
"Méfiez-vous de vos rêves de jeunesse, disait Goethe, ils finissent toujours par se réaliser."
Aujourd'hui, Roger rentre chez lui, car depuis 1974, il réside là : Sentier de la Station.
Là où déjà il rêvait d'habiter, lorsque encore tout gamin, son père l'amenait sur ce lieu. Il lui racontait qu'il devait courir sur ce sentier pour attraper chaque matin le premier train de la Petite Ceinture à la Gare "Pont de Flandre" qui se dresse encore fièrement là-haut, tel un phare.
Car Roger, cet ancien cheminot qui réside dans une gare, devant laquelle plus aucun train ne passe, est un peu comme le gardien d'un phare.
Lui aussi se sent isolé au milieu de cet océan urbain, et lui aussi doit entretenir la lumière ; celle de l'espoir (un peu fou) de revoir un jour s'animer sa chère station du Pont de Flandre.
>> Parfois un train s'y égare ...
>> En savoir plus sur la petite ceinture.
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Inhabitée et rarement fréquentée, la rue Watt a de tout temps suscité l'imagination des photographes, des poètes et des écrivains - parmi lesquels : Henry Miller, Léo Mallet , Boris Vian qui lui a consacré une chanson et Jacques Tardi qui l'a représentée dans ses bandes dessinées.
Aujourd'hui, depuis les réaménagements du quartier et des voies ferrées qu'elle traverse de part en part, la rue a perdu son aspect pittoresque. La pérennité de la "mythique" rue Watt n'est pas assurée: elle ressemblera de plus en plus à un banal passage souterrain.
Son atmosphère unique (avec ses raies de lumière zénithale associées à de ponctuels éclairages blafards) a déjà hélas totalement disparue.
>> En savoir plus sur Léo Mallet, le père du célèbre détective Nestor Burma
>> Ecouter la chanson de Boris Vian
>> La rue Watt illustrée par Jacques Tardi
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Ce sont les grandes vacances et il fait chaud. Jessie et Laura se hâtent vers le centre aéré. Elles apportent juste leur goûter, inutile de s'encombrer plus : l'aire de jeux dispose de tout ce qu'il faut pour que ces deux copines passent un bon après-midi.
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Dans le 18ème, à l'angle de la rue de l'Evangile et de la place Hébert, on retrouve des enfants, comme au temps de Robert Doisneau. Mais vers où vont ces garçonnets ? ... vers la rue des Fillettes ... évidemment !
>> Les Enfants de la place Hébert - 1957 ©Robert Doisneau
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