19, rue de Bellièvre.

Le Bar de la Poste au 19 de la rue Bellièvre a définitivement tiré ses rideaux ... ils ne s'ouvriront plus.
>> En savoir plus sur le bar de La Poste ...
"Parisperdu" porte un "autre regard" sur Paris. En arpentant la ville depuis 30 ans, il nous montre que la ville n'est pas une entité figée. La ville vit... et comme tout être vivant elle fait parfois des erreurs. Ainsi va la ville, ainsi va la vie... "Ce qui nous incite à revenir en arrière est aussi humain et nécessaire que ce qui nous pousse à aller de l'avant." Pier Paolo Pasolini
22 Mars 2006, 09:25am
|Publié par barreteau

Le Bar de la Poste au 19 de la rue Bellièvre a définitivement tiré ses rideaux ... ils ne s'ouvriront plus.
>> En savoir plus sur le bar de La Poste ...
21 Mars 2006, 19:37pm
|Publié par barreteau

A l'angle des rues de Bellièvre et Edmond Flamand une large esplanade pavée s'ouvrait.
Sur le pan coupé de l'angle des deux rues, se situait le "Bar de la Poste". Ce bistrot était surtout fréquenté par les "manipulants" du centre de tri manuel d'Austerlitz, situé juste en face.
En 1998, lors de la longue grève du centre de tri Paris Gare Austerlitz, la cinquantaine d'agents, les "Auster", qui refusaient la fermeture avaient fait du "Bar de la Poste" leur quartier général.
Maintenant, tout est terminé. Le centre de tri manuel a été automatisé. Le bar de la poste a perdu sa raison d'être. Et ce lieu, à la fois paisible et vivant, a été pris dans le maelström de l'opération Paris Rive Gauche.
Forte de ses 2,5 km : l'Avenue de France et son prolongement : l'avenue Pierre Mendès-France sont venues engloutir la petite esplanade.
Seule concession au passé ouvrier du site : on construira des logements sociaux à l'angle de la rue Edmond Flamand et de la rue de Bellièvre.
>> En savoir plus sur l'opération Paris Rive Gauche.
>> Le nouveau bâti de la rue de Bellièvre
6 Janvier 2006, 14:47pm
|Publié par barreteau

Inhabitée et rarement fréquentée, la rue Watt a de tout temps suscité l'imagination des photographes, des poètes et des écrivains - parmi lesquels : Henry Miller, Léo Mallet , Boris Vian qui lui a consacré une chanson et Jacques Tardi qui l'a représentée dans ses bandes dessinées.
Aujourd'hui, depuis les réaménagements du quartier et des voies ferrées qu'elle traverse de part en part, la rue a perdu son aspect pittoresque. La pérennité de la "mythique" rue Watt n'est pas assurée: elle ressemblera de plus en plus à un banal passage souterrain.
Son atmosphère unique (avec ses raies de lumière zénithale associées à de ponctuels éclairages blafards) a déjà hélas totalement disparue.
>> En savoir plus sur Léo Mallet, le père du célèbre détective Nestor Burma
>> Ecouter la chanson de Boris Vian
>> La rue Watt illustrée par Jacques Tardi
Le message de Willy à Parisperdu
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Les Lieux retrouvés de Parisperdu
L'album des Lieux retrouvés montre des photographies où sont associées, mêlées ou superposées sur une même image deux vues d'un même lieu : l'une en couleur et l'autre en noir et blanc.
Ce dédoublement, ou ce collage, puise sa raison d'être dans un questionnement lié à la mémoire.
En effet, il ne s'agit pas de créer un document réel, mais plutôt de faire apparaître concomitamment plusieurs strates temporelles: celle du passé (l'image en noir et blanc) étant partiellement recouverte par celle du présent (l'image en couleurs).
C'est ainsi une façon de s'interroger sur ce que pourrait être une photographie objective, en dressant le constat de l'impossibilité pour l'instantané photographique de décrire le réel tel qu'on le perçoit, c'est-à-dire avec une dimension spatio-temporelle supplémentaire : celle de la mémoire.
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