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PARISPERDU

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Pas de photo … on n'est pas à Chicago ici … !

23 Mai 2018, 10:06am

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Publié par barreteau

 Pas de photo … on n'est pas à Chicago ici … !

Place d'Aligre, Paris 12ème_ mars 2018

 

La place d'Aligre a beaucoup de charme avec son horloge centrale hissée sur un petit kiosque, sa halle couverte et, installés à l'air libre le long de la rue d’Aligre, une multitude d'étals de forains.

Le douzième arrondissement, hétéroclite mais authentique est ici encore bien vivant et les week-ends, il y a foule sur cette place colorée … car de surcroît, ce marché a la réputation d'être le moins cher de Paris.

Mais Aligre change, et les touristes, les chalands qui n'achètent rien ne sont pas les bienvenus. J'en ai fait l'expérience récemment ici quand un forain m'a véhément lancé : "Pas de photo … on n'est pas à Chicago ici … !"
Aligre, Chicago … quel rapport ? A moins qu'il ne m'ait pris pour Al Capone ou que l'esprit de la "Commune libre d'Aligre" soit désormais en voie de disparition ?

 

+  Le Marché d'Aligre déjà sur Parisperdu.

>> Aligre, surgi de nulle part.

>> Le douzième à la dérive ... ?

>> Chez Charlette.

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J'ai essayé le bokeh dans la nuit parisienne …

4 Mars 2018, 08:46am

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Publié par barreteau

 

Les Champs Elysées, Paris_ Février 2018

 

Le "bo" quoi ?  Le bokeh (à prononcer "bokè") est un mot d'origine japonaise, qui se traduit en français par "flou". C'est aussi le terme utilisé en photographie, non pas pour décrire une image ratée, mais au contraire pour désigner la qualité "artistique" de la partie de la photo où la mise au point n'a pas été effectuée.

Il s'agit donc d'un flou d'arrière-plan, obtenu avec un téléobjectif lumineux et une ouverture maximale afin d'avoir une très petite profondeur de champ.

Pour savoir si vous avez réussi votre bokeh, il suffit alors de regarder si votre sujet est bien net et votre fond bien flou.

Alors que pensez-vous de ce bokeh que j'ai dernièrement capturé dans la descente des "Champs" … ?

 

>> Le bokeh pour les débutants, sur nikon.fr

 

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Les lumières de l'Evangile.

27 Janvier 2018, 17:28pm

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Publié par barreteau

Les lumières de l'Evangile.

Quartier de l'Evangile, Station Rosa Parks, Paris 18e et 19e, février 2016.

 

Je suis revenu des dizaines de fois à cet endroit car je voulais sentir les saisons, la brume hivernale à l’aube, la pluie légère ou drue, la neige pourtant rare à Paris, mais aussi le soir à la tombée de la nuit. 

Chaque mois, chaque jour, chaque moment, la lumière varie sans cesse et pour le photographe, elle est très importante, primordiale même. Ici, elle permet aussi de restituer l'émotion ressentie avant la restructuration de ce quartier de l'Evangile, un quartier à cheval entre le 18e et le 19e arrondissement.

C'est un endroit unique dans la capitale, où trônaient autrefois les gazomètres, où l'on trouve encore aujourd'hui le dernier calvaire de Paris et où la rue sur quelques centaines de mètres semble se poursuivre sans fin entre ses deux murs semblables pour se perdre en elle-même …

Pour obtenir la bonne lumière, j’ai parfois attendu toute une journée. Je me souviens d’avoir poireauté ici cinq heures sous une pluie fine, légèrement abrité par la tranchée des chemins de fer de l'Est.
A la fin de la journée, un arc en ciel est apparu au-dessus des immeubles, des grues et des voies ferrées. Alors, c’est comme si la lumière diffractée était sortie de terre et qu'elle voulait nous restituer tout ce qui a ici disparu, enterré par ce nouveau quartier.
Un vieil adage ne prétend-t-il pas qu’au pied de l'arc en ciel, il y a un trésor ?
Ce jour-là, pour moi, c’était la photo parfaite.

 

>> Retrouvez le secteur de l'Evangile, sur Parisperdu.

 

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Paris, les couleurs de la nuit.

18 Novembre 2016, 13:29pm

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Publié par barreteau

Boulevard de la Bastille_ février 2006

 

Il fait nuit, il pleut … et dans la ville, l'animation se fait rare.
Ne cumule-t-on pas alors les pires conditions pour la photographie de rue ?

Peut-être pas ?

A vous de juger …


>> Voir aussi Paris Pluie

 

 

 

 

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La photo de rue en péril ?

8 Mai 2016, 09:53am

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Publié par barreteau

La photo de rue en péril ?

Rue du Retrait © Le Hodja - Blogatou

En conformité avec la loi, tout est flouté : la personne au DAB, sa main retirant l'argent, la caméra de surveillance et la plaque minéralogique de la voiture !… Ouf! On ne risque plus rien rue du Retrait! (Paris XXe). 

La Commission européenne s'est récemment penchée sur la réforme de la directive du droit d’auteur (aussi nommée par ses opposants: "Loi sur la liberté de panorama"). Et,au parlement européen, l'amendement 421 a été longuement débattu. Selon ce texte, les photographes, dans le cas d'une utilisation commerciale, ne peuvent exploiter et partager leurs images sur les réseaux sociaux qu'avec l'autorisation des titulaires des droits des œuvres, principalement architecturales. Ce qui revient à dire que nous ne pourrons plus rien photographier. La photo de rue est en danger, du moins en Europe. Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis doivent se retourner dans leur tombe. Le monde devient fou.

Le résultat de ce texte apporte plus de confusion que d'éclaircissements, aussi le directeur éditorial de l'agence Magnum Photos, Clément Saccomani, portant défenseur du droit d'auteur, doute du signal qu'envoie la Commission juridique à l'heure "où tout le monde a dans sa poche un Smartphone qui peut faire des photos". Car de surcroît, en France, il y a déjà beaucoup de restrictions sur la création.

En effet, au droit d'auteur, que les photographes doivent donc respecter, s'ajoute le droit à l'image. Ce dernier stipule que, sans autorisation des personnes photographiées, le photographe s'expose à des poursuites judiciaires en cas de publication de ses photos.

Par conséquent, en raison des risques de procès, il devient maintenant très compliqué de faire de la photo de rue. Dans l'action, il n'est pas toujours évident de demander à chaque personne photographiée, de remplir un formulaire d'autorisation d'utilisation de l'image.

Symptôme des obstacles rencontrés sur le terrain, Clément Saccomani, a rappelé lors de la dernière exposition "Paris Magnum", que dès les années 90, on a moins d'images de scènes de rue, et donc, par rapport aux périodes précédentes, on a beaucoup moins de personnes photographiées dans la rue.

Alors désormais, avant de prendre votre photo et surtout, avant de la mettre en ligne, veuillez regarder le code civil !

Google dans "Street View" utilise déjà depuis longtemps des algorithmes de "floutage", mais voir du flou en permanence, n'est ni très esthétique ni très bon pour la rétine …

On va voir ce que dit la jurisprudence… car il y a une chance pour que la différence entre le "non commercial" et le "non lucratif" d’une part, puis entre la "réalisation" et la "diffusion" d’autre part, permette de multiples échappatoires. Alors attendons les jurisprudences …


>> La photo humaniste a-t-elle un avenir ?

>> Exemple de formulaire d'autorisation d'utilisation d'image.

 

 

 

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Silhouettes parisiennes.

2 Mars 2016, 09:03am

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Publié par barreteau

Silhouettes parisiennes.
Rue des Meuniers/Square du Massif Central _Paris 12ème (1996)


En photographie, le plus important n'est pas la marque de votre boitier ou le prix de vos objectifs… le plus important c'est la lumière … et la façon dont vous allez la capturer. Willy Ronis avait coutume de dire: "Ce n'est pas l'appareil qui fait la photo, c'est le photographe".

N’oubliez pas l'étymologie : photographier c’est "écrire avec la lumière" et, si vous avez compris cela, vous savez qu'il est essentiel d’apprendre à bien gérer cette lumière pour obtenir le meilleur résultat possible sur vos images.

Et qui dit lumière dit aussi forcément "ombres". L’ombre est liée à l’obscurité et aux éléments "cachés", rien de mieux donc pour ajouter un petit effet mystérieux à votre image en tentant de faire deviner un élément ou de faire naître une atmosphère. Vous pouvez aussi choisir la silhouette pour présenter le sujet de votre photo sous un autre angle, c'est alors l’ombre qui devient votre sujet principal... et ainsi, en jouant avec l’ombre et la lumière, vous allez sublimer le réel, transformer les corps en silhouettes anonymes.

Cet effet de silhouette donne souvent de la force aux images : il s’en dégage une ambiance particulière. L’image est à la fois simple (le sujet est noir sur un arrière-plan clair), et forte car elle raconte une histoire. Comme en ce jour d'été à la sortie d'un passage couvert sous la Petite Ceinture, quelque part dans le 12ème arrondissement …

 

>> Ecrire avec la lumière.

 

 

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Le lieux retrouvés de Parisperdu.

24 Octobre 2015, 09:42am

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Publié par barreteau

Le lieux retrouvés de Parisperdu.

Lieux Retrouvés n°44, le 10 rue des Mûriers Paris 20ème

 

Une composition supplémentaire dans l'album des Lieux retrouvés.

Cet album montre des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc. Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire. En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs). C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.


>> L'album des Lieux retrouvés.

 

 

 

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Des pellicules plein la tête.

20 Mars 2015, 09:19am

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Publié par barreteau

M. Wu Dinh devant son magasin du 72 de l'avenue des Gobelins_Paris 13ème

Au 72 de l'avenue des Gobelins, une devanture attire mon regard. Il y est écrit: "Photo-Ciné Gobelins".

Y pénétrer n'est pas une mince affaire car la boutique est littéralement remplie à ras bord de matériels photo : des appareils et des objectifs bien sûr mais aussi une montagne de filtres et d'accessoires divers entassés-là, pêle-mêle dans le plus grand désordre.

Vous êtes chez Monsieur Wu Dinh qui depuis 35 ans, tient cette sorte de caverne d'Ali Baba, … version vietnamienne ! Aidé par son épouse, il vend, achète, stocke et répare du matériel d’occasion, essentiellement de "l'argentique".

Comme il est pratiquement impossible de rentrer à l'intérieur de la boutique, les transactions se font sur le trottoir. On peut négocier, mais Monsieur Wu Dinh est dur, très dur en affaires ...

Des pellicules plein la tête, des appareils par milliers et des monceaux d'accessoires, ici il n'y a rien à jeter : le magasin de M. Wu Dinh, c'est une véritable chasse au trésor pour les photographes.


>>  L'Insta du magasin "Photo-Ciné Gobelins".

>> "Photo-Ciné Gobelins": impossible de rentrer à l'intérieur !

 

 

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Sur le quai de la gare d'Austerlitz, la naissance d'une idylle.

30 Août 2014, 09:55am

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Publié par barreteau


Elle a l'air d'une jeune fille à qui on donnerait le bon Dieu sans confession; cela tient sans doute à sa blondeur diaphane. Seules les sandales de saison corrigent cette impression de trop grande sagesse. Lui ressemble à ces hipsters qu'on a vu éclore ces derniers temps : lunettes à grosse monture noire, barbe fournie, sweat à capuche, bermuda en Jean et chaussures montantes. Ils appartiennent à deux mondes qui n'ont presque rien en commun, mais l'été, parfois, favorise les rencontres improbables. Car les gestes de tendresse parlent pour eux : ces deux-là sont "ensemble" comme on dit, quand on n'ose pas dire "amoureux".

Ce qui frappe, c'est leur léger tremblement, comme s'ils se sentaient menacés. L'explication arrive au bout de quelques minutes: elle doit le quitter, elle a un train à prendre.

Il voudrait la retenir. La kidnapper peut-être, dans un élan romantique. Lui proposer de ne pas se quitter, pas déjà; ils ont l'âge pour ce genre de "folie". Elle repousse tristement sa tentative : "Tu sais bien que ce n'est pas possible". Elle va rejoindre ses parents, elle n'a que 17 ans. On est très sérieux quand on a 17 ans.

Alors il l'accompagne sur le quai pour l'étreindre une dernière fois. Ils échangent à l'oreille une promesse qu'on n'entend pas, mais qu'on devine. Et puis elle monte, il la salue d'un baiser depuis le quai. Le train part. Quelques secondes plus tard, un SMS arrive. Je ne peux pas lire par-dessus l'épaule du jeune homme, mais là encore on devine l'échange : "Tu me manques déjà". II répondra : "Toi aussi".

 

>> Voir aussi sur Parisperdu : "La photo humaniste a-t-elle un avenir? "

 

 

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La mosquée de la rue Morand.

17 Avril 2013, 09:49am

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Publié par barreteau


Au milieu du terre-plein qui sépare la rue des Trois-couronnes de la rue Jean-Pierre Timbaud, presqu'au niveau de la mosquée de la rue Morand, que l'on ne remarque que par quelques détails: ses quatre ouvertures d'un genre mozarabe et de pauvres paires de souliers quittés par des fidèles, je suis abordé par un jeune homme.

Il est grand, barbu et sans conteste de type nord-africain. Il se dit intéressé par mon appareil photo, qu'il veut examiner sous toutes les coutures. Serait-il prêt à me l'acheter, qu'il ne s'y prendrait pas autrement ! Je tiens toutefois le reflex fermement par sa courroie car je n'ai aucune confiance en cet inconnu et en ses airs soupçonneux.

Finalement, il me dit qu'il s'appelle Mehdi et il m'avoue pourquoi il m'a abordé. Il ne veut pas que je photographie la sortie des fidèles de la mosquée, en ce vendredi, jour de prières. Je lui dis que je ne suis pas ici pour cela et que mon propos est simplement d'arpenter les quartiers Est de la capitale et de prendre les clichés que le hasard de la balade peut m'offrir.

- "Ok - me dit-il - mais pas la mosquée".
- "Pourquoi pas la mosquée ?" 
C'est la question de trop. Le voilà lancé dans une logorrhée, déversant des flots de paroles, des arguments plus ou moins étayés sur l'impérialisme américain, les martyrs de la Palestine, les juifs qui dominent le monde, les français tous racistes, etc. … et il conclut :
- "Donc, mon ami, pas la mosquée."


Mettant fin à cette conversation avec "mon ami", et sans réfuter ses propos, ni accepter sa demande, je passerai devant le lieu de culte en shootant à la volée une rafale de trois images.
Je vous offre ici la mieux cadrée, au nom de la liberté de circuler dans mon pays: démocratique et laïque!


>> Voir aussi sur Parisperdu: " Paris-Dakar"

 

 

 

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Cent photos de légende sur Paris.

8 Mars 2013, 10:46am

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Publié par barreteau

Dans la modeste rue de Chazelle (17e), la statue de la Liberté émergeant des ateliers du fondeur Gaget-Gauthier, 1883.
Photo© : Maurice-Louis Branger/ Roger Viollet



"Paris mythique" est un beau-livre, pas trop onéreux. Il vient de sortir en librairie et nous invite, en 100 photos de légende, à une promenade poétique à travers le Paris que nous aimons.

Dans cet ouvrage, les œuvres d'anonymes côtoient les clichés légendaires de la capitale, pris au quotidien ou lors de moments historiques.

Ces photographies, toutes en noir et blanc, dévoilent la ville d'antan avec ses toits, ses bals populaires, les quais de Seine ensoleillés et les trottoirs trempés …

Tous les grands photographes qui ont aimé Paris sont là : Daguerre, Atget, Brassaï, Kertész, Doisneau, Cartier-Bresson, Boubat, Izis, Ronis, Riboud … mais aussi Horvath, William Klein et Man Ray … aucun ne manque pour cette grande rétrospective d’un Paris éternel.

 

>> "Paris mythique", éditions Parigramme, 144 pages, Edition bilingue français-anglais - 9,90 euros

 



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Paris à Visa pour l'image.

12 Septembre 2012, 10:30am

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Publié par barreteau

A  Perpignan, hier …


Comme chaque année à pareille époque, "VISA pour l'image" nous donne à voir le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec ses conflits, ses crises, ses mœurs, sa misère … son humanisme aussi.

Mais, à côté du photojournalisme, une nouvelle écriture photographique, le "web documentaire" a, depuis quelques années, été introduit, à Perpignan.
Et dans ce nouveau genre, c'est un thème plus léger qui a été primé.

"Défense d'afficher" a  en effet pour sujet l’art urbain et se vit comme un parcours sur les traces de graffeurs s’exprimant dans huit villes de la planète.

Paris est l'une d'elles. Et ce n'est pas l'escale la moins originale avec, comme guide, Ludo qui se sert de la lumière des espaces publicitaires des abribus et des grandes enseignes pour détourner subtilement les marques et les transformer en plantes carnivores ou en aliens menaçants.
A voir …



>> "Défense d'afficher, ce que le street art raconte du monde".

>> Le web documentaire, nouvelle écriture photographique.

>> Visa pour l'image":déjà sur Parisperdu.

>> L'art urbain, le street-art sur Parisperdu.


 

 

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Une prolifération d'images ...

26 Décembre 2011, 14:55pm

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Publié par barreteau


Il n'est plus original de parler de la prolifération des images. Partout, nous vivons dans un monde plein de photos, de vidéos... Dans les rues, dans les transports, et même de plus en plus dans nos poches, sur les écrans de nos téléphones, nous "subissons" des images qui nous parviennent à un rythme de plus en plus accéléré. Nous ne prenons plus le temps de les analyser, de les hiérarchiser. La plupart du temps, nous recevons cette masse de visuels de manière très passive.

Parisperdu est là pour prendre le contre-pied de cet état de fait, en proposant des choix assumés, revendiqués. En donnant à chaque sujet plus ou moins d'importance, en faisant comprendre l'importance d'une légende, d'un texte explicatif … en laissant à chacun la liberté de choisir entre l'image ou le texte ou encore … l'image plus le texte.

Avec "l'album des Lieux retrouvés", Parisperdu va un peu plus loin. Le mélange s'ajoute à l'accumulation.

Cet album montre en effet des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc.

Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire.
En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs).

C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.



>> Les "Lieux retrouvés" de Parisperdu.

 

 

 

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" Paris, Portrait d'une ville "

18 Décembre 2011, 11:02am

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Publié par barreteau

Démolition des Halles de Baltard. Août 1971. Copyright : Jean-Claude Gautrand.


Jean-Claude Gautrand, passionné par notre chère capitale, nous offre avec le livre "Paris" aux éditions Taschen, une chronique photographique exceptionnelle sur Paris. Avec ses 600 pages et plus de 500 photographies, ce livre est un incroyable voyage à travers un siècle et demi d’histoire, du second empire à nos jours.

Il faut dire que Jean Claude Gautrand, né en 1932, est l’un des plus grands spécialistes français de la photographie. C'est aussi un homme véritablement passionné par cette ville, sa ville "quand je franchis le périphérique, je suis à l’étranger" dit-il en reprenant les mots de Doisneau, qu’il fait sien.


Photographe professionnel depuis 1960, il s’est également fait un nom comme historien, journaliste et critique, grâce à de nombreuses publications. Il est l’auteur, toujours aux Editions  Taschen, des livres "Paris mon amour" (1999), "Brassaï" (2004) et "Ronis" (2005) et aussi de deux livres consacrés à Doisneau (2003).

Aujourd'hui, avec cette collecte de photographies tirées de dizaines d’archives et de collections privées, se rencontrent le passé et le présent, le monumental et le quotidien, les choses et les gens.

"Paris, Portrait d’une ville" qui vient de sortir en librairie, tombe donc à pic pour faire un très beau cadeau lors des fêtes de fin d’année. Car cet "album de famille", qui pourrait être celui de tout Parisien, fera le régal de tous les amoureux de Paris et de la photographie.



>> Ecouter Jean- Claude Gautrand nous présenter ce livre.

>> Le livre, au catalogue des Editions Taschen.

  

 

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Ecrire avec la lumière.

6 Décembre 2011, 09:19am

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Publié par barreteau

Environs de Hoi An (Viêt-Nam) - novembre 2010


L'étymologie du mot est sans ambigüité: photographier, c'est écrire avec la lumière.
Parfois, on dit aussi que photographier, c'est "capturer" ou "shooter", mais je n'aime pas trop ces termes barbares, belliqueux …
Je leur préfère le terme "apprivoiser". Apprivoiser la lumière idéale qui ne dure pas, le regard d’un sujet que vous ne connaissez pas et qui ne vous connait pas, un moment fragile qui déjà s’échappe …

J’ai besoin de la photographie parce qu’elle me permet d’exprimer ce que l’écriture ne dit pas, de dévoiler ces interstices où les mots ne peuvent aller.
Je l’aime simple, saisissant un instant … parce qu'alors, elle repousse les limites du sensible et conduit un peu plus loin, au-delà des apparences.

Saisir un regard, un geste, un mouvement qui n’attend pas … la photographie c’est avant tout une rencontre.
Mais pour cela, il faut sortir de chez soi et aussi de soi, arpenter sa rue, sa ville, le monde peut-être … le photographe est forcement voyageur car, si rester c'est exister, voyager c'est vivre !

Vivez donc votre voyage dans Paris, même si ce Paris a disparu, Parisperdu est là pour essayer de vous le restituer !

 

>> Voir aussi: "De l'intérêt du Noir & Blanc ..."

 

 

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