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PARISPERDU

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Position dominante.

29 Octobre 2007, 10:14am

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Publié par barreteau


Le parc de Belleville est peut-être le parc le moins fréquenté de la capitale, et pourtant, ce vaste espace de verdure a beaucoup de charme et, il est idéal - aux beaux jours - pour flâner, bouquiner sur un banc ou faire la sieste sur une pelouse.
 

La terrasse, au sommet du parc, offre une époustouflante vue panoramique sur Paris. C'est un lieu propice à la rêverie et à la contemplation de la ville. Evitez, toutefois de trop porter votre regard à gauche, là où les tours de Belleville font une véritable cicatrice au paysage ... Puis, retournez-vous vers la rue des Envierges : elle a conservé le calme et la poésie des hauts de Belleville.

On peut aussi venir ici à la tombée de la nuit pour découvrir une Tour Eiffel toute scintillante, comme un bijou posé sur Paris...
Etre perché là-haut, en position dominante sur la ville brillant de mille feux, est alors un véritable enchantement...

 

>> Parc de Belleville, un peu d'histoire ...

>> Le Parc de Belleville, déjà dans Parisperdu

 

 

 

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Hommage à Lucien Hervé.

6 Octobre 2007, 19:41pm

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Publié par barreteau

Photo © Lucien Hervé

Le photographe français Lucien Hervé nous a quittés, le 26 juin dernier, à l'âge de 96 ans. D'origine hongroise, son vrai nom était Laslo Elkan. Il avait rejoint la France en 1929 et c'est peu après la guerre qu'il adoptera définitivement son nom de résistant : Lucien Hervé.

Il est considéré comme l'un des maîtres de la photographie d'architecture moderne. Son premier travail de photographe, un reportage sur la Cité radieuse de Marseille, est remarqué par Le Corbusier qui en fera son photographe attitré de 1949 à 1962. Il couvre alors tous les chantiers de Le Corbusier et travaille également pour d'autres grands architectes du moment : Breuer, Niemeyer, Aalto, Prouvé ...

Mais, au-delà de la photographie d'architecture, Lucien Hervé porte aussi un regard sur l'homme. D'ailleurs, ses archives sont constituées uniquement de deux catégories de photos qu'il nomme "ARCHI" et "HUMAN".

Dans la veine du réalisme poétique incarné par Doisneau, Ronis et Boubat, il s'intéresse- nous dit-il - à "tous ceux qui luttent pour la vie". Lucien Hervé, toujours là où on ne l'attend pas, se revendique ainsi d'une certaine tradition humaniste.

C'est dans cet esprit qu'ont été réalisés deux de ses clichés les plus émouvants. Le premier, pris à Delhi en 1955, montre un enfant esclave où une grande partie du cliché est dans l'ombre de façon à dissimuler le visage de l'enfant et à insister sur ses pieds nus. La seconde photo, prise en 1949 à la Cité radieuse de Marseille, souligne la condition de l'ouvrier, en ne montrant que l'ombre portée d'un manœuvre qui monte un escalier en tenant à bout de bras un seau de ciment.

Son regard saisit, comme nul autre, la lumière crue et les ombres fortes, aussi bien pour décrire l'architecture que les humains sur lesquels il s'attarde avec respect.

Pour tout cela, Lucien Hervé était un artiste rare.

 

>> L'enfant esclave, Delhi 1955 Photo © Lucien Hervé

>> L'ouvrier de la Cité Radieuse, Marseille 1949 Photo © Lucien Hervé

>> Lucien Hervé : Bibliographie ...

>> Lucien Hervé, devant ses archives, peu de temps avant sa disparition  ...

 

 

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" A 20 km de la Tour Eiffel. "

8 Septembre 2007, 11:54am

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Publié par barreteau

 Crédit Photo: Sipa Press / Eric Hadj.

 

"A 20 km de la Tour Eiffel" est le titre de l'exposition d'Eric Hadj qui se déroule actuellement à Perpignan, dans le cadre du Festival "Visa pour l'image 2007". Les photographies présentées sont le fruit de son immersion dans la Forestière à Clichy-sous-Bois, la résidence d'où sont parties les émeutes de 2005.

La Forestière est une résidence privée au cœur de Clichy-sous-Bois, construite dans les années 70. Elle est devenue, trente ans plus tard l'une des résidences aux immeubles les plus dégradés sur le territoire national.
Près de 3000 personnes issues de l'immigration habitent La Forestière. 50% des personnes sont au chômage, surtout des jeunes ...

Un seul bus rallie Clichy-sous-Bois au reste du monde, le 601. Il vous emmène à la ville voisine du Raincy, où l'on peut prendre le RER pour rejoindre le cœur de Paris. L'aller et retour pour Paris revient à presque 9 euros. Trop cher pour se payer un ticket tous les jours. Alors les jeunes passent leur temps dans la "Fofo", la "Forest", le "Ghetto", en jouant au foot ou à la Playstation devant la télé. Ils n'ont toujours rien à faire, ... c'est tous les jours dimanche.

Chômage, échec scolaire et problèmes familiaux forment un terrain propice à la délinquance. La débrouille pour trouver de l'argent, l'échange des bonnes adresses pour ne pas payer les vêtements au prix fort : l'entraide est importante entre jeunes. Ils forment une famille. Presque tous nés en France, ils trouvent injuste d'habiter ici. La conduite sans permis et le défaut d'assurance sont les délits les plus courants. D'autres commettent des délits plus graves, mais cela reste le fait d'une minorité.

En novembre 2005, la résidence s'enflammait comme les autres cités voisines. Mais à La Forestière très peu de voitures ont brûlé ... et surtout pas celle-ci que des jeunes taguent, ici, à la demande de son propriétaire, lequel participe à l'opération. Ainsi, porteuse de tous ces signes que seuls leurs auteurs savent déchiffrer, la voiture fera réellement partie de la cité.

 

>>  Eric Hadj à Perpignan /Festival "Visa pour l'image 2007" 

 

 

 

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100 000 mercis !

14 Août 2007, 10:09am

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Publié par barreteau

 


A l'instant où j'écris, le compteur de visite a déjà dépassé les 100 000 visites !

Merci à vous, les fidèles, d'être aussi nombreux à revenir si souvent sur Parisperdu.

Dès que je poste un billet, les organisés (comme moi !), ceux qui naviguent avec Netvibes ou avec d'autres lecteurs RSS, sont directement connectés à Parisperdu.
Quant aux nouveaux visiteurs et aux visiteurs occasionnels, ils arrivent ici au gré de leurs recherches sur les moteurs (Google en tête), ou via le blog roll de blogs-amis ou encore via les spécialistes de la blogosphère (France Inter/Blog à part, Le Site du Jour, NetKulture, Côté Blog, Paperblog ...) qui tous, ont mis en avant Parisperdu.

Et comme une bonne nouvelle s'accompagne souvent d'une autre : aujourd'hui le journal Le Monde a selectionné Parisperdu dans "Les invités du Monde.fr", sur Paris bouge-t-il? Le blog mobile de la rédaction du Monde.fr , avec le titre: "Sans cliché ...".

Merci aussi aux bloggeurs (et bloggeuses) pour leurs commentaires, leurs remarques, leurs mails (que je reçois via le contact courriel), leurs notes qui font réagir, même si elles ne sont pas toutes écrites pour cela... !

 

100 000 visites, ça fait quand même super plaisir ... Depuis maintenant 22 mois, Parisperdu s'installe petit à petit sur le web, et je l'espère ... dans vos favoris.

Merci donc à tous, et comme toujours dans ces cas là, c'est l'occasion de ressortir le BEST-OFF... (N'hésitez pas -là aussi- à laisser vos commentaires !)
Bonne visite, et ... surtout, restez fidèle à Parisperdu ! Le blog qui pose un autre regard sur Paris, ... loin des cartes postales.

 

 

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Hommage à Janine Niépce.

11 Août 2007, 11:53am

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Publié par barreteau


©Janine NIEPCE : Deux petites filles de la région de Houdan (1949)


La photographe Janine Niépce est décédée à Paris, ce dimanche 5 août 2007. Elle avait 87 ans.
Lointaine parente de l'un des inventeurs de la photographie Nicéphore Niépce, Janine Niépce avait choisi de fixer sur la pellicule, en noir et blanc, des gens ordinaires dans leur vie quotidienne, un travail qui la rapproche de Robert Doisneau et de Willy Ronis.

 

>> 3 facettes du talent de Janine Niépce

>> Janine Niépce déjà dans Parisperdu ...

 

 

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Enfances parisiennes.

13 Juillet 2007, 09:08am

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Publié par barreteau

Parc de Belleville- juin 2004

Billet dédié à François Legendre

Le "gamin de Paris" est un article suivi !

De Gavroche aux chenapans immortalisés par Doisneau, en passant par les poulbots dont la réputation a dévalé les pentes de Montmartre, d'innombrables portraits d'enfants sont devenus les symboles d'un Paris populaire, gouailleur et frondeur...

Bien sûr, aujourd'hui, tout a changé, ... mais pour autant, la découverte et l'expérience de la ville par les générations successives de petits Parisiens empruntent des chemins qui se ressemblent. Les jeux au jardin public sont toujours aussi prisés, tout comme les sorties au zoo, au musée, les marrons ramassés à l'automne, le miracle fugitif de la neige, le sautillement à cloche-pied sur les bordures de trottoir...

Une enfance comme une autre : la nôtre, la vôtre ...

Marguerite Duras, a écrit dans "Des journées dans les arbres" : "Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours ...".

Mais au fait, que reste-t-il ?  Sans doute, le temps suspendu des rêves et des jeux ...

 

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Promenades aériennes ...

17 Mai 2007, 10:29am

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Publié par barreteau


Un nouveau livre pour les amoureux de Paris, de son architecture, de ses perspectives, et de son charme intemporel ...

Revivez le Paris de 1950 à 1970, vu d'avion et surtout ... avant le périph, le centre Pompidou, la tour Montparnasse et pleins d'autres bizarreries Pompidoliennes ...

 

>> Le tour de Paris, promenades aériennes de Roger Henrard

Les Halles de Baltard 1955 - Photo : ©Roger Henrard

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La Villa des Tulipes, il y a 50 ans …

31 Mars 2007, 10:32am

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Publié par barreteau


C'est Aimé Speleers  qui nous envoie d'Anvers - où il vit aujourd'hui - cette photo montrant la Villa des Tulipes en 1953. Son père, Marcel, est né ici, dans cette impasse déjà visitée par Parisperdu.

La famille Giraud, à l'époque propriétaire du Café Hôtel Restaurant que l'on voit ici, prend la pose devant son établissement car, en 1953, on ne voit pas encore beaucoup de photographes ... Aussi ne faut-il pas manquer cette occasion de se « faire tirer le portrait » ...

 

>> Même endroit aujourd'hui :

 

 

 

>> La Villa des Tulipes ... déjà sur Parisperdu

 

 

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Sur les pas de Willy Ronis (4/4)

21 Mars 2007, 21:31pm

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Publié par barreteau


A Montmartre, la place du Calvaire est un lieu singulier : pas de calvaire mais des murets, un seul banc et ... un point de vue unique sur la capitale.

Cette place minuscule est certainement la plus typique de la butte. Elle serait même presque intemporelle, s'il n'y avait aujourd'hui ... quelques tags.

C'est ici, loin du tumulte effréné de la Place du Tertre, que vous pouvez retrouver ce qu'était Montmartre, avant qu'il ne soit définitivement envahi par les touristes.
Assis en ce lieu secret, vous n'aurez plus envie de le quitter. C'est un endroit quasi magique, plein d'une douceur ouatée ... où l'on voudrait prolonger l'instant ... et lorsque vous devrez partir, ce sera en vous promettant de bientôt y revenir.

A Paris, ne cherchez plus l'introuvable... il est là !


>> Le regard de Willy Ronis © sur cette place, en 1960 ...
 

>> Les calvaires de Montmartre vus par Aget ©...
 

>> Place du calvaire ...la nuit,
 par Hervé Roulben ©

 

 

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Chez Fanfan.

14 Février 2007, 10:59am

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Publié par barreteau

 
Au 35 de la rue de Tourtille, dans l'épicerie-buvette de Françoise Lajoy (dit-Fanfan), on se croirait encore en province dans les années cinquante.

Au mur, ce sont, pêle-mêle, des bouteilles, des boîtes de conserve, des paquets de sucre ou de biscuits, ... Quelques frusques d'un autre âge sont suspendues dans un coin. Au fond, il y a une seule table avec des chaises de cuisine et surtout ce comptoir qui a vu défiler tant d'habitués ... depuis des décennies.

Fanfan joue ici, dans le bas-Belleville, un rôle social très important : elle vous dépanne le soir lorsqu'il vous manque quoique ce soit en cuisine et toute la journée elle écoute, console ou conseille les gens du coin venus au comptoir lui conter leurs difficultés... Elle pourra même vous garder le courrier, vos clés, voire vos enfants ... tant sa générosité est sans borne.

D'un tempérament d'une grande gaité, elle a toutefois les larmes aux yeux, lorsqu'elle évoque toutes ces années passées, ici, depuis que sa mère a ouvert l'épicerie dans ce local acheté par sa grand-mère en 1932 et qu'elle a reprise après son CAP...

Car maintenant, dehors, la restructuration du quartier a commencé, et dans la rue où tous les autres commerces ont déjà fermé, l'ambiance n'est pas gaie. Une grande partie des habitants a déjà quitté le quartier ... les plus âgés sont morts. Qu'est devenu Jeannot qui, avec son accordéon, faisait danser les gens sur le trottoir les soirs de 14 juillet ?

Mais Fanfan se résigne mal à un avenir ailleurs. Aussi, elle fait de la résistance et ses amis sont solidaires : leur dernière pétition (Collectif "Y'a D'la Joie") 
a recueilli des milliers de signatures pour essayer d'obtenir un dernier sursis à cet ultime bistrot de quartier menacé de disparition.

Pourtant, Fanfan devra fatalement, tôt ou tard, laisser la place à l'agrandissement de l'école maternelle mitoyenne ... qu'elle a fréquentée, petite. C'est un crève-cœur, mais elle se résout à accepter la situation car "si c'est pour les gosses alors ça va ..., dit-elle, ... au moins je ne pars pas à cause d'un promoteur".


Finalement l'épicerie-buvette sera rasée, l'école maternelle agrandie et Fanfan quittera sa chère rue de Tourtille. Des opportunistes lui rachèteront "son nom, sa marque", et une nouvelle enseigne "Fanfan Lajoy" ouvrira tout près d'ici, rue Jouye-Rouve. Mais il s'agit d'un café-galerie de la "néo-branchitude". Rien à voir donc avec l'épicerie-buvette authentique de Fanfan qui pourtant, elle aussi faisait galerie - à son corps défendant toutefois.
En effet, n'y avait-il pas au fond du bistrot, parmi les boîtes de conserves, une photographie originale d'Izis ?
Comment un tirage de ce grand photographe avait-il pu atterrir ici ?
Fanfan était plus que discrète sur le sujet ...

 



>> La photo d'Izis chez Fanfan (« Dans une cour, Paris 1948 ») :

 


 



 

 

 

 

 

 

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6 mètres avant Paris

10 Décembre 2006, 21:10pm

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Publié par barreteau


Cette photo est publiée en hommage à Eustache KOSSAKOWSKI qui, au Printemps 1971, réalisa la série  "6 mètres avant Paris". A cette époque, KOSSAKOWSKI a le regard attiré par les écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de photographier toutes les pancartes en tôle ou en ciment portant le nom de la capitale.

Le reportage comptera 159 photos, dont l'objectivité repose sur la distance identique adoptée à l'égard de chaque écriteau (6 mètres), sur la neutralité générée par la prise frontale et le cadrage qui sont invariables.

En réalité, KOSSAKOWSKI n'a pas toujours pu, à cause d'impératifs propres aux sites, se placer à une distance de 6 mètres devant chaque panneau. C'est donc au moment de l'agrandissement des clichés, qu'il pallie ces variations.

En 1977, quatre photos de la série seront exposées dans le cadre de l'exposition "Archéologie de la ville" au Centre Beaubourg, où les 155 autres photographies, mises en dépôt, ont depuis disparu.

Malgré les aléas que connurent les tirages originaux, cette œuvre originale de KOSSAKOWSKI lui permis de se faire connaître en France et d'y vivre durant le reste de son existence.

Aujourd'hui, refaire cet exercice est  totalement impossible. A quelques très rares exceptions près, les panneaux "Paris" ont tous disparu des portes d'entrée de la capitale : comme pour mieux signifier que Paris déborde maintenant sur les banlieues  ... à moins que ce ne soit l'inverse ... !



>> Plus sur « 6 mètres avant Paris ».

 

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Les Humanistes.

29 Novembre 2006, 09:03am

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Publié par barreteau


On ne se lassera jamais de regarder les images de ces photographes humanistes : celles des célébrissimes Ronis, Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et celles d'auteurs moins connus mais tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin,  Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...

Mais qu'est-ce que l'humanisme ?
L'humanisme est un courant de pensée qui croit en une essence éternelle de l'homme, et place en lui sa foi. Aussi appelle-t-on photographes humanistes, ceux qui témoignent, par leurs images, de la dignité de l'homme et qui, de ce fait, privilégient plus le contenu émotionnel de leurs photographies que leurs formes.

En France, les photographes "humanistes" ont construit une réelle iconographie nationale, avec ses lieux pittoresques et ses archétypes sociaux tout en dénonçant les réalités d'une époque - misère des banlieues, crise du logement, menaces de guerre - et en relayant luttes et espoirs de l'après-guerre.
Ils ont en commun d'avoir nourri de leurs images le paysage visuel des Français des années 50-70 et aussi d'avoir su créer un univers culturel fort qui marque encore nos consciences, et qui va de Prévert à Blaise Cendrars, en passant par Blondin ou Marcel Carné...

Alors allez à la BNF voir l'exposition « La photographie humaniste 1945-1968», c'est une somme bouleversante de tendresse, de finesse et de sensibilité ; un témoignage inestimable d'une époque révolue.

A son échelle, et en toute modestie, Parisperdu veut s'inscrire dans ce même courant de la photographie testimoniale et humaniste ...

 

 

>> Autour d'Izis, Boubat, Brassaï, Doisneau, Ronis et les autres ... À la BNF Richelieu / Galerie de photographie - Paris



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La fille de Bercy.

21 Août 2006, 11:45am

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Publié par barreteau


Soudain je l'ai vue, elle marchait lentement devant moi tout en balançant son drôle de petit sac à main. Sa robe blanche épousait exactement sa taille de guêpe.
Arrivée au garde-corps, elle posa son petit sac et tout en se penchant, elle chercha longuement du regard ... quelque chose ... ou quelqu'un.

Puis soudain, elle dit simplement : "Ah, tu es déjà là ?". Son petit ami l'attendait en contrebas de la terrasse du palais des sports de Bercy ...

A cet instant, j'étais sûr qu'elle avait savamment mis en scène son retard ...
 


>> Dans la même attitude : Anna Maria, la sœur de Salvador Dali ...

>> Hommage à ... Janine Niepce.

 

 

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Sur les pas de Willy Ronis (3/4).

21 Mai 2006, 19:12pm

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Publié par barreteau


"Quand, de fil en aiguille, ces deux enfants reviendront vers leur point de départ, ils trouveront peut-être, gravés sur le mur, leurs noms enlacés. 
Beaucoup ne peuvent espérer tant".

Pierre Mac Orlan

Post-face de l'ouvrage "Belleville Ménilmontant" de Willy Ronis

>> En écho à cette photo prise à l'arrêt de bus "Navier" dans le 17ème arrondissement, voyez celle de Willy Ronis dans "Belleville Ménilmontant" Editions Arthaud (Troisième Edition 1989) : Photo N° 65 "Place des Fêtes".

 

 

 

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Ingrid Betancourt et Paris

29 Mars 2006, 15:19pm

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Publié par barreteau


La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, ex-candidate à la présidence de la Colombie, a entamé, à 44 ans, sa 5e année aux mains de la guérilla marxiste des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie).

 

Ici à l'Hôtel de Ville de Paris, des gardiens entrouvrent une grille : faut-il y voir un signe favorable à une proche libération d'Ingrid ?

 

 

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