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PARISPERDU

photographes

Nuits parisiennes.

4 Février 2020, 15:03pm

Publié par barreteau

Nuits parisiennes

Le viaduc de Tolbiac, une nuit de 1992, Photo : ©Thibaut Lafaye

 

La nuit dans Paris a de tout temps été une source d'intérêt, de curiosité voire de … fantasmes avec le célèbre "Paris by night".
Mais Paris la nuit est aussi une source d'inspiration pour les poètes, les artistes et bien sûr pour les photographes. Parmi ces derniers, Brassaï est sans doute celui qui s'est le plus investi pour nous montrer une vision personnelle de la nuit parisienne.

Et aujourd'hui, c'est Thibaut Lafaye qui vient prolonger l'aventure de la chasse photographique nocturne dans un Paris un peu secret, un peu à la marge … bref dans le Paris que nous aimons ici.

 

>> Paris la nuit par Thibaut Lafaye.

>> La nuit n'est pas le négatif du jour.

>> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu.

 

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Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

22 Janvier 2020, 10:06am

Publié par barreteau

Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

La place Blanche - la nuit vers 1958 © Daniel Frasnay

 

Daniel Frasnay, se définissait lui-même comme "le plus célèbre des photographes inconnus". Il nous a quitté à 91 ans, le 22 septembre dernier, sans que cela fasse beaucoup de lignes dans les journaux. Et pourtant, il était l'un des derniers représentants de la génération des photographes humanistes, celle des Doisneau, Ronis, Izis ou Boubat.

Artiste autodidacte, il s’est fait un nom parmi les photographes les plus illustres de l’après-guerre car pendant vingt ans il est le photographe officiel des spectacles du Lido et des Folies Bergère, des lieux où il a côtoyé le Tout-Paris des années cinquante et soixante. Il en profite pour tirer le portrait de très nombreuses personnalités du monde du spectacle et du cinéma : Yves Montand et Simone Signoret, Sophia Loren, Maurice Chevalier, … Il photographie également Saint-Germain-des-Prés : Jean-Paul Sartre, Albert Camus, …

Mais, s’il a photographié tout ce que Paris comptait alors de célébrités, il avait aussi immortalisé un Paris plus réaliste sur lequel il posait un regard bienveillant. Aussi, à côté de ses images destinées à la presse, il en est beaucoup d'autres prises à la sortie des spectacles, dans la rue, autour des hôtels de passe, des portes cochères et des affiches délabrées. Ce Paris dans l’ombre devient alors le décor impressionnant d’un monde sombre et sinistre. Daniel Frasnay rend ainsi un hommage global à la capitale en nous montrant l' envers du "Paris spectacle", avec sur une autre face, le côté obscur des quartiers délaissés mais non dénués d'une certaine beauté.

 

>> Interview de Daniel Frasnay.

>> Daniel Frasnay, sa dernière exposition.

>> "Les Girls", le livre.

>> Jeune femme et son enfant, rue des Envierges.

>> Belleville vue par Daniel Frasnay.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

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Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue *.

10 Janvier 2020, 11:54am

Publié par barreteau

Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue*

Les marchandes de frites, Rue Rambuteau - Paris, 1946©Willy Ronis

 

Willy Ronis nous a quitté le 11 septembre 2009. Décidément les 11 septembre n'apportent rien de bon … A quelques mois près il aurait atteint sa 100ème année aussi on peut dire qu'il aura jeté son regard sur la totalité du 20ème siècle !
Soucieux de transmettre son témoignage aux générations futures, il avait par deux fois légué à l'Etat français l'ensemble de son œuvre, en 1983 et 1989, et aujourd'hui plusieurs milliers de ses images sont conservées à la Médiathèque du Patrimoine.
Mais au-delà de ces legs, Willy Ronis a aussi laissé à son petit-fils Stéphane Kovalsky, 6000 clichés provenant de son fond privé et, le 13 décembre 2016, ARTCURIAL organisait la vente d'une partie de cette succession avec 164 œuvres proposées aux enchères.
Les résultats sont éloquents puisque que de nombreux clichés ont largement dépassés les estimations. Ainsi pour le lot 107, le célébrissime "Petit Parisien" courant une baguette sous le bras, la fourchette d'estimation était de 8.000 - 10.000 € mais il a été vendu 19.500 €. Une autre icône, le "Nu provençal" a atteint 15.000 euros et beaucoup d'autres tirages estimés entre 1.500 et 3.000 euros ont trouvé preneur à quasiment le double de ces montants.

Bien sûr, tous ces clichés portent un cachet indiquant leur provenance de l'atelier de Willy Ronis et de la collection de Stéphane Kovalsky, certifiant ainsi l'authenticité de l'œuvre.
On peut espérer que cette vente assainisse un marché pollué, après le décès de Ronis, par de nombreux tirages "sauvages". 

_____________________

*: citation de Didier Daeninckx

 

 

>> Catalogue ARTCURIAL de Succession Willy Ronis /Collection Stéphane Kovalsky.

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

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René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

20 Décembre 2019, 11:56am

Publié par barreteau

René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

Photo : © René Maltête, In "Paris des Rues et des Chansons", Édition du Pont Royal, Paris, 1960 

 

Je porte un grand intérêt aux photographes humanistes et on connait mon admiration pour Willy Ronis qui, pour moi, est clairement leur chef de file.
Au côté de Willy, nous avons les célébrissimes Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et d'autres moins connus mais tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin,  Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...
Tous ont eu droit sur Parisperdu à des billets plus ou moins détaillés.

Mais aujourd’hui, je voudrais y ajouter René Maltête un photographe discret, stagiaire aux côtés de Jacques Tati et Claude Barma dans les années 50, puis membre de l’agence Gamma-Rapho dans les années 60.

Maltête est un incontournable de la photo de rue dont les clichés sont souvent très connus, bien plus que son nom. Pourquoi et comment me direz-vous ?

Tout simplement parce que Maltête est un grand, un très grand "photographe de rue" et cela avant même que le terme ne devienne à la mode. Tout comme Ronis, il capture la vie mais il y ajoute systématiquement une touche de fantaisie, on peut reconnaitre-là l'élève de Jacques Tati … ! A la vue d'un cliché de René Maltête, votre sourire va invariablement se déclencher, le photographe a fait mouche … Et c'est à ça que l'on reconnait le travail de Maltête : des images drôles et insolites, bourrées de clins d’œil …


>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

>> La grande expo des Humanistes.

>> Patchwork de photos de René Maltête.

 

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Le peintre de la Tour Eiffel est à Kyoto.

6 Novembre 2019, 09:26am

Publié par barreteau

Le peintre de la Tour Eiffel est à Kyoto.

 

Affiche de l'Exposition Marc Riboud dans une rue de Kyoto (novembre 2019)

 

Quelle ne fut pas ma surprise en parcourant les petites rues du célèbre quartier Gion à Kyoto de me retrouver nez à nez avec cette affiche placardée sur le mur en bois d'une maison traditionnelle nipponne ?
"Le peintre de la Tour Eiffel", l'un des clichés mythiques de Marc Riboud était là, devant mes yeux ! L'affiche annonçait certainement une exposition de ce grand photographe à des dates facilement devinables, mais où et comment y aller ? Difficile à savoir car le reste du texte de l'affiche est exclusivement composés de Kanji et de Kana, les idéogrammes et les syllabaires japonais, … indéchiffrables pour moi.
Mais mon moteur de recherche préféré me donne la réponse en quelques secondes.
L'Expo se trouve au Kahitsukan, le musée d'art contemporain de Kyoto. Celui-ci présente en effet fréquemment des expositions de grands photographes et, après Elliott Erwitt en 2018 et Robert Doisneau début 2019, c'est Marc Riboud qui était à l'honneur lors de mon récent séjour à Kyoto … une aubaine que je n'hésite pas à partager avec vous.



>> Vue du l'Exposition (1er niveau)

>> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (1)

>> Marc Riboud à Kyoto en 2005 (2)

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Le Paris de Léon Claude Vénézia.

14 Octobre 2019, 10:58am

Publié par barreteau

Le Paris de Léon Claude Vénézia.

 Enfants jouant rue Vilin à Belleville Paris 20ème _Mai 1967 Photo : ©Léon Vénézia /Roger-Viollet

 

Piéton de Paris, tout comme Brassaï qu'il a eu le privilège de connaître, Léon Claude Vénézia est un photographe humaniste et poétique, amoureux de Paris, la ville où il est né en 1941.

Observateur du théâtre de la rue, il a porté son regard sur les grands bouleversements urbains et sociétales des années 60 et 70, ainsi que sur le monde ouvrier et les marges sociales.

Dans son livre "Le Paris de Léon Claude Vénézia", il évoque les rencontres qui ont marqué son parcours et présente ses photographies des quartiers populaires de l'Est parisien et de sa banlieue : de Belleville à Drancy, de Ménilmontant à Bobigny.

Coloriste hors pair, il compose des images joyeuses d'un Paris populaire où enfants, immigrés, artisans et petits métiers ont tous leur place.

Tout comme Willy Ronis l'avait fait en son temps, il quitte Paris pour vivre en Provence dans les années 80. Et aussi comme Ronis, il enseigne la photographie pendant plus de dix ans à l'Ecole supérieure d'Art d'Aix-en-Provence.
C'est dans cette ville qu'il meurt en 2013, nous laissant un témoignage coloré sur le Paris perdu.


>> Les photos de Léon Claude Vénézia chez Roger Viollet.




 

 

 

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Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

24 Septembre 2019, 08:48am

Publié par barreteau

Willy Ronis raconte Belleville Ménilmontant.

"Rue de la Cloche, Ménilmontant, Paris, 1948" ©Willy Ronis.

 

C'est Willy Ronis qui parle :

"Il n'y a pas d'années où je ne passe pas au moins 6 ou 8 fois dans ce quartier de Belleville Ménilmontant, parce que j'y suis resté très attaché. Je n'y suis venu, pour la première fois, que vraiment très tard : fin 47, donc j'avais 37 ans, et c'est un ami peintre qui habitant rue de Ménilmontant qui m'a dit : " Mais viens voir mon quartier, tu verras c'est formidable".
Il y avait certainement des rapports beaucoup plus faciles entre les gens, beaucoup de petites rues étroites qui faisaient que les gens se connaissaient tous et descendaient aux beaux jours avec leurs chaises sur le trottoir, pour faire des veillées sur le trottoir et les gosses pouvaient jouer là, sans crainte aucune.
Non c'était vraiment … c'était une période extraordinaire".

Voilà donc un fil de l'histoire et c'est en tirant d'autres fils que l'on tisse la toile de la mémoire …


>> Willy Ronis raconte comment il a découvert Belleville.


>> Le Paris de Willy Ronis.

>> Belleville-Ménilmontant de Willy Ronis.

>> Rue de la Cloche_ Paris 20ème_ juin 1994

>> Parisperdu et Willy Ronis.

 

 

 

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Pouvaient-ils se connaître ?

19 Septembre 2019, 09:00am

Publié par barreteau

Pouvaient-ils se connaître ?

 Photos © Robert Franck et Willy Ronis


Robert Frank est à Paris en 1950 et prend ce cliché près de Montmartre où Mary qu'il épousera en 1954, apparait plein cadre, tenant dans ses bras leur fils Pablo, prénommé ainsi en hommage à Pablo Casals.

Le cadrage en plongée dans un escalier me fait invariablement penser à une autre photo d'un autre grand photographe : Willy Ronis. Un cliché pris dans l'escalier de l'avenue Simon Bolivar, dans le 19ème arrondissement. Où là aussi une femme tient un enfant dans ses bras.

Toutes deux prises en plongée, ces deux photos ont incontestablement un "air de famille". Et, lorsqu'on découvre que les deux clichés sont de la même année : 1950, on en vient à se demander si l'un n'a pas été inspiré par l'autre ?
Mais cette année-là Franck et Ronis pouvaient-ils se connaître ?
Vraisemblablement pas, et pourtant …


>> N 'est pas Willy Ronis qui veut ... !

>> Robert Frank, un géant de la photographie.



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Robert Frank, un géant de la photographie.

11 Septembre 2019, 10:08am

Publié par barreteau

 Disparition de Robert Frank, un géant de la photographie  

Rue de la Sablière Paris 14ème, 1949_©Robert Frank

Robert Franck est décédé lundi dernier, le 9 septembre, à l'âge de 94 ans. Quand je vous disais que la pratique de la photographie conserve …

Né en Suisse, Robert Frank arrive à New York en 1947 où il commence à faire des reportages pour des revues. Puis il obtient une bourse de la Fondation Guggenheim qui lui permet de photographier, en toute liberté, les États-Unis. La célébrité arrive avec la publication, en 1958, de son fameux album "Les Américains", préfacé par Jack Kerouac.

Mais avant de publier "Les Américains", Robert Frank s'était aussi frotté à Paris, réalisant une série de clichés, déjà marqués par son style subjectif et ce regard détaché que l'on retrouvera ensuite dans "Les Américain"s. C'est la rue qui est alors au centre de son travail, proposant son regard sur la capitale, ses rues, ses autobus à plateforme, ses habitants…

Robert Franck a notamment été marqué par le travail du photographe Henri Cartier-Bresson ou les tableaux d'Edward Hopper. Il a travaillé pour des magazines comme Harper's Bazaar, Fortune, Life, Look, Vogue, voyageant un peu partout sur la planète.

Ses œuvres sont conservées dans les musées du monde entier, de l’Art Institute de Chicago, au Victoria and Albert Museum à Londres, en passant par la Maison européenne de la photographie à Paris ou encore au Metropolitan Museum of Art à New York.
En 1974, le Kunsthaus de Zurich a monté sa première rétrospective. En 2009, le Jeu de Paume lui a consacré une exposition, en partenariat avec le Folkwang Museum d’Essen, intitulée "Robert Frank, Paris/Les Américains". Les Rencontres d'Arles avaient exposé une partie de son travail en 2018.
Un grand Monsieur vient de nous quitter.

 


>> Les grands photographes vivent vieux …

>> Mieux connaître Robert Frank.

 

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Willy Ronis : Autoportraits

30 Juillet 2019, 10:39am

Publié par barreteau

Willy Ronis : Autoportraits

 Autoportrait Willy Ronis ©_Paris, rue des Couronnes, 1985

 

L’autoportrait est un jeu auquel Willy Ronis s’est souvent livré et, avec des approches toujours fort différentes.
Véritable flash-back sur un demi‑siècle d’existence, cette série de photographies nous fait passer du jeune homme plutôt sophistiqué au vieux monsieur bien intégré dans la vie.

En effet, ses premiers autoportraits sont des images assez apprêtées, soigneusement éclairées et mise en scène. On y lit clairement l’influence du studio photo paternel.

Puis, le photographe s’éloigne de ce passé et profite de son travail et de ses rencontres pour réaliser des images plus vivantes.
Déjà, le célèbre autoportrait aux deux flashes, en 1951, est plus réaliste et techniquement plus élaboré. Le regard s’approfondit, témoignant d’une tendance évidente à l’introspection, tout en s’efforçant d’intégrer la réalité qui l’entoure, comme l’illustrent les autoportraits vénitiens de 1981.
Cette démarche trouve son aboutissement dans l’image quasi surréaliste captée à Paris, rue des Couronnes, en 1985, où le photographe se fond en un double reflet de lui-même, intégré dans le jeu des miroirs d’une vitrine de magasin. Ronis signe-là un chef d'œuvre de sophistication pour ce type d'exercice de style.

Dix ans plus tard, en 1995, Ronis souhaite nous léguer un ultime autoportrait, mais il cherche un moyen original, il y parviendra en se photographiant lui-même lors d'un saut … en parachute.
Il avait 85 ans !


>> Petit échantillon des autoportraits de Willy Ronis.

>> Willy Ronis parachutiste, autoportrait pris avec un "Horizon" à balayage (1995).



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"Voir l’invisible"

17 Juillet 2019, 09:24am

Publié par barreteau

"Voir l’invisible"

 

"Voir l’invisible" est le thème de la 15ème édition du projet "Des clics et des classes", une opération nationale pilotée par le Réseau Canopé, opérateur du ministère de l’Éducation nationale, ayant pour objectif la sensibilisation des jeunes à la photographie.

Chaque année, des classes de tous niveaux scolaires mettent en œuvre un projet de création aux côtés d’un photographe. Une sélection de leurs productions donne lieu à une exposition aux Rencontres de la photographie d'Arles, avant de voyager ensuite en France dans les Ateliers Canopé.

Voir l’invisible, montrer l’invisible, mais comment donner à voir ce que l’on ne voit pas ?

Parce que cela n’a pas d’existence matérielle, comme un concept philosophique, une idée, un sentiment, ou parce que cela ne fait pas appel à la vue…

Les participants sont conduits à réfléchir au réel figuré par la photographie et à la manière de représenter ce qui est a priori irreprésentable.

A partir de ce thème, 15 projets, réunissant 20 classes du CE1 à la 4ème, ont travaillé d’octobre 2018 à mars 2019 aux côtés d’un photographe, pour donner à voir des notions comme la frontière, le temps qui passe, le sentiment de peur, le passé archéologique, le rêve, l’invisible dans le paysage, le langage, etc…

A ne pas manquer si vous passez cet été en Arles …


>> Un groupe "Des clics et des classes" en pleine action.

>> La 50ème édition des "Rencontres de la photographie d'Arles".

 

 

 

 

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Inge Morath

30 Juin 2019, 11:39am

Publié par barreteau

Inge Morath

Montmartre, 1957 – ©Inge Morath

 

Inge Morath est une photojournaliste américaine née en 1923 à Graz en Autriche et morte en 2002 à New York à l'âge de 78 ans.

Elle a côtoyé les grands noms de la photographie, s’est inspirée de leur travail, puis est devenue à son tour une grande dame de l’image.
Tout d'abord journaliste, elle a ainsi formé son œil alors qu’elle travaille pour Magnum à l'écriture des légendes des photographies. Avant même de se lancer dans la photographie, elle apprend celle-ci en analysant et en étudiant tout l’art d’un certain Henri Cartier-Bresson.
En 1953 elle présente une série de ses photos à Robert Capa, qui lui propose alors de devenir photographe pour Magnum. Elle travaillera pendant plus de 50 années pour la célèbre agence. En 1962, elle épouse Arthur Miller, de leur union, naitra une fille : Rebecca Miller qui deviendra actrice et réalisatrice de cinéma.

En 1999 Inge Morath publie "La vie en tant que photographe" un ouvrage qui résume toute sa pensée et sa vie autour de la photographie. On peut y lire ces phrases :
"La photographie est un phénomène étrange. Malgré l'utilisation d'un même appareil-photo, deux photographes, au même endroit en même temps, ne reviennent jamais avec les mêmes images.
Leur vision personnelle est habituellement là dès leur plus jeune âge ; résultante d'une chimie spéciale de personnalité et de sentiments".

En 2002, après sa mort, les membres de Magnum Photos créent en son honneur le prix Morath-Inge, administré par la Fondation Inge Morath, et qui est attribué annuellement à une photographe ayant moins de 30 ans.


>> Inge Morath en action (1977) …

>> Inge Morath, site officiel

>> Le prix Morath-Inge



 

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Celles que l'on n'a jamais vues …

16 Juin 2019, 15:38pm

Publié par barreteau

Celles que l'on n'a jamais vues …

Extrait de la planche-contact du "Nu Provençal", 1949 © Willy Ronis

 

Parmi les images célébrissimes de Willy Ronis figurent bien évidement le "Nu provençal" et
"L'Aéromodéliste". Toutes deux ont été capturées à Gordes, à l'aube des années 50, lorsqu'il y résidait en famille. Aussi n'est-il pas étonnant de constater que Ronis, à cette époque, a "utilisé" les personnes qu'il avait alors "sous la main" :  sa femme Marie-Anne pour le Nu et son fils Vincent pour l'Aéromodéliste …
Mais si ces images iconiques sont connues dans le monde entier, il y a celles que l'on n'a jamais vues, celles qui faisaient partie du même "shooting" et qui n'ont pas été retenues par Willy qui les jugeait moins intéressantes.
Nous vous dévoilons ici ces images inconnues, celles que l'on n'a jamais vues …


>> Le Nu Provençal (les 3 autres prises sur la planche contact), Gordes, 1949

>> Vincent aéromodéliste, celle qu'on n'a jamais vue.

>> Le Nu provençal, déjà sur Parisperdu

>> Vincent aéromodéliste,
déjà sur Parisperdu

>> "Marie-Anne, Vincent et moi", par Willy Ronis.

 

 

 

 

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Le Paris de Roger-Viollet.

21 Mai 2019, 10:33am

Publié par barreteau

Le Paris de Roger-Viollet

 Scène de rue. Repas sur un camion, devant un commerce de café et de liqueurs. Paris, fin mai 1917.
© Excelsior – L'Equipe / Rog.

 

L’agence Roger-Viollet est un grand nom du patrimoine photographique français, connu pour la richesse et la diversité de ses fonds Sa collection de négatifs et de positifs (plus de 6 millions de photos) a été cédée à la ville de Paris en 1985.
À l’occasion du 80ème anniversaire de la création de l'Agence, les passages couverts de Bercy Village accueillent une trentaine de tirages - en noir & blanc - montrant la capitale des années 1900 aux années 1970.

En vous rendant à Bercy Village vous pourrez découvrir le Paris du siècle dernier à travers cette exposition qui montre les transformations de la capitale.
Une belle balade photographique où l'esthétique du noir & blanc fait toujours son effet.


>> Le Paris de Roger-Viollet. Bercy Village, passages Saint-Émilion et Saint-Vivant (Paris XIIe).


 >> L'agence Roger-Viollet, 6 rue de Seine à Paris 6ème.

>> L’avenir très flou de l’agence photo Roger-Viollet.

>> L'agence de presse Roger-Viollet va-t-elle disparaître ?

 

 

 

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Quelques heures avec Willy Ronis.

3 Mai 2019, 18:20pm

Publié par barreteau

Quelques heures avec Willy Ronis.

Willy Ronis dans son appartement de la rue de Lagny, Paris 20ème (Février 2008)

 

Nous sommes en février 2008 et c'est ma troisième rencontre avec Willy Ronis, chez lui rue de Lagny.

Douze ans plus tôt, en 1995 donc, je l'avais rencontré pour la première fois à la FNAC Etoile, introduit par Régis Debray. Et, à la suite de cette première rencontre, il m'avait donné rendez-vous au Square Sarah Bernhardt, tout près de son domicile parisien.

Puis je reprendrai contact avec Ronis fin 2007, un an après le lancement du blog Parisperdu pour lequel je sollicitais son avis. Et là, pour en parler, il me fait l'immense honneur de m'inviter chez lui, rue de Lagny.

Pour cette troisième rencontre, je lui avais apporté de nouvelles photos de la rue de la Mare, un secteur qu'il avait beaucoup arpenté dans les années 55-60 et qu'il appréciait encore énormément.

Une autre rencontre était programmée en novembre 2008 mais elle n'aura pas lieu car je n'ai jamais pu le recontacter à la suite du message qu'il avait laissé sur mon répondeur téléphonique.

En juillet 2009, aux Rencontres photographiques d'Arles, dont il était l'invité d'honneur, j'ai seulement pu l'apercevoir brièvement sans toutefois pouvoir suffisamment l'approcher pour échanger quelques mots avec lui.
Je pensais alors que ce n'était que partie remise et que nous allions nous revoir à Paris. Mais je n'avais pas saisi à quel point ce déplacement à Arles avait pu le fatiguer. Car à peine deux mois plus tard, le samedi 12 septembre 2009 Willy nous quitte, laissant orphelins tous les amoureux de la photographie humaniste (et pas seulement). Il avait 99 ans. Mon modeste hommage sera le billet "Au revoir et merci Monsieur Ronis" que je publie le lendemain de sa disparition.

Les quelques heures que j'ai pu passer avec Willy Ronis m'ont appris beaucoup, sur l'homme d'abord dont je peux dire qu'il était un être merveilleux, ensuite sur Paris et les petites gens de la capitale dont il était une sorte d'expert et enfin sur la technique photographique qu'il m'a permis d'améliorer en me prodiguant quelques conseils. Un exemple parmi d'autres : "Attention, me disait-il, avant de déclencher vous devez vérifier que dans votre cadre il n'y a pas d'éléments qui vont parasiter votre image, car l'objectif lui, il avale tout".

Les années qui suivront, et encore aujourd'hui, le vide qu'il me laisse est immense. C'est sans doute pour cela qu'en 2012 je suis retourné rue de Lagny pour essayer de voir si cela m'apporterait quelque apaisement. Puis en 2015, dans le même état d'esprit, j'entreprends une sorte de pèlerinage à Gordes et à L'Isle-sur-la-Sorgue, dans cette Provence où il vivra - en famille - de façon permanente entre 1972 et 1983.
Vous l'avez compris je voue une admiration sans borne à ce grand bonhomme de la photo qui est dans mon panthéon photographique avec Boubat et Cartier-Bresson … Et, même si finalement je n'ai passé que quelques heures avec lui … que de richesses celles-ci m'ont apportée.

 


>> Willy Ronis et parisperdu.

 

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