et de son esprit indépendant, "fidèle à la ligne qu'il s'était tracée".
 
En 1991, Marcel Bovis fait don à l’État français de tout son trésor, plus de vingt mille négatifs et contacts originaux, réalisés entre 1927 et 1977.
"J'ai essayé de faire au mieux", confiera-t-il lors de sa rétrospective au Palais de Tokyo (1992), heureux de cet hommage qui lui donnait l'occasion d'évoquer Paris.
Il nous a quittés en 1997, il avait 93 ans …

 

 

>> Marcel Bovis au Grand Palais.

>> Les Humanistes sur Parisperdu

>> La photo humaniste a-t-elle un avenir ?

>> Voir aussi : Paris dans l'œil des maîtres. (3/3)

 

 

 

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Chais de Bercy : l'esprit d'un lieu en déshérence.

4 Septembre 2017, 10:15am

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Publié par barreteau

 Chais de Bercy : l'esprit d'un lieu en déshérence

Rue du Mâconnais - Paris 12ème (1997)
 

C'est un décor fantôme, où l'on ressent l'abandon souverain qui habite le lieu.
Drôle de lieu d'ailleurs, presqu'un non-lieu …

Les jeux des lumières, les matières vieillissantes, les perspectives et la structure du bâtiment sont mis en évidence et magnifiés par le silence qui règne ici.
Ce silence omniprésent, parait correspondre à un temps qui se serait tu, il en émane une atmosphère énigmatique, questionnant le spectateur sur la vie passée et l'esprit de ce lieu en déshérence.

Mais il me semble que quelqu’un est là … alors que l'on n'aperçoit que … quelque chose ! Alors oui, en fermant les yeux, on imagine aisément la vie de ce local aujourd’hui abandonné. On devine le tintement des bouteilles, l'omniprésente odeur du vin rouge qui vous prend à la gorge, la silhouette furtive d’un maître de chais … Et toutes ces présences invisibles deviennent l’esprit de ce lieu désert.

 

 

>> Dans les Chais de Bercy.
 

>> Voir aussi: Aurélien Villette, photographe des lieux en déshérence.

 

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Cité de la Mairie.

2 Septembre 2017, 09:40am

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Publié par barreteau

Cité de la Mairie.

La Cité de la Mairie, est une petite impasse d'à peine 25 mètres de long. Elle a l'air insignifiante mais elle nous en apprend beaucoup sur l'histoire de Montmartre et du 18ème arrondissement.

Son nom vient en effet du voisinage avec l'ancienne mairie de Montmartre. Celle-ci se situait à l’angle de la rue et de la Place des Abbesses. Le jeune Georges Clémenceau y siégera en 1870, ainsi que Jean Baptiste Clément, l'auteur du "Temps des Cerises".

Mais à compter de 1860, les Communes de Montmartre et de La Chapelle sont intégrées au tout nouveau 18ème arrondissement. Le petit bâtiment municipal de la Place des Abbesses devient alors très vite trop étroit pour faire face à l’augmentation de population.
Aussi, en 1892 la Mairie du 18ème est transférée Place Jules Joffrin. Toutefois, ce nouvel édifice ne sera achevé qu’en 1905. Aussi ce n'est qu'à cette date que l’ancien bâtiment, voisin de la Cité de la Mairie sera démoli.
À son emplacement se tient aujourd’hui le Square Jehan Rictus, avec son célèbre "Mur des Je t'aime".


>> Le mur des "je t'aime".

>> Ancienne Mairie du XVIII-ème arrondissement, Place des Abbesses.

 

 

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C'est l'ère de la nouvelle économie.

28 Août 2017, 07:49am

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Publié par barreteau

 

C'est l'ère de la nouvelle économie.

Passage Pouchet, à l'angle du 81 rue Pouchet_Paris 17ème (1997)

 

Nous sommes du côté de la Porte Pouchet et là aussi, les commerces de bouche ont pratiquement tous disparu. La rue est désormais acquise aux magasins de téléphones portables, de cartouches d'encre pour les imprimantes et de cigarettes électroniques …. Un peu plus loin, Clignancourt déroule son coulis de minables qui vendent téléphones et Marlboro d'occasion …

De même plus aucune trace d'artisans, d'horlogers, de papetiers ou même de fleuristes … leur disparition a entrainé un appauvrissement de l'ambiance des rues, jusqu'à imposer à ces dernières la misère des distributeurs de billets de banque, des bureaux d'assurances et d'agences immobilière, qui s'adjugent désormais l'espace commun sous l'œil froid des caméras de surveillance.

C'est parait-il l'ère de la nouvelle économie, celle de la croyance dans le progrès qui implique que l'humain ira vers un monde toujours meilleur … sauf que certains ne suivront pas et seront abandonnés en chemin …

 

>> La disparition des petits commerces.

>> On ferme.

 

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L'étrange square de Jessaint.

24 Juillet 2017, 08:49am

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Publié par barreteau

L'étrange square de Jessaint.
Boulevard de la Chapelle. Métro aérien près du square de Jessaint, sous la neige. Paris (18ème), 1937.
Photo © René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet

 

C'est l'étrange square de Jessaint, l'un des plus étranges de Paris. Sa configuration résulte de la démolition de la barrière Saint-Denis et de la construction - en lieu et place - d'une ligne de métro aérien.
Le photographe René Giton, dit René-Jacques, nous en livre un paysage unique, caché en plein carrefour, lors d'une journée neigeuse qui apporte un peu de lumière à un lieu d'ordinaire si obscur.

De l'autre côté du viaduc de pierre et de métal, on trouve son vis-à-vis, le square de La Chapelle, plus enclavé s'il se peut, plus dissimulé aux regards mais qui dégage lui aussi une atmosphère bien étrange.

 

>> Le square de Jessaint sera transformé.

>> Autre square parisien sous la neige.

 

 

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Le bougnat de la rue La Vieuville.

18 Juillet 2017, 11:56am

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Publié par barreteau

 

5-7 Rue La Vieuville  75018 Paris

 

La rue La Vieuville porte bien son nom … car le temps semble n'avoir aucune emprise sur elle. La "vieux ville" ou la vieille ville de Paris est en effet toujours là, dans ce coin de Montmartre épargné de l'afflux immodéré des touristes.

Ici, la façade des Etablissements L. MARELLI et FILS n'a pas changé depuis la fondation de l'entreprise … c'était en 1957.

La famille Marelli exerce ses talents dans le Chauffage, la fumisterie et la ventilation comme l'indique leur enseigne de couleur brune. C'est une entreprise à taille humaine qui a repris une activité de bougnat, c'est à dire de marchand de bois et de charbon, créé ici, en 1875.

Et aujourd'hui, je n'en crois pas mes yeux, car n'est-ce pas un sac de charbon que l'on décharge de la fourgonnette … ?
Oui nous sommes bien encore dans la "Vieuville" …

 

 

>> Les Etablissements L. MARELLI et FILS.

 

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Un voyage de Rose.

11 Juillet 2017, 16:20pm

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Publié par barreteau

Un voyage de Rose.

 

Rose Zehner, Usine Citroën, Paris, mars 1938 _ Photo : © Willy Ronis    

 

En 1938, aux usines Citroën en grève, quai de Javel, Willy Ronis capte ce cliché d'une ouvrière haranguant ses camarades.

Quarante ans plus tard, en 1978, Rose Zehner se reconnaît sur la photo, enfin publiée après un long oubli. Elle entre en contact et entreprend une relation épistolaire et téléphonique avec Ronis.

En 1982, le cinéaste, Patrick Barberis rencontre Willy RONIS et lui demande s’il peut faire un reportage sur lui. Au cours de leur entrevue, Willy RONIS lui raconte ses retrouvailles avec Rose, qui, à cet instant précis, téléphone. Transporté par cette histoire, le cinéaste décide d’en faire un film.

C’est ainsi qu’en 1982, quarante-quatre ans après cette photo, sera organisée et filmée la rencontre entre Willy RONIS et Rose Zehner, dans l’ancien bistrot que Rose a tenu après son licenciement de chez Citroën, et qui s’appelait autrefois "Où va-t-on ? Chez Lulu et Rosette", et devenu alors "Le Petit manoir", rue Saint-Charles (15e), non loin de l’usine Citroën Javel.
Patrick Barberis en tirera le film émouvant "Un voyage de Rose", où la vieille dame – qui n’a rien perdu de sa verve ni de son humour – déroule son histoire et ses luttes.

Mais pour ce film, impossible de tourner dans l'usine de Javel, elle a été rasée entre 1976 et 1984, pour laisser place à un vaste programme immobilier et à la création d’un parc de 13 hectares.

Le réalisateur en est donc réduit à utiliser des images extraites de journaux télévisés tournées chez Citroën à Aulnay-sous-bois (93) opportunément également en grève, en cette année 1982.

Quelques trente ans plus tard, l'usine d'Aulnay connaitra le même sort que celle de Javel, en mai 2015 les ateliers de montage sont entièrement démolis.

Mais c'est une autre histoire que ne connaitra pas Rose. Elle nous avait déjà quittés en 1988…

 

>> Voir le film " Un voyage de Rose", un Long métrage avec Willy Ronis, Guy Le Querrec, sous la direction de Patrick Barbéris (1982)

 

>> Rose Zehner est sur Wikipédia !
 

>> Ronis avait-il en mémoire cette autre image ... ? 
 

>> Parisperdu et Willy Ronis

 

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Les crypto-marxistes face à l'immigration

6 Juillet 2017, 09:39am

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Publié par barreteau

 

Les crypto-marxistes face à l'immigration

 

28 mai 2015_Campement de migrants près métro La Chapelle_ Paris 10ème

 

Jaurès, Jemmapes, Stalingrad, La Chapelle … Le Paris des migrants a sa géographie depuis qu’au printemps 2015 les premiers campements sauvages ont fait leur apparition dans les rues de la capitale. Le nord de la ville est vite devenu le rendez-vous des derniers arrivés, qu’ils soient Afghans ou Africains, qu’ils aient emprunté la route des Balkans ou la Méditerranée.

Certains s'inquiètent de cette vague de migrants, étalée à même le bitume parisien. D'autres se réjouissent de cette nouvelle opportunité qui pourrait conduire vers une plus large "mixité sociale" et un futur "vivre ensemble" harmonieux.

La France serait alors le pays rêvé pour de nombreux no-borderistes, nuit-jusqu'au-boutistes, zadistes, cégétistes, frondeurs, mélenchonistes, et autres insoumis ou alter mondialistes …

Et beaucoup de ceux-là avancent cachés, ce sont les crypto-marxistes. Ils sont les arrière-petits-enfants de Léon Trotski. De lui et de Lénine, ils ont hérité le refus de la démocratie libérale, ainsi que la haine du capitalisme et de son économie de marché.
Aujourd'hui, emmenés par Jean-Luc Mélenchon, ils rêvent à des lendemains qui chantent … mais le rêve peut aussi virer au cauchemar.

 

>> Migrants à Paris : la carte des 29 camps démantelés en un an et demi

 

 

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Connaissez-vous les stations de métro : Rue d'Allemagne et Berlin ?

30 Juin 2017, 11:35am

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Publié par barreteau

 Station de Métro Jaurès (2013) / Rue d'Allemagne (1913) _Paris (19ème)

 

C'était avant la guerre mondiale, la première, la Grande, celle de 14-18. Il y a cent ans donc, Paris avaient deux stations de métro faisant référence à notre voisin allemand : La station Rue d'Allemagne et la station Berlin.

La station Rue d'Allemagne a été ouverte en 1903, soit quelques semaines après l'ouverture de la ligne ; pendant les premiers temps, les trains y passaient sans s'arrêter.
Mais elle est débaptisée juste avant la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France le 3 août 1914. Le début de la Première Guerre mondiale succédant de quelques jours à l'assassinat de Jean Jaurès, un nom de remplacement fut vite trouvé. Ce sera la station Jaurès, un nom idoine pour une station desservant un arrondissement populaire (19e).

Il en va de même pour la station Berlin, une station de la ligne 13, située à la limite des 8e et 9e arrondissements de Paris. Elle est ouverte en 1911. Au début de la Première Guerre mondiale, elle est fermée ; à sa réouverture en décembre de la même année, elle est, ainsi que la rue éponyme, débaptisée pour prendre le nom de la ville belge de Liège. Ce nom a été donné afin de célébrer la résistance héroïque de cette ville lors de l'attaque allemande en 1914.

On notera à titre anecdotique que, pour la même raison, et à la même époque, le "café viennois" fut renommé "café liégeois" …


>> Plan du Métro de Paris (1913)

 

 

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Place des Abbesses

24 Juin 2017, 11:07am

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Place des Abbesses

 Place des Abbesses _ Paris 18ème (mars 2017)

 

Lorsque vous quittez le quai de la station de Métro Abbesses, prenez l'ascenseur … si par chance il n'est pas hors service. Car si vous empruntez l'escalier, vous avez intérêt à être persévérant et en forme tant celui-ci vous semblera interminable …
Abbesses est en effet la station la plus profonde de Paris, 36 mètres en dessous le niveau du sol, et son escalier en colimaçon compte pas moins de 140 marches … Epuisant !

Mais une fois à l'air libre, vous serez récompensés car la place des Abbesses est d'un calme provincial et son sol en devers accueille souvent des musiciens ou des artistes de rue.
Ce matin un accordéoniste solitaire jouait du Yan Tiersen …
Normal, on est à deux pas du secteur d'Amélie Poulain !


>> L'escalier en colimaçon de la station Abbesses

>> Ce que jouait l'accordéoniste …

 

 

 

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Au temps du grand chambardement.

19 Juin 2017, 09:24am

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Publié par barreteau

Au temps du grand chambardement.

Angle de la rue de l'Est et du 288 rue des Pyrénées_Paris 20ème (1998)

 

C'était au temps du grand chambardement, dans le secteur Est de la Capitale. Sur les murs des publicités d'un autre temps, à présent défraîchies, elles semblent rejoindre l'archéologie d'une France disparue. Le quartier disparaît lui aussi, sous l'assaut des bulldozers, faisant place à un immense chantier encore inachevé. Les rues vont demeurer longtemps obstruées par des rangées de palissades.

A l'Est, d'immenses grues dressées sous les nuages annoncent les prochaines étapes du projet urbain …

 

>> A l'Est, d'immenses grues dressées sous les nuages …

 

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Peintres de Montmartre ...

13 Juin 2017, 08:59am

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Publié par barreteau

Peintre à Montmartre.

 

Luka est un peintre montmartrois. Est-ce à dire qu'il a un chevalet sur la place du Tertre ?
Non, absolument pas, car ce qu'il peint, ce sont les façades des galeries et autres commerces de la Butte !

Luka est serbe, comme son compatriote Veličković qui - lui aussi - s'est fait une place dans la peinture, mais pour le coup … la vraie, pas celle du bâtiment ! Et il est, en effet, l'un des principaux artistes d'un mouvement apparu à la fin des années 60 : "la figuration narrative".

Mais quoi qu'il en soit, Luka peut, sans détourner aucunement la vérité, dire qu'il est un peintre de Montmartre.


>> Vladimir Veličković.


>> Galerie-Montmartre, à l'intérieur ce n'est pas la même peinture …

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Henriette Ragon ... dite Pata­chou.

7 Juin 2017, 09:50am

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Publié par barreteau

 

Pata­chou…


Henriette Ragon a grandi dans la capitale. Elle y exerce divers métiers : dactylo employée dans une usine pendant la guerre, puis marchande de chaussures, antiquaire, pâtissière …
En 1948, elle ouvre à Montmartre, au 13, rue du Mont-Cenis,  un salon de thé qu'elle nomme "Chez Patachou",  puis elle y installe un restaurant où elle engage un accordéoniste pour faire de l'animation. Des clients trouvent qu'elle a une jolie voix et elle s'essaye avec succès à la chanson. Les journalistes parisiens la rebaptisent du nom de son cabaret : Patachou.

Le cabaret devient rapidement un haut lieu de la nuit parisienne avec ces nombreuses cravates coupées qui décoraient l'établissement. Car en effet, Patachou coupait les cravates de ceux qui ne se tenaient pas bien !

Jacques Brel chante pendant trois ans dans ce cabaret, Georges Brassens y débute, en janvier 1952. De nombreux autres artistes se sont produits chez Patachou, dont Édith Piaf, Charles Aznavour, Hugues Aufray, Michel Sardou, ainsi que Claude Nougaro.

Au milieu des années 50, elle commence des tournées en France, puis dans le monde entier : au Palladium de Londres, au Waldorf Astoria et au Carnegie Hall de New York, dans toutes les grandes villes des États-Unis, ainsi qu'à Montréal mais aussi au Moyen-Orient et à Hong Kong. Au début des années 1970, elle parcourt le Japon et la Suède, où son registre "parigot gouailleur" fait merveille.

Le cinéma et le théâtre font appel à elle, notamment Jean Renoir pour "French Cancan", en 1954, et Sacha Guitry. À partir des années 1980, Patachou se fait plus présente sur le petit écran, avec, la série "Orages d'été", ou dans le téléfilm "Pris au piège".

Elle meurt le 30 avril 2015, à l'âge de 96 ans. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise


>> Chez Patachou

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