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PARISPERDU

demolition

Les Frigos vont-ils être démolis ?

24 Octobre 2007, 19:24pm

Publié par barreteau

Les Frigos en octobre 1995, vus du viaduc de Tolbiac

Tout autour, c'est le Paris impersonnel, celui des voies express, des immeubles nés de la spéculation immobilière et de l'écrasante Très Grande Bibliothèque avec son esplanade immense, coupée de la ville et de la Seine ... pourtant si proches... un lieu abstrait, hostile... Et au milieu de tout cela, un ilot de vie, de résistance, au "look" détonnant : Les Frigos.

Depuis les années 80, des artistes ce sont légalement installés ici - ce n'est pas un squat - créant une incroyable cité, un antre bouillonnant de créativité.

Dès l'entrée, dans un couloir sombre, couvert de graffitis... une pancarte appelle malicieusement à ne pas couvrir les murs de tags... Les nombreuses tuyauteries, rongées par la rouille, qui courent le long des couloirs, témoignent qu'à l'origine, l'on se trouvait ici, au cœur d'un réfrigérateur géant.

A la fin des années soixante, la disparition des Halles de Paris et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité de ces entrepôts frigorifiques qui, dès lors, sont laissés à l'abandon. Ne bénéficiant d'aucun classement architectural, considérés comme une friche industrielle, ils ont vocation à être détruits car ils sont situés au cœur du périmètre de la ZAC Paris Rive Gauche. Au fur et à mesure de l'édification de nouveaux immeubles sans âme, les Frigos vont perdre à la fois leur vue sur la Seine et la lumière qui baignait les ateliers des artistes. Et maintenant qu'ils sont encerclés par ces bâtiments aux façades vitrées, lisses, ... glaciales et aseptisées; on voit bien que les Frigos sont totalement atypiques et donc pour certains ... plus que dérangeants.
Alors, les Frigos vont-ils être démolis ?

Pas si sûr, car grâce à la forte mobilisation au sein des Associations de défense, et en coordination avec les habitants du quartier, les aménageurs qui bétonnent tout autour, ont récemment déclaré aux artistes-locataires : "Vous êtes le germe de vie du futur quartier ".

Les Frigos, officiellement devenus le pôle artistique du schéma d'aménagement de Paris Rive Gauche, vont-ils pouvoir enfin respirer librement dans un quartier si peu poétique... ?
En tous cas, pour le "germe de vie", ... cela risque d'être dur, très dur ... !


>> Les Frigos : histoire complète, visite virtuelle, calendrier des expositions ...

>> Deux mondes s'opposent, séparés par une ligne de démarcation ... ©Photo :Photigule 

>> Dans les entrailles des Frigos (1)

 >> Dans les entrailles des Frigos (2)

>> Dans les entrailles des Frigos (3)

 >> Dans les entrailles des Frigos (4)

 

 

 

 

 

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Une ville fantôme aux mains des dévitaliseurs.

17 Septembre 2007, 09:55am

Publié par barreteau


Pendant une grande partie des années 90, des secteurs entiers de Belleville ont ressemblé à une ville fantôme.

Les promoteurs qui, avec l'aide de la ville, ont préempté le quartier, on eu parfois du mal à faire jaillir de terre leurs immeubles flambants neufs. Alors, pendant des années, aux rez-de-chaussée, les portes sont restées murées. Des rideaux de fer, rouillés, étaient invariablement descendus sur toutes les devantures des cafés, des snacks, des épiceries, ... Plus grande activité dans le quartier ... même le coiffeur en est réduit à aller "peigner la girafe" !

Aux étages, des dizaines, des centaines de volets fermés en plein jour, et ... parfois, seul un pot de géranium, là-haut, au cinquième, dans l'encadrement d'une fenêtre ouverte, nous signale la présence d'un irréductible qui résiste encore et toujours à l'envahisseur.

Car les habitants, installés ici depuis dix, vingt, trente, quarante années, n'ont pas quitté la place en sifflotant, guillerets... Les personnes âgées ont subi une forme d'intimidation, elles ont reçu des courriers et des visites d'individus leur demandant de partir.

Avec d'autres, plus jeunes ... la seule injonction n'a pas suffi. Alors, on a eu recours à des méthodes moins avenantes : de faux squatteurs ont envahi les immeubles, détruit des canalisations, pourri la vie des locataires attitrés. Ailleurs, des départs d'incendies ont éclaté. Ailleurs encore, on a glissé des enveloppes ... Et, aussitôt l'appartement vidé, des "dévitaliseurs" entrent en action : on casse la toiture et les vitres, on démonte les canalisations, les toilettes et la salle d'eau ... tout cela pour éviter que quiconque ne puissent revenir s'y loger.

Les moins vulnérables se sont regroupés au sein de collectifs. Ils ne demandent qu'une chose : que les nouveaux appartements demeurent accessibles à tous. Ainsi, les locataires les plus combatifs, ou les mieux protégés (par des "lois 48", par exemple) seront recasés dans le parc social du quartier. Mais la plupart seront renvoyés en banlieue Nord ou Est, dans les barres d'HLM.

La violence du processus, sa soudaineté, son volontarisme rendent ici visibles, palpables, un embourgeoisement accéléré et son corollaire, l'éviction du peuple en périphérie.

Mais, bien souvent, la seule loi du marché suffit à transformer, "en douceur", et ...presque      "naturellement", des quartiers entiers et leurs populations : une hausse constante du prix de l'immobilier contribue à "moderniser" la cité plus sûrement et plus discrètement que tous les dévitaliseurs"....


>> Voir aussi : "Démolition des murs ... démolition des vies"


>>
Voir aussi : "Odette, quatre fois vingt ans"


 

 

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Démolition des murs ... démolition des vies (4/4)

30 Juin 2007, 10:45am

Publié par barreteau


Pourquoi toutes ces démolitions dans les quartiers de l'Est et du Nord de la capitale ?
Quelle en est la véritable signification ?

Pour certains, démolir est sûrement le moyen le plus rapide pour transformer et surtout pour rentabiliser un site. Pour d'autres il n'est pas acceptable de démolir un patrimoine encore utile dans un contexte de crise profonde du logement. Pour d'autres encore, il n'y a pas de possibilité d'évolution sociale positive sans "projet urbain" ambitieux.

Mais quelque soit le point de vue adopté face aux démolitions, leurs conséquences sur la vie des habitants sont souvent traumatisantes et ce, d'autant plus que l'opération sera faite "à la hussarde".

Ainsi, dans ce quartier de Ménilmontant (20ème), la projection à long terme de la cohérence des opérations de démolition n'a pas été suffisamment étudiée ... et surtout, l'on ne s'est pas donné les moyens pour que les partenaires - élus et habitants -  se retrouvent pour s'approprier les transformations urbaines réalisées - trop souvent - sans aucune concertation.

A méditer pour les opérations futures ...



>> Voir aussi dans Parisperdu: Démolition des murs ... démolition des vies ... (3/4)
 

 

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Portrait d'un monde disparu

25 Juin 2007, 08:54am

Publié par barreteau

 

En haut de la rue Piat, face à l'une des plus belles vue sur la capitale, les petits commerces ont fermé, les artisants ne sont plus là, tout cela n'existe plus ...

Mais il reste ce portrait étonnant d'un monde disparu, d'un bonheur vécu comme en sursis ...

Rien de ce qui est singulier ne devrait disparaître ...


>> Voir aussi : "Je me souviens du 20e arrondissement" par Clément LÉPIDIS.

 

 

 

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Démolition des murs ... démolition des vies ... (2/4)

6 Juin 2007, 09:54am

Publié par barreteau

 

 


La démolition de quartiers entiers de l'est parisien a pu être perçue tantôt comme une solution radicale face à l'obsolescence du bâti ou parfois plutôt comme une action positive de recomposition sociale ...  ou peut-être même ... les deux à la fois. Le vocabulaire de la politique de la ville montre d'ailleurs ces basculements. Selon les périodes, les notions de quartiers, de zones, de ghettos seront mises en avant ou au contraire l'insistance portera sur l'insalubrité et l'hygiène urbaine...

Mais pour concevoir un quartier rénové, faut-il nécessairement penser "démolition" ?
Ne faudrait-il pas laisser une place aux œuvres architecturales des années 50 à 90 ? Sans exiger vouloir tout conserver, il conviendrait de garder des traces, des fragments, une trame des éléments de cette époque ... mais cela a rarement été fait car ce point de vue est difficile à défendre face à l'implacable logique économique des investisseurs et des aménageurs.

Et les habitants ? Bien sûr ils existent dans les statistiques sociales et dans les analyses des urbanistes, mais ils semblent peu présents dans les choix liés aux démolitions. Certes ils sont pris en compte quand ils sont encore occupants d'un immeuble qui va être détruit, mais qui les prend en compte - en amont - dans le processus de décision ?
Il n'est jamais tenu compte des images qu'ils ont de leur immeuble, de leur quartier et de l'importance que ces images peuvent avoir dans la représentation qu'ils se font d'eux-mêmes. Cette absence de considération conduit alors à une incompréhension de l'attitude des habitants et de leurs réactions organisées - parfois avec une réelle violence - contre ces destructions.
 
Les populations qui habitent ces quartiers voués à la démolition peuvent-ils en sortir gagnants ? Vu le nombre de questions non résolues - en particulier celles liées au relogement des habitants - il est sérieusement permis d'en douter... A suivre ...

 

 


 

>> Voir aussi dans Parisperdu: Démolition des murs ... démolition des vies ... (1/4)

  

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Démolition des murs ... démolition des vies ... (1/4)

22 Mai 2007, 09:07am

Publié par barreteau


La démolition urbaine n'est certes pas une invention contemporaine. L'on se souvient des destructions au cœur de la capitale dans la période haussmannienne. Aussi peut-on considérer que la destruction fait partie de l'histoire naturelle de la ville.

Mais plus près de nous, pourquoi des démolitions massives affectent certains quartiers de Paris alors que d'autres sont épargnés ? On a pu penser, dès les années soixante que, pour des raisons, d'insalubrité notamment, les quartiers du nord et de l'est parisien étaient presque naturellement voués à la démolition. Mais l'argument n'est pas suffisant pour expliquer d'aussi vastes entreprises de démolition.

S'agirait-il alors de procéder à une sorte de "sacrifice" spectaculaire de ces quartiers - symboles de la ségrégation - sur l'autel d'une cohésion sociale à reconstituer ? Ou bien s'agit-il de mettre fin à une concentration de populations défavorisées et problématiques du point de vue de l'image, de la sécurité et de la tranquillité publique ? Ou encore l'objectif est-il de libérer des espaces pour inventer un nouvel urbanisme et au-delà, d'une nouvelle urbanité ?

En toutes hypothèses, pour les habitants de ces quartiers voués à la démolition, tout ceci va se payer au prix fort. Car pour eux, il ne sera  pas facile de passer par pertes et profits : leur mémoire des lieux, leurs incertitudes sur le devenir des sites détruits et leurs inquiétudes face à leur avenir, face à leur nouvelle vie ... probablement dans un "ailleurs" inconnu ...
A suivre ...

 

>> Voir aussi dans Parisperdu : "Une rage de destruction ..."

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Une rage de destruction.

18 Avril 2007, 09:10am

Publié par barreteau


C'est surtout dans le 20ème, à l'est de Paris  - dans les quartiers de  Belleville, de Ménilmontant, et de Charonne, pour ne citer que ceux-là - que s'en prennent les sociétés d'économies mixtes gérées avec une grande opacité par les maires d'arrondissements. Là, certaines rues ou certains îlots donnent l'impression de sortir de la guerre : ce sont des blocs entiers qui ont été rasés, comme s'ils avaient été bombardés!

Comment expliquer cette rage de destruction, ce mépris des architectes d'aujourd'hui pour l'architecture du siècle passé ?
En France, la "loi Malraux" sur les secteurs sauvegardés institutionnalise la protection des quartiers historiques. Mais cette loi a ses effets pervers: elle protège les "quartiers-musées" - le Marais, à Paris en est un exemple-type - et autorise la destruction des quartiers moins anciens, moins historiques, moins monumentaux.

Un certain passé est protégé, mais ce passé s'arrête autour de 1850, et la France officielle manifeste un désintérêt total pour ce qui a été construit après : la Gare d'Orsay n'a été sauvée que de justesse, et les Halles de Baltard ont été détruites.

Entre la stratégie de la "table rase" comme Paris l'a appliquée dans ces quartiers de l'Est parisien, et la politique de "sauvegarde historique", il n'y a rien... et les deux types d'action aboutissent au même résultat: on enlève les habitants qui habitaient là auparavant, et ceux qui viennent vivre dans les immeubles neufs ou restaurés ne sont pas les mêmes ...

Pour contester une politique d'urbanisme destructeur, il faudrait un mouvement massif de gens qui s'engagent... Or le plus souvent, les gens ne réagissent que lorsqu'ils sont personnellement lésés mais alors ... ils sont peu nombreux et leur voix ne porte pas bien haut ...



>>
Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (1)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (2)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (3)

>>
Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (4)

>> Démolition des îlots : rue des Partants / rue Gasnier-Guy (5)




 

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Murs abattus et baignoires rémanentes (2/2)

10 Mars 2007, 11:25am

Publié par barreteau

Retour sur les installations d'artistes pour la sauvegarde de la rue Gasnier Guy.
Suite du Billet du 1er mars 2007

Les lavabos, les pommes de douche et les baignoires rémanentes sont bien ici ... tracés à leur emplacement d'origine. Ces dessins en aplat sont comme une tentative dérisoire pour remplir le grand vide créé par la destruction des appartements. C'est un cri désespéré, poussé par les artistes-peintres du quartier.

Némo, le célèbre illustrateur des rues de Paris, viendra à la rescousse avec ses pochoirs, dont le poignant : "Ne cassez-pas nos maisons ! ".

Tout cela sera sans effet ... la rue Gasnier-Guy sera totalement rasée.



>>  Le grand cri de Némo ...

>> Némo, porté disparu ...

>> La dernière fois que j'ai fait du ménage, chez moi aussi la maison s'est écroulée (Némo).
 

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Murs abattus et baignoires rémanentes (1/2)

1 Mars 2007, 09:09am

Publié par barreteau


En 1997, rue Gasnier Guy,  la ZAC des Amandiers pose de difficiles problèmes de relogement ... aussi, progresse-t-elle avec beaucoup de difficultés. L'emprise de la ZAC est pourtant en mutation incessante - avec des immeubles rasés, d'autres murés et partout des terrains en friche.

Tout cela crée de lourds inconvénients pour le paysage et la vie du quartier. Cette situation suscite aussi de vives critiques contre le projet et favorise l'éclosion de diverses interventions.

Ici,  ce sont des artistes-peintres du quartier qui ont reproduit, sur les murs mis à nus, le mobilier présent il y a encore peu de temps dans les appartements maintenant détruits : baignoires, cheminées, tables ... réapparaissent alors comme pour témoigner de leur volonté de ne pas voir le quartier disparaître.

Presqu'en même temps, une action intitulée « La mémoire des habitants, 1997 » réunissant plusieurs intervenants du groupe JLNDRR, a eu lieu ici même. Par l'installation au cœur de "l'îlot insalubre n°11" d'une photographie géante de la façade d'une maison récemment démolie, il s'agissait de signifier, de manière physique, la persistance sensorielle des maisons rasées, dans un quartier où les démolitions n'ont pas cessé depuis 1953.

 

>> Les actions et installations du groupe JLNDRR

>> Persistance sensorielle d'une maison rasée (© JLNDRR)


>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (1)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (2)

>> Rue Gasnier Guy, la rue-symbole de Parisperdu (3)

 

 

 


 

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Rue Watt : petits ateliers et grands desseins

4 Février 2007, 10:20am

Publié par barreteau


Ces ateliers bordaient le prolongement de la célèbre voie sous terraine. Des imprimeurs, des menuisiers, des serruriers ....  s'activaient ici dans ces locaux, puis des traiteurs asiatiques y ont stocké des produits alimentaires ...

Pour réaliser le grand projet de la zone Paris Rive
Gauche, on a beaucoup détruit ici, notamment tous ces petits bâtiments qui, sans avoir un intérêt architectural de premier plan, avaient une présence, une épaisseur historique qui permettait à la rue Watt - tant célébrée par Henry Miller - de s'ancrer dans une continuité temporelle.

Le quartier est alors devenu une sorte de zone, un désert peu engageant où la Seine, pourtant toute proche, est bizarrement absente et où l'environnement de la Bibliothèque Nationale de France est pour le moins "glacial". De trop rares édifices, préservés à grand-peine -  tels les Grands Moulins de Paris, les Frigos, et la Sudac, cette ancienne usine d'air comprimée -  jouent encore ce rôle de repères, de passeurs de mémoire.

Finalement, l'université de Paris-VII a débarqué en force dans le secteur. Une bonne partie de ses unités de physique et de chimie sont déjà installées ici.

Ce no man's land encore trop informe réussira-t-il à se transformer, en quelques décennies, en un carrefour de tous les savoirs ? Pas sûr car on sait, hélas, qu'une telle mutation relève d'une alchimie largement imprévisible.


>> Le nouvel environnement de la rue Watt :



>> Rue What ? :

 



>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (1)

>> Rue Watt, ailleurs dans Paris perdu (2)

 

 

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Chaos debout !

29 Janvier 2007, 09:59am

Publié par barreteau


La technique de la dent creuse appliquée par la ville de Paris à la rue Gasnier Guy a parfaitement réussie. La rue nous délivre ici une vision de ville sinistrée par la guerre. Attaquée de toute part, elle est  "chaos debout" ...

Bientôt vont s'élever ici des immeubles "biens propres sur eux" mais d'une triste banalité.
Le programme initial prévoyait de  reloger sur place les anciens résidents mais en fait, ils seront poussés hors du quartier par l'inflation du coût des nouveaux appartements ...

En 30 ans, le quartier des Amandiers aura perdu tout son habitat populaire qui en faisait un lieu si particulier, comme à l'écart de la ville, ... un grand village entre Belleville et Ménilmontant.


>> La technique de la dent creuse 

>> La rue Gasnier Guy en 1997 ...

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Mauvaises nouvelles pour la rue Watt

24 Janvier 2007, 10:09am

Publié par barreteau


Derniers reflets dans la mythique rue Watt, juste avant "l'enterrement de première classe" que nous préparent des architectes épris de futurisme et préférant plutôt faire table rase du passé que de conserver la moindre parcelle de l'âme de ce lieu ....


 

 

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La technique de la dent creuse.

8 Octobre 2006, 09:58am

Publié par barreteau


Haut de la rue Gasnier-Guy, Juin 1995
 

Nous sommes à l'époque où la ville de Paris poursuit le massacre de ses quartiers populaires.

Rue Gasnier-Guy, dans ce quartier de Ménilmontant particulièrement éprouvé, le spectacle est hallucinant: une maison sur deux a disparu. Celles qui demeurent sont soutenues par des étais et, depuis que les maisons voisines ont été détruites, elles aussi, menacent de s'écrouler.

C'est la technique de la "dent creuse", appliquée systématiquement par les services de la ville de Paris.
Les terrains vagues ainsi créés de toutes pièces deviennent alors des terrains d'ordures abandonnés aux dealers et autres trafics ...
Les habitants des immeubles voisins doivent supporter cet environnement pendant trois, quatre ans, et parfois beaucoup plus ... jusqu'à la réalisation du "projet d'aménagement de la ZAC".

Dans la ZAC, au nom si mensonger (Zone d'Aménagement Concerté : concerté avec qui ?), les habitants des immeubles condamnés à une plus ou moins lointaine démolition ne peuvent plus faire aucun travaux d'amélioration, même si certaines caisses sont prêtes à les financer, car le bailleur -- une société d'économie mixte, ou la ville de Paris -- refuse de donner son accord. Des associations ont parfois mis au point des projets de réhabilitation d'îlots entiers, à des prix défiant toute concurrence, mais ils sont systématiquement rejetés par la Ville de Paris.

Finalement  la rue Gasnier-Guy sera totalement rasée, définitivement aseptisée, et uniformisée au nom du modernisme ... pour satisfaire quelques appétits immobiliers et quelques ambitions politiques.

Evidemment, il y avait-là des immeubles insalubres mais il y avait aussi des immeubles de qualité qui pouvaient être restaurés ... alors ... au nom d'un indispensable progrès, on a saisi l'occasion pour expulser -- par la voie économique -- tout le "populaire" d'un nouveau centre ville devenu, pour lui, hors de prix.

Bien sûr, les immeubles délabrés n'étaient pas extraordinaires, mais les "cages à lapins" des banlieues où les ex-habitants de la rue Gasnier-Guy sont allés s'entasser, ne valent guère mieux.



>> La rue Gasnier-Guy : avant - après ...

>> La Rue Gasnier-Guy déjà sur Pariperdu ... 

 

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Cité Aubry.

27 Septembre 2006, 17:13pm

Publié par barreteau

C'était un petit passage en arc de cercle. Une Cité, comme on disait autrefois, avec ses petites maisons bien calmes et sa rue aux gros pavés irréguliers.
Au bout de la rue, un terrain vague avec des baraques faites de planches et de matériaux de récupération. Là, quelques « quasi sans logis » vivaient à l'écart de tout.

 

Au 2bis, se dresse encore aujourd'hui un drôle de bâtiment, un lieu associatif, un peu autogéré et au nom improbable : Goumen bis. C'est une ancienne usine, avec sa petite cour, comme il n'en existe plus beaucoup à Paris.
Au Goumen bis, des artistes ont installé un théâtre, des ateliers et aussi Télé Bocal, la plus ancienne chaîne télé de quartier à Paris. Faute de moyens pour diffuser sur le canal hertzien, ses émissions passent uniquement ... dans des bars.


Mais tout cela ne va pas durer...
Pourquoi ? Tout simplement, parce que là, derrière les palissades en tôles, les engins et les ouvriers s'activent. Pourtant, pendant longtemps, les riverains se sont mobilisés contre le projet de construction d'immeubles, qui menaçaient de détruire le caractère villageois de l'endroit.
Sous la pression des associations, les 39 logements prévus à l'origine ont, il est vrai, dû faire place à un programme allégé : 13 logements, dont 5 ateliers d'artistes.


Mais, une fois de plus, on rejoue l'histoire du pot de terre contre le pot de fer ...
Alors la cité Aubry, ce lieu insolite où régnait une atmosphère de petite bourgade, aura définitivement perdu son âme ...

>> Le collectif Goumen Bis. 

>> Télé Bocal 

>> La nouvelle Cité Aubry

 

 

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19, rue de Bellièvre.

22 Mars 2006, 09:25am

Publié par barreteau


Le Bar de la Poste au 19 de la rue Bellièvre a définitivement tiré ses rideaux ... ils ne s'ouvriront plus.

 


>> En savoir plus sur le bar de La Poste ...

 

 

 

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