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PARISPERDU

Déjà la neige...

22 Novembre 2024, 12:44pm

Publié par barreteau

Déjà la neige...

Pont de Bercy Paris 13ème (novembre 2024)

Ah la neige à Paris ! Toujours un évènement tant elle embellit la ville… mais complique aussi les déplacements des parisiens. Dans Paris intra-muros, il ne s’agit toutefois que d’une fine couche de neige mouillée mesurant seulement de 1 à 3cm. Elle saupoudre les toits et les parcs publics sans perturber trop fortement les déplacements.

Il n’en va pas de même en région parisienne, où là c’est une "immense pagaille", une circulation "paralysée"... et, depuis deux jours, les journaux télévisés français sont focalisés sur la neige et sur ses conséquences plus ou moins désastreuses.

Il est vrai que cette année la neige prend de l'avance en tombant dès le mois de novembre. Ce qui est peu fréquent. Il faut remonter à fin novembre 2010 pour observer des chutes de neige aussi précoces dans le Bassin parisien.

Cet épisode neigeux, bien que limité en durée, pourrait marquer les esprits par sa précocité car nous ne sommes en automne… donc pas encore en hiver !

 

>> La neige à Paris, déjà sur Parisperdu

 

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Où est la rue du Gaz ?

16 Mai 2024, 14:38pm

Publié par barreteau

Où est la rue du Gaz ?

Rue Charles Moureu Paris 13ème (juin 2021). Elle reprend le tracé de l'ancienne Rue du Gaz. Sur la droite, les frondaisons du Parc de Choisy.

 

Dans son polar "Brouillard sur le pont de Tolbiac", Léo Malet cite l’impasse du Gaz, une impasse qu'il situe dans le 13e arrondissement de Paris.

Mais aujourd'hui, on ne trouve aucune trace de cette impasse sur les plans de Paris. Pourtant les spécialistes de l'Histoire de Paris mentionnent une Rue du Gaz qui desservait alors les anciens gazomètres de l'Usine à gaz d'Ivry qui a fonctionné de 1836 au début des années 1930.

En 1937, on détruit ces gazomètres et l'on créé à leur emplacement un Parc : c'est le Parc de Choisy.

Dans ce Parc, des traces de l'ancienne Usine à gaz subsistent. En effet, préalablement à la construction de cette usine et de ses gazomètres, il a fallu effectuer des consolidations dans les anciennes carrières souterraines. Ainsi, sept galeries circulaires aux tailles variables, épousant la forme des sept anciens gazomètres, traversent le sous-sol du Parc. Et dans l'enceinte du parc un escalier permet un accès à ces carrières. Mais en 2015 cet escalier a été condamné car il attirait trop de visiteurs… clandestins.

 

 >> Dans le Parc de Choisy, des traces de l'ancienne Usine à gaz subsistent.

>> Sous l'ancienne usine à gaz

 

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Le passage des Hautes-Formes.

28 Avril 2024, 19:22pm

Publié par barreteau

Le passage des Haute-Formes

Rue des Hautes-Formes, Paris 13e, en juin 2021            Impasse des Hautes-Formes Paris en 1913

 

Dans le polar "Brouillard au pont de Tolbiac", Nestor Burma le détective imaginé par Léo Malet recherche l'un de ses anciens camarades. A la Page 57 de "Brouillard au Pont de Tolbiac", dans l'Edition Pocket, on lui indique que celui-ci pourrait habiter Passage des Hautes-Formes, dans le 13ème arrondissement de Paris.

"Ah passage des Hautes-Formes, un nom qui conviendrait à un chapelier" réplique Burma, et il interroge : " Ça se tient où ?" Son interlocuteur précise alors : "Entre la rue Nationale et la rue Baudricourt, presque à l'angle de la rue de Tolbiac. Ce n'est pas un secteur plus mochard qu'un autre, mais le Passage des Hautes-Formes lui-même est assez déshérité".

Puis page 68 du même ouvrage une description de ce fameux passage est donné : "de droite et de gauche, ce n'étaient que pavillons d'une modestie confinant à l'humilité, pavillon à un étage, rarement deux, parfois bâtis directement sur la rue, le plus souvent au fond d'un jardin, plus exactement d'une cour."

Malet décrit donc ce secteur du 13ème arrondissement tel qu'il était dans les années 50. Aujourd'hui le passage des Hautes-Formes est devenu la rue des Hautes-Formes.
Elle reprend en partie l’assiette de l'ancien « passage des Hautes-Formes ». La rue a été restructurée en 1977 dans le cadre de l'aménagement de la ZAC Lahire. Et depuis l'époque de Nestor Burma l'environnement a bien changé car ce sont maintenant les HLM de l'ensemble des Hautes-Formes - un ensemble monumental construits par Christian de Portzamparc - qui bordent la rue.

 

>> Le viaduc de Tolbiac dans Parisperdu.

>> Les HLM de l'ensemble des Hautes-Formes construits par Christian de Portzamparc.

 

 

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Cernée par les tours.

6 Juillet 2020, 12:25pm

Publié par barreteau

Cernée par les tours …

 Masséna, vieille gare de la Petite Ceinture, Paris 13ème

 

Aujourd'hui, la vieille gare Masséna de la Petite Ceinture de Paris est en bien mauvais état. Avec ses fenêtres condamnées, elle jure à côté des nouveaux immeubles réalisés dans l'immense quartier de Paris-Rive-Gauche. C'est un peu le pendant du bâtiment des Frigos qui lui aussi, pas très loin d'ici, fait tâche dans le quartier rénové et rajeuni de Tolbiac.
L'opération "Réinventer Paris", initiée par la Ville de Paris en 2016, devait donner à la gare Massena un coup de jeune radical en lui accolant la tour de Babel de l'alimentation, tout habillée de bois, avec des balcons où l'on cultiverait des légumes bio. Une proposition très dans l'air du temps, imaginée par le cabinet d'Architectes DGT. Dans ce projet, la gare Massena dûment ravalée servira d'annexe et surtout de caution historique à une aventure emprunte d'une modernité quelque peu hasardeuse. Les travaux devaient "voir le jour en 2019" mais au moment où j'écris ces lignes, ils n'ont toujours pas commencé.

Par contre, tout autour de la gare Massena, les promoteurs ne trainent pas car, eux aussi, "réinventent Paris" … Voyez donc, les tours Duo de Jean Nouvel et Vinci, 180 mètres de haut pour la Duo n°1, sont en voie d'achèvement et seront livrée en 2021.

Avec ces nouvelles tours, l’ambition affichée par la Mairie de Paris est de "casser la fracture totalement artificielle créée par le périphérique entre Paris et les autres communes". (sic)

Pour autant, il semble nécessaire de s’interroger sur la multiplication de projets de grande hauteur dans cette zone, alors que le paysage parisien est fortement déterminé par le standard haussmannien : une hauteur comprise entre 18 et 24 mètres. En effet, à vouloir "casser la fracture" par des tours, ne risque-t-on pas de construire une nouvelle muraille séparant un Paris historique et bas, d'un Grand Paris haut et moderne ?


>> Réinventer Paris, qu'elle disait ...

>>
Du côté de Massena et de la rue Watt.  

>> La passerelle du Samouraï.

>> Déjà en 2008, j'écrivais sur Massena : "Mieux avant ou ... mieux après"

 

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Avant / Après

25 Avril 2020, 11:37am

Publié par barreteau

Avant / Après

rue Bellièvre _Paris 13ème: Le Bar de la Poste (1996) et au même emplacement :  l'immeuble actuel.



Dans ce quartier, de petits immeubles ont longtemps accueilli bistrots et bars traditionnels. Tout cela a été rasé pour faire place nette à la ZAC Paris Rive Gauche et permettre l'édification d'énormes parallélépipèdes de verre et de béton.

Au rez-de-chaussée de ces horreurs, on trouve parfois un établissement censé remplacer le bar disparu. Mais ce ne sont que fast-food, lounge-bar, bar à Cocktails, after work, happy hours et tapas …

Bref, c'est la course à l'ultime mode, le surf sur la dernière vague. Tout cela certes dans une atmosphère festive mais aussi très superficielle … et bien loin des vieux rades du quartier où le coudoiement au zinc créait du lien social bien réel.

Ces établissements "ultimate fashionable" connaissent un "turn-over" important pour toujours faire croire que le client est bien dans le dernier lieu où il faut être, tout comme Twitter te fait croire que tu es une personnalité, Instagram que tu es un photographe et Facebook que tu as des amis …
Le réveil va être difficile !

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Nuits parisiennes.

4 Février 2020, 15:03pm

Publié par barreteau

Nuits parisiennes

Le viaduc de Tolbiac, une nuit de 1992, Photo : ©Thibaut Lafaye

 

La nuit dans Paris a de tout temps été une source d'intérêt, de curiosité voire de … fantasmes avec le célèbre "Paris by night".
Mais Paris la nuit est aussi une source d'inspiration pour les poètes, les artistes et bien sûr pour les photographes. Parmi ces derniers, Brassaï est sans doute celui qui s'est le plus investi pour nous montrer une vision personnelle de la nuit parisienne.

Et aujourd'hui, c'est Thibaut Lafaye qui vient prolonger l'aventure de la chasse photographique nocturne dans un Paris un peu secret, un peu à la marge … bref dans le Paris que nous aimons ici.

 

>> Paris la nuit par Thibaut Lafaye.

>> La nuit n'est pas le négatif du jour.

>> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu.

 

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L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

25 Novembre 2019, 16:32pm

Publié par barreteau

L'Impasse Nationale ou le théorème de Pythagore ...

Impasse Nationale _Paris 13ème

 

Souvent la flânerie dans les villas, les passages et les impasses est source de découvertes enchanteresses de maints recoins de la capitale. Et là, la découverte de fait paisible car on est loin de l'agitation et du vacarme de la ville …
Quartier Nationale, dans ce coin reculé du 13ème où l'on a beaucoup bétonné aussi bien à l'horizontale qu'à la verticale, on peut être plein d'espoir en s'aventurant dans l'Impasse Nationale, espoir d'un havre de paix, d'un foisonnement de verdure, de surprises ici bien cachées … Hélas, il n'en sera rien car l'impasse à demie pavée n'égrène sur la première partie de son parcours que des murs aveugles. Mais voilà que l'impasse fait un angle droit cachant la seconde partie de la ruelle et l'on se met à croire que celle-ci va être plus réjouissante. Ce serait la richesse dû à l'angle droit, chère au théorème de Pythagore : la somme des carrés des côtés de l'angle droit … vous connaissez la suite !

Mais là encore, l'Impasse Nationale ne va pas tenir ses promesses car vous ne découvrirez qu'un portail latéral et un autre qui clôt définitivement l'impasse, et tous deux sont d'une grande banalité. Pythagore pourtant tu nous as fait tant rêver ou bien tant suer… depuis les bancs de nos écoles !


>> L'impasse Nationale et le scarabée …

>> Tout près d'ici : le Passage National, un rescapé du bétonnage.

 

 

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Le Passage National, un rescapé du bétonnage.

7 Septembre 2019, 10:28am

Publié par barreteau

Le Passage National, un rescapé du bétonnage.

Passage National vu depuis la rue du Château-des-Rentiers. Paris 13ème
Photo : ©Mbzt's Gallery

 

Je suis récemment retourné rue Nationale dans le 13ème arrondissement, et, après la rue de Tolbiac, je suis tombé sur une série d'impasses et de passages : d'abord l'Impasse Nationale, puis le passage Bourgoin et enfin le passage National. Ce dernier est bien le plus curieux puisqu'il déploie ses maisonnettes sur un fond d'immenses tours, celles du quartier Italie 13.
Mais comment en est-on arrivé là ?

Tout part de la politique de la ville des années 60, dont on a souvent parlé ici, une politique qui pratique la table rase des quartiers les plus vétustes de Paris … Là, dans ce secteur du 13ème, c'est tout l'îlot des "Deux Moulins" qui va être détruit pour y construire un colossal ensemble de tours et d'immeubles de grande hauteur. Et c'est ainsi qu'est créé, en 1975, le quartier des Olympiades, avec sa fameuse dalle, bientôt devenu un véritable dédale ….

Alors pourquoi nos petits passages de la rue Nationale ont-ils pu dans ce contexte échapper au bétonnage général du quartier ? Leur préservation est dû au fait que ces passages avaient été classés depuis fort longtemps en "voie publique" donc légalement indestructibles.
Et ils vont aussi, grâce à l'activité déployée par l'association "Inter-Nationale Bourgoin", de nouveau résister, au début des années 90, à un deuxième et même un troisième assaut lors des opérations "Paris Rive Gauche" puis de celles de la ZAC "Château des Rentiers".
Ah les fameuses ZAC, ces "Zones d'Aménagement Concerté" dont on se demande bien qui prend part à la Concertation et à qui doit profiter l'Aménagement ?

Et, voilà pourquoi on peut, aujourd'hui encore, profiter de cet ilot de tranquillité qu'est le Passage National, véritable rescapé du bétonnage de ce secteur du 13ème arrondissement.


>> "Italie 13" : La politique de la table rase.

>> Dalle ou dédale des Olympiades ?

>> Petit lexique d'urbanisme de A comme Aménagement Urbain à Z comme ZAC (ou ZACage)

 

 

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Pour mieux connaître "Les Frigos" …

18 Février 2019, 09:32am

Publié par barreteau

 Pour mieux connaître "Les Frigos" …

Les Frigos, rue neuve Tolbiac Paris 13ème _ Décembre 2012

 

C'est au lendemain de la première guerre mondiale que la compagnie du "Paris-Orléans" débute la construction de la gare frigorifique de Paris-Ivry communément appelée : "Les Frigos". Mis en service en 1921, ils permettent de recevoir les trains de denrées périssables, en provenance de toute la France.
La fermeture des Halles de Paris au début des années 70 et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité des entrepôts frigorifiques qui, dès lors, seront quasiment laissés à l'abandon avant que Réseau Ferré de France, nouveau propriétaire des lieux depuis 1997, ne vende les bâtiments à la Ville de Paris.

Depuis, les lieux ont assez peu changé. Laissés à l'abandon pendant une dizaine d'années, ils sont ensuite investis par des musiciens, des sculpteurs, des comédiens, des photographes, et autres artistes... Béton armé, brique, liège : les murs très épais destinés à conserver le froid permettent aux "musicos" de répéter sans troubler les voisins ! Les "Bérurier Noir" et "La Souris Déglinguée" y ont enregistré leurs premiers albums. Peu à peu, sur les murs, à l'intérieur du bâtiment, chaque centimètre carré a été recouvert de peintures et autres tags. 

Aujourd’hui, les deux bâtiments formant un angle droit sont toujours là, reliés par la tour qui abritait un grand escalier, un ascenseur et, tout en haut, un château d’eau.
Et même si les façades initialement aveugles ont été trouées d’une série de fenêtres, on peut encore y deviner les inscriptions "CEGF", "Cie des Entrepôts et Gares Frigorifiques". Les rails qui permettaient aux wagons de pénétrer jusque dans le hall réfrigéré restent bien visibles, de même que l’un des quais de déchargement. 

Le bâtiment principal, qui comptait cinq étages de chambres froides, a été découpé en ateliers. L’autre aile, qui était réservé à l'administration, est toujours prolongé par une construction plus basse dans laquelle se trouvait la salle des machines, avec ses deux énormes compresseurs à ammoniaque.

Au grand mécontentement des occupants, une partie de l’ancien terrain des "Frigos" a été vendue pour construire un immeuble de bureaux dans les années 2000. Aussi désormais l’ancien entrepôt ne donne plus directement sur la Seine, et son adresse a changé. Fini le célèbre 91 quai de la Gare, place à la nouvelle "rue des Frigos". Une sorte de consécration pour ce bâtiment singulier, … près de cent ans après sa création !

 

>> Les Frigos déjà sur Parisperdu.

 

>> Les Frigos, site officiel.

 

 

 

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Décidément le 13ème arrondissement est bien celui de la BD.

5 Février 2019, 11:16am

Publié par barreteau

Décidément le 13ème arrondissement est bien celui de la BD.

Angle de la rue des Frigos et de la rue René Goscinny Paris 13ème (octobre 2017)

 

Assez peu touristique, le 13e arrondissement est un ancien quartier ouvrier. Aujourd'hui, il est surtout connu pour son quartier asiatique ainsi que pour l'implantation dans les années 1990 de la Bibliothèque Nationale de France. Tout près de cette dernière, le quartier de la Gare avec ces célèbres "Frigos", la joue modeste mais il faut bien reconnaître qu'après Tardi qui adapta en Bande dessinée le roman de Léo Mallet : "Brouillard au pont de Tolbiac", l'arrivée en 2001 d'une rue René Goscinny a fait de ce secteur le point central de la BD à Paris.

Pour conforter cette situation, des bulles avec des citations des séries vedettes de Goscinny : Astérix, Lucky Luke et Iznogoud sont disposées sur le trottoir ou accrochées aux poteaux d'éclairage de cette nouvelle rue.
Une initiative insolite mais tout à fait pertinente !

 

>> Ils sont fous ces Romains …

>> Léo Malet aimait-il le 13e arrondissement ?


>> C'était comment avant ... ?

>> Blake & Mortimer à Ménilmontant ...

>> Quizz : Connaissez-vous le Paris de la bande dessinée ?
 

 

 

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Rue des Terres-au-Curé.

30 Novembre 2018, 12:04pm

Publié par barreteau

Rue des Terres-au-Curé.

Enfants prenant de l‘eau à la fontaine, rue des Terres-au-Curé, Paris 13ème, © Sabine Weiss 1954

 

Il y a fort longtemps, un curé avait donc des terres, ici dans le sud du 13ème arrondissement. Des terres d'une si grande superficie qu'il avait dû autoriser un droit de passage aux riverains : un sentier connu sous le vocable de la "Coupe des Terres au Curé". Ce chemin qui s'étendait alors jusqu'au boulevard Masséna fut divisé en deux tronçons coupés par les voies du Chemin de Fer de Ceinture.
Le premier tronçon qui aboutissait boulevard Masséna est devenu le square Masséna. Et, lors de l'urbanisation du secteur, le tronçon restant fut logiquement baptisé "rue des Terres-au-Curé".

A ne pas confondre avec l'impasse du Curé qui est une voie située dans le quartier de la Goutte-d'Or au cœur du 18e arrondissement de Paris.

 

 

>> La rue des Terres-au-Curé aujourd'hui, vue depuis la rue Regnault.

>> Sabine Weiss et Parisperdu.

 

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Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins".

28 Mai 2018, 11:35am

Publié par barreteau

Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins".

Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" Paris 13ème.

 

Les jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" sont un ensemble de trois espaces verts situés dans le quartier de la Gare du 13e arrondissement de Paris, en plein cœur de l'opération d'aménagement Paris Rive Gauche.

Sur plus de 12 000 m2, l'ensemble comprend trois espaces différents : le jardin de l'Avenue-de-France, le jardin Central et le jardin des Écoles.

Surplombant ces jardins, une passerelle relie l'esplanade des Grands Moulins à la rue Marie-Andrée Lagroua Weill Hallé, une rue ainsi nommée en hommage à la gynécologue, fondatrice du mouvement français pour le planning familial. La passerelle permet de traverser l'ensemble de ce vaste espace, même de nuit lorsque les jardins en contre-bas sont fermés. Les rambardes en acier galvanisé sont équipées de diodes électroluminescentes qui changent de couleur en fonction de la température extérieure. C'est le seul ouvrage d'art à Paris bénéficiant de cette technologie innovante.  

Les Jardins "Abbé-Pierre - Grands-Moulins" constituent un espace ouvert, aux usages multiples, mais sont aussi une oasis de végétation au cœur du 13e arrondissement, dans une ZAC Paris-Rive-Gauche particulièrement envahie par le béton !

 

>> Les Grands Moulins sur Parisperdu.

 

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Le viaduc de Tolbiac a été "valorisé" !

17 Janvier 2018, 14:37pm

Publié par barreteau

Le viaduc de Tolbiac a été "valorisé" !

“Brouillard au Pont de Tolbiac”, dessin de Jacques Tardi (1982).

 

C'est une longue histoire qui a connu son épilogue au cours de l'année 2017. Le viaduc de Tolbiac, cher au détective Nestor Burma, décrit par Léo Malet, filmé par Jean-Pierre Melville et dessiné par Jacques Tardi a été "recyclé" en février 2017.

L'affaire débute en février 96, quand la Semapa, chargée de l'opération "Seine-Rive Gauche", commence le démantèlement du viaduc. A l'époque, explication alors toute poétique de la Semapa, : "Il y avait incompatibilité de l'ouvrage existant avec le parti pris architectural de la ZAC". Un "parti pris" qui consistera à déverser sous forme de dalle un vaste tapis de béton pour recouvrir l'ensemble des voies ferrées surplombées par le viaduc.
Mais sa condamnation n'a provoqué ni l'émotion ni la mobilisation qui avaient par exemple sauvé de la casse l'hôtel du Nord. Car en effet, les aménageurs, échaudés par la contestation que suscite l'ensemble de leur ZAC, ont pris soin de ménager le "symbole" : le pont ne sera pas détruit, mais démonté. Une nuance qui permet à la Semapa de balayer les critiques et d'assurer que le pont sera un jour remonté. "Sa réinstallation sera d'autant plus emblématique qu'elle se fera à proximité de son implantation première et dans un délai rapide pour que sa mémoire ne s'efface pas", affirme alors sans coup férir la directrice générale de la Semapa.

La carcasse du viaduc ­est donc démontée, en trois morceaux, ripée en dehors du site ferroviaire­ et entreposée dans la petite gare d'Auneau, dans l'Eure-et-Loir !

Il faut bien dire que les aménageurs du XIIIe ont démontré une méconnaissance totale du patrimoine populaire de ce secteur. L'histoire du pont colle pourtant à celle de l'arrondissement. Construit en 1895 pour remplacer une passerelle en bois, il a été bâti à l'image du petit peuple de ces quartiers : pas beau, mais solide et utile.

Bien sûr, le pont ne sera jamais réinstallé. Comme la fameuse rue Watt, sacrifiée elle aussi sur l'autel de la ZAC, c'est encore un lieu identitaire fort du Paris populaire qui passe à la trappe.

Fin 2016, la Semapa passe un appel d'offre pour un "marché d'enlèvement et de valorisation de l'ancien viaduc de Tolbiac mis en dépôt à Auneau (28)".
Courant 2017, les quelques 600 tonnes de l'ouvrage partent pour un site sidérurgique dont la destination exacte a été gardée confidentielle.
Que voulait-on cacher ? Que craignait-on vraiment ? L'annonce de sa "valorisation" ne pouvait plus alors émouvoir personne … sauf peut-être quelques cheminots à la retraite …

 

>> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu : 

-  Le viaduc de Tolbiac.

- Le viaduc de Tolbiac (Suite) ....

- Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?

>> "Marché d'enlèvement et de valorisation de l'ancien viaduc de Tolbiac mis en dépôt à Aneau (28)" passé par la Semapa.


>> La Semapa reconstruira le viaduc !

 

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Signal éthique …

27 Avril 2017, 18:59pm

Publié par barreteau

 

 Signal éthique …

 

"Par les chemins antidérapants" dit la signalétique … et l'information est plus qu'utile car les abords de la Très Grande Bibliothèque (TGB) peuvent se révéler, par temps de pluie, aussi glissants que la surface d'une patinoire. Ces terrasses revêtues d’un plancher en ipé ont été, dès leur mise en service, du plus bel effet, tant ce bois exotique apportait une touche de douceur face à tout le béton de la ZAC Paris Rive Gauche. Mais très vite les chutes de piétons sont devenues innombrables et ont provoqué la fermeture provisoire de certaines zones du parvis. Désormais, le platelage a été incrusté de bandes de résine antidérapantes destinées à éviter chutes et glissades, mais le signal éthique ou si l'on préfère la signalétique s'impose toujours et prévient : "Attention aux dérapages"

 

Autres billets sur la TGB:

>> Ici s'arrête le monde …

>> Le jardin interdit.

 

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Rue Ulysse Trélat.

27 Mars 2017, 11:01am

Publié par barreteau

Rue Ulysse Trélat.

   (1)                                                                        (2)                                         

Rue Ulysse Trélat :(1) Le cadrage choisi par Juillard et (2) le même endroit aujourd'hui.

C’était la seule rue de Paris sans aucune numérotation car aucune habitation ne la bordait.
Elle partait de la rue du Chevaleret et montait sur le pont de Tolbiac. Mais, au milieu des années 90, elle a été rayée de la carte, en même temps que le célébrissime viaduc de Tolbiac.

On peut toutefois la retrouver dans des BD dont l'histoire se déroule dans le 13ème arrondissement, tels "Brouillard sur le pont de Tolbiac" de Tardi, ou plus récemment "Le cahier bleu" de Juillard.
Dans ce dernier album, Planche 46, case 5 : rue Ulysse Trélat, Victor (l'un des personnages principaux) passe près des arches surplombant la rue du Chevaleret, mais le cadrage choisi par Juillard est devenu impossible à reproduire aujourd'hui car la rue Ulysse Trélat n'existe plus.

Mais si la rue a effectivement bel et bien disparu, on trouve aujourd'hui dans ce secteur du 13e arrondissement de Paris, un square Ulysse Trélat, … comme si la Ville avait eu quelques remords d'avoir supprimé la rue éponyme.


>> Juillard, 13 ème Paris

>> Le cahier bleu / Juillard.

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