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PARISPERDU

urban

" A 20 km de la Tour Eiffel. "

8 Septembre 2007, 11:54am

Publié par barreteau

 Crédit Photo: Sipa Press / Eric Hadj.

 

"A 20 km de la Tour Eiffel" est le titre de l'exposition d'Eric Hadj qui se déroule actuellement à Perpignan, dans le cadre du Festival "Visa pour l'image 2007". Les photographies présentées sont le fruit de son immersion dans la Forestière à Clichy-sous-Bois, la résidence d'où sont parties les émeutes de 2005.

La Forestière est une résidence privée au cœur de Clichy-sous-Bois, construite dans les années 70. Elle est devenue, trente ans plus tard l'une des résidences aux immeubles les plus dégradés sur le territoire national.
Près de 3000 personnes issues de l'immigration habitent La Forestière. 50% des personnes sont au chômage, surtout des jeunes ...

Un seul bus rallie Clichy-sous-Bois au reste du monde, le 601. Il vous emmène à la ville voisine du Raincy, où l'on peut prendre le RER pour rejoindre le cœur de Paris. L'aller et retour pour Paris revient à presque 9 euros. Trop cher pour se payer un ticket tous les jours. Alors les jeunes passent leur temps dans la "Fofo", la "Forest", le "Ghetto", en jouant au foot ou à la Playstation devant la télé. Ils n'ont toujours rien à faire, ... c'est tous les jours dimanche.

Chômage, échec scolaire et problèmes familiaux forment un terrain propice à la délinquance. La débrouille pour trouver de l'argent, l'échange des bonnes adresses pour ne pas payer les vêtements au prix fort : l'entraide est importante entre jeunes. Ils forment une famille. Presque tous nés en France, ils trouvent injuste d'habiter ici. La conduite sans permis et le défaut d'assurance sont les délits les plus courants. D'autres commettent des délits plus graves, mais cela reste le fait d'une minorité.

En novembre 2005, la résidence s'enflammait comme les autres cités voisines. Mais à La Forestière très peu de voitures ont brûlé ... et surtout pas celle-ci que des jeunes taguent, ici, à la demande de son propriétaire, lequel participe à l'opération. Ainsi, porteuse de tous ces signes que seuls leurs auteurs savent déchiffrer, la voiture fera réellement partie de la cité.

 

>>  Eric Hadj à Perpignan /Festival "Visa pour l'image 2007" 

 

 

 

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Art-mur.

1 Septembre 2007, 09:19am

Publié par barreteau

Pochoir et aphorisme de Miss-Tic : "C'est la vie, ça va passer ..."

Avec l'art-urbain, on est loin des concours de tags et autres graffitis qui salissent nos murs, vandalisent les devantures des commerces, les véhicules, les pilles de ponts ...

Ici, il s'agit d'une culture urbaine authentique... qui a désormais ses maîtres, ses disciples ... et aussi ses électrons libres.

Tous ces artistes urbains ont quelque chose en commun, ils veulent le beau, la surprise, le dérangement, la poésie accessibles à tous ...

Par leur travail sur les murs, ils incitent les citadins à la flânerie, à la promenade, à la découverte. L'observateur est donc quelque peu dérouté, le public l'est moins et souvent s'arrête spontanément quelques secondes pour admirer une œuvre sur un mur lépreux devenu à nouveau digne d'intérêt.

Alors, levez les yeux, scrutez les recoins, les palissades, les immeubles en attente de démolition : insolents, ironiques, amicaux, agressifs, les pochoirs et les graffs vous interpellent.

Les artistes de l'art-urbain sont ceux qui ornent les vilains murs de la ville pour nous la rende supportable ...


>> Voir aussi Street-Art ...


>> Miss-Tic : 20 ans d'aphorismes dans la rue !  

                          * Les aphorismes : 2006

                          * Les aphorismes : 2005-2001

                          * Les aphorismes : 2000-1995

                          * Les aphorismes : 1994-1990

                          * Les aphorismes : 1989-1985

>> Miss-Tic, ailleurs dans Parisperdu.   
 

 

 

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Ginette, boulevard Arago

28 Août 2007, 10:37am

Publié par barreteau


Ce fut la dernière... elle était-là, le long du sinistre mur de la prison de la Santé, ... la vespasienne du boulevard Arago, et elle a fini telle une vielle star ... recherchée et adulée par les photographes.

Communément appelées  pissotières, en référence au "trou dans la coque d'un navire qui laisse s'écouler l'eau du pont", certains les avaient baptisées populairement "tasses" ou plus poétiquement Ginette. On en décomptera jusqu'à 478 sur les trottoirs de Paris ...

En 1961, le Conseil Municipal de Paris décide leur suppression graduelle en raison de la mauvaise réputation de ces lieux et de l'odeur pestilentielle qui en émane. La fin de la gratuité des toilettes publiques parisiennes sera ensuite votée par le Conseil de Paris, et les premières "Sanisettes" payantes (Marque déposée par la société JC Decaux
) seront implantées sur les trottoirs parisiens, en 1991.
Bientôt, on en dénombre 420 et aujourd'hui, leur accès est redevenu gratuit.

Autonettoyantes, les sanisettes sont plus hygiéniques que les vespasiennes et mieux adaptée aux exigences actuelles de confort et de propreté.

Hermétiques, elles sont sans odeur. Et surtout, closes et ... horizontales, ... elles sont enfin utilisables par les femmes.


>> Vespasienne versus Sanisette ...

>> Ginette, boulevard Arago ...vue de dos ...



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Belleville, la belle ville des bobos.

19 Août 2007, 16:24pm

Publié par barreteau

 

 


Vivre en ville va devenir un privilège.

A Belleville, à Ménilmontant, l'inflation des prix de l'immobilier chasse les anciens habitants. Ce sont maintenant des bobos qui ont jeté leur dévolu sur ces quartiers de l'Est parisien. Des peintres, des photographes, des architectes ou des designers s'installent dans des usines désaffectées ou dans des ateliers miteux qu'ils réhabilitent à prix d'or. Certaines agences immobilières se sont même spécialisées dans ces futurs lofts tant recherchés par ces nouveaux habitants pour qui le paraître est essentiel. Un bobo pensera fréquemment : "J'ai acheté un lieu atypique ... donc je suis atypique" !

Dans 10 ans, il n'y aura plus l'ombre de catégories populaires dans l'Est parisien. Le marché, mais aussi les pouvoirs publics, les mairies ... tout pousse à la requalification de ces quartiers ... même s'il y a parfois des résistances de quelques groupes d'habitants qui veulent conserver leur cadre et leurs modes de vie.

Car certains préfèrent continuer à vivre ici - en quasi communauté -  dans des immeubles, à la limite de l'insalubrité, que des promoteurs cherchent à raser pour faire de nouveaux programmes. Mais les gens de Belleville qui aiment depuis toujours leur quartier, "leur village" comme ils disent, ne veulent pas de ces nouveaux programmes ... avec restaurants à sushi, galeries d'art contemporain ou d'avant garde et "concept-stores" ... Tout un monde dans lequel ils ne se reconnaissent pas.
Et pourtant, s'ils sont chassés, ils devront partir à 20, 30, 40 km ... là où les prix sont moins élevés...


Ainsi, la ville se transforme, car... bien sûr la ville n'est pas une entité figée, ... ainsi va la ville, ainsi va la vie ...dans la belle ville de Belleville.


>> La politique de la ville, en savoir plus ...

>> Bienvenue à "Boboland" !

 

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Némo et le bonhomme noir

9 Juillet 2007, 09:55am

Publié par barreteau

Fresque de Némo rue des Plâtrières, vue de la rue Sorbier - Paris 20ème.

Quand il y a près de 25 ans, NEMO commençait à bomber ses pochoirs dans Paris, il disait alors pour définir son action: "Une ville sans graffitis serait comme une rivière sans poissons".

Ses personnages : un homme en noir, jouant avec une canne à pêche, un ballon ou un parapluie, et le petit NEMO (du "Little Nemo" de Winsor McCay), hantent alors les murs du 20ème. Ils apparaissent soudainement au détour d'une rue, sur un mur lépreux, sur une porte condamnée ou une fenêtre murée, créant une étonnante atmosphère de poésie et de rêve dans cet arrondissement continuellement massacré.

Bourré de talent, NEMO a un œil extraordinaire et détecte immédiatement le profit qu'il peut tirer d'un pan de mur, aussi la silhouette de son Homme Noir se répand rapidement partout sur Belleville et Ménilmontant, signalant toujours des immeubles condamnés. Némo a aussi travaillé avec Mesnager : son Homme Noir a alors rencontré le petit bonhomme blanc, une rencontre qui a provoqué de superbes créations !

Parmi tous les artistes travaillant sur les murs de Paris, il est le plus pur: il ne gagne pas d'argent avec ses œuvres, et il sait qu'elles disparaîtront irrémédiablement quand le dernier vieux mur tombera sous les coups des bulldozers...

Les réactions des passants sont parfois mitigées: un jour, NEMO faisait un pochoir dans une cour intérieure de la rue de Belleville quand une vieille femme l'a apostrophé en lui disant: "Vivement qu'ils rasent tout ça! J'en ai marre... et vous, avec vos dessins, vous allez nous faire durer les choses".

 

>> Némo réalisant la fresque de la rue des Plâtrières.

>> En savoir plus sur Némo ...

>> Némo et Mesnager : l'Homme Noir et le bonhomme blanc. 

 

 

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Portrait d'un monde disparu

25 Juin 2007, 08:54am

Publié par barreteau

 

En haut de la rue Piat, face à l'une des plus belles vue sur la capitale, les petits commerces ont fermé, les artisants ne sont plus là, tout cela n'existe plus ...

Mais il reste ce portrait étonnant d'un monde disparu, d'un bonheur vécu comme en sursis ...

Rien de ce qui est singulier ne devrait disparaître ...


>> Voir aussi : "Je me souviens du 20e arrondissement" par Clément LÉPIDIS.

 

 

 

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Un monde si proche, si loin ...

12 Mai 2007, 17:11pm

Publié par barreteau


Pénétrer sur le réseau ferré de la Petite Ceinture n'est pas très compliqué. Malgré grilles, grillages, murs et autres palissades ... l'accès aux voies n'est bien souvent qu'un jeu d'enfants.

Le parcours entre le quartier Bel-Air - dans le 12ème - et le parc Montsouris - dans le 14ème - peut être effectué en une heure environ.
Alors on y va ?

Dès le départ, c'est un dépaysement total : vous longez des jardinets exploités depuis toujours par les riverains : massifs de fleurs mais aussi plantes potagères poussent ici ... et c'est plutôt bucolique. Sans cesse vous allez croiser des chats, et il y a même  parfois ... des renards ! Puis vous traversez le dépôt de trains de la gare de Lyon et les abords des quais de Bercy en chantier permanent depuis plus de dix ans avec l'opération Paris Rive gauche.
Peu après, on dépasse un groupe de gitans fort occupés à dénuder des câbles en cuivre ... Un peu plus loin, c'est l'ex-gare Masséna à laquelle s'accolent des habitations de fortune ... et à l'entrée d'un premier tunnel, c'est un jeune homme et son berger allemand ... heureusement attaché, qui ont trouvé ici un abri.

Le passage dans le 13ème au pied des tours du quartier Italie est plutôt impressionnant ! Puis, les tunnels s'enchaînent et vous arrivez à l'entrée du long tunnel de Montsouris (Photo) : il fait plus de 800 mètres ... et il y fait très froid. C'est ici que se réunissent périodiquement les visiteurs de catacombes et autres explorateurs de carrières sous-terraines  ...

Mais il faut songer à sortir de ce monde si particulier, à la fois si proche et si loin de la ville ... et là, au sens propre, comme au sens figuré, on a un peu de mal à trouver la sortie ....


>> La Petite ceinture et Parisperdu (1)
 

>> La Petite ceinture et Parisperdu (2)
 

>>
La Petite ceinture et Parisperdu (3) 


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Enfin une femme présidente ... !

7 Mai 2007, 08:20am

Publié par barreteau

 


Les murs l'ont largement plébiscité ... et nous avons enfin une femme présidente !

Avec la présidente Miss-Tic, nous allons maintenant pouvoir nous poser les questions essentielles: « Où suis-je ? Où vais-je ? Dans quelle étagère ? ».

  


>> Miss-Tic déjà dans Parisperdu

  

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Cité du Labyrinthe.

13 Avril 2007, 09:12am

Publié par barreteau


La Cité du labyrinthe a longtemps été une succession de cours et, cette voie bien nommée, permettait alors -  effectivement après de nombreux détours - de passer de la rue de Ménilmontant à la rue des Panoyaux.

 Le quartier a connu une lourde rénovation, parfois puissamment contestée. De nouveaux immeubles ont été édifiés en remplacement de l'ancien habitat ouvrier. Aujourd'hui amputée, en partie détruite, élargie pour y faire accéder des voitures, la Cité du labyrinthe est devenue une vaste impasse sans grand caractère et surtout ... elle a perdu son insolite poésie urbaine.

Car avant sa restructuration, l'étrangeté du lieu, le calme de ce long dédale ... attirait ici beaucoup d'artistes plasticiens. Des musiciens, des écrivains aussi ... y résidaient. Aujourd'hui, s
eul "un noyau dur" subsiste encore, au N°19 : Les Ateliers de Ménilmontant, qui tentent de perpétuer l'identité originelle du quartier et restent la cheville ouvrière des journées Portes Ouvertes qui se déroulent ici, chaque année en octobre.

A Paris, le promeneur qui prend parfois plaisir à se perdre dans le labyrinthe de la cité ne pouvait qu'être comblé dans ... la Cité du Labyrinthe.


>> La cité aujourd'hui, en partie reconstruite ...
 

>>
Les Ateliers de Ménilmontant.
 

>> Némo dans le Labyrinthe ...
 

>> "Cité du Labyrinthe" par le musicien Laurent Coq 
 

 

 

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" T'arrêtes avec ta tour Eiffel ... "

5 Mars 2007, 19:28pm

Publié par barreteau


Le 140 rue de Ménilmontant est une cité dans la ville, un bloc d'habitations bâti en 1925, une imposante forteresse avec son portail unique ouvrant sur une cour centrale distribuant les accès aux logements.

Le site a longtemps été qualifié de "zone sensible" ou de "quartier difficile". La délinquance y est alors endémique, fondée sur des trafics locaux de stupéfiants, d'objets ou de véhicules volés ou recelés : toute une économie souterraine. Les trafiquants y agissent en bandes et suscitent - dans tout le quartier - un réel climat de peur. Les gens ne peuvent plus circuler tranquillement dans les cours ouvertes de ces immeubles, car certains caïds se comportent en propriétaires du territoire.

Les passants qui osent s'attarder ici - surtout si de surcroît, ils photographient ou filment les lieux - sont immédiatement suspectés de vouloir nuire au « business » et sont éloignés par intimidation verbale. J'en ai personnellement fait l'expérience.

Dès mon arrivée, des adolescents me demandent de quitter les lieux et de ne pas prendre de photos. J'argumente sur le fait que je souhaite seulement photographier la tour Eiffel qui se dessine au loin dans la longue perspective de la rue de Ménilmontant. On me laisse préparer mon cadrage, mais le réglage de la prise de vue est sans doute un peu trop long au goût de mes interlocuteurs ... car tout à coup retentit un cinglant : "Eh ... toi là-bas, t'arrêtes avec ta tour Eiffel ... ". Instantanément, je prends conscience que la situation peut dégénérer très vite et qu'une violence extrême peut frapper à tout instant. Je quitte rapidement les lieux, après avoir pris un seul cliché.

En octobre 2005, Jean-Claude Irvoas aura eu moins de chance ... Il a été lynché à mort, devant sa femme et sa fille, alors qu'il photographiait du mobilier urbain ... en banlieue parisienne.

Quant au 140 rue de Ménilmontant, il a maintenant fait l'objet d'un vigoureux programme de réhabilitation et de réaménagement. Aujourd'hui, la cité a été désenclavée : l'unique entrée a été complétée par le percement de nouveaux accès et 8 bâtiments, sur les 30 existants, ont été
détruits pour créer un jardin et aménager une voie publique coupant, en son centre, la vielle cité.

Après ces transformations radicales, le quartier retrouva un peu de calme. Mais aujourd'hui encore, les photographes n'y sont pas les bienvenus ...



>> La tour Eiffel se dessine au loin dans la longue perspective de la rue de Ménilmontant. 

>> Jean-Claude Irvoas : la mort en 24 secondes ...

 

 

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Usine à gaz !

9 Février 2007, 14:27pm

Publié par barreteau


Les dernières traces de l'usine à gaz de l'Evangile, encore visibles ici, viennent de disparaître.

L'usine de l'Evangile avait été idéalement située : à proximité du réseau ferré qui acheminait les trains de houille en provenance des mines du Nord et en périphérie immédiate de la ville dont elle couvre alors les besoins en gaz pour l'éclairage et le chauffage.

Au sortir des fours, le gaz manufacturé (gaz de ville) est stocké dans des gazomètres qui s'élèvent et s'abaissent en fonction du volume de gaz qu'ils contiennent. Ces "énormes cloches en fer boulonné" - dont les plus grosses, mesurent 65 m de diamètre et autant de haut -ont fortement marqué durant plusieurs décennies le paysage de la Banlieue Nord de Paris.

L'usine employait alors plusieurs centaines d'ouvriers qui effectuaient ici un travail difficile et peu qualifié. Mais en 1976, l'alimentation en gaz naturel s'étant généralisée en Ile-de-France, la production de gaz de ville est définitivement arrêtée.

Aujourd'hui, seuls quelques bâtiments annexes du "Centre de Recherche Gaz de France" témoignent encore de l'histoire de ce lieu ...


>> Voir aussi sur ParisPerdu : Carrefour de l'Evangile   

 

 

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Miss-Tic : la fille de l'art fait le mur

3 Novembre 2006, 12:05pm

Publié par barreteau


Depuis plus de 20 ans, Mis-Tic est la reine incontestée des pochoirs de rue dans Paris.
Son dessin épuré est immédiatement reconnaissable et ses textes d'accompagnement, volontairement ambigus, sont toujours subtils.
Son "art mural", par nature éphémère, dégage une réelle puissance d'expression due en grande partie à des textes-slogans rebelles ou un tantinet provocateurs.

Hors les murs, Miss-Tic montre aussi dans des expositions ses « classiques » : des pochoirs insolites et rendus énigmatiques par la poésie des textes et le jeu des mots.

Dans Paris, la Miss a ses quartiers de prédilection  ... souvent les mêmes que ceux qu'affectionne Parisperdu qui naturellement est membre de son  Fan-Club avec la carte d'infidélité (sic) N°152 !

Découvrez une artiste authentiquement populaire ...


>> Mis-Tic : Site officiel

>> Fan-Club Miss-Tic: carte d'infidélité N°152




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Le Quartier de la Moskowa

5 Février 2006, 15:56pm

Publié par barreteau

Le 16bis de la rue Bonnet  - ancien passage des Vignes (1996)


Enserré entre les fortifications et le chemin de fer de la petite ceinture, ce territoire fut morcelé en petites parcelles exploitées jusqu'en 1900 par des maraîchers et des vignerons.

Dans ce coin de Paris, peu accessible, caché, se développa une urbanisation "spontanée": des rues étroites et pittoresques bordées de maisonnettes, de petits immeubles, d'ateliers et de jardinets familiaux. Cependant, les appartements, très exigus, disposaient rarement du confort minimal et une grande partie de l'habitat se trouva vite délabrée : la Moskowa fut déclarée insalubre dès 1938.

Divers projets de réhabilitations verront alors le jour, tous se heurteront à l'attachement des habitants à ce quartier si paisible. Mais au tournant de l'an 2000, le sort de la Moskowa était joué et le quartier fut totalement "modernisé".

Une partie de la rue Bonnet  - ancien passage des Vignes - (dont on voit ici le 16bis) devait conserver son caractère ancien, pour voir ce qu'elle est devenue : cliquez ici .

 

>> Voir l'opération ZAC Moskowa par la SEMAVIP.

 

 

 

 

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