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PARISPERDU

industriel

Un bâtiment qui ne paie pas de mine.

12 Novembre 2008, 10:43am

Publié par barreteau


Angle de la rue de Vitruve et de la rue Florian

C'est un bâtiment qui ne paie pas de mine. Il est grisâtre et rouge délavé avec des ouvertures encadrées par des pierres de taille d'un autre âge. Il n'a rien d'extraordinaire, mais sa position en angle, bien en vue dans ce carrefour et une touche d'une certaine "classe" sans doute héritée de son passé, de son histoire, font qu'invariablement il attire l'œil du passant.

Il donne sur une petite rue en pente, une rue comme beaucoup d'autres dans ce quartier du 20ème. On dirait une MJC des années 1980, en moins propre...
D'ailleurs, l'acronyme de l'endroit porté sur la façade prête à confusion ... Il est inscrit en lettres blanches : "MCJ, entrée visiteurs".
Entendez, "Manufacture de Chaussures Jivry", mais seuls ceux qui ont travaillé dans ce bâtiment le savent !

Car ici, on a, durant plus de 40 ans fabriqué des chaussures pour dames, pour hommes, pour enfants ... Tout cela dans la discrétion de ce petit atelier perdu au cœur du vingtième arrondissement. Mais depuis déjà bien longtemps, la Manufacture de Chaussures s'est retirée d'ici, ... sur la pointe des pieds.


>> Voir aussi : "Maurice, l'artisan-bottier de Belleville a 100 ans !"

 

 

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L'âme des lieux.

2 Septembre 2008, 09:33am

Publié par barreteau

4-14, rue Dénoyez - Paris 20ème.


Nous sommes en 1994 et encore tout récemment, se tenait là, rue Dénoyez, une usine ... bien vivante, et toute grouillante d'activité : ces bâtiments étaient alors la fourmilière de dizaine d'employés.
Mais le vacarme a maintenant fait place à un silence assourdissant... L'agitation s'est effacée devant une fébrile tranquillité.


De cette "vielle dame", il n'est longtemps resté qu'une friche industrielle, débarrassée de ses derniers vestiges et dépouillée de ses rouages vitaux.
Des hangars désertés, des salles désaffectées et des verrières brisées donnaient à ce lieu un esprit plutôt sinistre ... mais en même temps, il s'en dégageait un climat particulier, apaisant, presque rassurant.

L'usine de mécanique générale de la rue Dénoyez (dont la raison sociale exacte était : "Société des Petits Appareils Mécaniques pour Toutes Industries"), a donc vécu.
Même si ses machines ne tournaient plus depuis bien longtemps, ... pendant encore de longues années, l'usine a continué à respirer ... la poussière et les traces sur les murs en témoignaient alors.
Certains jours, il parait même qu'elle résonnait encore du bruit de ses machines-outils et que l'odeur de l'huile et de la graisse vous imprégnait jusqu'au dernier pore de la peau.

C'est sans doute ce qu'on appelle l'âme des lieux.

Et voilà qu'aujourd'hui, les lieux ont changé d'âme et tous ces souvenirs sont définitivement tombés à l'eau ...
A l'eau? Oui, car, est-ce dû au nom de la rue ? (prononcez "des noyés") ... je ne sais, mais c'est bel et bien une piscine que l'on vient de construire au 4-14 de la rue Dénoyez ! ...



>> Le 4-14, rue Dénoyez en septembre 2006.

>> La piscine Alfred Nakache, Rue Dénoyez.



 

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Pour leur plus grand confort ... !

1 Juillet 2008, 14:17pm

Publié par barreteau



Située sur le site ferroviaire de Paris-Bercy, en amont de la gare de Lyon, la halle Gabriel Lamé vient d'être restructurée et pourra ainsi poursuivre son activité de fret dans les meilleures conditions.

Son tracé en courbe harmonieuse, fait que la Halle porte bien son nom ... car le mathématicien  Gabriel Lamé est surtout connu pour ses travaux sur ... les coordonnées curvilignes !

Cette restructuration est exemplaire car ici, d'anciens hangars, vétustes et sans grâce, ont fait place, à une aérienne coque en acier. Celle-ci permet de décharger les trains à l'abri des intempéries, tout en préservant les riverains de la vue d'un site quasi industriel et de ses nuisances sonores...
Cette réalisation marque ainsi la volonté de la SNCF d'adoucir la vision du site, d'améliorer sa relation avec la ville.

On peut toutefois se demander si l'on ne porte pas plus d'attention au confort du matériel roulant ferroviaire qu'à celui des humains - tant les réalisations pour l'habitat, dans ce secteur de Paris-Bercy, restent d'une navrante banalité.


>> Qui est Gabriel Lamé ?

>> La Gare frigorifique de Paris-Bercy sur Parisperdu.

>> Autre site ferroviaire de Paris-Bercy sur Parisperdu.

 

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Les Frigos en "perspectives".

30 Mars 2008, 14:35pm

Publié par barreteau

 

 


Lorsque, tous les matins, les étudiants descendent la rue des Frigos qui les mène à l'Université, combien sont-ils à voir le vieux bâtiment entièrement recouvert de graffitis qui leur fait face ?

Quel regard portent-ils sur cet ancien paysage industriel qui peuple leur quotidien et qui aujourd'hui s'efface devant les grandes barres d'immeubles du treizième arrondissement parisien ?

C'est en partant d'un constat d'indifférence partagée entre les artistes des Frigos et leurs voisins-étudiants de l'Université Paris 7 Diderot - pourtant réunis par une même histoire, celle de leur patrimoine architectural et historique - que l'exposition "Perspectives" a été pensée.

"Perspectives" est une Exposition couvrant deux lieux distincts:
> Celui des Frigos, un ancien bâtiment frigorifique investi et réhabilité par des artistes et artisans depuis les années 1980. C'est aujourd'hui un lieu de création dynamique situé au 91 quai de la Gare, dans le 13ème, au cœur d'un quartier en pleine modernisation. Les palissades entourant temporairement le lieu, semblent délimiter une sorte d'îlot dont la visibilité s'en trouve réduite.
> Celui des Grands Moulins, autre élément du patrimoine industriel du quartier, qui a connu récemment une seconde naissance avec l'implantation de l'Université Paris 7. Celle-ci, ainsi que l'ensemble des activités voisines, occupent des bâtiments neufs, qui contrastent fortement avec les Frigos, dernier témoignage du passé industriel du quartier.
La singularité des Frigos et leur vitalité créatrice ont amené les organisateurs de l'exposition à des questionnements à la fois artistiques et sociologiques ayant comme point de départ la notion de perspective, et jouant sur la polysémie de cette notion pour concevoir l'exposition. Le visiteur pourra ainsi réfléchir au lien créé entre la perspective dans l'art, la perspective géographique, la perspective sociologique et la perspective des regards par rapport aux Frigos.

L'exposition "Perspectives" se déroulera du 31 mars au 12 avril 2008 dans le hall des Grands Moulins, grande salle entièrement construite en béton et agrémentée de colonnes, dont l'apparence rappelle l'architecture des Frigos. L'exposition en elle-même constitue un trait d'union entre les deux espaces.

Alors courrez vite au 91 quai de la Gare et aux 9-15 Esplanade des Grands Moulins ... pour une bonne visite en ... "perspective" ! 

>> Le site des Frigos.

>> L'Université Paris 7 Diderot.

>> Sur Parisperdu : "Les Frigos vont-ils être démolis ?"

>> Toujours sur Parisperdu : "Manu et ses copains "graffeurs" en action sur le site des Frigos".

>> Encore sur Parisperdu : "Des étudiants dans la farine ?"

 

 

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ZAC Pajol.

20 Février 2008, 09:53am

Publié par barreteau


C'est un lieu où l'on ne s'attarde pas, et où, au sens propre, on a naturellement tendance "à raser les murs". Car la rue Pajol, dans le 18ème arrondissement, présente un bien triste visage avec sa longue palissade de béton uniformément gris. Trois cent cinquante cinq mètres d'un mur sans fin masquant ce qui, au fil des ans, est devenue une friche industrielle sur les emprises d'un site de la SNCF.

Cet espace abandonné attire tous ceux qui sont en galère. Sans domiciles, clochards, toxicomanes, dealers, marginaux, "crackers"... pour eux, cet étrange lieu - laissé depuis si longtemps à l'abandon - est un refuge...

De la rue, on devine une structure métallique en forme de sheds, il s'agit de La Halle de 1926 qui abritait autrefois les services des Messageries et des Douanes. Un bâtiment caractéristique du quartier et qui présente sans conteste un réel intérêt architectural.

En cours de réhabilitation, la ZAC Pajol conservera 10 travées, soit les 2/3 de la  Halle, pour y abriter une auberge de jeunesse, une salle de spectacles de quartier et une bibliothèque.  Près de 10 000 m2 d'espaces verts seront créés. Un collège, un gymnase et un IUT viendront ici améliorer l'offre d'équipements publics. Un pôle d'entreprises complètera aussi cet ensemble. Les livraisons de ces divers équipements seront échelonnées de 2009 à 2012.

Et enfin, "cerise sur le gâteau", la conception et la réalisation de ces projets s'inscrivent dans une démarche de développement durable.
Ainsi, la Halle "Messageries et Douanes" va devenir la plus grande centrale solaire jamais construite en centre-ville. Longue de 140 mètres, la halle sera entièrement couverte de   
3 300 m2 de panneaux photovoltaïques et, en  2012, ils devraient couvrir la totalité des besoins en énergie électrique de la halle réaménagée.

Aussi, gageons que dans quelques années, l'on s'attardera sur ces lieux ... et que, rue Pajol, l'on n'aura plus tendance "à raser les murs" ... Car tous les nouveaux équipements et la Halle-centrale solaire auront finalement remis en lumière un quartier qui, aujourd'hui encore, reste bien terne.


>> 22 bis rue Pajol : Toutes les infos sur l'aménagement de la ZAC (1) (PDF) 

>> 22 bis rue Pajol : Toutes les infos sur l'aménagement de la ZAC (2) (PDF) 

>>  La Halle de 1926.

 

 

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Odoul et les lofteurs.

1 Février 2008, 10:03am

Publié par barreteau


Jusqu'à un passé encore récent, se dressait fièrement, rue de l'Atlas, une forteresse en briques rouge. Dans cette petite rue en pente régnaient alors les "Etablissements Odoul", une entreprise spécialisée dans les déménagements et le "garde-meubles". Une maison centenaire, une vraie curiosité qu'il fallait pouvoir observer en semaine lorsque le portail était ouvert.

A l'époque de leur construction, ces bâtiments faisaient figure d'avant-garde architecturale car les entrepôts étaient constitués d'éléments modulaires en béton vibré, une technique alors récemment mise au point par l'ingénieur Freyssinet. En outre, les bâtiments utilitaires - à base de briques, de béton et de fer - incorporaient d'inédits monte-charges qui rendaient l'ensemble très fonctionnel.

En 2004, la famille Odoul passe la main au leader de la profession DEMECO et cherche à valoriser au mieux ce fabuleux patrimoine immobilier ancré dans ce petit coin du 19ème arrondissement.

Le promoteur immobilier Paris-Ouest rachète l'ensemble à la famille Odoul, et monte un projet visant à transformer la "forteresse rouge" en un immeuble d'habitation de standing, sur un concept à la mode : le loft. Le programme, qui sera dénommé LOFT 19, comportera donc 30 lofts et 2 locaux d'activités.

Dans le quartier, les habitants ont toujours cru que les bâtiments Odoul étaient inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et qu'ainsi le promoteur n'aurait pas les coudées franches. Mais, fin 2005, les bâtiments tombent un à un, faisant douter qu'ils aient été quelque peu protégés ou classés. Renseignements pris, les habitants du quartier découvriront que les bâtiments ne sont pas classés ... seules quelques façades le sont.
L'intervention de la Mairie d'arrondissement et du conseil de quartier va permettre de préserver l'essentiel : le grand immeuble en briques rouges de l'Architecte Lodz.
Les travaux de l'ambitieux programme Loft 19 dureront deux ans et génèreront beaucoup de nuisances pour les riverains ... à telle enseigne qu'une maisonnette classée s'effondrera durant le chantier. Elle sera gommée du paysage...

Aujourd'hui, les acquéreurs de ces splendides lofts sont bels et bien installés. Les plus jolis lofts de 100m² et plus, situés dans les étages supérieurs, ont trouvé preneurs pour un million d'euros. C'est dire combien cette réalisation  participe à "l'embourgeoisement" général de Belleville, dont seuls les immeubles sociaux de la rue Rébeval semblent maintenant pouvoir garantir à terme le maintien de la mixité sociale de ce secteur.

Alors Odoul : heureux Lofts ? Peut-être, à moins que ce ne soit  "Oh douloureux lofts" !


 

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Les Frigos vont-ils être démolis ?

24 Octobre 2007, 19:24pm

Publié par barreteau

Les Frigos en octobre 1995, vus du viaduc de Tolbiac

Tout autour, c'est le Paris impersonnel, celui des voies express, des immeubles nés de la spéculation immobilière et de l'écrasante Très Grande Bibliothèque avec son esplanade immense, coupée de la ville et de la Seine ... pourtant si proches... un lieu abstrait, hostile... Et au milieu de tout cela, un ilot de vie, de résistance, au "look" détonnant : Les Frigos.

Depuis les années 80, des artistes ce sont légalement installés ici - ce n'est pas un squat - créant une incroyable cité, un antre bouillonnant de créativité.

Dès l'entrée, dans un couloir sombre, couvert de graffitis... une pancarte appelle malicieusement à ne pas couvrir les murs de tags... Les nombreuses tuyauteries, rongées par la rouille, qui courent le long des couloirs, témoignent qu'à l'origine, l'on se trouvait ici, au cœur d'un réfrigérateur géant.

A la fin des années soixante, la disparition des Halles de Paris et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité de ces entrepôts frigorifiques qui, dès lors, sont laissés à l'abandon. Ne bénéficiant d'aucun classement architectural, considérés comme une friche industrielle, ils ont vocation à être détruits car ils sont situés au cœur du périmètre de la ZAC Paris Rive Gauche. Au fur et à mesure de l'édification de nouveaux immeubles sans âme, les Frigos vont perdre à la fois leur vue sur la Seine et la lumière qui baignait les ateliers des artistes. Et maintenant qu'ils sont encerclés par ces bâtiments aux façades vitrées, lisses, ... glaciales et aseptisées; on voit bien que les Frigos sont totalement atypiques et donc pour certains ... plus que dérangeants.
Alors, les Frigos vont-ils être démolis ?

Pas si sûr, car grâce à la forte mobilisation au sein des Associations de défense, et en coordination avec les habitants du quartier, les aménageurs qui bétonnent tout autour, ont récemment déclaré aux artistes-locataires : "Vous êtes le germe de vie du futur quartier ".

Les Frigos, officiellement devenus le pôle artistique du schéma d'aménagement de Paris Rive Gauche, vont-ils pouvoir enfin respirer librement dans un quartier si peu poétique... ?
En tous cas, pour le "germe de vie", ... cela risque d'être dur, très dur ... !


>> Les Frigos : histoire complète, visite virtuelle, calendrier des expositions ...

>> Deux mondes s'opposent, séparés par une ligne de démarcation ... ©Photo :Photigule 

>> Dans les entrailles des Frigos (1)

 >> Dans les entrailles des Frigos (2)

>> Dans les entrailles des Frigos (3)

 >> Dans les entrailles des Frigos (4)

 

 

 

 

 

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Des étudiants dans la farine.

27 Septembre 2007, 10:33am

Publié par barreteau

Les Grands Moulins de Paris en 1996.

Paris Rive Gauche aura été le plus grand chantier parisien depuis les travaux d'Hausmann... Aujourd'hui, l'aménagement de la ZAC Rive Gauche, en cours depuis une décennie, est  en voie d'achèvement.

Sur la ZAC, les nouveaux locaux de l'université Paris VII-Denis Diderot, à deux pas de la Bibliothèque Nationale, ont été inaugurés début 2005.

Les Grands Moulins de Paris, dont on a conservé la structure du bâtiment, accueillent maintenant quatre unités de formation et de recherche (UFR) en Lettres et Sciences humaines, mais aussi une bibliothèque, un restaurant universitaire et les services aux étudiants.

Quant à la Halle aux Farines, elle regroupera, à terme, la majeure partie des amphithéâtres et des salles de cours. Cette nouvelle université devrait donc pouvoir accueillir, d'ici quelques années, près de 20.000 étudiants.

Pendant plus de dix ans, ce quartier fut le royaume des taggers et autres graffiteurs ... Il est maintenant complètement transformé en une ville qui ressemble bigrement à celle de Jacques Tati, dans son film Playtime.

Les Frigos, un autre bâtiment de la zone, symbole de la création "border-line" sont maintenant cernés de toutes parts ... et leur avenir reste incertain.


>> Les Grands Moulins ... aujourd'hui.

>> Les Frigos ... maintenant cernés de toutes parts.


 

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Eiffel : de Paris à la Catalogne

7 Août 2007, 09:26am

Publié par barreteau


C'est à Thuir, dans les Pyrénées Orientales, que l'on peut découvrir ce magnifique édifice.

Il s'agit de l'ancienne gare de triage des Caves Byrrh. C'est ici que les barriques arrivaient, par rail, de toutes les régions viticoles de France.

L'architecture du lieu - 81 mètres de long et 20 de large - a été dessinée par Gustave Eiffel lui-même. On reconnaît d'ailleurs facilement sa "patte traditionnelle" lorsqu'on lève les yeux au plafond et qu'on aperçoit un enchevêtrement de tôles et de boulons, caractéristique de son savoir-faire et qui évoque bien sûr la Tour Eiffel et le Viaduc de Garabit pour ne citer que les ouvrages les plus célèbres de l'architecte.  

Ici, depuis longtemps, les semi-remorques ont remplacé les trains, et ce sont des 38 tonnes qui aujourd'hui s'affairent dans ces lieux pour transporter vins et spiritueux.

Comme seules traces du passé, il ne reste plus que les rails et ... une ancienne locomotive à vapeur. Ce lieu dégage une atmosphère un peu désuète, tout comme l'apéritif Byrrh qui n'est plus vraiment au goût du jour. D'ailleurs le groupe Pernod-Ricard, propriétaire des lieux et de la marque cherche à céder son site des Pyrénées-Orientales.



>> Découvrez les caves Byrrh à Thuir (66)  

>> La gare de triage des Caves Byrrh en 1912.  

>> Les caves Byrrh menacées ?

 

 

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En bas sur le ballast

4 Juillet 2007, 09:27am

Publié par barreteau


Ce sont "les gars du ballast", ils réparent, de jour comme de nuit, les voies sur toute l'emprise de la gare de l'Est. Habitent-ils Paris ? "Non, nous, on n'habite pas ici" - disent ces jeunes manœuvres - "on vit dans le 9-3".

Patrick, seul sur le quai qui surplombe les voies, est leur responsable. Il encadre cette équipe de 10 personnes. Patrick habite Le Bourget et viens ici par le RER dans lequel, il fait aussi monter son vélo ultramoderne "pour gagner du temps" dira-t-il. "Le matin, là- haut dans la gare, je croise des touristes ou des hommes d'affaires qui partent vers l'aéroport de Roissy. Sinon, tout le reste de la journée, ici, en bas sur le ballast, je ne vois que des agents d'entretien, des gardiens ou des intérimaires."

France d'en haut, France d'en bas ... à la Gare de l'Est, l'échelle sociale colle à la géographie des lieux...


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Usine à gaz !

9 Février 2007, 14:27pm

Publié par barreteau


Les dernières traces de l'usine à gaz de l'Evangile, encore visibles ici, viennent de disparaître.

L'usine de l'Evangile avait été idéalement située : à proximité du réseau ferré qui acheminait les trains de houille en provenance des mines du Nord et en périphérie immédiate de la ville dont elle couvre alors les besoins en gaz pour l'éclairage et le chauffage.

Au sortir des fours, le gaz manufacturé (gaz de ville) est stocké dans des gazomètres qui s'élèvent et s'abaissent en fonction du volume de gaz qu'ils contiennent. Ces "énormes cloches en fer boulonné" - dont les plus grosses, mesurent 65 m de diamètre et autant de haut -ont fortement marqué durant plusieurs décennies le paysage de la Banlieue Nord de Paris.

L'usine employait alors plusieurs centaines d'ouvriers qui effectuaient ici un travail difficile et peu qualifié. Mais en 1976, l'alimentation en gaz naturel s'étant généralisée en Ile-de-France, la production de gaz de ville est définitivement arrêtée.

Aujourd'hui, seuls quelques bâtiments annexes du "Centre de Recherche Gaz de France" témoignent encore de l'histoire de ce lieu ...


>> Voir aussi sur ParisPerdu : Carrefour de l'Evangile   

 

 

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Rue Watt : petits ateliers et grands desseins

4 Février 2007, 10:20am

Publié par barreteau


Ces ateliers bordaient le prolongement de la célèbre voie sous terraine. Des imprimeurs, des menuisiers, des serruriers ....  s'activaient ici dans ces locaux, puis des traiteurs asiatiques y ont stocké des produits alimentaires ...

Pour réaliser le grand projet de la zone Paris Rive
Gauche, on a beaucoup détruit ici, notamment tous ces petits bâtiments qui, sans avoir un intérêt architectural de premier plan, avaient une présence, une épaisseur historique qui permettait à la rue Watt - tant célébrée par Henry Miller - de s'ancrer dans une continuité temporelle.

Le quartier est alors devenu une sorte de zone, un désert peu engageant où la Seine, pourtant toute proche, est bizarrement absente et où l'environnement de la Bibliothèque Nationale de France est pour le moins "glacial". De trop rares édifices, préservés à grand-peine -  tels les Grands Moulins de Paris, les Frigos, et la Sudac, cette ancienne usine d'air comprimée -  jouent encore ce rôle de repères, de passeurs de mémoire.

Finalement, l'université de Paris-VII a débarqué en force dans le secteur. Une bonne partie de ses unités de physique et de chimie sont déjà installées ici.

Ce no man's land encore trop informe réussira-t-il à se transformer, en quelques décennies, en un carrefour de tous les savoirs ? Pas sûr car on sait, hélas, qu'une telle mutation relève d'une alchimie largement imprévisible.


>> Le nouvel environnement de la rue Watt :



>> Rue What ? :

 



>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (1)

>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (2)

 

 

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Paris Batignolles.

4 Juin 2006, 19:08pm

Publié par barreteau


Seule friche industrielle parisienne encore non urbanisée, les Batignolles constituent - à Paris - le dernier Far- West des architectes.

 

Si Paris emporte les Jeux Olympiques de 2012, le site des Batignolles, aujourd'hui traversé par de multiples faisceaux de rails et animé par de nombreuses activités liées au ferroviaire, hébergera le village olympique.

Conçu comme une opération de régénération urbaine, le village olympique - une fois les Jeux terminés - deviendra un grand ensemble d'habitations ...

Mais si Paris n'a pas les Jeux?
Dans ce cas, aux Batignolles, un nouveau quartier sera sans doute créé ... un jour, ... mais sans la date butoir de 2012 !

La friche industrielle a encore un bel avenir ...


>> ... and the winner is ...

>> Signature éphémère ...

 

 

 

 

 

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Gare frigorifique Paris Bercy .

13 Mai 2006, 18:27pm

Publié par barreteau


Coincée entre la Seine, le débouché de l'autoroute A4 et le Périphérique, cette ancienne gare frigorifique desservait les entrepôts à vin de Bercy.

Dès 1906, il ya donc cent ans, on jugea nécessaire d'adjoindre à la gare de Bercy Marchandises, située près de la gare de Lyon, une nouvelle gare qui recevrait les vins d'Algérie arrivant de Marseille par wagons-citernes frigorifiques.

La fermeture des entrepôts de Bercy au début des années 70 entraîne l'arrêt de l'activité de cette gare - unique en France - qui, dès lors, sera laissée à l'abandon.

En 1997, les bâtiments sont cédés par la SNCF à la ville de Paris. Le site change alors de nom pour devenir la « Halle Rapée Supérieure ». Deux entreprises y sont logées quelque temps et assurent leur trafic par rail grâce au poste d'aiguillage - alors encore opérationnel - et qui les raccorde aussi bien aux lignes de la gare de Lyon qu'à celles de la gare d'Austerlitz. 

Aujourd'hui, toute activité a cessé sur ce site, ... mais cet autre bâtiment aux vitres fracassées - que l'on peut voir ici adossé au côté droit de l'ancienne gare frigorifique - conserve tout son mystère derrière sa lourde porte fermée ...


>> La dernière trace du lieu ...

 

 

 

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