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PARISPERDU

pieton

6 mètres avant Paris.

11 Mai 2023, 10:48am

Publié par barreteau

"6 mètres avant Paris"
Avant le panneau : avenue de la République à Bagnolet (93)
et après le panneau : avenue Cartelier, Paris 20ème © Eugène KOSSAKOWSKI (1971)

Entre l'Avenue de la République à Bagnolet et l'Avenue Cartelier dans le 20ème arrondissement de Paris, le périphérique et son faisceau de bretelles de la porte de Bagnolet ne passe pas inaperçu !
Cet anneau routier bruyant et malodorant marque la limite entre Paris et sa banlieue. Une limite qui longtemps a été matérialisée par des panneaux d'entrée/sortie de ville.

Au Printemps 1971 le photographe Eugène KOSSAKOWSKI a le regard attiré par ces écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de les photographier tous: pancartes en tôle ou en ciment, peu importe…

Le reportage comptera 159 photos, dont l’objectivité repose sur la position identique adoptée à l’égard de chaque écriteau (une distance de 6 mètres), sur la neutralité générée par une prise de vue frontale et le cadrage : des données qui sont invariables.

En réalité, KOSSAKOWSKI n’a pas toujours pu, à cause d’impératifs propres aux sites, se placer à une distance de 6 mètres devant chaque panneau. C’est donc au moment de l’agrandissement des clichés, qu’il va pallier ces variations.

En 1977, quatre photos de la série sont exposées dans le cadre de l’exposition « Archéologie de la ville » au Centre Beaubourg, où les 155 autres photographies sont mises en dépôt… et où finalement elles vont toutes disparaitre : perdues ou subtilisées ?

Malgré les aléas que connurent les tirages originaux, cette œuvre originale de KOSSAKOWSKI lui permis de se faire connaître en France et d’y vivre durant le reste de son existence c'est à dire jusqu'en 2001.

 

 

>> "6 mètres avant Paris", déjà sur Parisperdu.

 

 

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"On s'est bien marré au cimetière …"

9 Novembre 2015, 10:08am

Publié par barreteau



Samedi dernier, le beau temps est de la partie aussi me vient l'idée d'aller faire un tour au Père Lachaise … mais je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée car nous étions une soixantaine au rendez-vous donné par Bertrand Beyern à la sortie du métro !

Et voilà que Bertrand, notre guide-conférencier, amène sa troupe pour une longue tournée dans les allées du cimetière.
Le thème du jour était "l'humour noir" et il est vrai que l'on s'est bien marré au cimetière ! Car Bertrand est un "maître es-humour noir" et, au fil des allées et des tombes, les histoires petites et grandes défilent … toutes véridiques mêmes si parfois elles semblent peu vraisemblables. Alors à chaque fois, Bertrand sort de sa sacoche les documents qui accréditent son discours, car oui nous avons bien affaire à un professionnel de la nécrologie, à un expert du funéraire, à un "nécrosophe" comme il se définit lui-même… Non Bertrand n'est pas un débutant, d'ailleurs le lieu s'y prête-t-il ?

Le "show" - car c'en est bien un auquel nous assistons - est lancé avec le Président Félix Faure et Marguerite Steinheil, sa "pompe funèbre", puis arrive Pierre Desproges et sa concession de deux mètres carrés, ou encore le monument funéraire d'une femme atteinte de gangrène qui a fait enterrer sa jambe un mois avant de passer de vie à trépas... puis c'est Jean-Louis Fournier qui nous parle de lui - il est encore bien vivant mais veuf de sa femme Sylvie - avec cette épitaphe improbable : "Finalement, nous ne regrettons pas d'être venus" , ou encore Jean-Louis Sacchet un pharmacien qui se construit actuellement son sépulcre égypto-parisien, et aussi la tombe de l'anonyme qui tient dans ses mains le visage de sa femme, avec pour seule inscription : "Ils furent émerveillés du beau voyage qui les mena jusqu'au bout de la vie", et pour laquelle Bertrand Beyern fit de longues recherches qui lui permettront de percer le mystère et de pouvoir enfin mettre un nom sur cette tombe qui n'en a pas …

Mais, bien au-delà des informations qu'il nous donne, du rire ou des sourires qu'il nous arrache, Bertrand Beyern nous permet de voir différemment ce lieu, et surtout d'y capter une poésie certaine, de vives émotions et une philosophie de la vie dans un endroit pourtant peuplé uniquement de défunts …

Vous l'avez compris, je vous recommande vivement cette balade parisienne, vous passerez un moment inoubliable !


>> Bertrand Beyern, site officiel.

>> Le cimetière du Père Lachaise sur Parisperdu.

 

 

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Aux portes de Paris.

14 Octobre 2015, 10:09am

Publié par barreteau

Aux portes de Paris.

Montreuil, aux portes de Paris _Photo ©: M. Lamoureux

 

Philippe Vasset est un explorateur de banlieue. Sur les cartes de la région parisienne, il a repéré les zones laissées en blanc et les a visitées une à une. On devine ce qu'il a vu : des terrains vagues, des non-lieux, l'envers du décor, le refuge des rejetés de la société. Des poches de vide qui sont en même temps des trop-pleins de misère, de sordide, de violence …

Ces choquantes horreurs sont toujours bonnes à montrer, à rappeler, alors que tout est fait pour nous les cacher.

Mais Philippe Vasset ne nous inflige pas le "trip sociologique hard", le pensum lourd et cafardeux qu'on aurait pu craindre, genre "La misère du monde" vue par Bourdieu.

Nous n'avons pas là une thèse, mais le compte-rendu d'une quête dont l'auteur ne connaît même pas le but. Systématique dans sa démarche et totalement floue dans ses objectifs. Avec une évidente fascination pour le néant et en même temps, de façon contradictoire, un goût pour le merveilleux.

Pour qui sait voir, les déserts sont peuplés et les choses banales peuvent être passionnantes. Mine de rien, Philippe Vasset nous le prouve, et il nous égare sciemment pour mieux nous apprendre à nous retrouver.


>> Voir aussi: L'envers du décor, le décor à l'envers.

>> "Un livre blanc" de Philippe Vasset (chez Fayard).

 

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Yves Martin, le promeneur tout en poésie.

6 Février 2015, 13:58pm

Publié par barreteau


On l'a souvent comparé à Léon-Paul Fargue, sans doute à cause de son côté "piéton de Paris". Avec sa carcasse imposante, ses rouflaquettes grises, ses vêtements d'un autre âge, il s'est composé une silhouette presque légendaire.

A partir de chez lui, rue Marcadet, Yves Martin n'en finit pas de sillonner la capitale. Rue des Martyrs, rue de Provence, le pont des Arts, le long des canaux, d'une porte à l'autre, il va partout et guette, selon les heures, le plus humble détail de la ville. Ses déambulations seront la source de ses meilleurs recueils: "Le Partisan", "Le Marcheur", "Manèges des mélancolies" …

Dans un poème du "Marcheur" dédié à Eugène Dabit, peintre et auteur de "L'Hôtel du Nord", il nous livre l'un de ses tableaux parisiens de prédilection:

"Au château tremblant, canal de l'Ourcq-Saint-Martin,
Trépignaient les mariniers sous les drapeaux de frites.
Les moules sautaient dans des cuves rouges
Avec des clins d'œil bleus".

Les "Manèges des mélancolies" sont pleins de cafés, de brasseries, de troquets et de bistrots. "Printemps 1966" renferme en un seul poème la "bougnate du Nord-Sud", les harengs de chez Lipp, des "volcans de choucroute", des "vins irascibles", et les ombres de Tinan et de Toulet, deux piliers de bar salués en passant ...

Fondateur en 1959, avec le metteur en scène Bertrand Tavernier, du Nickel-Odéon, un très haut lieu de la cinéphilie, Martin se consacre à la  réhabilitation de films crépusculaires, comme "Les Passagers de la nuit", définissant du même coup sa propre esthétique: "L'inquiétude est sœur de la poésie."

Paris reste pour lui un réservoir infini d'images et de sensations, le long des rues, à la terrasse des cafés, sur les écrans de l'après-midi, ce marcheur-voyeur regarde intensément les passantes.  "Le Marcheur" fourmille de rencontres amoureuses, vite évanouies dans ce Paris où tout semble possible …


>> Le Partisan, suivi du Marcheur, par Yves Martin. Editions La Table ronde.

>> Manèges des mélancolies. Poésies inédites (1960-1990). Edition rare.

 

 

 

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Les deux visages de la ville.

4 Décembre 2013, 10:23am

Publié par barreteau

Villa Poissonnière Paris 18ème, un passage privé arboré, au calme dans un quartier populaire. 

Paris reste une ville magique. Dans certains quartiers, elle bouge, s'agite, grouille de monde. Mais, deux rues plus loin, il est possible de se retrouver dans la ville d'antan et parfois même dans un village de province.


Ainsi dans le 18ème arrondissement, au pied de la  colline du Sacré-Cœur, les avenues sont animées, pleines de badauds, de bus de touristes ... En haut de la butte, sur l'esplanade, là aussi il y a du monde, énormément de monde.

Mais à deux pas de là, vous avez des rues pavées presque vides et, encore un peu plus loin, c'est le calme total: des ruelles, des placettes ignorées de la foule avec des vues imprenables sur l'immensité de la ville.
Ce n'est ni tout à fait la ville, ni vraiment la campagne … Tel Janus, la ville a deux visages.
Ici le calme règne. Pas étonnant alors que ces endroits privilégiés soient des lieux de résidence très recherchés. Ces passages discrets, ces impasses retirées sont désormais tous privatisés et alors les prix des logements s'envolent ...


Mais souvent "Passage privé" signifie "visages fermés", et ici, le promeneur égaré dans la ville, n'est pas franchement le bienvenu. Derrière la grille, on vous dévisage et on vous "tire une drôle de tronche" …

Passant, passe ton chemin … "Tu ne vois pas que tu gênes" !


>> Lire aussi: "Bref entretien, rue Miguel Hidalgo!".

>> Voir aussi : "La Goutte d'or, Babel parisienne".

 

 

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Tourisme ethnique.

27 Septembre 2013, 11:29am

Publié par barreteau

La rue Dejean, dans le quartier de la Goutte-d'Or (Paris-18ème arrondissement)

Le trek "ethnique" en zone urbaine constitue un marché encore embryonnaire mais en pleine expansion. A Paris, des tours-opérateurs spécialisés vendent, depuis déjà une dizaine d'années, des "city-randos". Ils accueillent une clientèle de citadins curieux ou en quête de dépaysement, et même … des comités d'entreprises venus de province pour le week-end.

Le "tour" le plus demandé est le "City trek-Afric'à Paris" qui sillonne la Goutte-d'Or, le quartier africain de Paris. Ses dix à douze promeneurs et leurs deux guides-accompagnateurs pénètrent chez les disquaires, les marchands de légumes … avant de découvrir l'univers des vendeurs de cheveux et ensuite, de déjeuner autour d'un poulet yassa.

Mais, parcourir les rues de sa propre ville, même accompagné d'un guide, l'appareil photo à portée de main, peut poser des problèmes. Car souvent, les Africains du "cru" ressentent comme un malaise face à cette dizaine de touristes blancs observant avec curiosité leurs mœurs. Devant certains commerces, où des femmes blanches se font photographier en tenue quelque peu débraillée, le ton monte parfois et l'on demande vertement à ces groupes de "touristes" d'aller voir ailleurs.
J'ai déjà assisté à des scènes du même genre, quelque part, … mais c'était à Khartoum au Soudan ...



>> Le City Trek - Afric'à Paris.

 

 

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Robert et l'homme au torse nu.

28 Mai 2013, 09:16am

Publié par barreteau

Angle de la rue de Belleville et de la rue Haxo - Paris 20ème (1997)

Robert habite tout près d'ici, dans un HLM qu'il surnomme "la caserne", sans doute parce qu'il en trouve l'architecture d'une triste banalité ou bien alors, peut-être, parce qu'il s'y sent un peu trop enfermé.
Toutes les fin d'après-midis, il s'échappe de "sa caserne" pour une courte promenade dont le parcours reste immuable : rue de Belleville, rue Romainville et retour par la rue Haxo.

Aujourd'hui, il s'arrête plus longtemps qu'habituellement à l'angle de la rue de Belleville et de la rue Haxo car là, un énorme panneau publicitaire l'interpelle.
Durant un long moment, Robert a essayé d'en déchiffrer le message. Mais la photo géante de cet homme torse nu livre peu d'indication car aucun texte ne l'accompagne …
Robert rentrera chez lui bien dubitatif.
Demain il aura la réponse, car l'affichiste aura alors sans doute terminé son ouvrage …


>> Dans la "jungle" des panneaux publicitaires.

 

 

 

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J'aurais aimé que ce monde me parle.

20 Mai 2013, 09:24am

Publié par barreteau

Avenue de France  - Paris 13ème.

L'avenue de France qui traverse le secteur désormais remis à neuf du quartier de la Gare, n'est qu'un alignement glacial d'immeubles de bureaux et de logements.

Ça et là, de trop rares cafés et aucun resto véritablement digne de ce nom … car, dans ce quartier administratif c’est la grande réunion des restaurants industriels et le point central de la mal bouffe: salades à la sauce industrielle, lasagnes réchauffées au micro ondes (au fait, à la viande de quel animal … ?), … le tout à des prix excessifs.
Une fausse bonne ambiance règne dans ces établissements, finalement à l’image de ce quartier sinistre et sans âme. Ce décalage viendrait-il de la topographie des lieux ? Peut-être, car l'avenue est bancale. Sur la moitié de son parcours, elle longe en les surplombant les voies ferrées de la gare d'Austerlitz et de là-haut, le panorama ferroviaire ne fait pas rêver.


Si les anciens bâtiments des Grands Moulins et sa Halle aux farines ont été reconvertis assez harmonieusement en campus universitaire, la balafre des voies ferrées fait décidément désordre. Il aurait fallu repenser la séparation de cet ensemble totalement coupé de la ville, à l'opposé des campus américains; dépourvu de vie propre et de la moindre pousse d'herbe, à l'opposé des campus chinois.

Arpentant cette avenue dont on ne voit jamais la fin … j'aurais aimé percevoir l'esquisse d'un sourire ou le début d'une contrariété sur un visage, bref que le monde me parle … mais les individus que l'on croise sur l'avenue de France sont aussi froids et rigides que le tracé de cette artère.


>> L'ennui naquit un jour de l'uniformité.

>> Désertiques dorsales.

 

 

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Vagabondage autour du Canal.

6 Octobre 2012, 11:44am

Publié par barreteau

171 quai de Valmy - Paris 10ème (1997)


Arrivé sur le quai de Valmy, ce sont les façades colorées d'Antoine et Lili qui interpellent. Elles annoncent d'autres boutiques très "trendy", signe de la "branchisation" accélérée de cette partie du canal Saint-Martin.

Mais en poussant un peu plus loin, plus au nord, on tombe sur la face cachée du canal Saint-Martin: des quais déserts, peu ou pas aménagés, où seuls quelques pêcheurs viennent taquiner le gougeon … Depuis la création du canal, les pêcheurs ont toujours été là. Il semble que ce soit les mêmes, … les canotiers en moins!

Puis, en naviguant dans les rues tortueuses du 10ème arrondissement, à deux pas du canal, vous découvrirez un bon nombre de petits bars chaleureux.
"Chez Adel", rue de la Grange aux Belles, est l'un d'eux. C'est un rade à l'ancienne, fréquenté par des jeunes et des moins jeunes, un établissement pas cher, où certains soirs, des groupes de "musicos" aux qualités très variables se produisent …


Et, là encore, le charme du quartier opère … il fait si bon de vagabonder autour du canal.


>> United Colors of Paris-Canal.

>> Lieux Retrouvés n°036 : 171 quai de Valmy

 

 

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Flandre, morne plaine de Paris.

22 Décembre 2011, 09:46am

Publié par barreteau

173, avenue de Flandre - Paris 19ème

La rue de Flandre, dans le 19ème arrondissement, est désormais devenue avenue, et c'est là, entre les stations de métro Riquet et Crimée, que s'élèvent les Orgues de Flandre. Un avant-gout de la banlieue nord toute proche.

C'est une architecture saillante, agressive, complètement écrasante vue du trottoir et, au milieu de ces tours, un square minuscule où règne une très forte tension. Stalingrad et sa came ne sont pas très loin.

Dans les rues alentour, le deal est partout, cent paires d'yeux vous regardent, insistent en espérant vous faire presser le pas. C'est vrai à la fin, qu'est-ce que vous foutez là, … et avec un appareil photo en plus : c'est de la provoc' ou quoi ?

L'avenue de Flandre, sorte de no man's land, reste dans sa crispation, son malaise …
Mais on peut se demander à quoi cela est dû exactement ?

A la laideur des Orgues, qui fait repoussoir ? Au fait qu'ici, il n'y ait rien à voir ? Car, avenue de Flandre, ce n'est qu'une succession de boutiques de chaussures en faux cuir, de vêtements mal coupés, d'accessoires bas de gamme … qui disent aux passants : "vous êtes pauvres, vous êtes donc forcément voués à la laideur..."

Décidément, Flandre est une bien morne plaine…


>> Les orgues de Flandres.

>> L'avenue de Flandre, déjà dans parisperdu.
 

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Des potelets par milliers.

6 Octobre 2011, 09:51am

Publié par barreteau



Depuis maintenant plus de dix ans, la ville de Paris investit de plus en plus d'argent pour planter, un peu partout, une armada de potelets. Actuellement, on en dénombre plus de 350 000, quatre fois plus que le nombre de pigeons présents dans la capitale … !

Et cette petite armée en acier coûte une fortune. Chacun de ces piquets est facturé, selon les modèles, entre 24 € et 38 €, auxquels il faut ajouter environ 30 € pour la pose. Si bien, qu'au total, depuis 2001, la mise en place des potelets a coûté plus de 15 M€ à la mairie de Paris. Mais ce n'est pas tout, car on en remplace environ 12 000 par an, soit parce qu'ils ont été abîmés, voire dérobés ou même parce que certains … ont perdu la boule … blanche pour malvoyants !

Le nombre de nouveaux potelets augmente au fur et à mesure que décroit le nombre de places de stationnement. La tendance est continue car la Ville entend supprimer encore "quelques milliers" de places de stationnement avant la fin de la mandature en cours.

Les zones fortement consommatrices de potelets sont les rues trop étroites qu'il faut mettre aux "normes pompier", les rues où l'on supprime une file de stationnement, là où l'on crée de nouvelles places de parking pour les deux-roues, là où l'on implante de nouvelles stations Vélib'….voire maintenant Autolib'.

On l'a compris, le fleurissement des potelets sur le pavé parisien n'est pas prêt de se ralentir.
Mais il faut dire que pour l'instant, les potelets restent les seuls remparts à l'incivilité légendaire des Parisiens.


Le mobilier urbain sur Parisperdu :

>> Les Vespasiennes ou Sanisettes.

>> Les cabines téléphoniques.

>> Les colonnes Morris.

>> Les fontaines Wallace.

>> Les kiosques à journaux.

 

 

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Partez en voyage.

26 Mars 2011, 09:26am

Publié par barreteau

Le Flèche d'or café, rue de Bagnolet Paris 20ème.

 

 

Parisperdu propose un double voyage: dans l'espace et dans le temps.
Ses itinéraires dans le Nord et l'Est parisien entraînent le promeneur dans une ville qui souvent n'est plus : rayée de la carte par endroit, altérée par ailleurs du fait des spéculations administratives et financières ou tout simplement estompée par le passage des ans.

Recomposée sur elle-même, Paris laisse toutefois deviner quelques traits de son visage d'hier et veut bien nous livrer quelques indices, des repères à partir desquels le passé semble renaître, fugitif et miraculeux.

Parisperdu promet de nombreuses découvertes aux amateurs de flâneries urbaines ; les âmes poétiques lui trouveront peut être un attrait supplémentaire: une certaine capacité à ouvrir les portes du rêve.
Bon voyage …

 

 

Les itinéraires de Parisperdu :
 

>> Paris, guide à l'usage du touriste averti.  

>>  Balade "hors des sentiers battus" ... (3/3) 

>> Balade "Des Epinettes aux alentours du canal de l’Ourcq".

>> Balade "Du triangle Mouzaïa-David d’Angers-Compans à la butte Bergeyre". 

>> Balade "Du haut Belleville au bas Ménilmontant".


 

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N 'est pas Willy Ronis qui veut ... !

25 Février 2010, 09:03am

Publié par barreteau

" Avenue Simon Bolivar et rue Lauzin". © Willy Ronis -1950.

 

Je suis retourné sur la butte Bergeyre et, au bout de la rue Georges Lardennois, j’ai retrouvé l’escalier que je cherchais. L’escalier immortalisé par Willy Ronis dans son célèbre cliché : "Avenue Simon Bolivar et rue Lauzin".

Pour rallier cet endroit, je préfère toujours arriver par la butte Bergeyre plutôt que par l’avenue Bolivar, bruyante, brouillonne et trop animée, alors que le calme règne dans les petites rues, sur les hauteurs de la butte.

 

Willy nous décrit les instants qui ont précédé son déclic, en quelque sorte, l’histoire de cette photo :

« Cette photo, je l’ai faite en 1950. J’étais là, dans cet escalier, j’attendais quelque chose, parce que je voulais qu’il y ait un peu de monde qui passe. À un moment donné, j’entends une voix de femme derrière moi, qui parlait à son enfant, qu’elle tenait dans ses bras. J’ai attendu qu’elle me dépasse, et miracle, miracle qui arrive quelquefois dans la photographie : quand elle est arrivée en bas, est passé cet attelage étonnant - car même en 1950 il n’y avait plus tellement d’attelages avec des chevaux. Et ce qui est amusant, c’est qu’il y a en même temps cet ouvrier municipal, qui est en train de réparer ses feux tricolores, et des femmes qui promènent leurs enfants dans des poussettes derrière. Et puis le petit cordonnier qui parle avec le client. Et le petit chat noir, en bas de l’escalier. C’est une photo pleine d’histoires ! »

 

Mais nous ne sommes plus en 1950 et n’est pas Willy Ronis qui veut … car aujourd’hui, si l’escalier est toujours là, son environnement a bien changé.

Inutile, bien sûr, d'attendre l’attelage avec les chevaux, ni même de rechercher en l’arrière-plan les maisons de la rue Lauzin, voire de petits commerçants qui discuteraient sur leurs pas de porte … tout cela n’est plus de ce monde !

 

Car sur l’avenue Bolivar, règne maintenant l'automobile : une incessante circulation, une cohorte de voitures en stationnement, et partout des panneaux de signalisation ou de publicité, … tout cela crée une grande anarchie visuelle, un parasitage peu propice à l’harmonie du cadrage photo …

 

Alors le photographe d’aujourd’hui est tout naturellement tenté de remonter plus haut dans l’escalier pour trouver un peu plus de quiétude. Mais là, il aura inévitablement dans le champ de son objectif l'immeuble qui surplombe le passage et en barre la vue … Vouloir se positionner plus haut que Willy Ronis est définitivement impossible !


Qu’à cela ne tienne, on a quand même dans le viseur l’échappée de l’escalier vers l’avenue et l’on peut – tout comme Willy  "attendre quelque chose" … Mais aujourd'hui, dans le champ, il ne se passera pas grand chose : quelques piétons bien trop ordinaires et surtout beaucoup, beaucoup trop de voitures …

Décidément, n’est pas Willy Ronis qui veut … !

 

 

 

>> Avenue Simon Bolivar et escalier de la rue Georges Lardennois (Essai 1 - 1999)

 

>> Avenue Simon Bolivar et escalier de la rue Georges Lardennois (Essai 2- 2009)


 

 

 

 

 

 

 

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Piéton de Paris.

8 Janvier 2010, 10:42am

Publié par barreteau

Fabio Reti   "Le piéton des Halles" (1975): Mur peint dans le quartier des Halles à Paris. ...

 

"Jamais je n'ai tant pensé, tant existé, tant vécu, tant été moi que dans mes voyages que j'ai fait seul et à pied", raconte Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions.

 

Mais aujourd'hui, à Paris, pourquoi marcherait-on encore ?

 

Pour s'aérer l'esprit, pour découvrir de nouveaux lieux, pour renouer avec l'histoire et le patrimoine, pour réaliser de nouvelles rencontres avec des amoureux de leur cité … ?

Il y a mille et une raisons de partir parcourir les quartiers calmes de la capitale, lorsque le bruit, la vitesse et la foule qui s'agite autour de vous, finissent par vous prendre la tête.

Alors lâchez tout et partez prendre l'air sur les hauteurs des quartiers Est de la capitale. Partez arpenter les rues isolées et les impasses désertes, car comme disait Jacques Lanzmann - grand marcheur devant l'éternel : "On ne voit bien qu'avec ses pieds".

 

 A Belleville, à Ménilmontant, mais aussi à Charonne ou aux Batignolles, vous allez pouvoir aller au bout de vous-même, vous émerveillez de toutes ces petites choses qui surgissent au hasard des rues, tout en vous laissant gagner par une merveilleuse sensation de liberté.


Le temps ne passe plus. Il vous attend.
Alors laissez-vous emporter par ce Paris, … l'authentique, le vrai Paris !

 

Billet dédié à Nadège, elle se reconnaitra …

 

>> Déjà dans Parisperdu, Jean-Jacques Rousseau : "Rêveries du promeneur solitaire".

 

>> Le Piéton de  Fabio Reti  "in situ" …

 

 

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Balade hors des sentiers battus (3/3)

19 Juillet 2009, 09:37am

Publié par barreteau

Square Vaillant / Rue du Japon –Paris 20ème

 

Paris, un jour de juillet.

17 heures, place Gambetta.

 

C'est l'heure idéale pour aborder ce quartier "en bout de piste", coincé entre le verdoyant cimetière du Père Lachaise et de petits tertres urbains.

Dès que vous atteignez la place Gambetta, instantanément,  vous allez vous croire dans le centre ville d'une sous-préfecture de province. Il vous semble même que vous pourriez rencontrer des figures déjà vues ailleurs, tant les gens semblent ici moins pressés, plus abordables que dans le centre historique.

Face à la place Martin Nadeau, la terrasse d'un café est bien attirante. N'hésitez surtout pas à vous y arrêter: vous avez devant vous la monté vers la rue Gasnier-Guy et le nouveau square qui occupe le secteur détruit de la rue de la Cloche. Là vivait, il y a encore peu de temps, tout un quartier populaire qui s'étendait jusqu'à la rue des Partants et à celle des Amandiers …

 

"Quand on questionne le passé, il répond présent !" disait Sacha Guitry. Eh oui … car ici la nostalgie vous guette nécessairement : tant de choses ont changé … Ceux qui sont venu ici, il ya 10 ans, 15 ans ne reconnaitront rien …
 

Pour vous replonger dans la vie d'aujourd'hui, le mieux sera de terminer cette journée de balade au Square Vaillant, derrière la mairie du 20ème. Tout autour de l'élégante serre, des enfants de toutes nationalités s'adonnent à des jeux de leur âge, en toute insouciance … Passer ici quelques instants à les observer est un réel délice.
 

Le soleil commence à décliner, il est temps de rentrer, les pieds bien fatigués, mais le cœur léger et l'esprit enrichi d'images, de rencontres, d'émotions accessibles seulement à ceux qui n'hésitent pas à cheminer dans la capitale, hors des sentiers battus …

 

 

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Paris, guide à l'usage du touriste averti".

 


>> Voir aussi sur Parisperdu :Balade hors des sentiers battus ... (2/3)

 

 

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Rue de la Cloche".

 

 

 

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