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PARISPERDU

artistes

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Murs abattus et baignoires rémanentes (1/2)

1 Mars 2007, 09:09am

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Publié par barreteau


En 1997, rue Gasnier Guy,  la ZAC des Amandiers pose de difficiles problèmes de relogement ... aussi, progresse-t-elle avec beaucoup de difficultés. L'emprise de la ZAC est pourtant en mutation incessante - avec des immeubles rasés, d'autres murés et partout des terrains en friche.

Tout cela crée de lourds inconvénients pour le paysage et la vie du quartier. Cette situation suscite aussi de vives critiques contre le projet et favorise l'éclosion de diverses interventions.

Ici,  ce sont des artistes-peintres du quartier qui ont reproduit, sur les murs mis à nus, le mobilier présent il y a encore peu de temps dans les appartements maintenant détruits : baignoires, cheminées, tables ... réapparaissent alors comme pour témoigner de leur volonté de ne pas voir le quartier disparaître.

Presqu'en même temps, une action intitulée « La mémoire des habitants, 1997 » réunissant plusieurs intervenants du groupe JLNDRR, a eu lieu ici même. Par l'installation au cœur de "l'îlot insalubre n°11" d'une photographie géante de la façade d'une maison récemment démolie, il s'agissait de signifier, de manière physique, la persistance sensorielle des maisons rasées, dans un quartier où les démolitions n'ont pas cessé depuis 1953.

 

>> Les actions et installations du groupe JLNDRR

>> Persistance sensorielle d'une maison rasée (© JLNDRR)


>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (1)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (2)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (3)

 

 

 


 

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Cité Aubry.

27 Septembre 2006, 17:13pm

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Publié par barreteau

C'était un petit passage en arc de cercle. Une Cité, comme on disait autrefois, avec ses petites maisons bien calmes et sa rue aux gros pavés irréguliers.
Au bout de la rue, un terrain vague avec des baraques faites de planches et de matériaux de récupération. Là, quelques « quasi sans logis » vivaient à l'écart de tout.

 

Au 2bis, se dresse encore aujourd'hui un drôle de bâtiment, un lieu associatif, un peu autogéré et au nom improbable : Goumen bis. C'est une ancienne usine, avec sa petite cour, comme il n'en existe plus beaucoup à Paris.
Au Goumen bis, des artistes ont installé un théâtre, des ateliers et aussi Télé Bocal, la plus ancienne chaîne télé de quartier à Paris. Faute de moyens pour diffuser sur le canal hertzien, ses émissions passent uniquement ... dans des bars.


Mais tout cela ne va pas durer...
Pourquoi ? Tout simplement, parce que là, derrière les palissades en tôles, les engins et les ouvriers s'activent. Pourtant, pendant longtemps, les riverains se sont mobilisés contre le projet de construction d'immeubles, qui menaçaient de détruire le caractère villageois de l'endroit.
Sous la pression des associations, les 39 logements prévus à l'origine ont, il est vrai, dû faire place à un programme allégé : 13 logements, dont 5 ateliers d'artistes.


Mais, une fois de plus, on rejoue l'histoire du pot de terre contre le pot de fer ...
Alors la cité Aubry, ce lieu insolite où régnait une atmosphère de petite bourgade, aura définitivement perdu son âme ...

>> Le collectif Goumen Bis. 

>> Télé Bocal 

>> La nouvelle Cité Aubry

 

 

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L'impasse des bien jolies jeunes filles …

10 Septembre 2006, 11:00am

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Publié par barreteau

Hélène aura été concierge toute sa vie. Elle est même née dans la loge où sa mère exerçait déjà ce métier pendant la guerre de 40.

Aujourd'hui Hélène doit vivre de sa maigre pension dans cette pièce unique ... un concentré de sa destinée.
Aussi, pour avoir un peu plus d'espace, Hélène est souvent sur le pas de sa porte ... mais n'est-ce pas le propre de toute concierge ?
Elle peut ainsi renseigner les personnes qui se sont égarées dans cette impasse du 34 de la rue Henri Chevreau.
Le plus souvent ce sont de bien jolies jeunes filles à la recherche de l'Atelier du Passage, qui pour 15 Euros de l'heure, recrute des modèles pour des poses de nues académiques.

Souvent, Hélène leur envie leur jeunesse et leur grâce ... des qualités qui l'ont fui depuis déjà bien longtemps.

>> A découvir, à deux pas, le Théâtre Popul'air du Reinitas ...



 

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Rue Louise Weiss.

9 Juin 2006, 09:51am

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Publié par barreteau


Depuis son ouverture en 1988, la rue Louise-Weiss est un des hauts-lieux de l'art contemporain français. On y trouve en effet un grand nombre des galeries parmi les plus « pointues » de la scène artistique parisienne : Galerie Emmanuel Perrotin, Jousse Entreprise, Galerie Air de Paris, Kréo, etc.

Ainsi la rue Louise-Weiss, est un lieu où se croisent tous les médias, une sorte de laboratoire hybride qui fait la part belle tour à tour à la peinture murale, aux sessions vidéo ou à une performance de six personnes en train d’écrire en direct leur journal intime... Bref un composé d’œuvres, de provocation et de dérégulation des formes traditionnelles de l’art. La rue Louise-Weiss est résolument avant-gardiste, totalement tendance et finalement très "new-yorkaise".


Mais c’est aussi tout près d’ici, que se joue une autre partie, un autre destin : celui de la Halle Freyssinet (que l’on aperçoit dans la partie centrale de la photo). La halle implantée sur plus de 300 m de long parallèlement à la rue Louise Weiss est composée de trois nefs de béton. Ce bâtiment inauguré en 1929 livre un précieux témoignage de l’art du béton tel qu’a pu le développer l’un de ses pionniers, l’inventeur du béton précontraint : l’ingénieur Eugène Freyssinet (1879-1962).

Utilisée par la SERNAM comme centre de fret jusqu’en 2005/2006, la halle de Freyssinet a donné lieu, après un appel à projets, à la sélection de huit propositions de réhabilitation.

L’issue de cet appel à projets s’est d’abord annoncée favorable. Les arguments des défenseurs de la halle paraissaient en effet avoir été entendus : sur les 8 projets, 5 prévoyaient d’en conserver l’intégralité.

Or, le choix du jury s’est fort malheureusement porté, le 22 octobre dernier, sur l’un des 3 projets prévoyant la destruction partielle du bâtiment et, en fait, sa totale dénaturation.

Si la nef centrale échappe au désastre, l’une doit être détruite en totalité et l’autre amputée de 15 de ses 30 travées pour y intercaler des immeubles d’habitation …

 

Va-t-on vers un nouveau désastre comme celui subi, il y a trente ans, par les Halles Baltard ? …



>> En savoir plus sur Louise Weiss.

>> "La Halle Freyssinet: un avenir gravement menacé". En savoir plus. (PDF)

 

 

 

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Rue Juillet.

26 Mai 2006, 14:35pm

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Publié par barreteau

A l'âge de 19 ans, Minh-Tam Kaplan commence le jonglage et se forme tout seul.

Dans les années 90, il fonde la compagnie des "Cracheurs de rêves". Beaucoup de ses compagnons-artistes sont issus de l'école du Cirque d'Annie Fratellini.

Les "Cracheurs de rêves" se spécialisent alors dans les soirées à thèmes et se produisent ... au festival du film de Cannes, par exemple, et dans de nombreuses manifestations prestigieuses.

Beaucoup moins prestigieuse était la cabane en planches qui abritait sa compagnie , dans cette rue en demi-lune qu'est la rue Juillet dans le 20ème arrondissement.  

Minh-Tam avait trouvé-là un lieu improbable pour, chaque jour s'entrainer et entreposer le matériel et les accessoires de toute sa troupe. Aujourd'hui, la cabane a disparu, les « Cracheurs de rêves » se sont séparés ... mais Minh-Tam continue toujours à faire rêver son public ...


>> Retrouver Minh-Tam au Cirkus Cirkör.

>> En savoir plus sur le Cirkus Cirkör.

 

 

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Rue Désirée.

19 Février 2006, 15:01pm

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Publié par barreteau


Le quartier des Amandiers, entièrement rasé dans les années 60-70 et planté de barres de béton, conservait encore au milieu des années 90 quelques rues "à l'ancienne".
C'est dans l'une d'elles: la rue Désirée, à l'angle de la rue des Partants, que Seiji, un peintre japonais de Nara s'est assis à même le sol en cette fin d'après-midi encore très ensoleillée. Seiji s'est longuement appliqué à tracer les jeux d'ombre et de lumière produits par les briques disjointes de la dernière maison de la rue Désirée.

Si Seiji revenait aujourd'hui au même endroit, aucun doute, il ne sortirait plus ses pinceaux ... Toute poésie a définitivement quitté la rue Désirée ...

 

 >> Pour voir ce qu'est devenue la rue Désirée, à l'angle de la rue des Partants : cliquer ici.

 

>> Autre lieu ... autre peintre (sur Parisperdu)

 

 

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Alexandre Romanès et son cirque tzigane.

30 Janvier 2006, 15:17pm

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Publié par barreteau



Ni fauves, ni clowns, le cirque Romanès n'est pas un cirque traditionnel, ni un nouveau cirque, c'est un cirque ouvert, où les gens du voyage nous regardent en même temps que nous regardons.
Si le cirque Romanès n'est pas "traditionnel", il est un lieu où se poursuit la tradition du spectacle, une vraie culture, celle des familles du voyage, avec la simplicité d'un geste universel.
La musique sans cesse, accompagne, exalte et relance les acrobates, elle ponctue moins qu'elle n'invite et enveloppe, ces artisans du spectacle.
Ainsi, en plein Paris, niché au fond d'un terrain vague, Alexandre, Délia et leur smala, signalés par quelques caravanes, une joyeuse marmaille et un modeste mais fier chapiteau, perpétuent la grande tradition du cirque.
Si le spectateur, avisé ou égaré, a la sensation d'être accueilli au sein d'une authentique et chaleureuse famille tsigane, c'est qu'ils sont tous cousins. Cousins à la "mode Romanès", c'est-à-dire unis : gadjés et gitans, enfants de la balle, musiciens, acrobates et jongleurs, tous autour d'une certaine idée de la corde raide ...
 

Mais aujourd'hui, planter un chapiteau dans Paris n'est pas facile, aussi, le cirque Romanès qui longtemps s'est produit dans des lieux insolites, au fil de terrains laissés en friches : passage Lathuile dans le 18ème, rue Paul-Bert dans le 11ème, ...  se retrouve désormais dans des espaces plus dédiés à son activité mais beaucoup moins pittoresques, comme la pelouse de Reuilly, Porte Dorée.


 

>> En savoir plus sur le cirque tsigane Romanès

>> Ecouter Délia Romanès : "Am Sà-mi pierd capul / J'aimerai perdre la tête" (YouTube). Dans cet extrait, la voix de Délia fascine par sa vision romantique, son sens de la danse, de la fête, mais aussi son insondable mélancolie.

>> "Ils ont dit ...." ... à la sortie du spectacle (mp3 Player)

 

 

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Minelle au Vieux Belleville.

23 Janvier 2006, 11:37am

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Publié par barreteau


Tout là-haut sur la Butte de Belleville, Minelle prend chaque soir son accordéon. Elle n'a pas son pareil pour faire chanter et danser les clients de cet authentique bistrot parisien qu'est le Vieux Belleville.

>> En savoir plus sur le "Vieux Belleville"

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Canal Saint Martin.

15 Décembre 2005, 15:02pm

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Publié par barreteau


Sous les frondaisons du square des Récollets, par une chaude après-midi d'été, Keiko -une artiste japonaise - est inspirée par la douce lumière et le calme des abords du canal Saint-Martin.

 

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Interview du couturier Christian Lacroix

11 Décembre 2005, 10:14am

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Publié par barreteau


Christian Lacroix inaugure ce nouveau thème intitulé "Hommes & Métiers" en écho à la prestigieuse école des "Arts & Métiers"; car toutes celles et ceux qui peupleront ce thème élèvent leur métier au rang de l'Art.

Cet interview de Christian Lacroix se déroule rue Piat, à deux pas de sa rue homonyme (Julien Lacroix). Le couturier confie à Parisperdu combien ce quartier de Belleville, par son métissage, lui apporte idées et inspiration dans sa démarche de créateur.

 

>> Christian Lacroix : site officiel

 

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Le Monument aux Morts de Port-Vendres (2/2)

7 Décembre 2005, 16:40pm

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Publié par barreteau


L'oeuvre originale en pierre d'Aristide Maillol : "in situ" à Port-Vendres (66660).

A Port-Vendres, la statue originale a le visage profondément dégradé, son bras droit qui tenait des branches d'olivier a été sectionné et a disparu: une restauration de cette œuvre originale s'impose au plus vite !

 Pour vous en rendre compte, vous pouvez la comparer avec l'épreuve en plomb du jardin des Tuileries à Paris.

 

 

 

 

 

 

 

 

 >> Musée Maillol- Fondation Dina Vierny : voir le site

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Le Monument aux Morts de Port-Vendres (1/2).

14 Novembre 2005, 16:57pm

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Publié par barreteau

 

Cette photo a été prise à Paris au jardin des Tuileries, pour attirer l'attention de l'opinion sur le Monument aux morts de la ville de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales). En se rendant sur le site web de la ville de Port-Vendres mais aussi ici, il est possible de comparer l'état de conservation de l'original en pierre (sis à Port-Vendres) à celui de cette épreuve en plomb (sise à Paris).

Depuis quatre ans, j'alerte - sans succès - les maires successifs de Port-Vendres sur l'état de dégradation de plus en plus dramatique du monument aux Morts de leur ville, une oeuvre originale de grande valeur, sculptée par Aristide Maillol en 1922.

Cet abandon n'est acceptable d'aucun point de vue : artistique, culte du souvenir, patrimoine local et national. Et il est urgent d'intervenir.

 

Si personne n'y prend garde, l'œuvre originale, sculptée par Maillol, déjà fortement dégradée et mutilée, tombera définitivement en ruines !

 

 

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