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PARISPERDU

L'étrange square de Jessaint.

24 Juillet 2017, 08:49am

Publié par barreteau

L'étrange square de Jessaint.
Boulevard de la Chapelle. Métro aérien près du square de Jessaint, sous la neige. Paris (18ème), 1937.
Photo © René-Jacques / BHVP / Roger-Viollet

 

C'est l'étrange square de Jessaint, l'un des plus étranges de Paris. Sa configuration résulte de la démolition de la barrière Saint-Denis et de la construction - en lieu et place - d'une ligne de métro aérien.
Le photographe René Giton, dit René-Jacques, nous en livre un paysage unique, caché en plein carrefour, lors d'une journée neigeuse qui apporte un peu de lumière à un lieu d'ordinaire si obscur.

De l'autre côté du viaduc de pierre et de métal, on trouve son vis-à-vis, le square de La Chapelle, plus enclavé s'il se peut, plus dissimulé aux regards mais qui dégage lui aussi une atmosphère bien étrange.

 

>> Le square de Jessaint sera transformé.

>> Autre square parisien sous la neige.

 

 

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Le bougnat de la rue La Vieuville.

18 Juillet 2017, 11:56am

Publié par barreteau

 

5-7 Rue La Vieuville  75018 Paris

 

La rue La Vieuville porte bien son nom … car le temps semble n'avoir aucune emprise sur elle. La "vieux ville" ou la vieille ville de Paris est en effet toujours là, dans ce coin de Montmartre épargné de l'afflux immodéré des touristes.

Ici, la façade des Etablissements L. MARELLI et FILS n'a pas changé depuis la fondation de l'entreprise … c'était en 1957.

La famille Marelli exerce ses talents dans le Chauffage, la fumisterie et la ventilation comme l'indique leur enseigne de couleur brune. C'est une entreprise à taille humaine qui a repris une activité de bougnat, c'est à dire de marchand de bois et de charbon, créé ici, en 1875.

Et aujourd'hui, je n'en crois pas mes yeux, car n'est-ce pas un sac de charbon que l'on décharge de la fourgonnette … ?
Oui nous sommes bien encore dans la "Vieuville" …

 

 

>> Les Etablissements L. MARELLI et FILS.

 

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Un voyage de Rose.

11 Juillet 2017, 16:20pm

Publié par barreteau

Un voyage de Rose.

 

Rose Zehner, Usine Citroën, Paris, mars 1938 _ Photo : © Willy Ronis    

 

En 1938, aux usines Citroën en grève, quai de Javel, Willy Ronis capte ce cliché d'une ouvrière haranguant ses camarades.

Quarante ans plus tard, en 1978, Rose Zehner se reconnaît sur la photo, enfin publiée après un long oubli. Elle entre en contact et entreprend une relation épistolaire et téléphonique avec Ronis.

En 1982, le cinéaste, Patrick Barberis rencontre Willy RONIS et lui demande s’il peut faire un reportage sur lui. Au cours de leur entrevue, Willy RONIS lui raconte ses retrouvailles avec Rose, qui, à cet instant précis, téléphone. Transporté par cette histoire, le cinéaste décide d’en faire un film.

C’est ainsi qu’en 1982, quarante-quatre ans après cette photo, sera organisée et filmée la rencontre entre Willy RONIS et Rose Zehner, dans l’ancien bistrot que Rose a tenu après son licenciement de chez Citroën, et qui s’appelait autrefois "Où va-t-on ? Chez Lulu et Rosette", et devenu alors "Le Petit manoir", rue Saint-Charles (15e), non loin de l’usine Citroën Javel.
Patrick Barberis en tirera le film émouvant "Un voyage de Rose", où la vieille dame – qui n’a rien perdu de sa verve ni de son humour – déroule son histoire et ses luttes.

Mais pour ce film, impossible de tourner dans l'usine de Javel, elle a été rasée entre 1976 et 1984, pour laisser place à un vaste programme immobilier et à la création d’un parc de 13 hectares.

Le réalisateur en est donc réduit à utiliser des images extraites de journaux télévisés tournées chez Citroën à Aulnay-sous-bois (93) opportunément également en grève, en cette année 1982.

Quelques trente ans plus tard, l'usine d'Aulnay connaitra le même sort que celle de Javel, en mai 2015 les ateliers de montage sont entièrement démolis.

Mais c'est une autre histoire que ne connaitra pas Rose. Elle nous avait déjà quittés en 1988…

 

>> Voir le film " Un voyage de Rose", un Long métrage avec Willy Ronis, Guy Le Querrec, sous la direction de Patrick Barbéris (1982)

 

>> Rose Zehner est sur Wikipédia !
 

>> Ronis avait-il en mémoire cette autre image ... ? 
 

>> Parisperdu et Willy Ronis

 

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Les crypto-marxistes face à l'immigration

6 Juillet 2017, 09:39am

Publié par barreteau

 

Les crypto-marxistes face à l'immigration

 

28 mai 2015_Campement de migrants près métro La Chapelle_ Paris 10ème

 

Jaurès, Jemmapes, Stalingrad, La Chapelle … Le Paris des migrants a sa géographie depuis qu’au printemps 2015 les premiers campements sauvages ont fait leur apparition dans les rues de la capitale. Le nord de la ville est vite devenu le rendez-vous des derniers arrivés, qu’ils soient Afghans ou Africains, qu’ils aient emprunté la route des Balkans ou la Méditerranée.

Certains s'inquiètent de cette vague de migrants, étalée à même le bitume parisien. D'autres se réjouissent de cette nouvelle opportunité qui pourrait conduire vers une plus large "mixité sociale" et un futur "vivre ensemble" harmonieux.

La France serait alors le pays rêvé pour de nombreux no-borderistes, nuit-jusqu'au-boutistes, zadistes, cégétistes, frondeurs, mélenchonistes, et autres insoumis ou alter mondialistes …

Et beaucoup de ceux-là avancent cachés, ce sont les crypto-marxistes. Ils sont les arrière-petits-enfants de Léon Trotski. De lui et de Lénine, ils ont hérité le refus de la démocratie libérale, ainsi que la haine du capitalisme et de son économie de marché.
Aujourd'hui, emmenés par Jean-Luc Mélenchon, ils rêvent à des lendemains qui chantent … mais le rêve peut aussi virer au cauchemar.

 

>> Migrants à Paris : la carte des 29 camps démantelés en un an et demi

 

 

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Connaissez-vous les stations de métro : Rue d'Allemagne et Berlin ?

30 Juin 2017, 11:35am

Publié par barreteau

 Station de Métro Jaurès (2013) / Rue d'Allemagne (1913) _Paris (19ème)

 

C'était avant la guerre mondiale, la première, la Grande, celle de 14-18. Il y a cent ans donc, Paris avaient deux stations de métro faisant référence à notre voisin allemand : La station Rue d'Allemagne et la station Berlin.

La station Rue d'Allemagne a été ouverte en 1903, soit quelques semaines après l'ouverture de la ligne ; pendant les premiers temps, les trains y passaient sans s'arrêter.
Mais elle est débaptisée juste avant la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France le 3 août 1914. Le début de la Première Guerre mondiale succédant de quelques jours à l'assassinat de Jean Jaurès, un nom de remplacement fut vite trouvé. Ce sera la station Jaurès, un nom idoine pour une station desservant un arrondissement populaire (19e).

Il en va de même pour la station Berlin, une station de la ligne 13, située à la limite des 8e et 9e arrondissements de Paris. Elle est ouverte en 1911. Au début de la Première Guerre mondiale, elle est fermée ; à sa réouverture en décembre de la même année, elle est, ainsi que la rue éponyme, débaptisée pour prendre le nom de la ville belge de Liège. Ce nom a été donné afin de célébrer la résistance héroïque de cette ville lors de l'attaque allemande en 1914.

On notera à titre anecdotique que, pour la même raison, et à la même époque, le "café viennois" fut renommé "café liégeois" …


>> Plan du Métro de Paris (1913)

 

 

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Place des Abbesses

24 Juin 2017, 11:07am

Publié par barreteau

Place des Abbesses

 Place des Abbesses _ Paris 18ème (mars 2017)

 

Lorsque vous quittez le quai de la station de Métro Abbesses, prenez l'ascenseur … si par chance il n'est pas hors service. Car si vous empruntez l'escalier, vous avez intérêt à être persévérant et en forme tant celui-ci vous semblera interminable …
Abbesses est en effet la station la plus profonde de Paris, 36 mètres en dessous le niveau du sol, et son escalier en colimaçon compte pas moins de 140 marches … Epuisant !

Mais une fois à l'air libre, vous serez récompensés car la place des Abbesses est d'un calme provincial et son sol en devers accueille souvent des musiciens ou des artistes de rue.
Ce matin un accordéoniste solitaire jouait du Yan Tiersen …
Normal, on est à deux pas du secteur d'Amélie Poulain !


>> L'escalier en colimaçon de la station Abbesses

>> Ce que jouait l'accordéoniste …

 

 

 

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Au temps du grand chambardement.

19 Juin 2017, 09:24am

Publié par barreteau

Au temps du grand chambardement.

Angle de la rue de l'Est et du 288 rue des Pyrénées_Paris 20ème (1998)

 

C'était au temps du grand chambardement, dans le secteur Est de la Capitale. Sur les murs des publicités d'un autre temps, à présent défraîchies, elles semblent rejoindre l'archéologie d'une France disparue. Le quartier disparaît lui aussi, sous l'assaut des bulldozers, faisant place à un immense chantier encore inachevé. Les rues vont demeurer longtemps obstruées par des rangées de palissades.

A l'Est, d'immenses grues dressées sous les nuages annoncent les prochaines étapes du projet urbain …

 

>> A l'Est, d'immenses grues dressées sous les nuages …

 

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Peintres de Montmartre ...

13 Juin 2017, 08:59am

Publié par barreteau

Peintre à Montmartre.

 

Luka est un peintre montmartrois. Est-ce à dire qu'il a un chevalet sur la place du Tertre ?
Non, absolument pas, car ce qu'il peint, ce sont les façades des galeries et autres commerces de la Butte !

Luka est serbe, comme son compatriote Veličković qui - lui aussi - s'est fait une place dans la peinture, mais pour le coup … la vraie, pas celle du bâtiment ! Et il est, en effet, l'un des principaux artistes d'un mouvement apparu à la fin des années 60 : "la figuration narrative".

Mais quoi qu'il en soit, Luka peut, sans détourner aucunement la vérité, dire qu'il est un peintre de Montmartre.


>> Vladimir Veličković.


>> Galerie-Montmartre, à l'intérieur ce n'est pas la même peinture …

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Henriette Ragon ... dite Pata­chou.

7 Juin 2017, 09:50am

Publié par barreteau

 

Pata­chou…


Henriette Ragon a grandi dans la capitale. Elle y exerce divers métiers : dactylo employée dans une usine pendant la guerre, puis marchande de chaussures, antiquaire, pâtissière …
En 1948, elle ouvre à Montmartre, au 13, rue du Mont-Cenis,  un salon de thé qu'elle nomme "Chez Patachou",  puis elle y installe un restaurant où elle engage un accordéoniste pour faire de l'animation. Des clients trouvent qu'elle a une jolie voix et elle s'essaye avec succès à la chanson. Les journalistes parisiens la rebaptisent du nom de son cabaret : Patachou.

Le cabaret devient rapidement un haut lieu de la nuit parisienne avec ces nombreuses cravates coupées qui décoraient l'établissement. Car en effet, Patachou coupait les cravates de ceux qui ne se tenaient pas bien !

Jacques Brel chante pendant trois ans dans ce cabaret, Georges Brassens y débute, en janvier 1952. De nombreux autres artistes se sont produits chez Patachou, dont Édith Piaf, Charles Aznavour, Hugues Aufray, Michel Sardou, ainsi que Claude Nougaro.

Au milieu des années 50, elle commence des tournées en France, puis dans le monde entier : au Palladium de Londres, au Waldorf Astoria et au Carnegie Hall de New York, dans toutes les grandes villes des États-Unis, ainsi qu'à Montréal mais aussi au Moyen-Orient et à Hong Kong. Au début des années 1970, elle parcourt le Japon et la Suède, où son registre "parigot gouailleur" fait merveille.

Le cinéma et le théâtre font appel à elle, notamment Jean Renoir pour "French Cancan", en 1954, et Sacha Guitry. À partir des années 1980, Patachou se fait plus présente sur le petit écran, avec, la série "Orages d'été", ou dans le téléfilm "Pris au piège".

Elle meurt le 30 avril 2015, à l'âge de 96 ans. Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise


>> Chez Patachou

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Finkielkraut et "La merveille de la promenade".

2 Juin 2017, 14:01pm

Publié par barreteau

Finkielkraut et "La merveille de la promenade".

Promeneuse, près du canal Saint-Martin_ Paris 10ème

 

Finkielkraut nous dit: "L'Occident - dans ce qu'il a de beau - est né de la promenade. Aristote se promenait, les chemins qui ne mènent nulle part de Heidegger. Rimbaud vagabondait. La promenade est une expérience sensible, spirituelle".

A l'instar de Julien Green, qui rêvait d'écrire "un livre sur Paris qui fût comme une grande promenade sans but, où l'on ne trouve rien de ce qu'on cherche, mais bien des choses qu'on ne cherchait pas"; mes déambulations de "boulevardier de Paris" sont un continuel enrichissement.

Le boulevardier est un rêveur, il préfère les images aux concepts, car pour prendre forme, ces derniers exigent du travail. Il est seulement occupé à arpenter rues et boulevards, selon un ancien code culturel du parisianisme qui tend à disparaître tout comme le paseo espagnol, la passeggiata italienne ou les promenades en soirées sur les corniches marocaines ou égyptiennes …

Mais, "Parisperdu" est avant tout une invitation à la flânerie, un apprentissage à porter un certain regard sur la ville. Et, regarder la ville, n'est-ce pas aussi, d'abord, apprendre à regarder ses habitants,... au hasard des rencontres et dans les coins les plus reculés de la capitale.

Alors, tout comme Finkielkraut qui s'émerveille de la promenade, je vous souhaite de merveilleuses promenades et surtout d'agréables rencontres dans ce Paris dont on devient forcement amoureux ... pour peu qu'on apprenne à le regarder vraiment.


>> Qu'est-ce qu'un boulevardier ?

>> Errance dans un Paris intemporel.

 

 

 

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Quartier perdu.

28 Mai 2017, 08:48am

Publié par barreteau

Quartier perdu.

En voiture à Paris (janvier 2017)

 

Aujourd'hui, je ne résiste pas à vous livrer un extrait de "Quartier perdu", un roman de Patrick Modiano, grand amoureux de Paris:

"En ce temps-là, Paris était une ville qui correspondait à mes battements de cœur. Ma vie ne pouvait s'inscrire autre part que dans ses rues. Il me suffisait de me promener tout seul, au hasard, dans Paris et j'étais heureux.

Il était neuf heures du matin. J'ai baissé la vitre. Une bouffée d'air doux au parfum de feuillage et de poussière a pénétré dans la voiture.

Le chauffeur conduisait d'une manière nonchalante, en tenant le volant d’une seule main. L'autre chauffeur nous suivait de si près que souvent les deux automobiles étaient pare-chocs contre pare-chocs.

Nous avions pris les quais et longions les grilles du jardin des Plantes. A quelques centaines de mètres, vers l'intérieur, s'élevait le dôme de l'hôpital du Val de Grâce, où, cet automne, on m'avait gardé trois mois avant de me délivrer pour toujours de mes obligations militaires. Sept ans de collèges, six mois de caserne et trois mois de Val de Grâce. Maintenant, personne ne pourrait plus jamais m'enfermer quelque part. Personne. La vie commençait pour moi. J'ai baissé complètement la vitre de la portière et j'ai appuyé mon coude, au rebord. Les platanes étaient déjà verts le long du quai, et nous passions sous la voute de leurs feuillages.

La circulation était fluide et l'automobile glissait sans que j’entende le bruit du moteur. La radio marchait en sourdine et je me souviens qu'au moment ou nous arrivions au pont de la Concorde, un orchestre jouait la musique d'Avril au Portugal. J'avais envie de siffler l'air. Paris, sous ce soleil de printemps, me semblait une ville neuve où je pénétrais pour la première fois, et le quai d’Orsay, après les Invalides, avait, ce matin-là, un charme de Méditerranée et de vacances. Oui, nous suivions la Croisette ou la Promenade des Anglais".


>> Quartier perdu, de Patrick Modiano chez Gallimard.

 

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A Belleville, une pellicule de sauvée, ce sont des souvenirs de sauvés.

23 Mai 2017, 08:48am

Publié par barreteau

A Belleville, une pellicule de sauvée, ce sont des souvenirs de sauvés ….

Image extraite de "Rue des Cascades", un film de Maurice Delbez

 

"Rue des Cascades", connu aussi sous le titre ''Un Gosse de la Butte", est un film de Maurice Delbez tourné à Belleville-Ménilmontant en 1964. A sa sortie en salles, le film n'a aucun succès et tombe vite dans l'oubli. Mais, il y a quelques mois, Celluloïd Angels, une plateforme participative, spécialisée dans les films du patrimoine, lance une campagne pour la restauration de la pellicule. Aujourd'hui Celluloïd Angels a réussi son pari, les fonds ont été réunis et le film est en cours de restauration.

N'hésitez pas à aller découvrir ce film, lors de sa prochaine sortie, car il a un triple intérêt.
Tout d'abord Maurice Delbez nous livre une photographie qui flirte souvent avec les clichés de Doisneau ou de Ronis. Les enfants de Belleville qui dévalent la rue des Cascades sont si proches de ceux captés par nos deux grands photographes humanistes.

Ensuite, "Rue des Cascades, est l’un des rares films des années 60 à évoquer la mixité dans un quartier où les vagues migratoires n’ont cessé de se succéder, donnant à Belleville son identité et sa force. Mais ce film était très en avance sur son époque (c'est l'histoire d'une mère blanche qui refait sa vie avec un jeune noir de vingt ans son cadet) et il faut sans doute y voir là une des causes de son insuccès lors de sa sortie en décembre 1964.

Et enfin, ce film dégage une poésie diffuse qui met en relief le charme unique et fragile de ce monde d’avant les coulées de béton, d'avant le tout automobile, d'avant les médias omniprésents ... un monde où les gens de Belleville étaient spontanément solidaires et bien différents de la foule solitaire du Paris de nos jours.


>> Celluloïd Angels, site officiel

>> Extrait du film.

>> Belleville sur Parisperdu

 

 

 

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (3/3)

18 Mai 2017, 09:06am

Publié par barreteau

 

 Chapelle Charbon _ Porte de la Chapelle (Paris 18ème)

A la Porte de la Chapelle, entre les immeubles flambant neufs du quartier Rosa-Parks et les terrains vagues de la porte d’Aubervilliers, dans un quartier en pleine reconversion, l'ancien bâtiment Chapelle Charbon de la SNCF est une friche d'un autre âge, du temps où les locomotives à vapeur avaient ici leur stock de "carburant solide".

Le minerai noir a déserté le lieu depuis longtemps … et ce dernier est désormais occupé par … les petits trains touristiques de Montmartre qui stationnent ici, constamment bichonnés par leurs conducteurs.

Tout autour, le contraste est saisissant tant la modernité règne désormais dans le secteur: le siège de Veolia affiche ses grandes baies vitrées et le centre commercial Le Millénaire longe l'allée Guy Debord ... Décidément, ici c'est un peu la "Société du spectacle" comme l'a décrit le célèbre situationniste. Les nouveaux habitants cherchent de vieux troquets qui se font de plus en plus rares, seul le Relai d’Aubrac est encore debout avec ses entrecôtes d’un autre-temps.

Les Roms se déplacent de trottoir en terre-plein au gré des expulsions et d’improbables promenades se dessinent, tel ce sentier qui parcourt une forêt de troncs coupés !

Mais "Chapelle Charbon" revit de nouveau depuis que le Collectif MU, locataire de l’ancienne Gare des Mines a investi les lieux. Avec le soutien de la réalisatrice sonore Jeanne Robet et de l’artiste Rodolphe Alexis, MU a installé ici un parcours audio, une déambulation sonore de part et d’autre du périphérique avec une trentaine de capsules sonores géo localisées: une expérience originale. A voir et aussi à entendre … avec en bande son arrière le vacarme du périph' qui inonde tout le secteur de ses décibels !


>> La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

> La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

13 Mai 2017, 10:28am

Publié par barreteau

La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

Station – Gare des Mines (Paris 18e)

 

En lisière du périphérique, la gare des Mines est une ancienne gare à charbon devenue … discothèque Africaine dans les années 2000 ! Mais aujourd'hui, ce bâtiment désaffecté de 400 m2, près de la porte d'Aubervilliers et coincé entre le périphérique et des studios de cinéma, connaît  une nouvelle vie. En effet, dans le cadre des "Sites Artistiques Temporaires", une démarche initiée par SNCF Immobilier, l'ancienne gare est devenue un lieu laboratoire du Collectif MU consacré aux scènes artistiques émergentes.

L'ancienne gare rebaptisée "Station-Gare des Mines" a déjà ouvert 6 mois l'an dernier et une deuxième saison va débuter très prochainement autour de la musique, d'un jardin et de la mémoire retrouvée. Avec "La Station", lauréat pour 6 nouveaux mois de l'ancienne gare des Mines, le collectif parisien "Garage Mu" d'Olivier Le Gal, installé depuis 10 ans dans le XVIIIe, va de nouveau pouvoir donner libre cours à ses idées.

Avec ses artistes "multiformes", la friche ferroviaire sera un lieu ouvert à tous les types de publics. En journée il y aura des ateliers de cuisine créative, de jardinage, de création d'instruments, de recyclage design. Et surtout "un projet sur la mémoire des quartiers environnants". Aux Mines, le Garage Mu compte enfin développer "des parcours sonores, avec des outils technologiques innovants", et pour cela va nouer un partenariat avec la radio associative étudiante Radio Campus Paris.

A suivre …


>> Concert à la "Station-Gare des Mines"

>> Le collectif parisien "Garage Mu".

> La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

8 Mai 2017, 15:09pm

Publié par barreteau

HALLE DUBOIS 72 boulevard Ney, Paris 18ème arrondissement

 

Ce sont des lieux parisiens en friches que la filiale "Immobilier" de la SNCF, chargée de valoriser les biens du groupe, prête à des artistes, pour quelques heures ou quelques mois. Les candidats retenus peuvent alors laisser libre cours à leurs projets de création, en faisant vivre des sites jusqu'alors délaissés.

La récente expérience de "Ground Control" — un ancien atelier de maintenance de la rue Ordener, transformé durant 4 mois en bar éphémère, en lieu d'art et de concerts — a convaincu "SNCF Immobilier" qu'il y avait un sillon à creuser, et une manière très innovante d'optimiser d'anciens sites ferroviaires qui, pour certains, feront l'objet de projets urbains à l'horizon de 5, voire 10 ans… Alors, en attendant cette échéance autant en faire des lieux culturels temporaires et ainsi les faire vivre durant cette longue période d'attente.

L'appel à projets a d'ailleurs suscité un engouement hors du commun, avec 81 dossiers déposés et au final, 14 projets retenus. Ce sont des projets de spectacles vivants, de performances à thèmes, de la restauration, des expos d'arts plastiques, des expérimentations sonores … et souvent tout cela mélangé ...

Mais n'y a-t-il pas une sorte de contrat léonin de la part de la SNCF ? Car oui elle prête ses sites aux artistes mais c'est à eux de remettre en état ces lieux abandonnés. Pas d'électricité et, la plupart du temps, tout à refaire aux frais des artistes, et si la SNCF a soudain besoin de ces ateliers, alors oust… tout le monde dehors.

 

A suivre …

 

>> Ground Control

>> SNCF: Les Sites Artistiques Temporaires.

 

 

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