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PARISPERDU

artistes

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Question de perspective.

15 Juillet 2011, 09:19am

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Publié par barreteau

Rue Tholozé Paris 18ème


Sans doute fascinés par le moulin de la Galette qui, en sa partie haute, ferme la rue Tholozé, Utrillo et après lui beaucoup d'autres peintres n'ont cessé de croquer la perspective montante de la rue.

Tous ont délaissé la perspective inverse, celle de la rue descendante.
C'est pourtant cette dernière qui sied le mieux à l'œil du photographe, car alors les plans successifs s'étalent devant son objectif,  jusqu'à libérer le champ sur un Paris lointain…  d'où émerge le dôme doré des Invalides.

En cette fin d'après-midi ensoleillée, et selon cette perspective, elle a bien fière allure la rue Tholozé …



>> Peinte par Utrillo, il y a 100 ans.

>> Rue Tholozé, en contre-plongée.

 

 

 

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Montmartre à Marseille … ?

11 Juillet 2011, 08:56am

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Publié par barreteau

Place des Moulins, quartier du Panier, Marseille.

De passage dans la cité phocéenne, mon attachement pour les quartiers populaires de nos métropoles me conduit naturellement au Panier.

Une charmante guide de l'Office du Tourisme encadre la visite : sa connaissance des lieux et son amour pour Marseille seront sans doute les gages d'une balade réussie.

Mais quel n'est pas mon étonnement lorsque nous arrivons à la Place des Moulins d'entendre mon cicérone s'exclamer: "Voici l'endroit qui devrait devenir notre Place du Tertre" !

Certes la Montée des Accoules peut faire penser aux "escaliers de la Butte" parisienne, certes certaines ruelles du Panier peuvent vaguement rappeler Montmartre, mais de là à imaginer que la Mairie de Marseille veuille faire du Panier, le Montmartre marseillais, il y a de quoi s'étonner.

Comment une ville qui entretient une rivalité certaine avec la capitale, pour ne pas dire une détestation du parisien, peut-elle avoir l'idée de copier Montmartre ?
Car la comparaison Panier / Montmartre s'arrête à la topographie des lieux et, Montmartre n'est pas qu'une butte. Montmartre c'est une longue histoire qui va de la Commune de Paris en 1871 au lieu phare de la peinture des 19-20ème siècles. Montmartre a en effet, accueilli des artistes comme Pissarro, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Modigliani, Picasso... Montmartre c'est aussi le Sacré-Cœur, le Lapin Agile, Le Moulin de la Galette, des musées, la fête des vendanges …
Le Panier n'a ni cette histoire ni ce potentiel, aussi vouloir singer Montmartre n'a pas de sens …

Place des Moulins, il n'y a plus de moulins, alors qu'au coin de la rue Lepic, le Moulin de la Galette est toujours en état de marche. Et, vouloir implanter des peintres avec leurs chevalets au Panier, ne sera pas chose aisée, les jours de mistral …

Vouloir développer l'attrait touristique du Panier n'est peut-être pas une mauvaise idée, mais pour cela, vouloir copier Montmartre n'en est certainement pas une bonne !



>> La Montée des Accoules.

 

 

 

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Anniversaire au Père Lachaise.

7 Juillet 2011, 08:49am

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Publié par barreteau

 

Cimetière du Père Lachaise : 6ème division, rangée 2, allée 5
James Douglas Morrison 1943 -1971 

 


Des centaines de fans se sont retrouvés, dimanche dernier, au Père Lachaise sur la tombe de Jim Morrison, pour commémorer le 40ème anniversaire de la mort du chanteur des Doors.

Toutes les nationalités et les générations étaient représentées, mais la majorité des personnes présentes n'était pas née lorsque la rock star décéda à 27 ans, au sommet de sa gloire.

Mais au fait, comment Jim Morrison est-il mort ? Arrêt cardiaque ? Overdose ? Complot de la CIA ? Mise en scène ? Aucune autopsie n'ayant été pratiquée, le mystère reste entier… certains imaginent même que le cercueil est vide...

D'ailleurs, il y a pas mal d'ésotérisme autour de Jim : si le groupe qu'il crée s’appelle "the Doors" c’est qu’il voyait dans le symbolisme de la porte la dimension inquiétante et surnaturelle d’un au-delà inconnu. "Il y a le connu. Il y a l'inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c'est ça que je veux être" disait-il.
Sur sa tombe, une épitaphe dit en grec : KATA TON DAIMONA EAYTOY, ce qui signifie "fidèle à ton esprit", mais on peut aussi faire une autre traduction: "fidèle à tes démons" …


Le chanteur avait été inhumé le 7 juillet 1971 au cimetière du Père-Lachaise, et ce jour-là, la nouvelle de sa mort n'ayant pas encore été  officiellement confirmée… seules cinq personnes avaient assisté à son enterrement.

Mais aujourd'hui, 40 ans plus tard, ils sont si nombreux que la démonstration est faite: le phénomène Morisson n'est pas près de s'arrêter …


>> Déjà sur Parisperdu : "Les pèlerins du Père Lachaise".


>> "Jim Morrison and the Doors" (Ed.Premium) par Henry Diltz, l'un des plus célèbres photographes du monde du rock

 

  

 

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Combien pour ce chien dans la vitrine ?

27 Mai 2011, 09:21am

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Publié par barreteau



A 82 ans, Line Renaud vient de donner trois soirées de concerts à l'Olympia, une salle où elle chantait pour la première fois de sa carrière.

Hier, c'était la dernière représentation, un triomphe !

Et c'est également hier, au détour d'une petite rue, dans un quartier perdu, que je suis tombé nez à nez avec "ce chien dans la vitrine" …

 

Bien sûr, "ce joli p'tit chien" n'est pas "jaune et blanc" comme le dit la chanson … mais comment, à cet instant, ne pas penser à cette grande dame du music-hall qui, en 1953, publiait son nouveau 78 tours avec "Le Chien Dans La Vitrine", une chanson écrite et composée par son mari Loulou Gasté.


Une époque qui certes peut sembler bien lointaine … mais qui reste d'actualité, grâce à la vitalité et la jeunesse d'une octogénaire.
Alors :

" Combien pour ce chien dans la vitrine ? "
…

" Eh bien c'est d'accord je le prends…"

 

 

 >> A 82 ans, Line Renaud découvre l'Olympia

 

  

 

 

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La ville palimpseste.

15 Mai 2011, 12:14pm

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Publié par barreteau

Rue René Descartes - Paris 5ème: L'arbre des rues  (Pierre Alechinsky et Yves Bonnefoy)

 

Palimpseste, ce drôle de vocable signifie en grec ancien, "gratté de nouveau", et le mot désigne un manuscrit écrit sur un parchemin préalablement utilisé, et dont on a fait disparaître les inscriptions pour y écrire de nouveau.

 

Par extension, on parle parfois de palimpseste pour un objet qui se construit par destruction et reconstruction successive, tout en gardant l'historique des traces anciennes. L'écrivain et essayiste Olivier Mongin étend la notion à la cité et parle de la "ville palimpseste" dans son ouvrage: " La Condition urbaine. La ville à l’heure de la mondialisation".

 

Oui, Paris est une ville palimpseste où les métamorphoses de l’urbain sont quasi-permanentes.

Le territoire de la capitale se construit, se détruit, se reconstruit et des traces palpables de l'ancien demeurent sur la nouvelle trame urbaine.


>> Palimpseste, Wikipédia vous dit tout ...

 

 

 

 

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Pierre Etaix est de retour.

4 Juillet 2010, 10:45am

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Publié par barreteau

Affiche de l'intégrale des films de Pierre Etaix en version restaurée, © CARLOTTA FILMS

 

Après vingt ans d'imbroglio juridique, Pierre Etaix retrouve ses droits et voit l'intégrale de ses films ressortir en salles - en version restaurée -  à partir du 7 juillet 2010.

Aujourd'hui, Pierre Etaix, 81 ans, qui revendique l'héritage de Max Linder, de Charlie Chaplin, de Buster Keaton et de Jacques Tati, est un homme à l'enthousiasme intact. Chaplin était narquois, Keaton imperturbable, Tati candide. Il y a chez Etaix la trace infime d'un éternel sourire intérieur, ce quelque chose d'enjoué et d'ironique sur le visage qui laisse entrevoir qu'il n'en pense pas moins...

Alors n'hésitez pas à entrer dans les salles obscures, de surcroît climatisées - ce qui est appréciable par les températures actuelles - et vous passerez, c'est garanti, de bons moments ... en revoyant (ou en découvrant) les films de ce Pierrot mélancolique ...

 

>> En savoir plus sur Pierre Etaix et sur son œuvre.

 

>>  L'Intégrale Pierre Etaix restaurée. 
 Cinq longs-métrages : Le Soupirant (1963), Yoyo (1965), Tant qu'on a la santé (1966), Le Grand Amour (1969) et Pays de cocagne (1971).
Trois courts-métrages : Rupture, Heureux anniversaire et En pleine forme (inédit).

 

 

 

 

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Le musée de Montmartre va-t-il mourir ?

13 Novembre 2009, 10:06am

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Publié par barreteau



"Je suis resté un peu interdit à l'annonce de cette étonnante nouvelle : la fermeture possible du Musée de Montmartre. J'avais même du mal à y croire. Comment une institution parisienne aussi ancienne pourrait-elle être purement et simplement supprimée, comme cela, d'un trait de plume administratif ?

 

C'est pourtant la triste vérité. L'Hôtel de Ville de Paris, jugeant ce lieu probablement trop démodé, peut-être pas assez "branché", ne donnera pas de subvention cette année, ne renouvellera pas le bail du bâtiment - dont la Ville de Paris est propriétaire - et demande que l'association "Société Historique et Archéologique du Vieux Montmartre" soit dissoute!

 

Ainsi, par la volonté de quelques uns, cette association fondée par un groupe de passionnés en 1886 devra, non-seulement plier bagages, mais en confier le contenu - une très riche collection - au Musée Carnavalet et à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

 

C'est un peu vite oublier que si les ruelles de la butte attirent autant de touristes aujourd'hui, c'est justement parce que le "Vieux Montmartre" et les passionnés qui en faisaient partie, se chargèrent de veiller à leur conservation.

 

Si Claude Charpentier ne s'était pas personnellement investi dans les années cinquante, dans son fameux "plan de sauvegarde de la butte Montmartre", que resterait-il aujourd'hui? Montmartre serait devenu un quartier comme les autres, sans âme, d'une affligeante banalité.

 

Devons-nous céder le terrain définitivement aux vendeurs de souvenirs à deux sous? Montmartre doit-il ressembler à un décor de cinéma?"

 

C'est donc bien volontiers que je reprends aujourd'hui - sur Parisperdu -  ce cri d'alarme lancé par Rodolphe Trouilleux, écrivain, historien de Paris et créateur du site "Paris secret et insolite". Sa cause est juste et la mort annoncée du musée de Montmartre est une éventualité que l'on doit absolument combattre.

 

Vous qui êtes amoureux de Montmartre, amoureux de Paris, vous pouvez faire quelque chose pour repousser cette disparition programmée : manifestez votre soutien, signez  ici la pétition.

 

 

 

>> Visitez le Musée de Montmartre … pendant qu'il en est encore temps !

 

 

>> Invitation à la Journée de soutien au Musée de Montmartre.

 

 

 

 

 

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C'était un petit jardin.

28 Octobre 2009, 09:42am

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Publié par barreteau

Jardin, Villa Emile Loubet - Paris 19ème (1996)


Crée en 1972, "Le petit jardin" est une chanson bien dans la tonalité de Parisperdu.
Les deux Jacques: Dutronc et Lanzmann nous délivrent, à leur manière, un peu de tendresse et de poésie.
Pour ceux qui ne connaisse pas cette œuvre finalement assez intimiste, vous pourrez la découvrir, ci-dessous.
Une onde de nostalgie parcourra  sans doute les autres …

C'est aussi beau que Paris, enfin … ce qu'il en reste !

 

" C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
Qui sentait bon le bassin parisien
C'était un petit jardin
Avec une table et une chaise de jardin
Avec deux arbres, un pommier et un sapin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin

Mais un jour près du jardin
Passa un homme qui au revers de son veston
Portait une fleur de béton
Dans le jardin une voix chanta

De grâce, de grâce, monsieur le promoteur,
De grâce, de grâce, préservez cette grâce
De grâce, de grâce, monsieur le promoteur
Ne coupez pas mes fleurs

C'était un petit jardin
Qui sentait bon le Métropolitain
A la place du joli petit jardin
Il y a l'entrée d'un souterrain
Où sont rangées comme des parpaings
Les automobiles du centre urbain

C'était un petit jardin
Au fond d'une cour à la Chaussée-d'Antin".



 

>> "Le petit Jardin", chanté par Jacques Dutronc (Vidéo)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Petit cirque, grande émotion.

30 Mai 2009, 08:51am

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Square de l'Amiral Bruix, à la porte Maillot, un petit cirque s'installe de temps à autre et invite aux attractions. Autour du chapiteau, le campement est encombré de caravanes cabossées, de tentures délavées, d'enclos pour les animaux … Mais, au-delà de ces apparences, le Cirque, c'est avant tout une âme.

Une âme faite de générosité et de l'amour des belles traditions. Les modes passent, les valeurs essentielles restent. Ici, on travaille en famille, toutes générations confondues, chacune d'entre elles enrichissant l'autre de son savoir. Le grand-père clown entraîne son arrière-petit-fils sur la piste pour qu'il y fasse ses premières cabrioles. Le père, la mère, le fils, la fille, la belle-fille, la sœur, la nièce, la cousine... Toutes et tous se ressemblent : ils ont le même sourire, la même joie d'exercer leur métier.

Même les animaux sont considérés comme des membres de la famille : on dresse en douceur les tigres, on crée une représentation humoristique et poétique pour les chiens, les otaries …, on fait parader fièrement les zèbres, les lamas, les chameaux ...

Le Cirque, c'est une bouffée d'oxygène, c'est aussi le plaisir de retrouver ce que l'on a en soi et que l'on oublie souvent : la possibilité de rire et de rêver, ne fût-ce que le temps d'un spectacle, et c'est une nécessité.

D'un seul coup, toutes les lumières s'éteignent. Les flonflons battent la cadence. Les enfants, bouche bée, écarquillent les yeux. Le public, conquis d'avance, retient son souffle... Place au spectacle et à l'émotion.



>> Voir aussi sur Parisperdu: "C'est quoi ce cirque ?"

>> Voir aussi sur Parisperdu: Alexandre Romanès et son cirque tzigane.

>> Izis : un maître de la photo, un amoureux du cirque. 


 

  

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Le Grand Palais des tagueurs.

24 Avril 2009, 09:25am

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Publié par barreteau


"Un jeune tagueur s'attaquait aux murs défraîchis, il dessinait de modernes hiéroglyphes, propres à emplir d'une magnifique poésie le paysage démantelé du quai d'Ivry …"
Extrait de "Paris" de Jean Follain


Il ya encore peu, le tagueur urbain était considéré comme un nuisible, un parasite qui "bombait" à tout va les murs de la capitale.
Aujourd'hui, cet "art", (oui, ne parle-t-on pas d'art-urbain ou de "street-art" ?) est mieux considéré. Il atteint même des sommets dans la reconnaissance du public en étant actuellement exposé dans les prestigieuses galeries du Grand Palais.

Quelques 300 œuvres des plus grands graffeurs internationaux, y sont accrochées.

Tous sont mis sur un pied d'égalité formel : format unique et  thème unique, celui de l’amour. Et c'est une réussite, car beaucoup de ces œuvres sont tout à fait remarquables, et il y a là plein de talents à découvrir.

Vu son succès, l’exposition est  exceptionnellement  prolongée jusqu’au 3 mai 2009.
Courrez-y vite, vous ne pouvez pas être déçus …



 

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Balles habiles à Belleville.

6 Mars 2009, 14:45pm

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Publié par barreteau



C'est rue de l'Ermitage, dans le 20ème que nous rencontrons Fabio. En cette fin d'après-midi, il s'adonne à quelques exercices.
Il avait commencé à réparer sa mobylette, mais cela ne va pas comme il veut, aussi change-t-il de sujet ...
Pour se décontracter un peu, il a pris, dans la sacoche de son engin, les trois balles de tennis qui ne le quittent jamais. Pourtant Fabio n'est pas un adepte de ce sport, ses balles ne rencontreront jamais de raquette ... car sans cesse elles tournoient entre ses mains expertes.
Fabio est un as du jonglage. Une activité qui est pour lui bien plus qu'un hobby, car il fait partie des Ballapapass, une
association parisienne de jongleurs et d'artistes de rue. 

Dans quelque temps Fabio se produira à "Balles Habiles à Belleville"
un événement parisien qui combine, chaque année sur les pelouses du parc de Belleville, la Convention de jonglerie et le Festival d'Arts de rue.

Fabio devient alors Mosquito, un personnage clownesque drôle et touchant, dont les numéros de jonglerie explorent des univers aussi divers que le quotidien, la danse, la guerre, l'amour...

Déjà ici, rue de l'Ermitage, Fabio-Mosquito nous a montré un aperçu de ses capacités ... en véritable professionnel des arts de la rue.

J'espère qu'un jour, vous aussi, vous aurez la chance de rencontrer ce personnage attachant ... à Belleville ou ailleurs ! Alors en attendant, et comme disent les rappeurs : "Respect" !



>>
Les Ballapapass et "Balles Habiles à Belleville"

>>"Balles Habiles à Belleville" devient "100 balles"


 

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Emportés par la foule.

23 Décembre 2008, 08:51am

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Publié par barreteau



La foule qui tourbillonne de façon incessante à Montmartre, sur la place du Tertre, m'envoie invariablement en écho la chanson d'Edith Piaf :

"Je revois la ville en fête et en délire
Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras..."

"La foule", a son histoire. C'est à l'occasion d'une tournée en Argentine qu'Edith Piaf est intéressée par une valse péruvienne d'Angel Cabral, intitulée en espagnol :"Amor De Mis Amores". Elle donne la partition à son éditeur Pierre Ribert qui confie l'œuvre au parolier Michel Rivgauche, de son vrai nom Mariano Ruiz.
Celui-ci écrira les paroles françaises de "La Foule", en se laissant guider par la musique, ... et ce sera un énorme succès !




>> "La foule" par  Edith Piaf (vidéo clip)

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Léon, gribouilleur place du Tertre".

 

 

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Léon, gribouilleur place du Tertre.

24 Novembre 2008, 09:44am

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Publié par barreteau



Sur la butte Montmartre, la place du Tertre est connue pour être le lieu de prédilection des peintres. Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Modigliani, Poulbot, Pissarro et beaucoup d'autres ... moins prestigieux, ont trouvé l'inspiration sur la butte.

Léon est l'un des leurs, même si, avec sa modestie naturelle, il se qualifie de "gribouilleur". Et voilà près de 40 ans, qu'il a établi son "atelier à ciel ouvert" sur la bien nommée place du Tertre qui culmine à 130 mètres d'altitude.

Léon, qui a aujourd'hui 79 ans, est installé au centre de la place, au milieu des quelques 300 artistes qui pratiquent, ici, différents styles de dessin. Ses confères l'appellent "Monsieur Léon" car, toujours "tiré à quatre épingles", il dégage un prestige certain.

Des touristes venus du monde entier s'attardent, parfois longuement,  pour voir la création de ses œuvres en "direct live", car Léon, l'un des portraitistes les plus doués, n'a pas ici son pareil pour "vous tirer le portrait" en quelques minutes.
Fusain, crayon ou pastel tenus fermement par ses vieux doigts secs mais toujours agiles, glissent sur la feuille de velin d'arches avec grâce et précision.

Amélie Poulain et son "fabuleux destin" a boosté la venue des touristes qui désormais, sont présents à Montmartre tout au long de l'année, et ce, pour le plus grand plaisir de Léon qui - dit-il - "ne pense pas prendre sa retraite avant 2020", date à laquelle, il suffira "de lui faire traverser la place !". Comprenez, qu'il a réservé une concession depuis longtemps au petit cimetière de St Pierre de Montmartre ... 

"Monsieur Léon", un artiste montmartrois "à la vie, à la mort" ... essayez-donc d'en trouver un plus authentique que lui ...


>> Les peintres de la place du Tertre, l'esprit bohème de Montmartre.

>> La place, un soir d'hiver.



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Boubat, fenêtre à Collioure.

17 Juillet 2008, 09:42am

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Publié par barreteau

"Collioure 1954".  © Edouard Boubat
 

Dans les années 50, Edouard Boubat photographie beaucoup Paris, surtout ses parcs, ses jardins... Puis il se met à voyager à travers le monde et, lorsqu'il traverse le Roussillon, pour lui - comme pour beaucoup - une halte à Collioure lui semble indispensable.Boubat tient alors absolument à voir les lieux précis où Matisse et Derain ont, quelques 50 ans auparavant, inventé le "fauvisme". Il ira même jusqu'à rechercher, avec minutie, tous les angles de vue choisis par les deux "fauves" pour croquer le petit port catalan.

Il accédera ainsi au premier étage de la maison Soulier. Et c'est de ce balcon où Matisse et Derain peignaient, que Boubat prendra cette image sobrement intitulée : "Collioure 1954".

Aujourd'hui,  la maison Soulier est devenue le Café "Chez Simone", et ses balcons ont été totalement remaniés.
Toutefois, en déambulant dans le village, il est possible de retrouver certaines fenêtres dont les balcons arborent un délicat ouvrage de fer forgé ... le même que celui qui n'avait pas manqué d'attirer l'œil d'Edouard Boubat, tant il dialoguait parfaitement avec l'imprimé de la jolie robe de Sophie, sa compagne ...

 

>> Détail de "Fenêtre à Collioure" d'Henri Matisse. (1905)

>> Collioure aujourd'hui: "fenêtre et balcon à l'identique".

>> Edouard Boubat, récemment à la Maison Européenne de la Photographie.
 

>> Boubat, la rétrospective ... sur Parisperdu

 

 

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Carné Nocturne.

7 Avril 2008, 09:22am

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Publié par barreteau


Nous sommes tout près de "L'Hôtel du Nord", mais l'on pourrait se croire aussi "Quai des Brumes".

Demain "Le jour se lève" et "Les enfants du paradis" vont respirer "L'air de Paris" ... C'est dire si, ici près du canal St Martin, là où "Les portes de la nuit" sont si noires et épaisses ... on peut s'attendre - à tout instant - à croiser de mythiques "Visiteurs du soir", tels Gabin, ou Jouvet, voire à entendre la non moins extraordinaire voix d'Arletty ...

 

Toute une question d'atmosphère ...


>> En savoir plus sur Marcel Carné

>> La filmographie de Marcel Carné

>> Carrefour de l'Evangile: "Les portes de la nuit" déjà sur Parisperdu

 

 

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