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PARISPERDU

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La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

13 Mai 2017, 10:28am

Publié par barreteau

La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

Station – Gare des Mines (Paris 18e)

 

En lisière du périphérique, la gare des Mines est une ancienne gare à charbon devenue … discothèque Africaine dans les années 2000 ! Mais aujourd'hui, ce bâtiment désaffecté de 400 m2, près de la porte d'Aubervilliers et coincé entre le périphérique et des studios de cinéma, connaît  une nouvelle vie. En effet, dans le cadre des "Sites Artistiques Temporaires", une démarche initiée par SNCF Immobilier, l'ancienne gare est devenue un lieu laboratoire du Collectif MU consacré aux scènes artistiques émergentes.

L'ancienne gare rebaptisée "Station-Gare des Mines" a déjà ouvert 6 mois l'an dernier et une deuxième saison va débuter très prochainement autour de la musique, d'un jardin et de la mémoire retrouvée. Avec "La Station", lauréat pour 6 nouveaux mois de l'ancienne gare des Mines, le collectif parisien "Garage Mu" d'Olivier Le Gal, installé depuis 10 ans dans le XVIIIe, va de nouveau pouvoir donner libre cours à ses idées.

Avec ses artistes "multiformes", la friche ferroviaire sera un lieu ouvert à tous les types de publics. En journée il y aura des ateliers de cuisine créative, de jardinage, de création d'instruments, de recyclage design. Et surtout "un projet sur la mémoire des quartiers environnants". Aux Mines, le Garage Mu compte enfin développer "des parcours sonores, avec des outils technologiques innovants", et pour cela va nouer un partenariat avec la radio associative étudiante Radio Campus Paris.

A suivre …


>> Concert à la "Station-Gare des Mines"

>> Le collectif parisien "Garage Mu".

> La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

8 Mai 2017, 15:09pm

Publié par barreteau

HALLE DUBOIS 72 boulevard Ney, Paris 18ème arrondissement

 

Ce sont des lieux parisiens en friches que la filiale "Immobilier" de la SNCF, chargée de valoriser les biens du groupe, prête à des artistes, pour quelques heures ou quelques mois. Les candidats retenus peuvent alors laisser libre cours à leurs projets de création, en faisant vivre des sites jusqu'alors délaissés.

La récente expérience de "Ground Control" — un ancien atelier de maintenance de la rue Ordener, transformé durant 4 mois en bar éphémère, en lieu d'art et de concerts — a convaincu "SNCF Immobilier" qu'il y avait un sillon à creuser, et une manière très innovante d'optimiser d'anciens sites ferroviaires qui, pour certains, feront l'objet de projets urbains à l'horizon de 5, voire 10 ans… Alors, en attendant cette échéance autant en faire des lieux culturels temporaires et ainsi les faire vivre durant cette longue période d'attente.

L'appel à projets a d'ailleurs suscité un engouement hors du commun, avec 81 dossiers déposés et au final, 14 projets retenus. Ce sont des projets de spectacles vivants, de performances à thèmes, de la restauration, des expos d'arts plastiques, des expérimentations sonores … et souvent tout cela mélangé ...

Mais n'y a-t-il pas une sorte de contrat léonin de la part de la SNCF ? Car oui elle prête ses sites aux artistes mais c'est à eux de remettre en état ces lieux abandonnés. Pas d'électricité et, la plupart du temps, tout à refaire aux frais des artistes, et si la SNCF a soudain besoin de ces ateliers, alors oust… tout le monde dehors.

 

A suivre …

 

>> Ground Control

>> SNCF: Les Sites Artistiques Temporaires.

 

 

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Pas de fumée sans feu.

21 Février 2017, 12:15pm

Publié par barreteau

  Pas de fumée sans feu …

 

Ces deux cheminées qui crachent d'imposants panaches de fumée, sont celles de l’usine d’incinération des déchets ménagers d’Ivry-Paris 13. Depuis le début des années 70, elles font partie du paysage du sud parisien. Mais l'usine sera bientôt obsolète et, même si la date de sa fermeture à été repoussée à 2023, une concertation sur son avenir est d'ores et déjà en cours.

Si son incinérateur est l’un des plus grands d’Europe, l’incinération ne sert pas seulement à éliminer les déchets, elle dégage de la chaleur qui est récupérée et sert notamment à chauffer des bâtiments et des logements.

C'est le dimensionnement de la future usine qui pose aujourd'hui problème, et nourri le débat entre les partisans et les opposants au projet de reconstruction. Certains, comme le Syctom (Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères), jugent la capacité prévue réaliste et permettant une continuité du service public de traitement des déchets. D’autres en revanche, comme le collectif 3R (réduire, réutiliser, recycler) estiment qu’il faudrait davantage agir sur la réduction des déchets à la source et en conséquence prévoir un site plus faiblement dimensionné. Certains opposants vont même jusqu’à remettre en cause la reconstruction de l’incinérateur, considérant que ceux d’Issy-les-Moulineaux et de Saint-Ouen sont suffisants.
Le débat devrait être tranché d'ici la fin de l'année …
A suivre donc.

 

>> Projet du futur centre d’incinération d’Ivry-Paris XIII du Syctom.

 

>> Le débat s'invite au Sénat.

 

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Les Grands Moulins de Pantin.

17 Décembre 2016, 08:13am

Publié par barreteau

Les Grands Moulins de Pantin.

Les Grands Moulins de Pantin, le canal de l'Ourcq et la ligne du tramway T3b (juin 2014)

Les Grands Moulins de Pantin utilisaient le canal de l'Ourcq pour le transport des céréales venant des plaines de la Brie et de la Beauce. Avec ceux de Corbeil et aussi ceux de Paris dans le 13e arrondissement, ces grandes infrastructures ont longtemps servi à alimenter la capitale en farine.

Le bâtiment est imposant avec ses huit étages, sa chaufferie, ses deux importants silos et ses 24 meules. Quasiment détruit à la fin de la première guerre mondiale, il sera reconstruit en 1923 mais subira à nouveau d'importants dégâts en 1944. Le moulin, les silos et la chaufferie sont restaurés en 1945 par l'architecte Jean Bailly, qui créera de nouveaux bâtiments dont la semoulerie en 1952, ainsi que divers ateliers annexes.

En juin 2001, le groupe Soufflet, propriétaire des Grands Moulins de Pantin ferme la meunerie, et en 2003 la production et définitivement arrêtée. Le bâtiment est racheté par Meunier Immobilier, filiale du groupe BNP Paribas qui décide sa transformation en bureaux.

Le projet consiste à réaliser un ensemble tertiaire de 50 000 m2 de bureaux dont 22 000 provenant de la réhabilitation des bâtiments anciens, pour un investissement de 160 millions d’euros, et qui doit impérativement respecter l'architecture initiale.
Ainsi, les trois tours et les grandes toitures sont conservées. La chaufferie est transformée en cafétéria. Le silo donnant sur le canal est  également conservé alors que la structure du Moulin, en béton et briquettes, est percée de fenêtres.

Ces locaux de bureaux maintenant desservis par la ligne de tramway T3b sont désormais occupés par l'entreprise BNP-Paribas Securities Services, qui en a pris possession fin 2009.

C'est l'histoire, aux portes de Paris, d'une restructuration réussie.


>> Canal de l'Ourcq : atmosphère "Nuit et brouillard".

>> Nouvelle vie en usines.

>> Des étudiants dans la farine ... ?

 

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A l'ombre des géants coréens …

14 Mai 2016, 09:38am

Publié par barreteau

A l'ombre des géants coréens …

A la porte de la Chapelle, au plus près du périph', là où les géants coréens de l'électronique Samsung et LG s'affrontent avec de colossales enseignes lumineuses portées au pinacle des tours d'habitations, il est un bâtiment en déshérence, tout en longueur, adossé aux voies ferrées.

Le bâtiment à l'abandon est celui d'une PME française, aussi, peut-on y voir une illustration frappante de la mondialisation galopante avec la petite entreprise au ras du sol et les multinationales au plus haut dans le ciel.

Jusque dans les années 1996, ce long bâtiment abrite la manutention de l'activité transport et messagerie des établissements Edouard Dubois & fils. Cette année-là, l'entreprise déménage dans de nouveaux locaux Gennevilliers où une plate-forme multimodale, dotée d'équipements d'avant-garde, est installée. L'entreprise familiale vient de changer de dimension et le site de la porte de la Chapelle n'abrite plus alors que les services administratifs, jusqu'à sa fermeture définitive, en 2009.

En une génération, d'Edouard Dubois, à Patrick Dubois, son nouveau P-DG, l'ambitieux groupe familial est passé du diable à la chaîne automatisée ultramoderne …

Aujourd'hui, dans une conjoncture difficile pour les transporteurs routiers, Dubois affiche une santé de fer (20 millions d'euros de résultat net), et les années noires de 1993 et 1994 semblent bien loin pour ce groupe qui est à l'origine de la création en France de la DPD (Direct Parcel Distribution), une spécialité de la "logistique du mono-colis", activité qui connaît chaque jour un développement grandissant grâce à la progression vertigineuse des achats sur internet.

Alors, à l'ombre des géants coréens, la PME française connaît une croissance heureuse !


>> Dans la même veine: "Odoul et les lofteurs"

>> Ça déménage à Charonne . . .

 

 

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Le passé ouvrier de l'Avenue d'Ivry.

21 Avril 2016, 12:51pm

Publié par barreteau

 

 

Usine de construction automobile Panhard & Levassor, porte d'Ivry, Paris 13ème_1960

© Roger Henrard / Musée Carnavalet / Roger-Violet

 

Avant Paris Rive Gauche, avant Chinatown, mais aussi les Olympiades et Italie 2, le 13e arrondissement de Paris était industriel. Des usines et des ateliers de toutes tailles y prospéraient. Ses rues et ses cafés étaient fréquentés par des milliers d’ouvriers.
Un passé pas si éloigné que cela mais dont les traces ont en grande partie disparu.

 

A la fin des années 1880, du côté des avenues de Choisy, d’Ivry et du boulevard Masséna, il n’y a là que des friches et quelques masures.

 

Le 31 juillet 1891,  Émile Levassor a 48 ans et il vient d'ouvrir, avec son ami René Panhard la première usine d’automobiles du monde, précisément au 16 de l’avenue d’Ivry.
Entre octobre et décembre de cette même année, l’entreprise vend six exemplaires de son premier modèle, la P2D. C'est la première série de fabrication d'automobiles au monde.
 

L’âge d’or de la maison Panhard-et-Levassor est officiellement ouvert. Elle emploiera jusqu’à 6 000 ouvriers… Pas de chômage alors dans ce secteur du 13ème arrondissement … mais ça, c'était il y a bien longtemps.

 

>> "Italie 13" : La politique de la table rase

 

 

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"Ground Control", du rêve à la réalité.

14 Septembre 2015, 11:17am

Publié par barreteau

"Ground Control", du rêve à la réalité …

Le Ground Control a pris ses quartiers à La Chapelle (Paris XVIIIe) jusqu'au 15 octobre 2015.

 

L'an dernier le bar éphémère "Ground Control" avait ouvert sous la Cité de la mode et du design dans le 13ème. Cette année, c'est le 26 ter rue Ordener dans le 18ème qui accueille ce concept hybride où se donne rendez-vous un public dit "décalé", underground, hypster et bobo en version postindustrielle.

Le mur de la rue Ordener totalement "graffé" et dont on ne voit pas la fin débouche sur une palissade grillagée et un portail surmonté de l'inscription Ground Control. Il vous faudra descendre un escalier pour avoir accès à un autre monde : l'ancien dépôt SNCF de la Chapelle, traversé de rails dans tous les sens. Ici, dans un passé pas si lointain, les trains et les locomotives venaient se faire réparer dans des ateliers centenaires aux volumes vertigineux.

Les anciennes voies de chemin de fer sont maintenant encombrées de sièges et de transats où l'on sirote des pintes. Aussi improbable que cela puisse paraître, on joue à la pétanque et au mölkky (jeu de quilles finlandais) entre les rails. La musique est forte mais curieusement n'incite pas à danser.

Un préau - aménagé avec du mobilier d'école rétro et de lampions de fête foraine - propose un atelier où l'on fabrique des bijoux, un "nail truck", des tatouages éphémères, un brocanteur où l'on chine des vinyles et une boutique de vêtements. Il y a aussi un coin restauration, où l'on peut manger des burgers, des hot-dogs ou encore des pizzas et des pâtes. On y sert aussi des planches de charcuterie.

Plus loin, c'est un simili-coin de campagne qui a été aménagé avec un poulailler et un potager d'agriculture urbaine, bio évidemment !

Mais, avec en point de mire une forêt de caténaires et de pylônes de lignes à haute tension, au bout d'un moment, à cette adresse tout de même très excentrée, on ne sait plus très bien où l'on est. Et c'est là que l'intitulé du lieu nous revient en écho: Ground Control ne se réfère-t-il pas à Ground Control to Major Tom, de David Bowie? Où l'on apprend que "Major Tom" est un surnom pour la cocaïne qui permet de perdre le contrôle de son corps et de ses sens …

Mais, en fixant l'arrière plan du site, vous êtes subitement ramené au monde réel lorsque passent RER, Thalys et autres TER …

 

 >> L'entrée du "Ground Control" au 26 ter rue Ordener Paris 18ème.

>> Ground Control, Site officiel.

>> "Ground control to Major Tom" de David Bowie.

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La saga de la Halle Freyssinet.

9 Septembre 2014, 09:45am

Publié par barreteau

 Halle Freyssinet. "Startups 2 - Nef Centrale" ©Wilmotte et Associes Architectes

Après beaucoup d'incertitudes sur son devenir, l'avenir de la Halle Freyssinet est maintenant enfin assuré.
Les travaux vont pouvoir commencer … et, si tout se déroule normalement, la Halle accueillera, dès 2016, le plus grand incubateur - au monde - d'entreprises du numérique.

Les chiffres de cet incubateur donnent le vertige : 1 000 start-up innovantes, tous secteurs confondus, sur plus de 30 000 mètres carrés restructurés par l'architecte Jean-Michel Wilmotte.

La rénovation de la Halle va concilier la préservation de cet édifice unique pour lequel Freyssinet inventa le béton précontraint et une nouvelle ambition architecturale projetée par Jean-Michel Wilmotte.

L'architecte a en effet imaginé le nouvel ensemble autour d’une architecture de containers rappelant l’histoire ferroviaire du lieu et permettant aussi de favoriser l’échange, l’émulation, le partage. 

Mais ce nouvel espace ne sera pas exclusivement réservé aux entrepreneurs innovants car il accueillera aussi un immense bar restaurant ouvert au public 24h/24, … vivement 2016 !


>> L'avenir de la Halle Freyssinet enfin assuré !

>> En savoir plus sur le projet.

 

 

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Les Cours de l'Industrie.

4 Juillet 2014, 09:19am

Publié par barreteau

Le site avant Réhabilitation, 37 bis de la rue de Montreuil Paris 11ème (juillet 2011)

Dans le 11ème arrondissement, un site exceptionnel vient d'échapper à la voracité des promoteurs. C'était l'un des derniers vestiges parisiens de l’architecture industrielle du faubourg Saint-Antoine : les Cours de l'Industrie.

Au 37 bis de la rue de Montreuil, de lourds travaux de réhabilitation, entrepris dès 2009, vont permettre de livrer, très prochainement, une véritable Cité industrielle et artisanale.

Ces travaux délicats, ont permis de mettre aux normes cet ensemble de trois cours pavées et de huit bâtiments sans faire partir pour autant la quarantaine d'artistes et d'artisans qui y travaillent, et surtout sans saccager des lieux chargés d'histoire.
Car ici, pendant des décennies, ces Cours ont constitué une sorte de village dans la ville, avec ses artisans qui se connaissent tous et qui se retrouvent quotidiennement dans le restaurant de la dernière cour pour le repas de midi.

A partir des années 1970,  alors que la désindustrialisation de Paris se traduit par la disparition de beaucoup d'ateliers, les trois Cours continuent à accueillir des ébénistes, des sculpteurs, des céramistes mais aussi des plasticiens et des musiciens. 
Mais les Cours, de plus en plus délabrées se retrouvent menacées de démolition. Leurs occupants se mobilisent et créent en 1991 une association: les Ateliers Cours de l’Industrie (ACI) qui se battra jusqu'à ce que les parties extérieures des bâtiments soient inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. En 2004, la Ville de Paris achète les lieux au marchand de biens qui les avait récupérés, et démarre des études en vue d'une réhabilitation totale du site.

Le résultat est la cité que nous connaissons actuellement : ces cours de l'Industrie, largement consacrées au travail du bois, l'usine de sièges Moreau et Pérault, qui compte à elle seule 300 ouvriers, celle d'encadrements Duponnois et Cie, les ateliers de transformation des métaux Rougier, … 

Vous avez dit : "Redressement productif" ?


>> Déjà sur Parisperdu : "La cour de l'Industrie".



 

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A Belleville, La Forge n'est plus ce qu'elle était ...

13 Juin 2014, 09:03am

Publié par barreteau

La Forge, 23 rue Ramponeau Paris 20ème

Cette ancienne usine de clefs, de plus de 1000 m2, était désaffectée depuis longtemps, quand, un matin d'octobre 91, en l'absence de permis de démolir, des ouvriers ont commencé à démonter la toiture... En moins d'une heure, une dizaine d'artistes ont occupé le lieu et ont ainsi stoppé sa démolition.
Très vite, le squat de la Forge s'y est installé.

Les artistes, groupés en une association: "La Forge de Belleville" - soutenus par la Bellevilleuse (sans qui 70 % du Bas-Belleville serait aujourd'hui démoli) - ont obtenu en 1997 que la Ville de Paris officialise et contractualise cette occupation par une convention temporaire de mise à disposition.
C'est bien la première fois qu'un squat d'artistes obtient un bail!

En contrepartie de loyers aux conditions très avantageuses, l'association s'engageait à développer un projet artistique et culturel cohérent, totalement ouvert sur le quartier, et à assurer une rotation régulière des artistes accueillis dans l'usine.

Mais au printemps 2005, la Ville décide de résilier la convention concernant l'occupation de l'usine, et lance un appel à projets pour désigner le nouvel occupant du site.
Il s'en suivra une longue bataille juridique entre l'association "la Forge de Belleville" et la Mairie de Paris. 

Régulièrement de nouveaux appels d'offre sont lancés mais n'aboutissent pas suite aux contestations et recours des diverses parties, si bien qu'en 2008,  la "Forge de Belleville" occupe toujours les lieux.

Une énième bataille juridique va finir par chasser le collectif d'artistes pour confier le site à l'association "Traces" qui ne restera en place que peu de temps.
Et, en 2012, la Ville intronise une nouvelle association gestionnaire: "Caserne Ephémère".

"Caserne Éphémère" émane du "Point éphémère", le gestionnaire du lieu du même nom sur le Canal Saint-Martin, dans le 19e arrondissement. C'est un acteur historique de la culture underground parisienne des années 1980-90, élevé depuis au rang d’acteur quasi-institutionnel, de professionnel de la Culture et d'opérateur privé du marché de l’art.

Et c'est bien là où le bât blesse car l'ambition de "Caserne Ephémère" pour la Forge est bel et bien d’en faire une résidence d’artistes exclusivement tournée vers la professionnalisation et le marché de l'art dans le nouveau monde de Belleville … celui des galeries d’arts et des concept-stores … à la mode.
Finie donc  l’ouverture du lieu au public et finie l’animation culturelle entre les habitants de Belleville, les associations et les artistes du quartier.

Depuis 1997, La Ville de Paris n’aura finalement jamais réussi mettre en valeur ce lieu, sauvé de la destruction par l’action collective des artistes et des habitants du quartier. Elle se sera montrée incapable de maintenir en vie le souffle créatif de cet espace unique et hautement emblématique de Belleville.

Car une question de fond reste sans réponse : que veut-on finalement faire de ces lieux symboles, arrachés par des batailles d’habitants et d’artistes contre les promoteurs, une fois que la Mairie les rachète, consacrant ainsi leur valeur d’intérêt général ?
Si le but est d’attirer par une programmation choisie une population plus aisée, ils deviennent alors le premier outil, avant même le logement, pour embourgeoiser le quartier.

Et c'est ainsi que Belleville est progressivement mis aux normes de l’embourgeoisement parisien. Reste à voir si les Bellevillois qui se sont battus dans les années 90 pour sauver la vieille Forge ouvrière contre un promoteur et son projet de supermarché-parking, adhèreront au projet de la Ville qui va à l'encontre d'une certaine idée de la fraternité qui permet encore ce "vivre ensemble typiquement Bellevillois".


>> Le site web du Collectif de "La Forge de Belleville" n'est plus en ligne … reste sa page Facebook, pour combien de temps ?

>> Point éphémère/ Usines éphémères, site officiel.


 

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L'avenir de la Halle Freyssinet enfin assuré !

11 Avril 2014, 09:50am

Publié par barreteau

L'avenir de la Halle Freyssinet enfin assuré !

Crédit Photo: ©Wilmotte & Associés

Pendant longtemps l'avenir de la halle Freyssinet nous a ici préoccupés. La mairie de Paris a en effet, pendant des années, semblé se désintéresser de ce bâtiment pourtant remarquable à bien des égards.

La menace de l'amputation de l'une de ses travées, voire pire de sa destruction totale a longtemps plané. Il était patent aussi que sa future affectation "embêtait" tout le monde : allait-elle accueillir le nouveau Tribunal de Grande Instance ou un centre administratif ou un lieu consacré à "l’évenementiel"… ?

Pendant un temps elle est en effet devenue un centre d'exposition très tendance, un lieu à la mode, mais qu'est-ce qui se démode plus vite que la mode ? …
Alors que faire de ce monument classé et surtout avec quel budget … une "denrée" bien rare en ces temps de crise ? 

Seul un mécène, un dirigeant d'une grande entreprise privée semblait alors pouvoir être en mesure de sauver la Halle. Mais un tel homme, prêt à prendre un tel risque, existe-t-il encore de nos jours ?

La réponse est finalement : oui !
Car c'est Xavier Niel, le fondateur de Free qui va implanter dans la Halle Freyssinet un énorme incubateur qui regroupera de jeunes entreprises innovantes du secteur du numérique. Une fois la vitesse de croisière atteinte, le "méga incubateur numérique" regroupera un millier de start-up et sera peut-être le plus gros incubateur au monde !


Xavier Niel financera personnellement 90% de cette structure d'accueil organisée en société, dont les 10% restants seront détenus par la Caisse de dépôts.

Le projet d'aménagement a été confié à l'architecte Jean-Michel Wilmotte, un gage de succès pour le respect du bâti. Eugène Freyssinet, le génial inventeur du béton précontraint, ne pouvait rêver mieux pour la reconversion de son bâtiment d'avant-garde … 
 

  •  La Halle Freyssinet sur Parisperdu :

>> La Halle Freyssinet a nouveau menacée

>> La Halle Freyssinet devient très tendance

>> La Halle Freyssinet ... et ce n'est que justice !

>> Rue Louise Weiss.

 

 

 

 

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Les paris de l'industrie: à la découverte du passé industriel de Paris.

9 Décembre 2013, 09:51am

Publié par barreteau

Ancienne usine Méccano, 78-80 rue Rébeval Paris 19ème (juin 2011)

A partir de la fin du 18e siècle et jusqu'aux années 1950-60, Paris a vécu une ère industrielle forte. En 1900, Paris comptait en effet des centaines d'ateliers et usines et quelques 900 000 ouvriers ...

Les enjeux, les formes de cette révolution industrielle et les conséquences parfois conflictuelles de son implantation au cœur du tissu urbain, font l'objet d'une exposition qui vient d'ouvrir ses portes jusqu'au 7 janvier 2014, au Réfectoire des Cordeliers, rue de l'Ecole de Médecine.

Longtemps oublié, (on ne compte pas le nombre d'usines rasées depuis 1950), le Paris industriel a largement regagné le cœur des Parisiens ces dernières années, et de nombreux bâtiments sont aujourd'hui protégés et rénovés.

Ainsi par exemple, au 78-80 rue Rébeval, dans le 19ème arrondissement, se dresse un drôle de bâtiment. Avec ses murs de briques et de pierres de taille, on reconnaît immédiatement le type des immeubles industriels du Nord de la France. Rien d'étonnant à cela car ce bâtiment a été conçu dans les années 1920, par l'architecte belge Arthur Vye-Parminter.

Cette curieuse façade, toute en courbes et en obliques était celle des bâtiments administratifs de Meccano France. Les ateliers se trouvaient juste derrière. C'est là que furent fabriqués, pendant une dizaine d'années, les fameux jeux de construction, avant que la production ne soit délocalisée, dans les années 1930, en banlieue, à Bobigny. Dans l'immeuble de la Rue Rébeval ne restent alors que l'administration et l'expédition.

Mais, en 1951, Meccano abandonne définitivement la rue Rébeval. L'immeuble est vendu.
Diverses administrations occuperont les lieux jusqu'en 1985. Puis, l'immeuble, assez inchangé depuis l'époque Meccano, sera utilisé par l'Ecole d'architecture de Paris-Belleville, qui y demeurera jusqu'à l'été 2009. 
Après d'importants aménagements et travaux d'intérieur, l'immeuble accueille depuis novembre 2012, l'Ecole des ingénieurs de la ville de Paris … et c'est, d'une certaine façon un retour à l'industrie, non pas à celle du passé, mais à celle que bâtiront les élèves ingénieurs de la rue Rébeval.


>> L'expo : Les paris de l'industrie, à la découverte du passé industriel de Paris.

>> L'Ecole des ingénieurs de la ville de Paris.

 

 

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Aux entrepôts de Bercy.

5 Juin 2013, 09:30am

Publié par barreteau

Chais de Bercy - Restauration des Pavillons de la rue des Thorins Paris 12ème (Mars 1996)

Sur une dizaine de mètres, je m'astreins à longer ces odieuses palissades métalliques, peintes en gris et en vert, où de rares trous du diamètre d'un clou laissent à peine entrevoir ce qu'elles cachent: des trous démesurément plus vastes bien entendu, et où commence à disparaître ce qu'il reste des entrepôts.

Plus loin, des ouvriers s'activent autour de tas de sable et d'amoncellements de pavés, car il semble qu'on veuille conserver quelques rangées de pavillons, dont les alignements de pignons, identiques, rachètent par cette répétition, comme dans les planches de timbres, la banalité architecturale de chacun.

Mais il y a autre chose: une vraie justesse des proportions marquée par le plein-cintre des ouvertures de ces bâtiments. J'approuve qu'au lieu de les démolir, on les transforme en théâtre, en musée, en centres commerciaux ou culturels.

 

  • Le vieux Bercy sur Parisperdu

>> Contrefaçon à Bercy.

>> Une petite ville pinardière.

>> Dans les chais de Bercy.

>> Cour Saint-Emilion.

>> Bercy village: Lieux retrouvés_014.

 

 

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Le secret de ces petits regards.

16 Mai 2013, 09:20am

Publié par barreteau

Regards de gaz. Fond de l'impasse Poule - Paris 20ème. (1997)

Le secret de ces petits regards, parfois cachés sous d'anciennes boiseries qui s'ouvrent et se referment mal, s'est perdu. Ils portent souvent un petit monogramme caduc, en fer, où l'on peut lire selon les cas: EAU, GAZ, ou PTT.

Au fond de l'impasse Poule, dans le secteur des impasses de la rue des Haies, après le portail du serrurier, je découvre ces deux regards jumeaux au nom de la "Société du Gaz de Paris".

Ils doivent être là depuis près d'un siècle car La Société du Gaz de Paris n'existe plus depuis 1937, date à laquelle, elle a changée sa dénomination en "Compagnie du Gaz de Paris, Régie intéressée", avant finalement de prendre, en 1946, une raison sociale qui nous est plus familière: "Gaz de France". 

A cette époque maintenant lointaine, ces petits regards devaient encore fermer à clé. Leur matricule est resté surchargé de craie blanche pour que les chiffres se détachent de la fonte grise dans laquelle ils sont moulés et qu'ainsi l'employé de l'administration qui effectue les relevés, sache à qui il a à faire.

Aujourd'hui, tout ce secteur du 20ème arrondissement a été rénové, aussi dans l'impasse Poule, ne cherchez pas les regards de gaz … ils n'ont bien évidemment pas été sauvegardés …


>> Le secteur des impasses de la rue des Haies, déjà dans Parisperdu.

 

 

 

 

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La Halle Freyssinet à nouveau menacée.

18 Mars 2013, 09:21am

Publié par barreteau

La halle de Freyssinet (Paris 13ème) en 2005, époque où elle accueillait encore le centre de fret de la SERNAM.

Le combat pour la survie de la Halle Freyssinet que l'on croyait enfin gagné, risque de repartir de plus belle à la suite de nouvelles prises de positions de la mairie de Paris. La ville a en effet récemment demandé que la Halle soit désinscrite de l'inventaire supplémentaire des monuments historiques !

Dans quel but ? Sans aucun doute pour avoir la libre disposition des terrains, car maintenant que la SNCF a accepté le principe de vendre la Halle à la Mairie de Paris, cette dernière demande rien de moins que la destruction de six des trente travées qui la composent (quatre d’un côté, deux de l’autre). Un peu comme si l’on amputait une église dans le sens de la longueur !

Pourtant aujourd'hui, il reste peu de chose du patrimoine de Freyssinet, génie du béton dans les années 30. Ses halles de Reims ont été sauvées in extremis en 1992, mais beaucoup d'autres ouvrages ont été détruits. Dernièrement encore, une usine dans le sud de l'Ile de France a purement et simplement été rasée. A Paris, dans le 13ème arrondissement, la Halle Freyssinet était l'un des derniers symboles d'un Paris ouvrier. Mais qu'en reste-t-il aujourd'hui, on ne reconnaît rien …

La désinscription, relève maintenant de l’État. La décision n’est pour l’instant pas rendue, le pouvoir politique étant partagé entre attentisme et risque de perte de crédibilité car il faut bien dire que la gestion de ce dossier est - comment dire ça poliment ? - un désastre.


>> "4 d'un côté, 2 de l'autre …" : c'est le projet de double amputation de la halle Freyssinet !

>> Les halles de Reims.

>> La Halle Freyssinet devient très tendance.

>> Rue Louise Weiss.

 

 

 

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