Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
PARISPERDU

urbain

Flâner.

6 Mars 2014, 10:30am

Publié par barreteau

Flânerie au parc de Belleville (juin 2006)

La flânerie est souvent conçue comme une activité qui ne prête pas à conséquence.
Il est vrai qu'à la différence d'un voyageur pressé ou d'un travailleur, le flâneur ne se fixe pas de but et que le chemin qu'il a parcouru, reconnu, importe plus que le terme dont il n'avait même pas d'idée précise au départ.

Le vrai flâneur est capable d'aller au bout de lui-même, et cette fatigue librement consentie est souvent une récompense car il s'agit aussi de "fatiguer" la ville, non point par cruauté ou pour la prendre en défaut, mais pour qu'elle nous livre enfin son vrai visage, celui qu'elle refuse à la plupart de ses habitants ou de ses passants.

Avancer librement, lentement dans une ville pressée, n'attacher du prix qu'à l'émerveillement de l'instant dans une société de marchands, voilà la bonne méthode pour parcourir une ville.

Et, en la matière Georges Perec sera notre maître, lui qui s'oblige "à voir plus platement … jusqu'à ressentir pendant un bref instant, l'impression d'être dans une ville étrangère ou, mieux encore, jusqu'à ne plus comprendre ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas, que le lieu tout entier devienne étranger, que l'on ne sache même plus que ça s'appelle une ville, une rue, des immeubles, des trottoirs."

Alors à tous, bonne flânerie dans les rues de Paris ….


>> De l'art de flâner.

 

 

Voir les commentaires

Mur des "je t'aime".

2 Mars 2014, 09:25am

Publié par barreteau

L’artiste Frédéric Baron, après avoir recueilli les mots "Je t’aime" dans plus de 300 langues, a voulu nous transmettre ces messages d’amour en les exposant sur un mur.

Construit au cœur du square Jehan-Rictus, près de la place des Abbesses dans le 18ème arrondissement, sur une surface de 40 m² avec un total de 511 carreaux en lave émaillée, le mur des "Je t'aime" reprend 311 fois la plus douce et la plus romantique des expressions.

En voici quelques extraits, phonétiquement retranscrits : "nian'-ni-né-sné-i-kou-nou" (Inde), "sé-rèt-lèk" (Hongrie), "daï-sou-ki" (Japon), "ti amo" (Italie), "veille-el-skar-deille" (Norvège), "èk-èt -you- lif" (Afrique du Sud).

Un peu de quiétude et de douceur dans notre monde parisien échevelé et brutal … cela ne peut pas faire de mal !


>> Le site web du mur des "Je t'aime".

>> Dans le même esprit: "Les lovelocks".

Voir les commentaires

Les friches parisiennes s'invitent aux municipales.

7 Février 2014, 10:16am

Publié par barreteau


Les deux principales candidates à la mairie de Paris s'affrontent désormais autour de la réhabilitation de certaines friches parisiennes. Après tout, cela pourrait peut-être valoir un supplément de suffrages … sait-on jamais?

A droite, on propose de métamorphoser quelques-unes des fameuses stations fantômes du métro. Il s'agit de 7 stations (Haxo, Porte-des-Lilas, Champs-de-Mars, Saint-Martin, Porte-Molitor, Croix-Rouge et Arsenal) fermées définitivement en 1946 car considérées alors comme peu fréquentées, peu rentables.

Le projet de la candidate serait de faire de ces stations inutilisées des lieux de convivialité branchés, des boîtes de nuit où les problèmes de voisinage seraient forcément évités … Ou alors, on pourrait y abriter des salles d'entraînement pour certains sports voire des espaces culturels ou de création … Un programme aussi vaste qu'imprécis !
Ainsi, on se demande par où passera le métro à la station Arsenal transformée … en piscine ?

De son côté, la gauche voudrait une ceinture verte autour de la capitale … et présente un projet d'aménagement de la petite ceinture.

Sur une dizaine de kilomètres de cette ligne de chemin de fer qui encercle Paris sur 32 kilomètres, il s'agirait de relier le bois de Boulogne au bois de Vincennes par une coulée verte alternant espaces "sauvages" et espaces aménagés et aussi de transformer les anciens tunnels ferroviaires en cinéma, restaurant ou aquarium … Indiana Jones aux portes de Paris !

Décidément l'underground parisien donne des idées aux candidates.

Paroles, paroles … promesses, promesses, tout cela est-il bien réaliste ?


>> Déjà sur Parisperdu : les stations fantômes du métro parisien.

 

 

Voir les commentaires

Petit lexique d'urbanisme : de A à Z .

27 Janvier 2014, 10:08am

Publié par barreteau

 ZAC de la Gare de Rungis _Paris 13ème. (avril 2010)

L'urbanisme et son vocabulaire évoluent rapidement sous l'effet du changement des modes de vie et d'une production législative surabondante. Souvent ici, nous nous faisons l'écho des démolitions, des bouleversements de certains secteurs du nord-est de la capitale, aussi nous a-t-il semblé utile de préciser la signification des termes les plus usités dans le domaine de l'urbanisme.

Ce petit lexique fournira aussi quelques clefs pour la compréhension de la logique de mutation urbanistique de certains quartiers de Paris.

Aménagement urbain : L’aménagement urbain ou urbanisme est un champ disciplinaire et professionnel recouvrant l'étude du phénomène urbain, l'action d'urbanisation et l'organisation de la ville et de ses territoires. Les personnes qui exercent ce métier sont des urbanistes. 

Réhabilitation : il s'agit de l'amélioration d'un bâti déconsidéré par son mauvais état, en améliorant les toitures, les façades, le confort sanitaire ... En termes d'urbanisme, la réhabilitation ne se confond pas avec la restauration (qui implique le retour à un état initial, en général de qualité), ni avec la rénovation (qui n'est ni plus ni moins qu'une opération de démolition-reconstruction).

Rénovation : mot improprement utilisé (mais adopté par l'usage et la réglementation) pour la "démolition-reconstruction". La rénovation qui concerne en général tout le bâti d'un quartier peut être motivée par la mauvaise qualité des bâtiments ; par leur inadaptation, qui conduit à remplacer des usines abandonnées par des logements, des logements vétustes par des bureaux ou des logements neufs ; par leur insuffisante occupation du sol ou par leur inadaptation à la circulation automobile, notamment dans les quartiers d'affaires. La rénovation a notamment existé à Paris sous Haussmann, puis dans les années 1960-1970 sous l'influence des idées du mouvement moderne. Les critiques formulées à l'égard de la "rénovation-bulldozer" (exil des anciens habitants, uniformisation sociale de Paris, fortes densités, opposition d'échelle et de style entre le tissu ancien et les quartiers rénovés...) ont conduit les aménageurs à favoriser davantage la réhabilitation depuis une dizaine d'années, même si celle-ci réclame plus de délicatesse, de complexité, de lenteur (exemple du musée d'Orsay, après l'échec des pavillons Baltard des Halles).

ZAC : (Zone d'aménagement concerté) : procédure d'urbanisme opérationnel instituée en 1967. Elle tirait les conséquences de l'échec des ZUP, "zones à urbaniser en priorité", qui avaient été utilisées dans les années 1960 pour de très grandes opérations de logement. Les ZAC limitaient la taille des opérations, permettaient la construction d'activités polyvalentes (logements, activités, équipements collectifs …), organisaient la concertation entre l'Etat (qui finance le logement social, obligatoire pour 20 à 50 % des logements), les communes, les organismes aménageurs (publics ou privés) et les propriétaires privés. Les ZAC doivent être réalisées dans les zones urbaines (ou à urbaniser) du POS, mais elles peuvent le remplacer par un plan d'aménagement de zone (PAZ).


>> Lexique d'urbanisme … plus développé.

>> "Démolition" , n°1 dans la liste des #tags de Parisperdu

 

 

Voir les commentaires

Jardin infernal.

12 Janvier 2014, 09:58am

Publié par barreteau


L'échangeur de la Porte de Bagnolet est sans aucun doute l'un des plus vastes échangeurs autoroutiers d'Europe.

Le projet a été conçu comme un "complexe d'échanges" qui imbrique étroitement différentes bretelles d'autoroute et de raccordements au périphérique, mais aussi un parking semi enterré de 2200 places, une station de métro et une gare routière de 22 quais.
Le projet initial prévoit aussi l'implantation, au cœur de cet ensemble, d'un centre commercial, d'une salle de spectacles de type Zénith et d'un jardin public. Bref ce projet gigantesque est conçu comme un pôle d'échanges où la voiture bien sûr mais aussi l'homme doivent trouver leur place.

Lorsqu'il ouvre à la circulation, en 1969, le complexe d'échanges comporte au total 19 ponts et viaducs entremêlés, des tabliers jumeaux, des viaducs courbes enjambant d'autres bretelles … un terrible carrefour autoroutier hostile à toute présence humaine.

Du projet de départ qui voulait en faire un lieu de rencontre, qu'en reste-t-il aujourd’hui ?
Pas grand-chose car, la salle de spectacles n'a jamais vu le jour, le centre commercial a été implanté hors du périmètre de l'échangeur et la dalle de 26 000 m2 couvrant le parking et la gare routière va rester désespérément vide, car le jardin public qu'il était prévu d'aménager sur celle-ci ne sera jamais réalisé.
Le vaste espace au pied des viaducs de l'autoroute A3 reste alors dans un état de quasi abandon.

Et c'est sans doute mieux ainsi car ce jardin aurait été un enfer.
Pour s'en convaincre, le piéton doit (et ce n'est pas facile) s'introduire dans le ventre de ce monstre de béton, au centre de ce gigantesque manège.

Les quelques 300.000 véhicules qui transitent chaque jour par cet échangeur tourbillonnent alors au-dessus de votre tête dans un vacarme incessant. Pire encore, le niveau de la pollution atmosphérique dépasse ici largement les moyennes et cela se sent, très vite les yeux vous piquent … et l'impact de l'échangeur, en termes de gaz nocifs, se fait sentir jusqu'à 400 mètres à la ronde.

Si vous voulez vous rendre compte par vous-même de l'irréalité de ce lieu improbable, une opportunité se présente prochainement à vous. La 3ème édition de "Paris face cachée", créée à l'initiative de la ville de Paris visitera l'échangeur de la porte de Bagnolet, dimanche 2 février 2014.

Pour profiter de ce voyage original, vous devez accepter la règle du jeu: le lieu de rendez-vous est tenu secret et n’est dévoilé que sur le billet, après inscription !
Les réservations se font exclusivement en ligne sur www.parisfacecachee.fr

Si vous avez raté le rendez-vous, il vous faudra alors tenter seul l'aventure et pour cela, commencer par trouver l'accès de cette descente aux enfers …


Déjà dans Parisperdu:

>> De la zone au périph'

>> L'envers de la ville, la ville à l'envers ...

 

 

Voir les commentaires

" Omote tu ora "

27 Octobre 2013, 09:09am

Publié par barreteau

Avenue de France Paris 13ème (mai 2000)

Ce milieu urbain et son architecture nouvelle sont, au final, bien décevants.

Ici, les habitants sont noyés dans un maelström de bâtiments sans âme, et où ils finissent par disparaître, … tout un symbole de la déshumanisation de la société.

Pourtant chaque angle de rue se réserve le droit de nous livrer une nouvelle pièce de la mosaïque qui compose ce tentaculaire espace à vivre. Mais la monotonie des façades de verre et de béton se répètent à l'infini et laisse peu de place à l'humain.


Le Japon connaît depuis longtemps cette problématique de l'individu nié par la mégapole, que l'on désigne là-bas par l'expression "Omote tu ora" et que l'on peut traduire approximativement par : "Je ne veux pas que tu partes, ... que tu disparaisses". 

Reste donc sur les clichés, une ville neuve, propre, futuriste, mais une ville presque désertifiée où l'individu, fondu dans une urbanité abstraite, a fini par disparaître, et pourtant "Omote tu ora"


>> "J'aurais aimé que ce monde me parle ..."

 

 

 

Voir les commentaires

Enchaînement de cours intérieures.

20 Juin 2013, 08:52am

Publié par barreteau

Cour du 38 rue de Belleville Paris 20ème.

Après avoir traversé quatre cours en enfilade plus ou moins rectiligne, on se dit: " il n'y a plus rien, ce n'est pas la peine de continuer ". Et cependant, on sort à son propre étonnement par une porte différente de celle qu'on a prise pour entrer.
C'est le petit miracle de Belleville …



>> Le petit miracle de Belleville, déjà sur Parisperdu.

 

 

 

Voir les commentaires

Veut-on plus d'IGH à Paris ?

15 Juin 2013, 08:15am

Publié par barreteau

Vue sur les tours de la Place des Fêtes - 75019 Paris (2010)

Paris recense 160 immeubles de grande hauteur (IGH), essentiellement concentrés Place des Fêtes ou dans le sud du treizième arrondissement.
Un nouveau démarrage des constructions de tours de 50 étages et plus … a été évoqué il y a peu, dans le cadre du projet "Grand Paris".

Norman Foster, le célèbre architecte britannique n'est pas un adepte forcené des tours, pourtant parmi toutes celles édifiées aujourd'hui de par le monde, celles qu'il a conçu ne sont pas les plus laides, mais très lucidement il déclare: "Mes bâtiments seront détruits lorsque de meilleurs bâtiments pourront leur être substitués. C'est tout l'histoire de nos villes …"

Certains argumentent que Paris risque de devenir une ville musée si l'on ne construit pas les Tours de la modernité pour faire concurrence à Londres ou Barcelone … Mais à l'inverse, Paris, ne devrait-elle pas comme Rome ou Berlin conserver son identité et refuser ces Tours ?

Le débat reste ouvert, … même si la crise économico-financière a maintenant freiné les ardeurs. Heureusement, la "modernité", c'était hier.


>> Des tours à Paris : pour quoi faire ?

 

 

 

Voir les commentaires

J'aurais aimé que ce monde me parle.

20 Mai 2013, 09:24am

Publié par barreteau

Avenue de France  - Paris 13ème.

L'avenue de France qui traverse le secteur désormais remis à neuf du quartier de la Gare, n'est qu'un alignement glacial d'immeubles de bureaux et de logements.

Ça et là, de trop rares cafés et aucun resto véritablement digne de ce nom … car, dans ce quartier administratif c’est la grande réunion des restaurants industriels et le point central de la mal bouffe: salades à la sauce industrielle, lasagnes réchauffées au micro ondes (au fait, à la viande de quel animal … ?), … le tout à des prix excessifs.
Une fausse bonne ambiance règne dans ces établissements, finalement à l’image de ce quartier sinistre et sans âme. Ce décalage viendrait-il de la topographie des lieux ? Peut-être, car l'avenue est bancale. Sur la moitié de son parcours, elle longe en les surplombant les voies ferrées de la gare d'Austerlitz et de là-haut, le panorama ferroviaire ne fait pas rêver.


Si les anciens bâtiments des Grands Moulins et sa Halle aux farines ont été reconvertis assez harmonieusement en campus universitaire, la balafre des voies ferrées fait décidément désordre. Il aurait fallu repenser la séparation de cet ensemble totalement coupé de la ville, à l'opposé des campus américains; dépourvu de vie propre et de la moindre pousse d'herbe, à l'opposé des campus chinois.

Arpentant cette avenue dont on ne voit jamais la fin … j'aurais aimé percevoir l'esquisse d'un sourire ou le début d'une contrariété sur un visage, bref que le monde me parle … mais les individus que l'on croise sur l'avenue de France sont aussi froids et rigides que le tracé de cette artère.


>> L'ennui naquit un jour de l'uniformité.

>> Désertiques dorsales.

 

 

Voir les commentaires

Balade au réservoir de Ménilmontant .

31 Mars 2013, 09:25am

Publié par barreteau

Réservoir de Ménilmontant, rue du Surmelin - Paris 20ème.

Par la rue de la Justice, je débouche sur le réservoir d'eau de Ménilmontant. Je sens que c'est un point culminant. Je le sens parce que je n'ai pas cessé de monter depuis la place Gambetta et que soudain un souffle m'aspire vers ce lieu.

En dépit de sa position au sommet de la pente, le terrain herbeux de ce réservoir sous-terrain ne laisse rien voir de la capitale étendue par-dessous.
Il n'y a peut-être pas de capitale.
Il n'y a peut-être que cet enclos suspendu dans ce gris si typique du ciel d'Ile de France.


>> Et en-dessous, c'est comment ?

 

Voir les commentaires

Avant le vélib'.

26 Mars 2013, 11:56am

Publié par barreteau

Vélos au fond d'une cour, 18 rue de Belleville - Paris 20ème (juin 1996)

A cette époque, le vélo n'avait pratiquement pas droit de cité dans Paris. Parcourir la capitale à bicyclette n'était guère imaginable et surtout très risqué, vu le peu de cas que l'automobiliste portait au cycliste qui osait s'aventurer sur "sa" route.

Laisser son "engin" dans la rue était aussi d'une inconscience folle car alors, votre bien pouvait disparaitre en un clin d'œil.
Aussi un jour d'été, ai-je découvert ces vélos bien cachés au fond d'une cour de la rue de Belleville. Pour accéder à l'endroit où ils stationnaient, il fallait traverser pas moins de trois arrière-cours en enfilade, descendre une volée d'escaliers et atteindre une petite remise à l'extrémité d'une ultime courette.

Aujourd'hui, le phénomène Vélib' est partout. A chaque coin de rues, de places, de bouches de métro …les vélos gris sont là, exposés au vu et au su de tous, en libre service.
On en rencontre même des groupes conséquents, pédalant de concert un peu comme à Pékin en un temps pas si lointain. Maintenant ce sont plutôt des hordes de voitures rutilantes qui envahissent les rues de Shanghai ou de Pékin, alors qu'à Paris on est retourné à la bicyclette !
C'est dire si les temps ont bien changé …



>> Vélib’ : un succès ternis par des problèmes récurrents.

 

 

 

Voir les commentaires

" Paris aujourd'hui, Paris demain "

8 Décembre 2012, 08:56am

Publié par barreteau

Opération Fréquel-Fontarabie - immeuble situé au 3-11 passage Fréquel - Paris (20e)

Avec l'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain" qui se tient jusqu'au 31 janvier 2013 sur les grilles de l'Hotel de Ville, la mairie présente le visage urbain d'une capitale … toujours en mouvement.

Plus de 70 opérations d'aménagement sont en effet en cours de réalisation et contribuent à remodeler Paris … avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de réussite.

Je ne parlerai pas du projet de rénovation des Halles, car il faut bien admettre que depuis le massacre des pavillons Baltard, le quartier est orphelin de son histoire.

Je ne parlerai pas non plus du projet de réaménagement de la place de la République dont la mairie a le culot d'affirmer qu'il poursuit un "objectif de revalorisation du patrimoine historique". J'ai déjà dit ici ce que j'en pense …

Pour le reste, la majorité des projets sont situés dans l'Est parisien, secteur de prédilection de Parisperdu et ils ont pour nom:

Clichy-Batignolles, Quartier Saint-Blaise, Porte Pouchet, Paris Nord-Est (P.N.E.), Paris Rive Gauche (P.R.G), ZAC Pajol, Bercy Charenton, Porte de Vincennes, Ilot Paul Bourget, Résidence Michelet, Gare de Rungis, Porte des Lilas, Python-Duvernois, Quartiers Goutte d'Or, Château Rouge et Emile Duployé, Ilot Bréguet, et Quartier Fréquel Fontarabie …

Nous ne manquerons pas de suivre attentivement ces différents projets et reviendrons, ici, vous dire ce qu'ils peuvent apporter à ces quartiers, en positif comme en négatif …


>> L'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain".

>> Rejoignez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain".

 

 

Voir les commentaires

Itinéraires Bis.

24 Septembre 2012, 09:26am

Publié par barreteau

198 rue d'Aubervilliers - Paris 19ème

De Belleville à la Villette, glissez à travers le 19e arrondissement qui vous dévoile d'étonnants contrastes. Les tours, les cités et les villas, les berges du canal défilent sous vos yeux, sans grande logique, comme dans un grand tourbillon ! C'est une sorte d'itinéraire Bis qui vous mène aux confins de la cité.

Vous arrivez en effet, à la marge de la marge, à l'extrême extrémité de Paris. C'est un Paris peu urbanisé, une sorte de zone technique de la cité que vous allez pouvoir ici explorer.

Au 198 de la rue d'Aubervilliers, malgré les palissades, vous pouvez encore aujourd'hui accéder à cette immense cour où les services de la Propreté de Paris stockent les bennes en transit vers les décharges de la grande banlieue.

L'atmosphère n'y est pas folichonne, et l'on se sent à des années lumières de la capitale, de son urbanité, du faste de ses avenues et de ses monuments … Pourtant aucun doute, ici c'est aussi Paris.
Bonne promenade sur notre itinéraire Bis !


>> Lire aussi sur Parisperdu : "Ici Paris n'est plus le même ..."

>> Lire aussi sur Parisperdu: "Flandre, morne plaine de Paris".

 

 

Voir les commentaires

Paris-Dakar .

6 Avril 2012, 08:46am

Publié par barreteau

Mosquée Al Fath _ rue Polonceau-  Paris 18ème (juin 2005)


Au petit matin, je pars à pied prendre le métro, et vois défiler une dernière fois les immeubles blafards de la rive gauche.

Je descends à la station Barbès-Rochechouart. Au-dessus de moi, le métro aérien fait un vacarme répété de ferrailles déglinguées. D'un pas rapide, je rejoins le quartier de la Goutte d'Or. Là commence un deuxième monde, et je ressens un léger malaise face aux codes mal appris de cette autre planète.

Il est tôt et les rues sont quasi-vides, les dealers ne sont pas encore sur leur lieu de travail … le "business" reprendra plus tard. Seul un grand Black encapuchonné, à l'air pressé, sort d'un petit immeuble de la rue de la Charbonnière, au cœur de Barbès.

Au coin de la rue, un salon de coiffure annonce toutes sortes de miracles pour la chevelure, les ongles et promet l'éternelle jeunesse… Juste à côté, c'est un minuscule "take away" africain. Le restaurant sent encore fort la banane grillée et un calicot annonce qu'il a changé de propriétaire.

Plus loin, c'est un autre restaurant miniature, puis un bazar où les mousses à raser côtoient d'énormes sacs de riz. Enfin, j'atteins la rue Polonceau et la porte verte et blanche de la mosquée Al Fath. Tout près de là, Ivoiriennes, Sénégalaises ou Guinéennes se partagent les échoppes, et les hommes peuls ou malinkés palabrent sur le trottoir.

Rue de Jessaint, adossé à un immeuble de 8 étages, un portail conduit au fond d'une cour, à un véritable capharnaüm où les immigrants en provenance de toute l'Afrique sub-saharienne viennent chercher un soutien administratif, des cartes téléphoniques, faire des transferts d'argent ou trouver des conseils pour obtenir la nationalité française.

C'est là que Soufiane, à la fois sage, patriarche et marabout, reçoit ses congénères dans son bureau miteux, plein de bibelots africains, d'effigies d'Alpha Blondy et de Barack Obama. Aux beaux jours, le marabout officie sur la terrasse de l'immeuble qui surplombe, vers le nord, l'horizon jusqu'à Saint Denis. Il dit que cette situation élevée permet une meilleure communication avec les esprits, et justifie à ses yeux le tarif majoré qu'il demande alors à ses clients …

Notre course pourrait continuer encore longtemps dans ce Paris africain où à chaque coin de rue, l'on peut vivre petites et grandes aventures … un peu comme dans un autre Paris-Dakar !

 

>> Voir aussi sur Parisperdu : "La Goutte d'or, Babel parisienne".

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Apartheid résidentiel".

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Origines contrôlées …"

>>  L'Institut des Cultures de l'Islam va bientôt prendre la place de la mosquée Al Fath.

 

 

Voir les commentaires

Butte Bergeyre, la secrète ... (2/3)

22 Février 2012, 08:56am

Publié par barreteau

Rue Georges-Lardennois - Paris 19ème


La butte Bergeyre est si calme, que l'on peut même y jouer au football dans la rue. Et il faut dire que le lieu s'y connaît ici en la matière de jeux car, avant l'urbanisation de la butte, c'est un parc d'attractions, puis un stade qui avaient été créés sur ce sommet.

En effet, en 1908, la Société d’Exploitation d’Attractions Parisiennes (SEAP) construit ici, un parc de loisirs baptisé les "Folles Buttes".

Outre les manèges, les jeux très divers, les "chalets de curiosité", le clou des attractions était sans conteste la "Tour de conte de fées" autour de laquelle s’enroulait une rampe piétonne qui, à différents niveaux de sa course, permettait l'accès à de multiples divertissements.
Une sorte de Disneyland avant la lettre!

Mais dès le début de la première guerre mondiale, après des années de divertissements et de faste, la fréquentation baisse brutalement et le parc va définitivement fermer ses portes en 1926.

Parallèlement, depuis quelques d'années, sur la butte, un grand stade avait été créé. On le baptisa plus tard du nom de Bergeyre, jeune et  valeureux rugbyman tué au front en août 1914. Il avait tout juste 20 ans.

Lors des Jeux Olympiques de Paris, en 1924, le stade Bergeyre, compta parmi les sites retenus pour le déroulement des matchs qualificatifs du tournoi de football. Mais ces Jeux seront le chant du cygne de Bergeyre. Dès les années suivantes, il est question de liquider le stade et d'en vendre les terrains à un lotisseur immobilier.

Ce dernier projette un plan de découpage en 220 lots et trace cinq rues – les rues actuelles – pour les desservir.

Au 70 de la rue Georges-Lardennois, dès 1933, fut érigé un bâtiment d’allure avant-gardiste, conçut par le grand architecte Jean Weiss pour la famille Zilvelli. Cette maison aux façades camouflées par la vigne vierge reste encore aujourd'hui l'un des bijoux de l’ensemble résidentiel de la butte Bergeyre.

A suivre …

 

>> Les Folles Buttes vers 1914.

>> 70 de la rue Georges-Lardennois - Paris 19ème: La Maison Zilvelli (2008)

>>  Butte Bergeyre, la secrète ... (1/3)

 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 > >>