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PARISPERDU

Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?

16 Mars 2017, 14:28pm

Publié par barreteau

Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?

Jacques Tardi et Léo Mallet sur le pont de Tolbiac (Photo © Saldi)

 

Léo Malet est pour certains "l'inventeur" du roman noir français, avec un personnage central dans ses romans, le détective Nestor Burma.

Nestor Burma apparaît dès 1943 lorsque Léo Malet publie "120, rue de la Gare", mettant en scène - pour la première fois - son célèbre détective privé. Le succès du roman, est immédiat, d'ailleurs Mallet dira: "Les dix mille exemplaires de mon bouquin sont partis dans la semaine".

En 1954, toujours avec  le personnage de Nestor Burma, il commence la série des "Nouveaux Mystères de Paris", dont chaque énigme a pour décor un arrondissement de la capitale. Seulement quinze arrondissements de Paris formeront le décor de ces Nouveaux Mystères, dont le 13ème avec "Brouillard au pont de Tolbiac" publié en 1956 qui se détache indéniablement de cette série et devient très vite le roman central de son œuvre.


"Brouillard au pont de Tolbiac" fourmille d'anecdotes autobiographiques, pas toujours à l'avantage du 13ème arrondissement. Car il faut bien comprendre que Léo Malet avait la dent dure envers cet arrondissement où il y avait très mal vécu.
Ainsi dans ce roman, il fait dire à Nestor Burma : "C’est un sale quartier, un foutu coin. Il ressemble aux autres, comme ça, et il a bien changé depuis mon temps, on dirait que ça s’est amélioré, mais c’est son climat. Pas partout, mais dans certaines rues, certains endroits, on y respire un sale air … Ça pue trop la misère, la merde et le malheur...".

Ou encore, il réitère : "C’était un sale quartier. Il collait à mes semelles comme la glu aux pattes de l’oiseau. Il était écrit que je l’arpenterais toujours en quête de quelque chose, d’un morceau de pain, d’un abri, d’un peu d’amour. Je le sillonnais … peut-être simplement pour régler un vieux compte avec ce quartier".

Plus loin, il ajoute même: "Le 13ème arrondissement fourmille de rues aux noms charmants et pittoresques, en général mensongers. Rue des Cinq-Diamants, il n’y a pas de diamants ; rue du Château-des-Rentiers, il y a surtout l’asile Nicolas-Flamel ; rue des Terres-au-Curé, je n’ai pas vu de prêtre ; et rue Croulebarbe, ne siège pas l’Académie Française. Quant à la ruelle des Reculettes... hum... et celle de l’Espérance...".

Comme il l’écrivait dans ses "Propos badins" préfaçant la bande dessinée de Jacques Tardi, Léo Malet avait cru écrire un roman à charge contre le 13e arrondissement, mais finalement, il en est devenu le défenseur, appuyé en cela par Tardi, un des grands maîtres de la bande dessinée, qui en adaptant "Brouillard au pont de Tolbiac" nous fait revivre le 13e tel qu’il se présentait dans les années 50.

Et aujourd'hui, sans faire de nostalgie excessive (car, bien sûr, les taudis insalubres ont été démolis et le "progrès" a fait partout son apparition, et c'est tant mieux !), on peut toutefois souligner que la froideur de certains quartiers rénovés peut nous faire regretter la gouaille des marchands de rues et la quasi-disparition des petits commerces qui ont laissé la place aux banques et autres agences immobilières.

Mais où es-tu mon 13ème ?


>> C'était comment avant ?

 

 

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Balades aux alentours de la rue du Loiret.

9 Mars 2017, 10:03am

Publié par barreteau

Rue du Loiret_ Paris 13ème

 

La rue du Loiret a été ainsi nommée en raison de son voisinage avec le chemin de fer qui desservait ce département. Elle a été profondément restructurée par les lourds travaux entrepris dans la zone car elle est située dans un secteur qui a beaucoup souffert de la vague effrénée de modernité de la déferlante ZAC Paris Rive Gauche…

Sous le crayon de Tardi, Nestor Burma, le détective créé par Léo Mallet, parcourt souvent la rue du Loiret. Et, sur l'une de ses planches, le bâtiment que l’on voit au fond est une ancienne gare de la petite ceinture: la station Masséna. Depuis maintenant longtemps, elle a perdu son caractère unique de terminus de campagne, dans son impasse, sous ses arbres qui autrefois cachaient sa passerelle de correspondance et ses quais un peu aériens.

Tout près, c'est une rue que sa nullité même avait fini par rendre célèbre. Il y a encore une vingtaine d'années, avec ses tabliers de ponts qui recouvrent et obscurcissent presque la moitié de son parcours, la rue Watt dégageait une atmosphère unique, à la fois sinistre mais attachante. Elle est aujourd'hui méconnaissable car devenue une sorte de long tunnel bétonné sans aucune âme.

Un peu plus loin, rescapée de la démolition systématique du secteur, l'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé a fière allure, avec sa haute cheminée et son hall vitré, elle tient encore la dragée haute aux blocs vitrés des bureaux neufs qui maintenant la cerne de toute part.

Décidément, les balades dans le 13ème réservent beaucoup de surprises…


>> La Station Masséna sur Parisperdu.

>> La rue Watt sur Parisperdu.

>> L'usine de la Compagnie Parisienne de l'Air Comprimé, toujours sur Parisperdu.

 

 

 

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Pas de fumée sans feu.

21 Février 2017, 12:15pm

Publié par barreteau

  Pas de fumée sans feu …

 

Ces deux cheminées qui crachent d'imposants panaches de fumée, sont celles de l’usine d’incinération des déchets ménagers d’Ivry-Paris 13. Depuis le début des années 70, elles font partie du paysage du sud parisien. Mais l'usine sera bientôt obsolète et, même si la date de sa fermeture à été repoussée à 2023, une concertation sur son avenir est d'ores et déjà en cours.

Si son incinérateur est l’un des plus grands d’Europe, l’incinération ne sert pas seulement à éliminer les déchets, elle dégage de la chaleur qui est récupérée et sert notamment à chauffer des bâtiments et des logements.

C'est le dimensionnement de la future usine qui pose aujourd'hui problème, et nourri le débat entre les partisans et les opposants au projet de reconstruction. Certains, comme le Syctom (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères), jugent la capacité prévue réaliste et permettant une continuité du service public de traitement des déchets. D’autres en revanche, comme le collectif 3R (réduire, réutiliser, recycler) estiment qu’il faudrait davantage agir sur la réduction des déchets à la source et en conséquence prévoir un site plus faiblement dimensionné. Certains opposants vont même jusqu’à remettre en cause la reconstruction de l’incinérateur, considérant que ceux d’Issy-les-Moulineaux et de Saint-Ouen sont suffisants.
Le débat devrait être tranché d'ici la fin de l'année …
A suivre donc.

 

>> Projet du futur centre d’incinération d’Ivry-Paris XIII du Syctom.

 

>> Le débat s'invite au Sénat.

 

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Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?

11 Février 2017, 09:37am

Publié par barreteau

Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?
Base de l'ancien viaduc de Tolbiac, 62 rue du Chevaleret Paris 13ème.

 

Voilà tout ce qu'il reste de l'ancien viaduc de Tolbiac: une pile en pierre maçonnée. Elle recevait, jusque dans les années 1990, le célèbre ouvrage métallique qui surplombait les voies ferrées de la gare de Paris Austerlitz. Longtemps cet ouvrage a été le symbole d'un quartier, un lieu chargé d'histoire, au centre de l'une des plus belles intrigues policières de Léo Mallet.

Démonté en 1996, pour faire place nette à la sinistre Avenue de France et à ses kilomètres d'immeubles de bureaux dessinés par des visionnaires aveugles, où se trouve-t-il aujourd'hui ?

Pour répondre à la question, il faut aller à quelque 80 kilomètres de Paris, dans l'Eure, près de la gare d'Auneau. Là, sur un terrain militaire grillagé, il rouille sur place, à l'air libre, totalement démantelé, ses pièces empilées les unes sur les autres...

Lors de son démontage, il avait été prévu qu'on le remonte quelque part. Je dis "quelque part" car la mairie de Paris ayant refusé par le passé de nommer une rue, une école ou encore une place en l'honneur de l'auteur des "Mystères de Paris", il parait peu probable qu'un jour elle accepte le remontage de ce pont dans Paris.

Seule Montpellier, ville natale de Léo Mallet, fait ce qu'il faut pour préserver sa mémoire et son œuvre: aussi trouve-t-on dans l'agglomération Montpelliéraine une médiathèque, un cinéma et une école primaire qui portent le nom de l'écrivain.

Alors faudrait-il aller jusqu'à envisager que le mythique viaduc de Tolbiac enjambe un jour le Lez ou un autre lieu dans Montpellier … ? Il faudrait peut-être que le célèbre détective privé Nestor Burma enquête sur l'affaire …


>> Léo Mallet/Tardi: "Brouillard au pont de Tolbiac"

>> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (1).


>> Le viaduc de Tolbiac, il y a 10 ans sur Parisperdu (2).

>> De Tolbiac à Auneau: Google Maps nous donne localisation exacte du viaduc en pièces détachées.

>> Dans sa livrée bleue, à quelque 80 kilomètres de Paris, le viaduc rouille sur place.

 

 

 

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Où sommes-nous ?

6 Février 2017, 09:14am

Publié par barreteau

 

Où sommes-nous ?

 

Sur cette avenue sans fin, ce n'est qu'une enfilade rectiligne d'immeubles de bureaux tristes, froids et insipides. Leurs rez-de-chaussée s'ouvrent sur des genres de "cantines" pour cadres, mais version fast-food chic à la new yorkaise, où tout est écrit en anglais et où partout figure la mention "no gluten" … un credo du moment … "of course" !

Le week-end, l'avenue est déserte, à part devant le cinéma. Je suis content d'y passer à vélo, car à pied le temps me paraîtrait trop long puisqu'il n'y a rien de vivant à voir.

Soudain me vient l'idée de photographier l'une de ces devantures et de vous demander:
Où sommes-nous: New-York, Londres, Copenhague, Tokyo … ?

Et bien non, il parait que nous sommes à Paris, sur la sinistre Avenue de France, dans le néo-treizième. Mais où es-tu mon Paris que j'aime ?

 

>> Mais où va Paris … ?

 

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Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.

17 Septembre 2016, 09:51am

Publié par barreteau

Rue Charcot et les folies urbanistiques de Paris Rive Gauche.
Rue Charcot _Paris13e Arrondissement (Août 2010)

Paris Rive Gauche ! Ce quartier du 13ème arrondissement, au cœur de Paris, vit une véritable mutation depuis 25 ans. Et, aujourd'hui tous les chantiers ne sont pas entièrement bouclés. De la gare d'Austerlitz aux limites d'Ivry-sur-Seine, Paris Rive Gauche est le symbole de la modernité et du développement urbain de l'Est parisien. Cette transformation profonde a chamboulé la vie de quartier, le vieux 13ème - celui de Tardi et de Léo-Mallet - a quasiment disparu au profit d'une concentration d'immeubles dédiés majoritairement aux affaires plutôt qu'au résidentiel.

Paris Rive Gauche a son phare, un amer que l'on voit de loin, que l'on ne peut pas manquer: c'est la Grande, la "Très Grande Bibliothèque", la TGB ... Dès lors la perspective de la petite rue Charcot s'en trouve profondément changée, les tours de la TGB y sont omniprésentes et la rue a été prolongée jusqu'à l'avenue de France - une désertique dorsale - par une passerelle cycliste et piétonne.

Avec toutes ces folies urbanistiques, la rue porte définitivement bien son nom car Jean-Martin Charcot fut un éminent neurologue …


>> Désertiques dorsales ...

>> Rue Charcot Paris 13e Arrondissement

>> Lettre aux habitants de la rue Charcot.

 

 

 

 

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Le Paris des fleurs (2/3)

11 Juin 2016, 10:56am

Publié par barreteau

Le Paris des fleurs (2/3)

Cité Fleurie - Paris 13ème

 

Nous sommes toujours dans le 13ème arrondissement, non loin du 5ème, dans une cité d’artistes construite en 1878 avec les matériaux d’un pavillon de l’Exposition Universelle, c'est la cité Fleurie.

Longtemps elle a été menacée d’être détruite par des promoteurs immobiliers, mais aujourd'hui, fort heureusement, elle est classée et donc préservée par son statut de Monument Historique.

Aussi vous allez la retrouver telle qu’elle a toujours été, un lieu de résidences et d’ateliers d’artistes. Et, il fait bon y flâner, dans un calme étonnant, au milieu des chats, des oiseaux, sous une végétation dense cachant statues et salons de jardin.

Bienvenue à la cité Fleurie.

 

 

>> Voir aussi : Le Paris des fleurs. (1/3)

 

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Le Paris des fleurs. (1/3)

5 Juin 2016, 19:55pm

Publié par barreteau

 



Rue des Iris, Paris 13ème

A Paris, loin de l'agitation, loin du béton omniprésent, à la cité Florale, mais aussi à la cité Fleurie, ou encore à la cité des Fleurs, … en ces trois endroits, on raconte Paris avec des fleurs.

Dans le 13ème arrondissement, à la limite du 14ème, en contrebas du Parc Montsouris, il est un petit havre de verdure, c'est la Cité Florale.

La cité s'inscrit dans un triangle formé par les rue Boussingault, Brillat-Savarin et Auguste Lançon avec pour hauteur de ce triangle, la rue des Orchidées. Sur ce périmètre réduit, la cité se démarque fortement des immeubles voisins qui invariablement font irruption à chacun des coins de rue. Ici, ruelles et placettes s’enchaînent, toutes sont pavées, et toutes portent des noms de fleurs : rue des Glycines, rue des Iris, rue des Liserons, rue des Orchidées, rue des Volubilis, Square des Mimosas.

Au cours d'une balade dans la cité Florale, on croise partout des maisons fleuries recouvertes de végétation. Et, les façades bien entretenues montrent que les habitants portent un soin particulier à la préservation de leur cocon.

Ici, vous oubliez que vous êtes à Paris !

 

>> Déjà sur Parisperdu: " Cité Florale, un îlot hors du temps."

 

 

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Paris par des sentiers détournés …

31 Mai 2016, 09:15am

Publié par barreteau

Paris par des sentiers détournés …

 A la hauteur du 28 rue Alphand Paris 13ème

 

C'est une promenade hors des chemins battus, dans des quartiers pas comme les autres, c'est une visite de Paris par des sentiers détournés qui vous est proposée aujourd'hui par Parisperdu.

Si vous connaissez déjà bien Paris et si les zones trop touristiques vous font fuir, si vous préférez les balades au calme, alors ces quartiers aux allures de villages qui rappellent la campagne, devraient vous plaire...

Nous vous amenons tout d'abord à la Butte aux Cailles, au cœur du 13ème arrondissement. Ce quartier-village est composé de petites rues pavées légèrement pentues, bordées de maisons possédant toutes soit une cour intérieure soit un jardin. Aux beaux jours, il fait bon y flâner car la plupart de ces espaces sont très verts et abondamment fleuris. C’est aussi le terrain de création privilégié de nombreux artistes de rue et certains murs sont couverts de graffs’.

Tout près de la Butte aux Cailles, à proximité du quartier chinois, il est un autre quartier également idéal pour une balade au calme: c'est le quartier Maison Blanche (13e). On le remarque immédiatement à ses maisons aux façades colorées. Murs, émaux, colombages, décorations, chaque villa a sa particularité et certaines sont particulièrement bien fleuries. Elles s’étendent sur un bel espace plutôt calme, aux rues assez larges mais où la circulation est minimale.

Alors bonnes ballades, dans ces coins préservés du 13ème



> Les sentes de Paris …

 

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Le passé ouvrier de l'Avenue d'Ivry.

21 Avril 2016, 12:51pm

Publié par barreteau

 

 

Usine de construction automobile Panhard & Levassor, porte d'Ivry, Paris 13ème_1960

© Roger Henrard / Musée Carnavalet / Roger-Violet

 

Avant Paris Rive Gauche, avant Chinatown, mais aussi les Olympiades et Italie 2, le 13e arrondissement de Paris était industriel. Des usines et des ateliers de toutes tailles y prospéraient. Ses rues et ses cafés étaient fréquentés par des milliers d’ouvriers.
Un passé pas si éloigné que cela mais dont les traces ont en grande partie disparu.

 

A la fin des années 1880, du côté des avenues de Choisy, d’Ivry et du boulevard Masséna, il n’y a là que des friches et quelques masures.

 

Le 31 juillet 1891,  Émile Levassor a 48 ans et il vient d'ouvrir, avec son ami René Panhard la première usine d’automobiles du monde, précisément au 16 de l’avenue d’Ivry.
Entre octobre et décembre de cette même année, l’entreprise vend six exemplaires de son premier modèle, la P2D. C'est la première série de fabrication d'automobiles au monde.
 

L’âge d’or de la maison Panhard-et-Levassor est officiellement ouvert. Elle emploiera jusqu’à 6 000 ouvriers… Pas de chômage alors dans ce secteur du 13ème arrondissement … mais ça, c'était il y a bien longtemps.

 

>> "Italie 13" : La politique de la table rase

 

 

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Le jardin interdit.

30 Août 2015, 10:07am

Publié par barreteau

 

 Le jardin interdit.

Pour contempler dans les meilleures conditions la Grande Bibliothèque, il  faut venir de préférence au petit matin, la lumière rasante sur l'esplanade déserte produit alors un effet assez impressionnant.

Déambuler sur les planches en bois exotique qui couvrent ce vaste espace n'est pas désagréable mais au bout d'un moment le regard cherche autre chose que … du bois mort. Ici le vert, la végétation, la vie quoi … manquent cruellement ! Non décidément rien ne vient égayer les tristes abords de la Grande Bibliothèque.

Il y a pourtant là un jardin, de surcroit central, … mais il est interdit au public. Son inaccessibilité serait motivée par des questions de sécurité … Pourtant on aimerait se promener dans ses 12 000 m2, toucher les pins récupérés adultes en forêt de Louviers et haubanés pour aider leur délicat ré-enracinement, humer l'odeur de leur résine, regarder le soleil filtrer à travers leurs bouquets d'aiguilles …. Mais il faudra se contenter de les observer de loin,  derrière les vitres du déambulatoire du rez-de-jardin, sans savoir qui des arbres, ou bien des observateurs, sont les vrais prisonniers du gigantesque édifice de Dominique Perrault.

Et comme toujours,  la démesure génère la polémique.
A ce sujet, on pourra lire les essais de l'universitaire Jean-Marc Mandosio : "L’Effondrement de la Très Grande Bibliothèque Nationale de France" et "Après l'effondrement" aux éditions de l'Encyclopédie des Nuisances, dans lesquels il fustige ce projet et sa réalisation.

Mais n'imaginez pas pouvoir lire tranquillement ces ouvrages, confortablement installé à l'ombre des pins du jardin interdit …


>> Les ouvrages de Jean-Marc Mandosio aux éditions de l'Encyclopédie des Nuisances.

>> La fille de Bercy.

>> Voir aussi : "Le jardin infernal"

 

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Ici s'arrête le monde.

27 Juin 2015, 11:58am

Publié par barreteau

Ici s'arrête le monde …

 Esplanade de la Grande Bibliothèque Paris 13ème (juin 2008)

 

Au centre de l'allée une borne rouge, comme un ultime souvenir d'un pays qui n'est plus.

Et là, au milieu des gratte-ciel, nous voilà entourés de toutes parts, coincés, … comme dans une impasse. Cette infinie perspective, aussi nue qu’inéluctable nous consterne, nous effraie. Ce n'est que par la ligne de fuite que l'on peut apercevoir la réalité, comme un pays lointain désormais inaccessible, un univers figé et dépossédé.

Alors, dans ce monde aseptisé et froid du nouveau Paris Rive Gauche, cet enfermement fait s'étioler la vitalité bordélique que l'on rencontre aujourd'hui encore dans les autres arrondissements, pourtant tout proches, de l'Est parisien. 

Mais ici, sur l'allée d'ipé, les êtres vivants que l'on croise sont indifférents aux autres humains, car ici s'arrête le monde. Pour certains il n'y a alors plus rien, pour d'autres, c'est peut-être ici que se trouve l'essentiel …
Mais souvenons-nous du proverbe grec : "Ici s'arrête le monde, dit l'aveugle ayant touché le mur".

 

>> Avenue de France: " L'ennui naquit un jour de l'uniformité"

>> J'aurais aimé que ce monde me parle

 

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Paris, je t’aime ?

6 Mai 2015, 09:12am

Publié par barreteau

Nous sommes en juin 2006 et je déambule dans le 13ème arrondissement. De l'horrible rocade qu'est l'avenue de France, j'aperçois sur la façade du complexe de cinémas qui jouxte la Grande Bibliothèque, une immense affiche portant la mention " Paris, je t’aime".

Justement une séance va commencer, je ne connais rien de ce film mais j'entre … pour voir.

Je dois dire, qu'aujourd'hui il ne me reste que peu de souvenirs de ce film qui, loin d'être un chef d'œuvre, est un drôle de film à sketches.

Dans une suite de 18 courts-métrages, "Paris je t'aime" traite de l'amour éphémère. Chaque scénario se déroule dans l'un des 20 arrondissements que compte Paris. Les films consacrés aux 11ème et 15ème arrondissements ont été tournés mais n'ont pas été intégrés au montage final du film, d'où cette suite de seulement 18 courts-métrages. Pourquoi avoir éliminé les 11ème et 15ème arrondissements? Je n'en sais rien …

Chacun des courts-métrages est filmé par un réalisateur ou une réalisatrice différents et joué par des acteurs et actrices qui n'apparaissent pas dans les autres parties du film.

Chaque cinéaste a dû se soumettre à des contraintes sévères : respecter la durée du film (environ 5 minutes), s’occuper d’un seul arrondissement et le filmer en deux jours.

Tout cela donne un puzzle assez confus qui ne met guère en valeur un arrondissement plutôt qu'un autre et parfois, même en connaissant bien Paris, on a l'impression … de ne pas y être !

Paris je t'aime ? Oui, mais pas comme ça ….

 

 

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Des pellicules plein la tête.

20 Mars 2015, 09:19am

Publié par barreteau

M. Wu Dinh devant son magasin du 72 de l'avenue des Gobelins_Paris 13ème

Au 72 de l'avenue des Gobelins, une devanture attire mon regard. Il y est écrit: "Photo-Ciné Gobelins".

Y pénétrer n'est pas une mince affaire car la boutique est littéralement remplie à ras bord de matériels photo : des appareils et des objectifs bien sûr mais aussi une montagne de filtres et d'accessoires divers entassés-là, pêle-mêle dans le plus grand désordre.

Vous êtes chez Monsieur Wu Dinh qui depuis 35 ans, tient cette sorte de caverne d'Ali Baba, … version vietnamienne ! Aidé par son épouse, il vend, achète, stocke et répare du matériel d’occasion, essentiellement de "l'argentique".

Comme il est pratiquement impossible de rentrer à l'intérieur de la boutique, les transactions se font sur le trottoir. On peut négocier, mais Monsieur Wu Dinh est dur, très dur en affaires ...

Des pellicules plein la tête, des appareils par milliers et des monceaux d'accessoires, ici il n'y a rien à jeter : le magasin de M. Wu Dinh, c'est une véritable chasse au trésor pour les photographes.


>>  L'Insta du magasin "Photo-Ciné Gobelins".

>> "Photo-Ciné Gobelins": impossible de rentrer à l'intérieur !

 

 

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La saga de la Halle Freyssinet.

9 Septembre 2014, 09:45am

Publié par barreteau

 Halle Freyssinet. "Startups 2 - Nef Centrale" ©Wilmotte et Associes Architectes

Après beaucoup d'incertitudes sur son devenir, l'avenir de la Halle Freyssinet est maintenant enfin assuré.
Les travaux vont pouvoir commencer … et, si tout se déroule normalement, la Halle accueillera, dès 2016, le plus grand incubateur - au monde - d'entreprises du numérique.

Les chiffres de cet incubateur donnent le vertige : 1 000 start-up innovantes, tous secteurs confondus, sur plus de 30 000 mètres carrés restructurés par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.

La rénovation de la Halle va concilier la préservation de cet édifice unique pour lequel Freyssinet inventa le béton précontraint et une nouvelle ambition architecturale projetée par Jean-Michel Wilmotte.

L'architecte a en effet imaginé le nouvel ensemble autour d’une architecture de containers rappelant l’histoire ferroviaire du lieu et permettant aussi de favoriser l’échange, l’émulation, le partage. 

Mais ce nouvel espace ne sera pas exclusivement réservé aux entrepreneurs innovants car il accueillera aussi un immense bar restaurant ouvert au public 24h/24, … vivement 2016 !


>> L'avenir de la Halle Freyssinet enfin assuré !

>> En savoir plus sur le projet.

 

 

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