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PARISPERDU

La Halle Freyssinet ... et ce n'est que justice !

18 Décembre 2008, 09:38am

Publié par barreteau


Le vieux Palais de justice de l'île de la Cité n'est plus adapté depuis des années aux besoins de la juridiction parisienne. Il est donc envisagé de réorganiser les Cours de cassation, d'appel et d'assises dans le palais historique tandis que le Tribunal de Grande Instance (TGI) serait délocalisé sur un autre site.

L'Etat retiendrait volontiers le site de "La Halle Freyssinet", une vaste halle industrielle des années 1920, dans le quartier de Tolbiac, en bordure des voies d'Austerlitz, non loin de la Très Grande Bibliothèque.

Fin 2007, un concours d'idées international a désigné, Josep Fuses et Joan Viader comme architectes vainqueurs du projet du nouveau TGI parisien. Les deux architectes catalans proposent un projet audacieux dans lequel, la Halle Freyssinet, est entièrement conservée ... et ce n'est que justice ! Elle se voit adjoindre une quatrième nef sur pilotis et ce "mix" de bâtiments conserve incontestablement l'esprit des lieux chers à Léo Mallet, à Nestor Burma et à Jean-Pierre Melleville ...

Mais, l'État et la Ville de Paris s'opposent sur le site définitif du futur TGI, chacun préférant une adresse différente dans le 13ème arrondissement. Le nouveau grand projet d'urbanisme suscite, par ailleurs, la fronde d'associations de riverains, ultra mobilisées et encouragées par les prises de position de la  mairie du 13ème qui ne veut pas du projet dans le  quartier de Tolbiac.

La Ville de Paris a donc proposé le site de Masséna, un peu plus à l'est, sur un terrain coincé entre le périphérique et les boulevards des Maréchaux.
Impossible, répond l'État : ce site nécessiterait de lourds aménagements, incompatibles avec la date de livraison du TGI, programmée pour 2012-2013.

Le démarrage des travaux n'est prévu qu'en 2010 ... affaire à suivre donc ...




>> L'EPPJP - Etablissement public du palais de justice de Paris.

>> Fuses-Viader, Arquitectes Associats


>> La halle Freyssinet : déjà sur "Parisperdu".

 

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C'était comment avant ?

20 Novembre 2008, 08:37am

Publié par barreteau

La rue Watt en cours de démontage, Mars 2000.

Le quartier Tolbiac, dans le 13ème, a vécu une opération d'urbanisme considérable, où le maintien de la gare d'Austerlitz a obligé à construire au-dessus des voies pour rentabiliser au maximum l'opération Paris Rive Gauche.
Dans ce contexte, la question de la conservation d'éléments forts du quartier aurait dû faire l'objet d'une approche globale, mais le problème n'a même pas été vu et rien n'a été fait pour la prise en compte de ce patrimoine qui aurait permis d'ancrer le secteur dans son passé.
Mais au fait, c'était comment avant ... ?

Il y avait là très peu d'habitants mais quelques grands bâtiments industriels, en béton, en brique - magnifiques - et aussi quelques morceaux de paysage "à la Tardi", des villas, des escaliers en meulière, et la fameuse rue Watt...

Tout cela sur des terrains appartenant en majeure partie à la Sncf, qui n'a eu aucune perception de ces richesses du passé, elle qui n'a pas l'habitude de regarder en arrière. Et aujourd'hui, nous nous apercevons que ce qui aurait pu devenir un patrimoine a beaucoup souffert : on a, par exemple, couvert la rue Watt de dalles-caissons, on l'a écrêtée, aseptisée, ... il n'en reste rien. Le charme de cette rue, si particulière, chanté par les poètes, mis en lumière par les photographes, a totalement disparu.

Pour réaliser le grand projet
Paris Rive Gauche, on a donc beaucoup détruit ... De trop rares édifices, préservés à grand-peine -  tels les Grands Moulins de Paris, les Frigos, et la Sudac, cette ancienne usine d'air comprimée -  jouent encore un rôle de repères, de passeurs de mémoire. Mais au final, le quartier est devenu une sorte de zone étrange, un désert peu engageant où la Seine, pourtant toute proche, est bizarrement absente et où l'environnement de la Bibliothèque Nationale de France est pour le moins glacial.
Au fait, c'était comment avant ... ?


>> La rue Watt, dans Parisperdu (1)

>> La rue Watt, dans Parisperdu (2)

>> La rue Watt, dans Parisperdu (3)

>> La rue Watt, dans Parisperdu (4)

>> Voir aussi "Rue Watt, lieux retrouvés N°15".



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La mémoire de la nouveauté.

10 Octobre 2008, 10:38am

Publié par barreteau


Avenue de France, novembre 2003.


Paul Valéry affirmait que "la mémoire est l'avenir du passé".
Pour prolonger la réflexion du poète-écrivain, on pourrait prétendre que lors de l'édification d'un nouveau quartier sur les ruines d'un ancien secteur, il y a, pour nos architectes et urbanistes, un certain "Devoir de mémoire". Ne conviendrait-il pas de conserver des  traces du passé, traces qui seraient comme la "mémoire de la nouveauté"

Dans le 13e arrondissement de Paris, lors de la création de l'avenue de France, il faut bien constater qu'une telle approche a été totalement bafouée.

Avec ses 40 mètres de large, l'avenue de France est la principale artère du nouveau quartier Paris-Rive Gauche. C'est une avenue triste, laide, froide et bordée d'immenses immeubles "verre-béton", des bureaux pour la plupart. Il y manque de la verdure, des commerces, des bars, des restaurants, ... de la vie quoi !
Empruntez l'avenue de France, le soir ou la nuit, ... c'est un désert et, on ne peut pas dire que l'on s'y sente particulièrement en sécurité.

Un grand pôle universitaire termine son implantation, tout près d'ici, espérons que les étudiants sauront lui apporter ce qui lui manque, c'est-à-dire ... à peu près tout.



>> Voir aussi sur Parisperdu: "Des étudiants dans la farine ... ?"
  
  

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" Mieux avant ou ... mieux après ... ? "

23 Septembre 2008, 09:11am

Publié par barreteau

Quartier Masséna, aux confins de la Seine, des voies ferrées d'Austerlitz et du boulevard périphérique Est: dans un no-man land, la dernière maison encore debout.


Dans un 13ème arrondissement autrefois sinistré, et aujourd'hui souvent sinistre, que va devenir le quartier Masséna ?
Espérons que pour une fois, les architectes feront preuve d'humilité et de modestie, au lieu de nous exposer leurs délires qui - à coup sûr - déstructurent le tissu social et maltraitent la vie locale.

En entourant leurs projets d'un écran de fumée verbeux, tels que: "îlot ouvert, bocage urbain, magie architecturale, vision contemporaine" (sic): c'est tout un langage creux et prétentieux qui est souvent mis en avant pour "vendre" le projet !
Ils se prennent pour des démiurges, et toute critique est perçue comme rétrograde et passéiste, selon un discours terroriste maintenant bien rodé. Mais jamais ils n'iront vivre ni travailler là où ils ont créé ...

Les premières esquisses du futur quartier Masséna font, en effet, craindre le pire. En faisant fi de l'esprit du lieu, du caractère spécifique de son tissu urbain, de ses infrastructures, de son rôle charnière avec le vieux 13ème (quartier Chevaleret), il n'est pas du tout sûr que "Ce sera mieux après" !

Quand on voit le désastre de la bibliothèque François Mitterrand - une architecture glaciale, où les livres sont au grenier, les lecteurs à la cave, et le jardin derrière des barreaux ... et avec tout près, la fameuse avenue de France, organisée sans queue ni tête (au propre comme au figuré) et surchargée en bureaux aux dimensions brutales ... on peut redouter que le désastre ne se répète pour le quartier Masséna.

Alors faut-il prôner un retour au modèle haussmannien de Paris ?

Cela  relève sans doute pour certains d'un "obscurantisme grincheux" dénoncé par le fameux: "C'était mieux avant".
Acceptons l'injure et constatons simplement que les tissus urbains qui fonctionnent bien (avec des transports, des services publics, des commerces, etc.) et où l'on se sent bien (Paris, Rome, certains quartiers de Londres, Washington ...) correspondent grosso modo à ce modèle: même aspect des rues avec des immeubles de 6 à 8 étages, un COS de 3 à 4, un "mix" d'habitat et de commerces. Le rejeter, c'est refuser la réalité.

Aussi, faudra-t-il qu'un jour, les urbanistes et les sociologues prennent le pas sur les architectes et leur montrent que le développement urbain doit apporter du sens à notre société ... et qu'on ne dessine pas notre cadre vie comme une robe de haute couture !!!
On va finir par regretter le sordide 13ème d'il y a 20 ans...


>> Le projet de l'architecte Demians pour le quartier Masséna, dans le XIIIe arrondissement. (Photo: ©Mairie de Paris)


 

 

 

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Les Frigos vont-ils être démolis ?

24 Octobre 2007, 19:24pm

Publié par barreteau

Les Frigos en octobre 1995, vus du viaduc de Tolbiac

Tout autour, c'est le Paris impersonnel, celui des voies express, des immeubles nés de la spéculation immobilière et de l'écrasante Très Grande Bibliothèque avec son esplanade immense, coupée de la ville et de la Seine ... pourtant si proches... un lieu abstrait, hostile... Et au milieu de tout cela, un ilot de vie, de résistance, au "look" détonnant : Les Frigos.

Depuis les années 80, des artistes ce sont légalement installés ici - ce n'est pas un squat - créant une incroyable cité, un antre bouillonnant de créativité.

Dès l'entrée, dans un couloir sombre, couvert de graffitis... une pancarte appelle malicieusement à ne pas couvrir les murs de tags... Les nombreuses tuyauteries, rongées par la rouille, qui courent le long des couloirs, témoignent qu'à l'origine, l'on se trouvait ici, au cœur d'un réfrigérateur géant.

A la fin des années soixante, la disparition des Halles de Paris et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité de ces entrepôts frigorifiques qui, dès lors, sont laissés à l'abandon. Ne bénéficiant d'aucun classement architectural, considérés comme une friche industrielle, ils ont vocation à être détruits car ils sont situés au cœur du périmètre de la ZAC Paris Rive Gauche. Au fur et à mesure de l'édification de nouveaux immeubles sans âme, les Frigos vont perdre à la fois leur vue sur la Seine et la lumière qui baignait les ateliers des artistes. Et maintenant qu'ils sont encerclés par ces bâtiments aux façades vitrées, lisses, ... glaciales et aseptisées; on voit bien que les Frigos sont totalement atypiques et donc pour certains ... plus que dérangeants.
Alors, les Frigos vont-ils être démolis ?

Pas si sûr, car grâce à la forte mobilisation au sein des Associations de défense, et en coordination avec les habitants du quartier, les aménageurs qui bétonnent tout autour, ont récemment déclaré aux artistes-locataires : "Vous êtes le germe de vie du futur quartier ".

Les Frigos, officiellement devenus le pôle artistique du schéma d'aménagement de Paris Rive Gauche, vont-ils pouvoir enfin respirer librement dans un quartier si peu poétique... ?
En tous cas, pour le "germe de vie", ... cela risque d'être dur, très dur ... !


>> Les Frigos : histoire complète, visite virtuelle, calendrier des expositions ...

>> Deux mondes s'opposent, séparés par une ligne de démarcation ... ©Photo :Photigule 

>> Dans les entrailles des Frigos (1)

 >> Dans les entrailles des Frigos (2)

>> Dans les entrailles des Frigos (3)

 >> Dans les entrailles des Frigos (4)

 

 

 

 

 

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Des étudiants dans la farine.

27 Septembre 2007, 10:33am

Publié par barreteau

Les Grands Moulins de Paris en 1996.

Paris Rive Gauche aura été le plus grand chantier parisien depuis les travaux d'Hausmann... Aujourd'hui, l'aménagement de la ZAC Rive Gauche, en cours depuis une décennie, est  en voie d'achèvement.

Sur la ZAC, les nouveaux locaux de l'université Paris VII-Denis Diderot, à deux pas de la Bibliothèque Nationale, ont été inaugurés début 2005.

Les Grands Moulins de Paris, dont on a conservé la structure du bâtiment, accueillent maintenant quatre unités de formation et de recherche (UFR) en Lettres et Sciences humaines, mais aussi une bibliothèque, un restaurant universitaire et les services aux étudiants.

Quant à la Halle aux Farines, elle regroupera, à terme, la majeure partie des amphithéâtres et des salles de cours. Cette nouvelle université devrait donc pouvoir accueillir, d'ici quelques années, près de 20.000 étudiants.

Pendant plus de dix ans, ce quartier fut le royaume des taggers et autres graffiteurs ... Il est maintenant complètement transformé en une ville qui ressemble bigrement à celle de Jacques Tati, dans son film Playtime.

Les Frigos, un autre bâtiment de la zone, symbole de la création "border-line" sont maintenant cernés de toutes parts ... et leur avenir reste incertain.


>> Les Grands Moulins ... aujourd'hui.

>> Les Frigos ... maintenant cernés de toutes parts.


 

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Sur le chantier de la ligne Météor

22 Septembre 2007, 09:54am

Publié par barreteau


Ce matin de mars 1996, quai Panhard et Levassor dans le 13ème, on vient de décharger une grande quantité de planches et de poutres d'étayement sur le chantier de la ligne du métro Météor (METEOR pour "Métro Est-Ouest Rapide").

 

Il s'agit en fait, de sécuriser les structures du tunnel en cours de percement pour ne pas connaître, ici, le sort du chantier du métro EOLE (EOLE pour "Est-Ouest Liaison Express") dont l'achèvement sera retardé d'environ six mois suite à un effondrement de terrain survenu sous la rue Papillon, le 22 décembre 1995.

 

Mais cette précaution s'avérera insuffisante, car dans la nuit du 14 au 15 février 2003, la voûte du tunnel en construction, pour le prolongement de la ligne "Météor" vers la station "Olympiades", s'affaissera, entraînant l'effondrement de la cour de l'école maternelle "Auguste Perret".

 

Le panneau publicitaire que l'on voit ici sur le site disait ironiquement : "Oubliez tout ce que vous ne savez pas" ... et pourtant depuis l'accident de la rue Papillon, ... on savait mais on a quand même tout oublié ...

 

La ligne Météor, qui deviendra la ligne 14 du métro parisien, sera ouverte avec plus de huit mois de retard ...


>> La naissance difficile d'un nouveau métro ...


>> Olympiades : la station est désormais en service ...
 

 

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Rue Watt.

28 Avril 2007, 08:41am

Publié par barreteau


Pour la publication de son 100ème billet, Parisperdu rend hommage à un lieu hautement symbolique d'un Paris révolu : la mythique Rue Watt.

 Comme l'a écrit et chanté Boris Vian, c'est :

"Une rue bordée de colonnes

où il n'y a jamais personne ...

Il y a simplement en l'air

des voies de chemin de fer ..."


>> La rue Watt, dans Parisperdu (1)
 

>> La rue Watt, dans Parisperdu (2)
 

>>
La rue Watt, dans Parisperdu (3)

 

 

 

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Rue Watt : petits ateliers et grands desseins

4 Février 2007, 10:20am

Publié par barreteau


Ces ateliers bordaient le prolongement de la célèbre voie sous terraine. Des imprimeurs, des menuisiers, des serruriers ....  s'activaient ici dans ces locaux, puis des traiteurs asiatiques y ont stocké des produits alimentaires ...

Pour réaliser le grand projet de la zone Paris Rive
Gauche, on a beaucoup détruit ici, notamment tous ces petits bâtiments qui, sans avoir un intérêt architectural de premier plan, avaient une présence, une épaisseur historique qui permettait à la rue Watt - tant célébrée par Henry Miller - de s'ancrer dans une continuité temporelle.

Le quartier est alors devenu une sorte de zone, un désert peu engageant où la Seine, pourtant toute proche, est bizarrement absente et où l'environnement de la Bibliothèque Nationale de France est pour le moins "glacial". De trop rares édifices, préservés à grand-peine -  tels les Grands Moulins de Paris, les Frigos, et la Sudac, cette ancienne usine d'air comprimée -  jouent encore ce rôle de repères, de passeurs de mémoire.

Finalement, l'université de Paris-VII a débarqué en force dans le secteur. Une bonne partie de ses unités de physique et de chimie sont déjà installées ici.

Ce no man's land encore trop informe réussira-t-il à se transformer, en quelques décennies, en un carrefour de tous les savoirs ? Pas sûr car on sait, hélas, qu'une telle mutation relève d'une alchimie largement imprévisible.


>> Le nouvel environnement de la rue Watt :



>> Rue What ? :

 



>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (1)

>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (2)

 

 

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Mauvaises nouvelles pour la rue Watt

24 Janvier 2007, 10:09am

Publié par barreteau


Derniers reflets dans la mythique rue Watt, juste avant "l'enterrement de première classe" que nous préparent des architectes épris de futurisme et préférant plutôt faire table rase du passé que de conserver la moindre parcelle de l'âme de ce lieu ....


 

 

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Favela parisienne.

31 Août 2006, 14:33pm

Publié par barreteau


A cette époque, la place de Rungis était librement ouverte sur une gare de Marchandise reliée au réseau de la Petite Ceinture.
Là, tout était à l'abandon : les hangars, les quais de déchargement, les wagons, ...

Dans la vaste cour de cette ancienne gare, des « boat-people » avaient élu domicile dans des cabanes construites de bric et de broc avec des planches et des palettes récupérées sur le site : une favela en plein Paris !

Certains hangars avaient déjà été rasés et faisaient place à un terrain vague où les gamins du quartier venaient jouer au foot après l'école.
A Paris comme à Rio, le terrain de foot jouxte souvent la favela !

Puis la SNCF loua l'emplacement à une société de tri et de recyclage de déchets. Les « boat-people » furent invités à « aller voir ailleurs ».
Quand on est « boat-people », on n'est à priori pas recyclable et ... le tri est vite fait ...

Aujourd'hui, le site fait l'objet d'un grand projet qui excite tout le « landerneau » écologique : l'ECOZAC de la place de Rungis; le nom sonne haut et fort. Il s'agit de faire aussi bien qu'à Londres ou qu'à Fribourg, en Allemagne, où des projets similaires ont déjà vu le jour.

Mais les promoteurs immobiliers veillent au grain, il ne faudrait pas laisser échapper les trois hectares de l'une des dernières friches industrielles de Paris intra-muros.

Eux aussi sont pour le développement durable ....  



>> Vue aérienne du site

>> L'Association « Les Peupliers » 



 

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Rue Louise Weiss.

9 Juin 2006, 09:51am

Publié par barreteau


Depuis son ouverture en 1988, la rue Louise-Weiss est un des hauts-lieux de l'art contemporain français. On y trouve en effet un grand nombre des galeries parmi les plus « pointues » de la scène artistique parisienne : Galerie Emmanuel Perrotin, Jousse Entreprise, Galerie Air de Paris, Kréo, etc.

Ainsi la rue Louise-Weiss, est un lieu où se croisent tous les médias, une sorte de laboratoire hybride qui fait la part belle tour à tour à la peinture murale, aux sessions vidéo ou à une performance de six personnes en train d’écrire en direct leur journal intime... Bref un composé d’œuvres, de provocation et de dérégulation des formes traditionnelles de l’art. La rue Louise-Weiss est résolument avant-gardiste, totalement tendance et finalement très "new-yorkaise".


Mais c’est aussi tout près d’ici, que se joue une autre partie, un autre destin : celui de la Halle Freyssinet (que l’on aperçoit dans la partie centrale de la photo). La halle implantée sur plus de 300 m de long parallèlement à la rue Louise Weiss est composée de trois nefs de béton. Ce bâtiment inauguré en 1929 livre un précieux témoignage de l’art du béton tel qu’a pu le développer l’un de ses pionniers, l’inventeur du béton précontraint : l’ingénieur Eugène Freyssinet (1879-1962).

Utilisée par la SERNAM comme centre de fret jusqu’en 2005/2006, la halle de Freyssinet a donné lieu, après un appel à projets, à la sélection de huit propositions de réhabilitation.

L’issue de cet appel à projets s’est d’abord annoncée favorable. Les arguments des défenseurs de la halle paraissaient en effet avoir été entendus : sur les 8 projets, 5 prévoyaient d’en conserver l’intégralité.

Or, le choix du jury s’est fort malheureusement porté, le 22 octobre dernier, sur l’un des 3 projets prévoyant la destruction partielle du bâtiment et, en fait, sa totale dénaturation.

Si la nef centrale échappe au désastre, l’une doit être détruite en totalité et l’autre amputée de 15 de ses 30 travées pour y intercaler des immeubles d’habitation …

 

Va-t-on vers un nouveau désastre comme celui subi, il y a trente ans, par les Halles Baltard ? …



>> En savoir plus sur Louise Weiss.

>> "La Halle Freyssinet: un avenir gravement menacé". En savoir plus. (PDF)

 

 

 

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111, rue du Chevaleret .

9 Mai 2006, 14:55pm

Publié par barreteau


Quand Habib acheta ce "pas de porte" du 111 rue du Chevaleret pour y installer sa boutique-atelier de vente et réparation de téléviseurs, il ne chercha pas longtemps le nom de son enseigne.

Ce sera : T.V. Rama, le nom de l'émission-phare d'expression francophone de Canal Algérie, la chaîne satellitaire qui s'adresse à la communauté algérienne établie à l'étranger.

Mais bientôt la grande distribution proposa des "Packages Satellitaires" neufs ... au prix des appareils d'occasion exposés dans la "petite surface" de la rue du Chevaleret . Habib fut donc contraint de céder le "pas de porte".

Aujourd'hui la "modernité" a repris ses droits dans le quartier. Et au 111 de la rue du Chevaleret ... vous trouverez un commerce beaucoup plus au goût du jour. 

"T.V. Rama" a en effet fait place à "Express Lunch" : un banal local de restauration rapide ...



>> Canal Algérie et T.V. Rama

>> Rue du Chevaleret : le musée du tag à ciel ouvert

 

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Le viaduc de Tolbiac... (Suite)

6 Avril 2006, 18:21pm

Publié par barreteau

 


Le viaduc de Tolbiac avait cent ans en 1995 (voir Billet du 05 Avril 2006) , ici on peut le voir l'année de sa construction (1895) et découvrir la dalle qui désormais le remplace.
Moins poétique, ... non ?

 

 

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Le viaduc de Tolbiac.

5 Avril 2006, 21:25pm

Publié par barreteau



Édifié en 1895, le lieu est chargé d'histoire. Son atmosphère fut au centre d'une des plus belles intrigues policières de Léo Mallet.

Son originalité le fait figurer dans tous les livres traitant des ponts métalliques. Il surplombait les voies ferrées de la gare de Paris Austerlitz.

Ce symbole d'un quartier, élément de culture populaire a été démonté dans les années 1990, pour faire place nette à la sinistre Avenue de France et à ses  kilomètres d'immeubles de bureaux dessinés par des visionnaires aveugles.

Aujourd'hui, le viaduc de Tolbiac, déposé dans un entrepôt de l'Eure, attend un hypothétique remontage dans le quartier.

 

>> "Brouillard au pont de Tolbiac"  de  Léo Mallet et Jacques Tardi.

>> Démontage du Viaduc de Tolbiac (PDF)

 

 

 

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