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PARISPERDU

industriel

Encore un nouveau projet pour le garage de l'Équerre.

8 Mars 2023, 19:32pm

Publié par barreteau

 Avant : état actuel (2022)                                                      

Après : où l'on voit la surélévation envisagée par le nouveau projet.

 

A Paris, au 7/9 de la rue de l’Équerre, dans le 19ème arrondissement, la destinée du garage de l'Équerre va-t-elle connaître un nouveau développement ?

Le nouveau projet consiste à rénover, réhabiliter et surélever ce bâtiment remarquable. Anciennement garage - puis galerie d’art - il pourrait désormais être transformé en un bâtiment accueillant des bureaux.

L'immeuble serait requalifié en "Établissement recevant du public" de 5ème  catégorie, c’est-à-dire entièrement accessible aux personnes à mobilités réduites, aussi bien pour les bureaux que pour l'accès aux cultures potagères plantées sur la toiture ! Les circulations verticales, l’accès sur rue et les
circulations intérieures, tout serait donc aménagé en respectant cette norme ERP 5ème catégorie.

Sous la verrière du bâtiment, le projet a aussi pour ambition d'agrandir le sous-sol et le rendre accessible afin de connecter l’espace d’accueil et les espaces de réunions.

Enfin, dans une logique d’amélioration énergétique, les travaux suivants seraient réalisés : ré-isolation totale de l’enveloppe du bâtiment, les menuiseries en simple vitrage changées par du double vitrage, la chaudière gaz supprimée et remplacée par une pompe à chaleur.

Le garage de l'Équerre souhaite donc passer aux besoins de l'époque actuelle en se conformant pleinement à ses normes.
Mais, la Commission du Vieux Paris, réunie le 26 septembre 2019 à l’Hôtel de Ville de Paris, sous la présidence de M.Bernard Gaudillère, a examiné la faisabilité de ce projet.
La Commission rappelle que la Direction de l’urbanisme a refusé par deux fois  la démolition totale du bâtiment et ajoute, pour sa part, qu’elle s’oppose également à tout projet de surélévation de cette construction qui est protégée au titre du P.L.U

Affaire à suivre…

 

>> Le garage de l'Équerre en 1989

>> Le garage de l'Équerre, maquette du projet.(© APICAP VALO 3 (fonds immobilier)

>> Le garage de l'Équerre, déjà sur Parisperdu en 2009.

 

 

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Le pont levant de la rue de Crimée.

16 Mai 2019, 16:33pm

Publié par barreteau

Le pont en manœuvre un jour de juillet 2017

 

A sa construction, en 1885, le pont levant de la rue de Crimée était un pur produit de la révolution industrielle : en acier et utilisant les toutes dernières innovations, ce pont était alors "au top" de la technologie.

Premier pont à soulèvement hydraulique de Paris, il fonctionnait grâce à plusieurs mètres cubes d'eau jusqu'en 2011, date à laquelle il subit une lourde rénovation afin de le rendre moins gourmand et plus écologique.


Aujourd'hui, malgré quelque 9 000 manœuvres par an, il faut être assez chanceux pour le voir laisser passer un bateau ! Pour cela, le mieux est de s'installer sur une terrasse à proximité, au bord de l'eau, pour admirer ce spectacle, et là, désormais le choix ne manque pas.


>> Le pont levant de la rue de Crimée déjà sur parisperdu.

>> Un bateau vient de passer, la circulation peut reprendre …

 

 

 

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Une auberge "éco-éco" à La Chapelle.

1 Mars 2019, 08:59am

Publié par barreteau

 Une auberge "éco-éco" à La Chapelle …

Auberge de jeunesse Paris-Yves Robert au 20, esplanade Nathalie Sarraute, Paris 18ème

 

Dormir "éco-éco" c'est à dire "éco...logique" et "éco...nomique" à Paris c’est possible à la Halle Pajol, dans le quartier populaire de la Chapelle.
 
Construite en 1926, la Halle faisait partie des "Messageries de l’Est". Elle comprenait alors à la fois des hangars, un centre de tri postal et des bureaux de douane.

Après rénovation, cette splendide structure d’acier abrite, depuis 2013, une Auberge de Jeunesse de 330 lits, répartis pour l’essentiel en chambres collectives pour 3 ou 6 personnes. Des chambres sobres mais lumineuses et l’ambiance y est à la fois studieuse et joyeuse.
Et comme la jeunesse est évidemment une question d’état d’esprit, il n’y a pas de limite d’âge pour profiter de ce bel endroit.

Ecologique ? Oui car avec un toit qui supporte 3 500 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, une ossature en pin, une isolation à base de chanvre et un puits canadien pour le rafraîchissement des pièces, l’auberge est ainsi un bâtiment à énergie positive.

Economique ? Oui également car la nuit avec petit déj' est facturée 27,60 € …
A l'Auberge de La Chapelle Paris-Yves Robert, la proposition est donc bien " éco-éco" : économique et écologique !


>> Site officiel de l'Auberge de Jeunesse.


 >> Voir aussi sur Parisperdu : l'Auberge de la rue de Vitruve.

>> Il y a 10 ans, la ZAC Pajol sur Parisperdu.
 

 

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Pour mieux connaître "Les Frigos" …

18 Février 2019, 09:32am

Publié par barreteau

 Pour mieux connaître "Les Frigos" …

Les Frigos, rue neuve Tolbiac Paris 13ème _ Décembre 2012

 

C'est au lendemain de la première guerre mondiale que la compagnie du "Paris-Orléans" débute la construction de la gare frigorifique de Paris-Ivry communément appelée : "Les Frigos". Mis en service en 1921, ils permettent de recevoir les trains de denrées périssables, en provenance de toute la France.
La fermeture des Halles de Paris au début des années 70 et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité des entrepôts frigorifiques qui, dès lors, seront quasiment laissés à l'abandon avant que Réseau Ferré de France, nouveau propriétaire des lieux depuis 1997, ne vende les bâtiments à la Ville de Paris.

Depuis, les lieux ont assez peu changé. Laissés à l'abandon pendant une dizaine d'années, ils sont ensuite investis par des musiciens, des sculpteurs, des comédiens, des photographes, et autres artistes... Béton armé, brique, liège : les murs très épais destinés à conserver le froid permettent aux "musicos" de répéter sans troubler les voisins ! Les "Bérurier Noir" et "La Souris Déglinguée" y ont enregistré leurs premiers albums. Peu à peu, sur les murs, à l'intérieur du bâtiment, chaque centimètre carré a été recouvert de peintures et autres tags. 

Aujourd’hui, les deux bâtiments formant un angle droit sont toujours là, reliés par la tour qui abritait un grand escalier, un ascenseur et, tout en haut, un château d’eau.
Et même si les façades initialement aveugles ont été trouées d’une série de fenêtres, on peut encore y deviner les inscriptions "CEGF", "Cie des Entrepôts et Gares Frigorifiques". Les rails qui permettaient aux wagons de pénétrer jusque dans le hall réfrigéré restent bien visibles, de même que l’un des quais de déchargement. 

Le bâtiment principal, qui comptait cinq étages de chambres froides, a été découpé en ateliers. L’autre aile, qui était réservé à l'administration, est toujours prolongé par une construction plus basse dans laquelle se trouvait la salle des machines, avec ses deux énormes compresseurs à ammoniaque.

Au grand mécontentement des occupants, une partie de l’ancien terrain des "Frigos" a été vendue pour construire un immeuble de bureaux dans les années 2000. Aussi désormais l’ancien entrepôt ne donne plus directement sur la Seine, et son adresse a changé. Fini le célèbre 91 quai de la Gare, place à la nouvelle "rue des Frigos". Une sorte de consécration pour ce bâtiment singulier, … près de cent ans après sa création !

 

>> Les Frigos déjà sur Parisperdu.

 

>> Les Frigos, site officiel.

 

 

 

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Le Mausolée : un ancien supermarché investi par les "street-artists".

25 Novembre 2018, 09:25am

Publié par barreteau

Le Mausolée : un ancien supermarché investi par les "street-artists".

Place Auguste Baron (sous le périphérique exactement) 75019 Paris.

 

C'est l'histoire extraordinaire d'un supermarché Casino situé tout près de la Porte de la Villette. La "Grande Surface", de près de 40 000 m2, surdimensionnée, coincée sous le périph', difficile d'accès, mal famée le soir, est finalement fermée en 2008.
Cet espace gigantesque reste alors à l’abandon. Mais la nature a horreur du vide aussi pendant deux ans le bâtiment sera occupé et squatté avant d’être définitivement vidé de ses occupants puis clôturé, muré et, pensait-on alors, définitivement condamné.
Mais en 2010, deux "Street artists" Lek et Sowat décident d’investir les lieux et, pendant plus d’un an, dans le plus grand secret, vont s’attaquer, dans ces énormes volumes, à des kilomètres de murs blanc.

Un très grand nombre d’œuvres abstraites et de compositions parfois colossales vont alors émerger de cet espace abandonné et délabré, lui redonnant une âme et le transformant petit à petit en un Temple du "Street art", un temple qu'ils nommeront "Le Mausolée". Mais c'est un travail gigantesque pour seulement deux artistes, aussi près de quarante Graffeurs vont être invités à participer à cette folle aventure et vont ainsi laisser leur marque dans ce lieu.

Le secret de leur projet sera protégé jusqu’à son aboutissement, et révélé au grand jour seulement lorsque les artistes vont s’attaquer au toit du bâtiment qui lui est visible du périphérique et des immeubles voisins.

Le "Mausolée" est alors dévoilé au monde extérieur, avant d’être définitivement muré par la Ville de Paris, laissant pour seule trace de cette résidence artistique sauvage : des photos, un livre et une vidéo prises par les initiateurs du projet eux-mêmes.

Aujourd'hui personne ne sait quoi faire de l'ancien supermarché. Dans ce quartier en pleine expansion et de plus en plus bobo, le Mausolée reste le témoin d’une époque.
Cependant n'imaginez pas pouvoir visiter l'intérieur du Mausolée, s'y introduire est interdit bien sûr… mais certains pensent que le voyage en vaut la chandelle, pour la symbolique du lieu mais aussi pour les œuvres magnifiques qu’on peut y voir, malgré tous les efforts faits pour les cacher du monde.
 

>> Le Mausolée : des photos, un livre et une vidéo prises par les initiateurs du projet eux-mêmes.

>> Le Mausolée, des surfaces énormes …

 

 

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (12/13) : Les Grands Voisins.

23 Octobre 2018, 08:48am

Publié par barreteau

 

Le recyclage des friches parisiennes (12/13) : Les Grands Voisins.

 Les Grands Voisins, Ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul. 74-82 avenue Denfert-Rochereau 75014 Paris 

 

Trouver dans le centre de Paris un lieu où l’espace n’est pas occupé et donc pas rentabilisé à 100 %, est devenu chose très rare. Et c'est justement ce qui fait le charme des "Grands Voisins". Les "Grands Voisins" est le nom donné au projet de transition de l’ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul vers un futur quartier de logements qui prendra place ici en 2023, dans le 14ème arrondissement.

Après sa fermeture en 2011, l'hôpital est devenu un centre d’hébergement d’urgence et a commencé à accueillir des services associatifs, des "start-up", des artisans, des artistes, un café en plein air, des poulaillers… c'est tout cela les "Grands Voisins".

Aujourd’hui sur le site, les travaux préparatoires au futur quartier ont commencé, mais les "Grands Voisins" s’adaptent et se redéploient sur des espaces qui seront encore disponibles jusqu’à 2020. Là, on vient d'ouvrir, dans la cour de l’Oratoire, un restaurant plutôt "cool" car on a le droit de ne rien consommer !
Vraiment aux "Grands Voisins" on se croirait dans un autre monde … hors de la capitale.


>> Les Grands Voisins, site officiel.

>> L'entrée du 82 avenue Denfert-Rochereau.


 

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Le recyclage des friches parisiennes (11/13) : Dock B.

17 Octobre 2018, 19:07pm

Publié par barreteau

 

Le recyclage des friches parisiennes (11/13) : Dock B.

Dock B. (anciens Magasins Généraux) 1, place de la Pointe, Pantin (93).

 

C'est un peu l'exception de notre recensement des "friches parisiennes recyclées" car là, nous sommes de l'autre côté du périph'. En effet, les anciens Magasins Généraux sont situés à Pantin, au bord du canal de l'Ourcq.

A l'origine, c'est un entrepôt de grains et de farine construit en 1929 et qui tourne à plein régime jusque dans les années 50. Une lente mais constante décroissance de son activité débutera dans les années 70, elle durera une trentaine d'années. Et, dès le début des années 2000, le bâtiment est ouvert à tous vents, squatté et livré aux graffeurs …

Mais, à partir de l'automne 2016 les Magasins Généraux connaissent une deuxième vie. En effet l'édifice, véritable cathédrale de béton armé de 20 000m², accueille désormais - en étages - le siège d’une agence de publicité.
Et tout dernièrement, son rez-de-chaussée vient d'ouvrir au public, avec un nouveau lieu de vie singulier imaginé par l'équipe de la Bellevilloise. Un lieu où l'on peut se cultiver via des expos, des concerts, des événements…, mais aussi se restaurer en tout-bio, en pâtisseries "healthy" et sans gluten, en "food veggie" … c'est dire si le lieu est tendance !

Ici rien n’est imposé. On entre par le café, on s’installe en mezzanine, on poursuit ses rendez-vous à table…  Car on est dans un lieu connecté où l’on peut agréablement travailler dans une atmosphère cosy, à mi-chemin entre la fonctionnalité du bureau et la convivialité d’un café.
Dock B s’ouvre donc maintenant à tous les publics : pour y travailler, s'y retrouver, dîner, se cultiver ou simplement flâner au bord de l’eau…
Alors, on y va ?


>> Dock B. site officiel.

>> Les Magasins généraux, centre de création.

>> Les Magasins généraux en 1962.

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (10/13) : L'Atelier des lumières.

7 Octobre 2018, 10:02am

Publié par barreteau

 

Le recyclage des friches parisiennes (10/13) : L'Atelier des lumières.

38, rue Saint-Maur _ Paris 11ème


Depuis avril de cette année, l'ancienne fonderie Plichon a été transformée en un espace de 3 300 m2, dédié à la projection d'œuvres d'art, c'est l'Atelier des Lumières.

Revenons un peu sur l'histoire de ce lieu : en 1835 par les frères Plichon créent, au 38 de la rue Saint-Maur, la fonderie du Chemin-Vert. Pendant une centaine d’années, 4 générations de Plichon vont se succéder dans la fonderie.
Mais la crise internationale de 1929 précipite la fin de l’affaire, et en 1935, la société est dissoute et le terrain et les immeubles sont vendus à la famille Martin, les actuels propriétaires. 

Pendant 65 ans, l'ancienne fonderie abrite une entreprise spécialisée dans la fabrication et la vente de machines-outils. Mais en 2000 l’entreprise déménage  dans la Seine et  Marne et le rideau se
ferme définitivement sur les activités industrielles du 38 rue Saint-Maur.

En 2013, Bruno Monnier, Président de Culturespaces, découvre l’ancienne fonderie inoccupée. Après avoir développé les "Carrières de Lumières" aux Baux-de-Provence, il a l’idée de créer à Paris un centre d’art numérique. La famille Martin, séduite par ce projet, accepte de lui louer la grande halle et ses annexes.
Quatre ans plus tard, après d’importants travaux, l’Atelier des Lumières ouvre ses portes au public avec la grande exposition d'inauguration : "Gustav Klimt"
L'expo "Klimt" une féerie numérique, véritable expérience en immersion totale, fermera ses portes le 6 janvier 2019 …


>> L'Atelier des Lumières.

>> L'expo "Klimt" véritable féerie numérique en immersion totale.

>> En 2000 l’entreprise Martin déménage et le rideau est définitivement fermé.

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (6/13) : La Gare XP.

6 Septembre 2018, 10:21am

Publié par barreteau

 Le recyclage des friches parisiennes (6/13) : La Gare XP.

La gare XP au 18, boulevard Sérurier Paris 19e

Non "Gare XP" n'est pas un logiciel tournant sur le déjà ancien système Windows XP !
Fondée il y a onze ans, la Gare XP (XP  pour "Expérimentale") est tout à la fois un espace d’expérimentation artistique, une salle de spectacle, une galerie d’exposition, un café associatif et aussi lieu de vie de ce quartier du 19ème.
En 2016, après avoir investi plusieurs lieux à Paris, le collectif s'installe dans les bâtiments d'entretien des "Eaux de Paris", à deux pas de la porte des Lilas et ce, à la suite d'une convention signée avec la Ville de Paris et après un an de travaux de désamiantage.
Et désormais, au 18 boulevard Sérurier, la Gare XP possède - sur 600 m2 - deux salles d'exposition et de spectacle et une salle polyvalente accueillant danse, massages, yoga…
S'y ajoute un jardin de 800 m2 qui produit des plantes aromatiques, comporte un poulailler et diverses cabanes d'expérimentations …
Tout cela donne à la Gare XP un air de "petite ZAD" !


>> La Gare XP, site officiel.

>> Compte Facebook de la Gare Expérimentale.

>> Le recyclage des friches parisiennes (5/13) : La Générale.

 

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (2/13) : Ground Control

29 Juin 2018, 09:44am

Publié par barreteau

Le recyclage des friches parisiennes (2/13) : Ground Control

 

Ground Control. 81-87, rue du Charolais (Paris 12e).

 

Grand Control est baladé dans Paris au rythme des friches libérées : d'abord implanté en 2014 sous la Cité de la mode et du design dans le 13ème, puis l'année suivante à l'ancien dépôt SNCF de la Chapelle, rue Ordener dans le 18ème. Aujourd'hui et pour deux ans seulement, le nouveau pied-à-terre du bar "libre et curieux" alias Ground Control, se situe dans ce qui fut un centre de tri postal, propriété de la SNCF, situé rue du Charolais, dans le 12ème arrondissement.

La terrasse déjà occupée l'été dernier se double désormais d'une halle industrielle de 4500 m2, dotée de grandes tables d'hôtes pouvant accueillir jusqu'à 300 couverts dans douze comptoirs de "street food" du monde entier, le tout dans la plus pure tradition berlinoise.

Une large zone est dédiée à l'événementiel : galeries d'art, cours de yoga, espace enfants, scènes musicales, boutiques et marchés divers… Sans oublier le studio de la Web Radio, qui retransmet débats et autres initiatives citoyennes organisés sur place.

Le Ground Control a aujourd'hui définitivement installé son concept, un concept hybride où se donne rendez-vous un public dit "décalé", underground, hipster et bobo en version postindustrielle. C'est dire s'il est tendance … !!! 

 

>> Ground Control, Site officiel.

>> L'entrée de Ground Control au 83, rue du Charolais (Paris 12e).

>> Ground Control, déjà sur Parisperdu.

>> Le recyclage des friches parisiennes (1/13) : Le Hasard Ludique.

 

 

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Le recyclage des friches parisiennes (1/13) : Le Hasard Ludique

24 Juin 2018, 10:36am

Publié par barreteau

Le recyclage des friches parisiennes (1/13) : Le Hasard Ludique

Le Hasard Ludique. 128, avenue de St-Ouen (Paris 18e).

 

Le recyclage des friches parisiennes en lieux ludiques ou artistiques, souvent décalés et forcement "branchouille" est un sujet déjà abordé par Parisperdu (voir: La Sncf prête ses fiches aux artistes).
Aujourd'hui, cette tendance s'amplifie et se développe en de nombreux lieux de la Capitale laissés à l'abandon. Nous avons recensé 13 sites intra-muros situés sur des rails abandonnés, dans des friches industrielles ou encore au sein de gares fantômes ...

Tous ces lieux connaissent désormais une seconde vie sans toutefois avoir l'assurance d'une quelconque pérennité … mais le dépaysement lui est garanti !

Aujourd'hui, nous commençons cette revue des fiches parisiennes recyclées avec "Le Hasard Ludique".


C'est un petit pavillon à l'allure un brin exotique, suspendu au-dessus des rails, et érigé en 1863 pour accueillir la gare de l'avenue de Saint-Ouen. Mais le train ne dessert plus cette gare depuis 1934 aussi, au fil des décennies, le bâtiment a été reconverti d'abord en cinéma avant que divers commerces s'y succèdent.

Puis la Ville de Paris rachète les locaux et les met en concession pour établir un lieu de création et une salle de concerts. Après d'importants travaux de restauration et d'aménagement, le Hasard Ludique ouvre fin 2016.
Depuis, de nombreuses activités y ont vu le jour : fanfare, yoga du rire, éveil à l'anglais, théâtre d'improvisation… Et, la programmation musicale n'est pas en reste : bal guinguette, salsa, danse funky, "clubbing disco afro funk". A la cantine, le chef Kleevens Petit-Jean déroule un menu à 15 € le midi et des tapas le soir, mais aussi un "brunch du monde" les samedis et dimanches.

Le Hasard Ludique est vraiment un "spot cool". A découvrir d'urgence…


>> La Sncf prête ses fiches aux artistes.


>> Le Hasard Ludique, site officiel.

>> Le Hasard Ludique, musique au-dessus des rails.


 

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Sente à Bigot

11 Décembre 2017, 14:54pm

Publié par barreteau

Le fond de la Sente à Bigot - 75019 Paris

Nous sommes à l'exacte limite du "9-3" et du 19ème arrondissement de Paris. Et, à cet endroit précis, une drôle d'impasse débouche sur le boulevard, c'est la sente à Bigot

A son entrée, le long de l'immeuble de logements sociaux Adoma, une quinzaine d'africains ont étalés chaises, fauteuils et petits mobiliers récupérés alentours et plus ou moins convenablement retapés. Tout est à vendre pour des prix oscillant de 2 à 15 euros.

Au fond de la sente, un bâtiment pseudo-futuriste, c'est le centre de maintenance de la RATP. Avec sa multitude d'ouvertures rondes et son toit-hélice, il étonne et surtout contraste fortement avec l'environnement plutôt glauque du secteur.
Et, avec sa proue en béton, il ressemble à un navire prêt à affronter l'océan de rails qui s'étale à ses pieds.

La sente à Bigot n'est décidément pas une adresse ordinaire ….

 

>> Le centre de maintenance RATP du site La Villette, 8 Sente à Bigot, XIXe arrondissement de Paris.

 

 

 

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Des noms d'une grande banalité …

31 Octobre 2017, 12:30pm

Publié par barreteau

Des noms d'une grande banalité …

Cité Antoine Loubeyre _ Paris 20ème

 

Sur le territoire du 20ème arrondissement, pas de beaux monuments ou de choses spectaculaires à voir. D'ailleurs un signe qui ne ment pas :  les touristes ne s'y risquent guère.
Et, de surcroît, dans le secteur, les appellations des rues ne font pas vraiment rêver...
Elles doivent fréquemment leurs noms à des lotisseurs, à d'anciens propriétaires de terrains ou encore d'immeubles. Des noms devenus aujourd'hui d'une grande banalité …

Pour rehausser leur faible prestige, on leur a accolé les vocables plus séduisants de "Villa" : Godin, Hardy, Olivier Métra … ou de "Cité" : Adrienne, Antoine Loubeyre, Aubry, Bisson…

Mais au final, rien qui ne peut être comparé à une rue du Paradis, un passage du Désir, une allée des Brouillards ou une place des Fêtes …

 

>> Le 20ème, sur Parisperdu (environ 140 billets !!!)

 

 

 

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Chais de Bercy : l'esprit d'un lieu en déshérence.

4 Septembre 2017, 10:15am

Publié par barreteau

 Chais de Bercy : l'esprit d'un lieu en déshérence

Rue du Mâconnais - Paris 12ème (1997)
 

C'est un décor fantôme, où l'on ressent l'abandon souverain qui habite le lieu.
Drôle de lieu d'ailleurs, presqu'un non-lieu …

Les jeux des lumières, les matières vieillissantes, les perspectives et la structure du bâtiment sont mis en évidence et magnifiés par le silence qui règne ici.
Ce silence omniprésent, parait correspondre à un temps qui se serait tu, il en émane une atmosphère énigmatique, questionnant le spectateur sur la vie passée et l'esprit de ce lieu en déshérence.

Mais il me semble que quelqu’un est là … alors que l'on n'aperçoit que … quelque chose ! Alors oui, en fermant les yeux, on imagine aisément la vie de ce local aujourd’hui abandonné. On devine le tintement des bouteilles, l'omniprésente odeur du vin rouge qui vous prend à la gorge, la silhouette furtive d’un maître de chais … Et toutes ces présences invisibles deviennent l’esprit de ce lieu désert.

 

 

>> Dans les Chais de Bercy.
 

>> Voir aussi: Aurélien Villette, photographe des lieux en déshérence.

 

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La SNCF prête ses friches aux artistes (3/3)

18 Mai 2017, 09:06am

Publié par barreteau

 

 Chapelle Charbon _ Porte de la Chapelle (Paris 18ème)

A la Porte de la Chapelle, entre les immeubles flambant neufs du quartier Rosa-Parks et les terrains vagues de la porte d’Aubervilliers, dans un quartier en pleine reconversion, l'ancien bâtiment Chapelle Charbon de la SNCF est une friche d'un autre âge, du temps où les locomotives à vapeur avaient ici leur stock de "carburant solide".

Le minerai noir a déserté le lieu depuis longtemps … et ce dernier est désormais occupé par … les petits trains touristiques de Montmartre qui stationnent ici, constamment bichonnés par leurs conducteurs.

Tout autour, le contraste est saisissant tant la modernité règne désormais dans le secteur: le siège de Veolia affiche ses grandes baies vitrées et le centre commercial Le Millénaire longe l'allée Guy Debord ... Décidément, ici c'est un peu la "Société du spectacle" comme l'a décrit le célèbre situationniste. Les nouveaux habitants cherchent de vieux troquets qui se font de plus en plus rares, seul le Relai d’Aubrac est encore debout avec ses entrecôtes d’un autre-temps.

Les Roms se déplacent de trottoir en terre-plein au gré des expulsions et d’improbables promenades se dessinent, tel ce sentier qui parcourt une forêt de troncs coupés !

Mais "Chapelle Charbon" revit de nouveau depuis que le Collectif MU, locataire de l’ancienne Gare des Mines a investi les lieux. Avec le soutien de la réalisatrice sonore Jeanne Robet et de l’artiste Rodolphe Alexis, MU a installé ici un parcours audio, une déambulation sonore de part et d’autre du périphérique avec une trentaine de capsules sonores géo localisées: une expérience originale. A voir et aussi à entendre … avec en bande son arrière le vacarme du périph' qui inonde tout le secteur de ses décibels !


>> La SNCF prête ses friches aux artistes (2/3)

> La SNCF prête ses friches aux artistes (1/3)

 

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