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PARISPERDU

urbain

Les impasses reculées du 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements de Paris.

18 Janvier 2026, 09:00am

Publié par Pierre Barreteau

Impasse quartier Gambetta Paris 20ème

 

Il est des rues que l’on traverse sans les voir, et des impasses qui, elles, vous arrêtent.
Dans l’Est parisien, entre Belleville et Charonne, subsistent encore aujourd'hui des venelles où le temps s’est replié.
Parisperdu a déjà longuement décrit ces lieux de silence, de résistance, de vie passée d'artisans et d'ouvriers et aussi de ces chats qui se baladent là, langoureusement.

Alors voici à nouveau une flânerie à pas lents, une errance douce parmi les impasses reculées des 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements, où chaque pierre semble se souvenir d'un Paris d'un autre temps.

 

Impasse des Souhaits – Paris 20ᵉ

Là, derrière la rue des Vignoles, l’impasse des Souhaits respire encore l’odeur de l’ancien faubourg. Les pavés y brillent d’un éclat humide, les murs portent les ombres des luttes passées. C’est ici qu’un squat survécut un temps, avant que la mémoire ne reprenne le dessus.

Métro : Buzenval ou Avron.

Mentionnée dans *Parisperdu.org*, article « Un squat, rue des Haies » (2010).

 

Impasse Poule – Paris 20ᵉ

Quelques maisons basses, des chats en embuscade et le parfum d’un Paris disparu. L’impasse Poule, minuscule et rebelle, semble narguer les immeubles voisins. Elle fut autrefois l’adresse d’artisans, de maçons, et aussi de rêves simples.

Métro : Avron.

Vue sur *Parisperdu.org*, « Le secret de ces petits regards » (2013).

 

Impasse Rançon – 84 rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

Une ruelle serrée où la lumière s’invite en biais. Les façades lézardées gardent la trace d’un Paris ouvrier, celui des ateliers de fortune et des voix de réunions entre voisins qui se tenaient ici chaque dimanche.

Métro : Buzenval.

Mention dans *Parisperdu.org*, « Visite insolite » (2010).

 

Impasse Casteggio – rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

L’étroitesse en fait son charme. Quelques pots de fleurs, une chaise oubliée, une vieille sonnette : ici la ville semble chuchoter des secrets perdus.

Métro : Avron.

Historique sur *Parisperdu.org*, dans la série des ruelles ouvrières de Charonne.

 

Impasse Rolleboise – rue des Vignoles, Paris 20ᵉ

Un repli discret, presque invisible. On y croise parfois un voisin au regard tranquille, comme si le temps s’y était arrêté depuis 1950.

Métro : Buzenval.

Souvent citée et photographiée dans *Parisperdu.org* comme symbole du Paris populaire.

 

Impasse Compans – Paris 19ᵉ

C’est là que Willy Ronis prit la célèbre photo « Chez Victor ». L’impasse a disparu, mais son souvenir persiste dans les cœurs des flâneurs et des amoureux de cet immense photographe.

Métro : Belleville.

Article de *Parisperdu.org* : « Chez Victor, impasse Compans » (2009).

 

Passage des Fours-à-Chaux – 117 avenue Simon-Bolivar, Paris 19ᵉ

Un passage oublié, replié sur lui-même. Autrefois industriel, aujourd’hui refuge de calme. Les briques rouges racontent ici la chaleur des fours d’autrefois.

Métro : Colonel Fabien.

Article de *Parisperdu.org* : « Le passage des Fours-à-Chaux » (2025).

 

Impasse de Suez – rue de Bagnolet, Paris 20ᵉ

Un moignon de rue, un nom de voyage oriental. L’impasse de Suez se noie dans l'urbanité toute proche, comme si elle avait honte de sa propre obstination.

Métro : Porte de Bagnolet.

Article de *Parisperdu.org* : « Suez à nouveau dans l’impasse » (2014).

 

Cité Florentine – Paris 19ᵉ

Petite voie cachée, aux pavés paisibles. Les glycines et les roses trémières ; les petits portails et les persiennes vertes donnent à la Cité un air de campagne recluse.

Métro : Botzaris.

Article de *Parisperdu.org* : « La Cité Florentine » (2009).

 

Rue du Retrait (cour/impasse) – Paris 20ᵉ

Une cour silencieuse où s’attardent encore des fantômes de ruelles. Willy Ronis y chercha la lumière douce du soir.

Métro : Ménilmontant.

Article de *Parisperdu.org* : « Impression, rue du Retrait » (2008).

 

88 rue de Ménilmontant (cour intérieure) – Paris 20ᵉ

Un portail s’ouvre sur un autre monde. Derrière la façade, une cour pavée, des ateliers, des souvenirs d’enfance et d’ouvriers.

Métro : Ménilmontant.

Article de *Parisperdu.org* : « L’histoire singulière du 88 rue de Ménilmontant » (2015).

 

Itinéraire de flânerie suggéré

Départ : Métro Belleville (19ᵉ) → Passage des Fours-à-Chaux → Impasse Compans → Descente vers Ménilmontant → Rue du Retrait → 88 rue de Ménilmontant → Rue des Vignoles (Impasse Rançon, Casteggio, Rolleboise, Poule, Souhaits) Cité Florentine
Terminus : Impasse de Suez (Porte de Bagnolet).

Durée approximative : 2 h 30 à pied, en flâneur averti.

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Paris mis en boite ?

11 Janvier 2026, 08:11am

Publié par pierre barreteau

Boite à clés dans l'espace public. Paris 15ème (mai 2025)

Une mode chasse l'autre : après les cadenas d'amour (lovelocks) qui pendant des années ont fleuri les grillages et les garde-corps de nos métropoles, ce sont les boîtes à clés qui inondent maintenant nos villes.
A Paris, la prolifération de ces petits coffres noirs sont devenus le symbole de quartiers dépourvus d’habitants, chassés par les locations saisonnières. Pour celles-ci comment récupérer les clés du logement de vacances ? Il est loin le temps où elles étaient tout naïvement déposés sous un pot de fleurs ou un paillasson. A l'époque de la commande à distance, des échanges en temps réel, de l'Internet ultra-haut débit, de la communication à tout-va… restait à régler le problème de la clé physique à s’échanger. La solution technologique finalement trouvée a été celle du boîtier, avec code à quatre chiffres.

Mais aujourd'hui dans nos villes saturées de location Airbnb, la multiplication de ces boîtiers pose problème et fait l'objet de rejets dans de nombreuses métropoles.

A Paris, depuis un an, la maire a pris un arrêté pour interdire les dispositifs propres aux meublés touristiques, comme des boîtes à clés ou des réceptacles fixés sur le mobilier urbain. En cas d'infraction, un autocollant exigeant le retrait de la boîte sous 15 jours est apposé : passé ce délai et sans action du propriétaire, l’objet sera retiré, puis détruit par les services de la Ville de Paris. Ainsi les contrôles des boîtes illégales (souvent symboles de locations illégales) ont été renforcés, notamment dans les arrondissements les plus touchés comme le Marais, Saint-Germain-des-Prés et Montmartre. Toute infraction est punie d'une amende pouvant aller jusqu’à 1500 €, et même 3000 € en cas de récidive.

La Ville compte aussi sur les riverains pour signaler la présence de ces boîtiers installés illégalement, via l’application "Dans Ma Rue".

A bon entendeur…

 

>> Les cadenas d'amour (lovelocks), sur Parisperdu.

 

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Retour place des Fêtes.

3 Septembre 2025, 09:22am

Publié par pierre barreteau

La place des Fêtes, 19ème arrondissement de Paris (mai 2010).
Photo prise du 23ème étage de l'un des immeubles entourant la place.
La pyramide que l'on voit au centre de l'image a été retirée en août 2019.

 

Je vous propose de faire un petit retour en arrière pour revivre la grande transformation qu'a connu alors la Place des Fêtes.

Nous sommes dans les années 1960 et c'est Paul Adnot, un ancien résident du quartier, qui nous relate l'ambiance populaire, animée et chaleureuse d'un Belleville qu'il a vu se transformer drastiquement et qui aujourd'hui a complètement disparu.

"Flash-back" donc, avec Paul :

"J'ai été deux fois déraciné.
J'aimais la campagne, j'étais habitué au grand air, aux champs, et on m'a ramené à Paris, dans cette ville incroyable, j'étais perdu, affolé, on m'a mis à l’école avec des instituteurs qui étaient des peaux de vaches.
La deuxième fois que j'ai été déraciné, c'est quand ils ont foutu notre quartier en l'air. Tout le monde se connaissait avant : c'était un village, c'était notre campagne à nous. Ce n'est pas comme maintenant, on passe à côté des gens sans les voir, personne vous voit, vous voyez personne non plus.
Mon point central, c'était la Place des Fêtes quand j’étais gosse : il y avait des baraques foraines dans le "square Monseigneur Maillet", il y avait la fête, des parades foraines... Le dimanche, les cafés étaient pleins ; ils restaient ouverts jusqu'à près de minuit : bien sûr, il y avait quelques ivrognes… L'été, on sortait du boulot, on avait soif, on allait boire un pot chez Dupont, au coin de la rue Pré-Saint-Gervais et de la rue Compans.

Puis ça a commencé avec les types qui ont commencé à prendre les métrés, les géomètres, puis après, on a vu arriver les engins avec leurs grosses boules d’acier qui abattaient les murs. Les premiers bâtiments construits sont les "paquebots" de la rue de Bellevue. Après, ils ont foutu en l'air l’école de garçons : j'en ai bavé dans cette école, mais ça m’a fait mal au ventre quand ils l'ont démolie, c'était mon passé. Quant à moi, j'habite dans des HBM (habitations bon marché), les HLM d'autrefois qui ont été construits en 1921 et finis en 27. J'avais un oncle, peintre en bâtiment : quand il a vu mon appartement, il n'en revenait pas : vous vous rendez compte, les W-C. chez soi ! Or, on ne savait pas ce qu'ils allaient construire... Quand on a vu la hauteur des constructions alors là, ça nous a déchirés ! C'était affreux... Quand on sortait du métro, tous les gens s'arrêtaient, regardaient, et comptaient les étages en espérant chaque jour qu'ils s’arrêteraient. Par rapport à ce qui était prévu, ils ont changé quatre fois de plans, mais les tours y étaient toujours. Pas mal de gens sont partis en banlieue (ceux qui ont été expulsés) ; d’autres ont été relogés près des casernes entre la Porte des Lilas et de Bagnolet : c'est pas beau, je voudrais pas y habiter.

Alors une nouvelle époque est née, et sont apparus les frigidaires, les télévisions, tout le confort, quoi ! J'avais un copain d’enfance, on allait le voir tous les vendredis soir. On arrive : Oh !... Il s'était acheté un frigidaire ! Le lendemain, on achetait un frigidaire. Un soir on arrive, il avait acheté la télé : c'est pas vrai ! Moi, je l'ai acheté un ou deux ans plus tard. Mais çà a été dommage : on était collé dessus ! Vous vous rendez compte : le cinéma à domicile, on se dérange plus !... Maintenant, je suis plus sélectif, je ne regarde pas n’importe quoi ".
 

Paul Adnot nous livre-là le témoignage authentique d'une époque. Il a connu les taudis de Belleville, les miséreux, la face sombre de la condition ouvrière d'alors, contre laquelle luttait quotidiennement cette belle convivialité, faite de solidarité, d'entraide et dont il faut bien voir, derrière son aspect plaisant, qu'elle constituait une technique collective de survie, difficile à retrouver aujourd'hui malgré notre "crise" actuelle qui n'est pas comparable, même de loin, sinon peut-être au plan psychologique.

Si cette ambiance Bellevilloise, désormais mythifiée, nous apparaît comme un passé irrémédiablement perdu; il est heureusement des gens qui, aujourd'hui encore, continuent à créer du lien entre les habitants de ce 19ème arrondissement, si vivant, si attachant … Alors merci à eux et, merci aussi à "La Maison de la Place des Fêtes".

 

>> Article déjà publié en mai 2010.

>> La Maison de la Place des Fêtes.

 

 

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Paris, ville lumière (5/5) : La robe dorée de la tour Eiffel.

14 Mars 2025, 14:13pm

Publié par pierre barreteau

La Tour-Eiffel de nuit, en phase de scintillement

 

Finalement, comme disent les musiciens de l'orchestre : "rendez-vous au Point d'orgue".
Et pour la ville lumière, le point d'orgue sera le monument le plus prestigieux de la capitale : la Tour Eiffel.

Pour la robe dorée de la tour Eiffel, les chiffres donnent le tournis car on dénombre :

  • 20 000 lampes à éclat,
  • 40 km de guirlandes lumineuses et de câbles d'alimentation,
  • 230 armoires et coffrets d'alimentation,
  • Une puissance totale de 120 kW,

L'illumination nocturne de la tour ne représente que 4 % environ de la facture énergétique annuelle du monument. Car chaque année, la tour Eiffel consomme 6,7 GW, soit l'équivalent d'une ville de 3 000 habitants. Mais Paris le vaut bien…
 

>> Paris, ville lumière (4/5) : La ville lumière à l'heure de la sobriété énergétique.

 

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Paris, ville lumière (4/5) : La ville lumière à l'heure de la sobriété énergétique.

7 Mars 2025, 14:40pm

Publié par pierre barreteau

 

Le Louvre la nuit : Esplanade de la Pyramide de Pei.

 

Aujourd'hui le temps est aux économies pour l'éclairage des bâtiments publics et l'heure n'est plus aux mises en scène lumineuses fastueuses et parfois onéreuses. Et puis, les mentalités ont évolué et les citoyens préfèrent des illuminations destinées à améliorer leur confort quotidien plutôt que celles dévolues aux seuls bâtiments publics pour mettre en valeur le patrimoine architectural. Autant de facteurs qui expliquent qu'en novembre 2022, la mairie a pu demander aux bureaux et commerces parisiens d'éteindre les lumières le soir et, pour donner l'exemple, a plongé la tour Eiffel dans le noir à 23h45 au lieu de 1 h du matin : à la clé, 10 millions d'euros d'économies.

Il faut dire que, comparés aux autres mégalopoles, Paris est souvent pionnière en matière de transition écologique.
Il y a plus de dix ans maintenant que la pyramide du Louvre mais aussi les façades du palais du Louvre brillent dans la nuit grâce à quelque
4 500 LED ! Et dès l'année prochaine tous les luminaires publics vont passer en éclairage LED, permettant ainsi de consommer deux fois moins d'énergie qu'auparavant.
Paris est donc sur la bonne voie mais le chemin est long. Ainsi l'Inventaire National du Patrimoine Naturel relève dans l'une de ses publications que : « Ces dernières décennies, l'éclairage nocturne s'est fortement développé, impactant la faune et la flore. Cette pollution lumineuse modifie les comportements des animaux et fragmente les paysages nocturnes. » La question à laquelle Paris va devoir répondre n'est donc peut-être plus celle de la lumière, mais celle de la nuit retrouvée avec, par exemple, la création d’îlots d'obscurité à côté de certains espaces publics baignés de lumières plus douces.
Une façon de réenchanter la nuit parisienne, tout en restant la Ville lumière ?

 >> Lumières sur la ville, une histoire de l'éclairage urbain, de Agnès Bovet-Pavy édité par François Bourin et Arte.

>> Les lampadaires de Paris (illustration)

>> Paris, ville lumière (3/5) : Partout dans la capitale.

 

 

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Paris, ville lumière (3/5) : Partout dans la capitale.

28 Février 2025, 10:03am

Publié par pierre barreteau

Illuminations du pont Alexandre III et la Tour Eiffel
 

Paris, la Ville lumière, ce surnom est encore bien mérité aujourd'hui car force est de constater que Paris et ses lumières font toujours rêver. En effet, on ne compte plus les tours et guides qui proposent des formules de découvertes « by night », en bus, à pied voire en vélo et bien sûr en péniche avec notamment les fameux bateaux-mouches. C'est qu’il y en des choses à voir lors de ces balades nocturnes : outre l'éclairage des voies publiques, celui des bâtiments parisiens concerne près de 340 sites dont la tour Eiffel, le Louvre, l'Opéra et bien sûr tous les ponts de Paris.

Et s’il s’agit d’un éclairage public de qualité qui fonctionne bien et qui est bien entretenu, ce qui est plus remarquable c’est qu’il est réparti de façon équitable sur tout le territoire parisien. Autrement dit, tous les quartiers de la capitale sont éclairés et il y a peu de chance qu'un passant heurte un candélabre en panne !

Un bémol cependant : on a parfois une impression de paysage nocturne en désordre. Sur les Champs-Élysées, par exemple, longtemps, à cause d'un arrêté de 1910, seules les lumières blanches étaient autorisées ; ce qui donnait son unité à l'avenue. Désormais, des enseignes commerciales de toutes les couleurs se côtoient et font un peu désordre. 

Ailleurs cette unité de couleur est malgré tout respectée : c'est le cas pour les ponts parisiens, illuminés de blanc toute la nuit, même en période d'économies d'énergie, afin d'assurer la sécurité de la navigation fluviale. Mais ce qui frappe sans doute le plus les amoureux de la nuit parisienne, c'est l'incroyable richesse du mobilier urbain d'éclairage : comme les lampadaires Art nouveau en forme de brins de muguet conçus par Hector Guimard pour éclairer les encarts de signalisation du métro, ou les cariatides (ou femmes lampadaires) sur la place de !'Opéra ou encore les réverbères coniques entourant la colonne Vendôme, et il existe encore bien d'autres exemples.

Mais pour rester la Ville lumière, Paris doit rénover sans cesse son éclairage public, comme cela a été récemment le cas aux abords du Louvre où les candélabres et les lanternes de la Place du Carrousel, de la cour Napoléon, de la cour Carrée et du passage Richelieu ont subi un toilettage complet, qui va du nettoyage ou de la peinture de quelque 181 fûts de bronze à la modernisation des armoires électriques ou au remplacement de certaines lanternes abîmées.

 

>> Paris, Ville lumière (2/5) : D’où lui vient ce nom ?

 

 

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Paris, Ville lumière (1/5) : Les lumières de la ville.

14 Février 2025, 10:27am

Publié par pierre barreteau

Paris : les lumières de la ville.

Paris a inventé l'éclairage public au 17è siècle, puis les lampadaires au 18ème. Au tournant du 19ème, la fée électricité inspire les créateurs, comme Hector Guimard qui imagine de lascifs lampadaires urbains en forme de brins de muguet pour orner les bouches de métro. Et aujourd'hui l'enjeu est d'innover pour concilier sobriété énergétique et valorisation du patrimoine urbain.

Parisperdu va développer dans 4 billets à suivre… la grande aventure de "Paris ville lumière". Et tout d'abord en se posant la question fondamentale : d’où vient ce nom de "Ville lumière" ?
Puis l'on montrera que la "ville lumière" n'est pas réservée à quelques sites ou monuments mais qu'elle est partout dans la capitale. Et aussi l'on verra qu'aujourd'hui "La ville lumière" est en grande mutation, à cause de la nécessaire sobriété énergétique qui s'impose à tout le monde.
Enfin le point d'orgue sera posé sur le monument le plus prestigieux de la capitale : la tour Eiffel et sa robe dorée.

A suivre donc sur Parisperdu…

 

 

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Quand la photographie détourne le réel.

28 Janvier 2025, 15:19pm

Publié par pierre barreteau

©Photo de Yves Marchand et Romain Meffre :« Ruines de Paris » crée par l’intelligence artificielle.

 

A l’ère de l’Intelligence Artificielle (IA ou AI) il semble opportun de questionner les pratiques photographiques actuelles et de s’interroger sur la notion d'illusion photographique.

Souvent pensée comme le reflet exact de la réalité, la photographie a cependant dès son invention tenté de "jouer les faussaires" en manipulant la lumière, les points de vue, les cadrages, les techniques de prise de vue, de développement ou de post productions numériques...

Il suffit de visiter les photos de la collection du Musée Niepce pour comprendre qu'il y a toujours eu ce goût des photographes à détourner et à manipuler la réalité, révélant ainsi dans l'image des apparitions perturbantes ou spectrales, des univers parallèles...

Dans un monde hors du réel, les photographes surréalistes vont bien sûr être à leur aise : de Man Ray à Hans Bellmer en passant par Dora Maar et Lee Miller, ils ont représenté le rêve et l’imaginaire. Ces célèbres artistes surréalistes ont eux aussi marqué l’histoire de la photographie.

Et aujourd’hui l'IA ouvre grand la porte aux manipulations de l'information et des images, aussi est-il passionnant de voir comment certains photographes s'emparent des différente techniques photographiques et numériques pour interroger, déformer, poétiser ou dynamiter le réel... Et en ce domaine nous ne sommes qu'au début d'une nouvelle ère de la photographie moderne.

 

>> L’artiste allemand Boris Eldagsen a gagné la catégorie « Open » du Sony World Photography Awards. Problème : la photo présentée a été réalisée en partie avec de l’intelligence artificielle. Boris Eldagsen a refusé de recevoir son prix. Sony a depuis retiré cette image de son site web.

>> Dora Maar : Main Coquillage, (1934)

>> Retour au réel...

 

 

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6 mètres avant Paris.

11 Mai 2023, 10:48am

Publié par barreteau

"6 mètres avant Paris"
Avant le panneau : avenue de la République à Bagnolet (93)
et après le panneau : avenue Cartelier, Paris 20ème © Eugène KOSSAKOWSKI (1971)

Entre l'Avenue de la République à Bagnolet et l'Avenue Cartelier dans le 20ème arrondissement de Paris, le périphérique et son faisceau de bretelles de la porte de Bagnolet ne passe pas inaperçu !
Cet anneau routier bruyant et malodorant marque la limite entre Paris et sa banlieue. Une limite qui longtemps a été matérialisée par des panneaux d'entrée/sortie de ville.

Au Printemps 1971 le photographe Eugène KOSSAKOWSKI a le regard attiré par ces écriteaux indiquant la limite administrative de Paris. Il décide de les photographier tous: pancartes en tôle ou en ciment, peu importe…

Le reportage comptera 159 photos, dont l’objectivité repose sur la position identique adoptée à l’égard de chaque écriteau (une distance de 6 mètres), sur la neutralité générée par une prise de vue frontale et le cadrage : des données qui sont invariables.

En réalité, KOSSAKOWSKI n’a pas toujours pu, à cause d’impératifs propres aux sites, se placer à une distance de 6 mètres devant chaque panneau. C’est donc au moment de l’agrandissement des clichés, qu’il va pallier ces variations.

En 1977, quatre photos de la série sont exposées dans le cadre de l’exposition « Archéologie de la ville » au Centre Beaubourg, où les 155 autres photographies sont mises en dépôt… et où finalement elles vont toutes disparaitre : perdues ou subtilisées ?

Malgré les aléas que connurent les tirages originaux, cette œuvre originale de KOSSAKOWSKI lui permis de se faire connaître en France et d’y vivre durant le reste de son existence c'est à dire jusqu'en 2001.

 

 

>> "6 mètres avant Paris", déjà sur Parisperdu.

 

 

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Coincée entre un mini super-market et un fast-food de Tacos Hallal !

5 Mai 2018, 10:37am

Publié par barreteau

 

 La Cité du Midi, 48 boulevard de Clichy_Paris 18ème
 

Au 48 boulevard de Clichy se trouve la Cité du Midi, îlot de calme perdu au milieu des sex-shops et autres peep-shows aguicheurs du turbulent quartier de Pigalle.
Du boulevard, coincée entre un mini super-market et un fast-food de Tacos Hallal, la Cité n'est pas très visible … et c'est sans doute tant mieux car elle recèle ainsi des trésors bien cachés.
En effet, dans cette impasse pavée d’une centaine de mètres, la plupart des constructions n’excèdent pas les trois étages et la végétation est laissée libre d’envahir les murs et les quelques petites cours.
Au numéro 12, les anciens bains douches de Pigalle témoignent d’un passé pas si lointain où l’eau courante à domicile était chose rare. Quelques dizaines de mètres plus loin un drôle d'immeuble en demi-cercle clôt l’impasse.
Les habitants de ce petit coin de paradis semblent vouer une sorte de culte aux azulejos et autres faïenceries décoratives et, dans le bas de la cité un "space invader" s’est même joint aux autres décorations murales. D’ici quelques temps, la Cité du Midi ne sera peut-être plus accessible aux flâneurs car une pétition visant à ériger une grille est entrain de circuler. Il faut dire que s'il y a pas mal de jolies villas et de cités secrètes dans ce quartier, presque toutes sont protégées par des grilles à digicode … et, quand on flâne le soir dans le coin, on comprend vite pourquoi …

>> Cité du Midi
 

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Le viaduc de Tolbiac a été "valorisé" !

17 Janvier 2018, 14:37pm

Publié par barreteau

Le viaduc de Tolbiac a été "valorisé" !

“Brouillard au Pont de Tolbiac”, dessin de Jacques Tardi (1982).

 

C'est une longue histoire qui a connu son épilogue au cours de l'année 2017. Le viaduc de Tolbiac, cher au détective Nestor Burma, décrit par Léo Malet, filmé par Jean-Pierre Melville et dessiné par Jacques Tardi a été "recyclé" en février 2017.

L'affaire débute en février 96, quand la Semapa, chargée de l'opération "Seine-Rive Gauche", commence le démantèlement du viaduc. A l'époque, explication alors toute poétique de la Semapa, : "Il y avait incompatibilité de l'ouvrage existant avec le parti pris architectural de la ZAC". Un "parti pris" qui consistera à déverser sous forme de dalle un vaste tapis de béton pour recouvrir l'ensemble des voies ferrées surplombées par le viaduc.
Mais sa condamnation n'a provoqué ni l'émotion ni la mobilisation qui avaient par exemple sauvé de la casse l'hôtel du Nord. Car en effet, les aménageurs, échaudés par la contestation que suscite l'ensemble de leur ZAC, ont pris soin de ménager le "symbole" : le pont ne sera pas détruit, mais démonté. Une nuance qui permet à la Semapa de balayer les critiques et d'assurer que le pont sera un jour remonté. "Sa réinstallation sera d'autant plus emblématique qu'elle se fera à proximité de son implantation première et dans un délai rapide pour que sa mémoire ne s'efface pas", affirme alors sans coup férir la directrice générale de la Semapa.

La carcasse du viaduc ­est donc démontée, en trois morceaux, ripée en dehors du site ferroviaire­ et entreposée dans la petite gare d'Auneau, dans l'Eure-et-Loir !

Il faut bien dire que les aménageurs du XIIIe ont démontré une méconnaissance totale du patrimoine populaire de ce secteur. L'histoire du pont colle pourtant à celle de l'arrondissement. Construit en 1895 pour remplacer une passerelle en bois, il a été bâti à l'image du petit peuple de ces quartiers : pas beau, mais solide et utile.

Bien sûr, le pont ne sera jamais réinstallé. Comme la fameuse rue Watt, sacrifiée elle aussi sur l'autel de la ZAC, c'est encore un lieu identitaire fort du Paris populaire qui passe à la trappe.

Fin 2016, la Semapa passe un appel d'offre pour un "marché d'enlèvement et de valorisation de l'ancien viaduc de Tolbiac mis en dépôt à Auneau (28)".
Courant 2017, les quelques 600 tonnes de l'ouvrage partent pour un site sidérurgique dont la destination exacte a été gardée confidentielle.
Que voulait-on cacher ? Que craignait-on vraiment ? L'annonce de sa "valorisation" ne pouvait plus alors émouvoir personne … sauf peut-être quelques cheminots à la retraite …

 

>> La saga du viaduc de Tolbiac sur Parisperdu : 

-  Le viaduc de Tolbiac.

- Le viaduc de Tolbiac (Suite) ....

- Viaduc de Tolbiac, où es-tu ?

>> "Marché d'enlèvement et de valorisation de l'ancien viaduc de Tolbiac mis en dépôt à Aneau (28)" passé par la Semapa.


>> La Semapa reconstruira le viaduc !

 

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République, "the place to be…"

26 Avril 2016, 16:44pm

Publié par barreteau

 

 


Place de la République, voilà une place qui, par les temps qui courent, ne laisse pas indifférent. Est-ce encore une place publique ou est-elle devenue exclusivement un rendez-vous politique ? Telle est la question du moment.

Traditionnel point de ralliement des manifestations, Cgt en tête, Unef pas loin derrière, … c'est à "Répu", sous la colossale statue en bronze de Marianne, que démarrent symboliquement les cortèges.

Jusqu'en 2012, l'esplanade certes très animée ne voyait, en dehors des grandes "manifs", qu'une activité réduite aux brocantes et aux vide-greniers organisés surtout le week-end.

Son réaménagement en 2013, n'a pas eu que des avantages quand on pense, par exemple au massacre des fontaines des Dauphins, mais il a permis d'ouvrir la place aux piétons, aux familles, aux enfants et, sur ce plan là, c’est un succès.

Mais le grandiose projet de la Mairie de Paris connaît aussi quelques ratés.

C'est tout d'abord le Café "Monde et Médias" qui reste fermé depuis maintenant longtemps, suite à un incendie ... Du mobilier urbain, du miroir d’eau, de "L’R de jeux" et de la ludothèque à ciel ouvert, que reste-t-il ? Pas grand-chose ... Quant aux nouveaux arbres plantés pour "végétaliser" la place, ils résistent, mais restent diablement chétifs.

Et surtout, depuis les attentats de 2015, la fonction de la place semble avoir radicalement changé. Elle est devenue un symbole, une sorte de sanctuaire, un mémorial, un lieu de recueillement et d’expression.

Avec parfois de fâcheuses conséquences, ainsi la statue de la République et son socle de pierre calcaire qui pourtant avaient été nettoyés à neuf, ont dû subir des couches superposées de messages, de graffs, et de nombreuses dégradations malveillantes. Ce nouvel espace est devenu "la place parisienne" de référence de la contestation mais aussi un nouveau défouloir, un exutoire, ...
On ne lui en demandait pas tant !

Et, fin mars 2016, le point d'orgue n'est sans doute pas loin d'être atteint. La place de la République devient le "siège social", l'établissement principal du mouvement "Nuit debout".

Ici, chaque soir on refait le monde, la parole est libre et les contestations vont tout azimut …
La République est un symbole, mais ne deviendrait-elle pas aussi un prétexte ? Car les effets secondaires que sont les débordements, les désordres et les dégradations installent le doute sur la crédibilité de mouvement … Nuit debout va-t-il devenir Ennui assis … ?

 

>> La République en danger ...

 

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De l'abribus à l'abri voyageur.

16 Mai 2014, 16:29pm

Publié par barreteau


50 ans après la naissance des premiers abribus à Paris (en 1964), leur concept est réinventé pour offrir aux voyageurs un nouveau mobilier moderne et intelligent.

En effet, l’ensemble des 1920 abribus parisiens vont être remplacés par un nouveau modèle qui sera installé à partir du 2ème semestre 2014. 80 unités seront même ajoutées portant le nombre total d'abribus parisiens à 2000.

La commission d’appel d’offres de la Ville a attribué le 19 novembre dernier, à l’unanimité, ce nouveau marché à la société SOPACT, une filiale de JC Decaux.

Les anciens abris seront donc intégralement déposés et remplacés, et le nouveau contrat prévoit la fourniture, la pose, mais aussi l’entretien, la maintenance et l’exploitation publicitaire des nouveaux abris sur une période de 15 ans.

Le renouvellement des abribus est donc l'occasion de choisir un nouveau mobilier qui donnera aux rues de Paris une image moderne, dynamique.

On passera de l'"abri-bus" à l'"abri-voyageur". Car, les nouveaux abris proposeront de nouveaux services : chargeur universel de portable, informations des passages en temps réel ... Ils seront aussi plus confortables, en permettant en particulier de s’asseoir devant et derrière l’abri-voyageur, sous un toit protégeant mieux des intempéries.

Mais le principal intérêt pour la Ville de Paris, sera économique car le niveau de la redevance perçue par la Ville qui était de 3,9M€ en 2013 va passer avec ce nouveau marché à 8,3M€ par an.
La rentabilité de l'affaire sera bien … à l'abri.

 

Le mobilier urbain sur Parisperdu:


>> Les Vespasiennes ou Sanisettes.

>> Les cabines téléphoniques.

>> Les colonnes Morris.

>> Les fontaines Wallace.

>> Les kiosques à journaux.

 

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Les paris de Paris.

26 Avril 2014, 10:42am

Publié par barreteau


"Le Grand Paris Idéal" vu par MVRDV, une agence d'architecture et d'urbanisme néerlandaise (2009)


Les nouveaux paris de Paris devraient être d'arrêter de suréquiper ce qui l'est déjà trop (nous ne sommes pas au Japon que diable, nous avons de la place!) et, de cesser de faire des gratte-ciels (laissons cela à Manhattan !).

Alors de grâce Messieurs les Architectes, Messieurs les Urbanistes pensez plutôt à aménager la campagne, car les citadins vont bientôt fuir ces villes tentaculaires que vous leur fabriquez et où tout pose problème.

Allez donc démontrer vos talents et votre génie ailleurs, comme le fit Niemeyer en sortant du néant une ville toute neuve, un vrai défi mais une réussite ... ou comme le génial Gaudí, qui sût créer sans renier le passé, et conserver le lien sacré qui de tout temps a existé entre l'Art et l'Artisanat. Ce lien qui justement éloigne toute tentation d'échapper à l'échelle humaine, et permet de respecter cet allié incomparable qu'est le monde végétal, où les grands arbres doivent rester grands et ne pas ressembler à des buis plantés au pied de tours aussi colossales qu'inhumaines ...

Reconnaissez aussi, Messieurs, les graves problèmes qu'entraînent la surpopulation des grandes villes et les fâcheuses conséquences de toute cette surenchère, dissimulée sous les termes passe-partout de "restructuration", de "requalification du bâti", d' "optimisation de l'urbanisme des métropoles "

Messieurs les Architectes, laissez donc Paris et ses alentours en paix, tout comme l'ont fait Rome, Amsterdam, Vienne, et bien d'autres villes européennes…  qui sont toutes des villes finies et qui n'ont aucun besoin d'ajout !


>> Jean Nouvel conservera l'ancien.

 

 

 

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Pour un urbanisme retardataire.

17 Mars 2014, 09:28am

Publié par barreteau

 Coulée verte, près de la rue du Sahel, Paris 12ème.

Parisperdu ne serait-il donc que le reflet d'une vaine nostalgie ?
Non, car il affiche, avant tout,  le désir de montrer qu'autre chose a existé et que sans doute, autre chose est possible ?

Je propose seulement que, dans cette ville, l'on restaure ou conserve des espaces d'indétermination dans lesquels l'homme a la possibilité de demeurer disponible ou de poursuivre à vive allure sa marche dans le fracas et les tracas.
Je suis en quelque sorte pour un urbanisme retardataire …

Souvent nous sommes bien négligents à l'égard de Paris car, tels des enfants, nous n'avons pas conscience du danger. Mais attention, il ne faut pas négliger le passé d'une ville, qui faute de mémoire et de soins,  risque de s'écrouler, de se perdre, de disparaître …
Depuis quelques années, les aménageurs ont voulu attendrir un immobilier trop rigide en provoquant des coulées vertes dont les réussites ne sont pas toujours conformes à leurs vœux.
Car en effet, cette avalanche de verdure surprend et paraît le comble de l'artifice, comme chaque fois où l'homme a voulu singer la nature.

Et, dans ces minuscules oasis de verdure, le promeneur sensible éprouve quelque mélancolie tant il sait que l'autre monde barbare, impitoyable, bêtement soumis aux déterminations économiques, existe lui aussi … là, tout proche.


>> La coulée verte vue par Willy Ronis - 1995

 

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