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PARISPERDU

Dans le 11ème, le neuf remplace l'ancien.

10 Juin 2013, 09:36am

Publié par barreteau

Rue Robert & Sonia Delaunay - Paris 11ème (2009)

Tout le 11ème arrondissement dessine une sorte de damier labyrinthique dû au fait que cet arrondissement comporte - et de loin - la quantité la plus élevée de Paris, de passages, d'impasses, de villas et de cités en impasse … qui compliquent le recoupement normale des perpendiculaires.

Ce quadrillage irrégulier s'incline doucement comme un glacis, sous le relief de Ménilmontant et de Belleville, et du nord au sud, la déclivité s'atténue.

 Cette topographie particulière est propice à une grande diversité dans l'aspect des rues où règne souvent un certain fatras voire une réelle anarchie. Là se mélangent joyeusement les épiceries-bazars, les cafés blafards, les librairies islamiques, les boutiques suintant la misère dans un exotisme lui-même dépaysé.

 Une mode récente a rendu ces lieux, pourtant sans standing, attractifs. Ils drainent maintenant des populations très diverses et nullement autochtones et au fur et à mesure que l'on remonte le glacis, celles-ci viennent se mélanger avec la couleur résolument populaire du 20ème arrondissement.

 Mais en de nombreux endroits, un 11ème neuf remplace l'ancien (souvent peu regrettable mais toutefois si particulier) par une architecture de masse ou de luxe impersonnel, d'emblée frappée de néant.

 Rue Robert et Sonia Delaunay par exemple, ce ne sont plus que des bâtiments à l'uniformité géométrique navrante. Rue Pelée, on a rectifié d'anciennes habitations disparates, pleines de suie et de sueur au profit d'un décor d'une grande platitude. On n'y croise guère que de ternes devantures de banques, d'assureurs, d'agences immobilières, de commerces indéfinissables ou alors très spécialisés dans la céramique industrielle ou certains gros outillages du bâtiment.

 C'est net, c'est propre, bien décapé de la crasse sous laquelle, le 11ème préservait une certaine tiédeur. On aimerait qu'au moins une de ces voies rénovées ne conduisent à rien qu'à sa brusque interruption au seuil d'une campagne infinie …

 
>> Le 11ème arrondissement sur Parisperdu


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La Forge Royale ne répond plus.

21 Février 2013, 08:28am

Publié par barreteau

23 rue de la Forge Royale, 75011 Paris

Avec tous ces rideaux de fer tirés devant les devantures des petits artisans ou commerçants, avec cette multitude de panonceaux "Locaux disponibles", on comprend vite que le quartier est en pleine mutation.

Au carrefour de la rue Candie, ponctué d'un érable et d'un marronnier, la rue se rétrécit, les immeubles se font plus bas, seuls le restaurant "A la banane ivoirienne" et l'échoppe du  restaurateur de meubles "vernis au tampon"… semblent avoir été toujours là.

Plus loin, un club distillant de la musique arabe et un "brunch-jazz" commencent à redonner un semblant de vie à la rue, peu évident dans la journée car ces établissements n'ouvrent guère avant 22-23 heures.

Il faut dire que dans ce secteur, les enseignes commencent à dater: la Sté Morse-Radio avait son atelier de réparation au 23 de la rue et même si sur son fronton, il est précisé que "le Siège social et le Magasin de vente" sont au 173 rue du Temple … il est évident que la précision est obsolète car, aujourd'hui à l'heure du multiplexage satellitaire, l'activité autour du code morse ne fait plus vivre personne …

Hergé avait écrit "Le Manitoba ne répond plus", ici rue Forge Royale, la "Morse-Radio" ne répond plus non plus …


>> A la Banane ivoirienne

 

 

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Paris insoupçonné.

13 Février 2013, 09:25am

Publié par barreteau

Impasse Briare (Paris 11ème)

On ne sait plus si c'est une impasse ou un passage. Alors, on s'y engage sans avoir la certitude absolue de déboucher quelque part.

Ayant pénétré par la rue de Rochechouart, vous sortez finalement rue de Maubeuge, après un long parcours dans ce boyau si étroit qu'on ne peut y étendre les deux bras.
C'était donc bien un passage et non une impasse comme mentionnée sur certains plans de la capitale.

Mais me direz-vous, quel intérêt de venir ici, où il n'y a rien à voir, rien à faire ?
C'est toute la fantaisie parisienne des lieux paisibles et discrets, cachés et secrets … qui ne se donnent à voir qu'aux esprits curieux et amoureux d'un Paris insoupçonné.

 

>> Voir aussi : "Passages du nord … au sud".

>> "Bref entretien, rue Miguel Hidalgo"

 

 

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C'est un tout autre cirque.

20 Décembre 2012, 10:55am

Publié par barreteau

Cirque d'hiver - rue Amelot Paris 11ème


Je n'ai pas retrouvé le café "Au rendez-vous des clowns" qui se situait au début de la rue Oberkampf, à deux pas du cirque d'hiver. Aussi, ne saurai-je jamais si les clowns fréquentaient réellement cet établissement ? Quoiqu'il en soit, j'ai toujours trouvé son intitulé drôle et diablement pertinent en termes de marketing, tant il exerçait un fort pouvoir d'attraction sur la clientèle de passage. On avait vraiment envie de rentrer dans ce café pour vérifier si quelques personnages à gros nez rouge n'étaient pas accoudés au bar …

Mais il faut dire que maintenant les choses ont bien changé ici. Les DJ's ont délogé les clowns et autres enfants de la balle … et désormais l'atmosphère des bobos-bars de ce coin du 11ème, n'est pas toujours à la franche rigolade. Comme aurait dit Pépé le clown: " Le rire c'est encore plus casse-gueule que le trapèze".

Tout près de là pourtant, dans la rue Amelot, il y a bien un "Bar du Cirque" et même un "Clown Bar". Mais ces deux bistrots finalement assez éloignés de l'univers des saltimbanques, se contentent de surfer sur la vague de "l'authen-toc", à grand renfort d'éléments décoratifs en céramiques de Sarreguemines voire pire, de pseudo-vieilles réclames sur des plaques émaillées "made in China".
Et çà, c'est un tout autre cirque …



>> Au "Clown Bar", 114 rue Amelot, Paris XIe

>> Le cirque, le vrai … sur Parisperdu.

 

 

 

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La République en danger ...

22 Novembre 2012, 09:22am

Publié par barreteau

Marrons chauds, place de la République - Paris 11ème (octobre 1997)

Tout le monde connaît la monumentale statue de la République, au centre de la place du même nom. Mais l'on connaît moins les deux bassins allongés, avec deux groupes de dauphins en bronze, formant fontaines, des ouvrages remarquables, situés de part et d'autre de la place.

Ces fontaines viennent d'être détruites. C'est un massacre au bulldozer.
Est-ce que Londres laisserait l'un de ses squares majeurs être ainsi défiguré ?
Je pense que non, mais à Paris, c'est possible !
Et l'on a tout cassé, au centre de la place, pour satisfaire au projet de remodelage du site.

J'en attends le résultat final. Mais je sens qu'on va nous faire, une fois encore, un espace aseptisé avec parvis bétonné, jeux en "plastoc" pour enfants, arbustes maigrelets dans leurs carrés de béton et mobilier urbain standardisé …

Et pourtant je suis plutôt pour le réaménagement de cette place, en particulier pour la rendre plus accueillante aux piétons.
Mais pas en détruisant ce que nous ont laissé nos prédécesseurs. Car la place avait été conçue comme un pendant à celle de la Concorde, la place de la Royauté avec ses fontaines, et ici la place de la République avec aussi ses fontaines …

C'est donc un pan de notre histoire, de notre patrimoine qui est balayé par une municipalité qui ne respecte guère la pierre. Une équipe municipale qui semble possédée par le démon de la liquidation du Paris qui fait l'admiration du monde entier. Pas un Paris moyenâgeux ou insalubre, mais celui resplendissant de majesté et de grâce, le Paris de Napoléon III et du baron Haussmann.
Oh bien sûr, ces deux-là ont certes en leur temps, chamboulé une grande partie de l'antique Paris, mais ce fût pour en faire une ville agréable et, encore parfaitement fonctionnelle aujourd'hui.

Pourquoi alors cette impression d'une volonté de destruction pour détruire ? Et pourquoi démolir, ne serait-il pas plus intelligent, plus subtil d'incorporer l'ancien dans le nouvel aménagement ?
Mais pour cela, il faudrait avoir la volonté et le courage de voir bien au delà des chapelles et des lubies de nos urbanistes.


>> Bassin Est avec son groupe de dauphins en bronze, formant fontaine.

>> 25 janvier 2012: le bassin Est détruit .

>> Les fontaines de la place de la République (Avant/Après)


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Paris' new style.

1 Novembre 2012, 17:43pm

Publié par barreteau

Baresto Sans Gêne, 122 Rue Oberkampf - 75011 Paris

De l'emblématique Cirque d'Hiver jusqu'aux boulevards de Belleville et de Ménilmontant, c'est Oberkampf.
L'ancien quartier ouvrier, autrefois peu fréquentable, est devenu le repaire des artistes et des noctambules. Si bien qu'aujourd'hui, la rue Oberkampf et ses deux voisines: Saint-Maur, et Jean-Pierre Timbaud, forment le triangle d'or des nuits parisiennes.


Partout, les cafés-restaurants branchés et les galeries "arty" ont remplacé, peu à peu, les ateliers d'artisans et les bistrots traditionnels.
Ainsi dans la rue Oberkampf, jusqu'aux hauteurs de Ménilmontant, on enfile les cafés comme les perles: le Mécano, le Bric à Brac, le Nouveau Casino, le Café Charbon, la Cithéa Nova, la Locandiera, le Café de Paris, … et bien d'autres encore. Surannés à l'extérieur et contemporains à l'intérieur: voilà le "mix" intangible d'un lieu bien "tendance".

C'est un peu le Soho parisien, un quartier qui incarne la fête et les sorties nocturnes, et où se mêlent lounges-bars et spots à la mode pour une faune branchée et cosmopolite.
Celle-ci se doit d’aller et venir de bar en bistrot, de bal en concert, … pour toujours être en accord avec la frénésie ambiante qui, dans ces lieux festifs, surprendra ses oreilles lors de nuits musicales jusqu’à plus d’heures.

Au 122, de la rue Oberkampf, c'est le "Sans Gêne", un baresto ("sic") qui se décrit par des mots-clés aisément compréhensibles par les initiés : "tête à tête" · "petit resto" · "la formule" · "gay friendly" · "bouteille" …
On peut bien sûr y payer des tournées de boissons avec son mobile sur "Drinkon.me"  …
C'est le Paris' new style, et ce n'est pas le mien …



>> Déjà sur Parisperdu: "Tendance Oberkampf".

>> Voir aussi sur Parisperdu: "Ni pub, ni soumise …"

 

 

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Ni pub, ni soumise.

16 Septembre 2012, 11:27am

Publié par barreteau


La rue Oberkampf est une rue-faubourg de l’Est parisien, c'est-à-dire une voie qui va du centre vers l'une des portes de la ville. Autrefois simple rue commerçante, la rue Oberkampf est devenue - dans les années 1990 - un haut lieu de la "branchitude" parisienne.

L'artère a connu un grand chambardement à la fois dans la typologie des lieux et dans la sociologie des gens habitant ou fréquentant le quartier. De nombreux cafés et restaurants, des bars, des boîtes de nuit et des salles de concert ont été ouverts dans cette rue, et … les anciens ateliers ont été reconvertis en galeries d’art ou en bureaux accueillant architectes, artistes ou designers.

Au 109, on trouve le "Nouveau Casino", installé dans un ancien "rade" parisien, il propose du "concert-clubing", un concept qui fait recette dans le secteur. Temple du rock et antre de l'électro depuis son ouverture en 2001, le "Nouveau Casino" fait la part belle aux nouveautés, à la découverte, et aussi à la marginalité, qualité essentielle de ce terrain de jeux pour créatifs de toutes sortes … qu'est devenu le 11ème arrondissement.

Sur le pignon ouest de l'établissement s'étalait, il y a encore peu, un immense panneau publicitaire. Au rythme des campagnes promotionnelles, ce sont les produits de beauté "Eclair de Clarins", les soutiens-gorge "Aubade" ou le saucisson "Cochonou" … qui s'affichaient ici. Bref, pas forcement de quoi plaire à la direction du "concert-clubing" mitoyen qui, un jour n'en pouvant plus … a adopté une attitude "ni pub, ni soumise" et a placardé son propre message … Enfin "propre" si l'on peut dire … car un grapheur a jugé utile de compléter le message par : "Oui, c'est vrai, on sent la mer … d'ici" !!!!


>> Dans la "jungle" des panneaux publicitaires.

>> Chez Justine.

 

 

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Café Charbon Mazout ...

16 Avril 2012, 13:30pm

Publié par barreteau


L'un des derniers bougnats de Paris aura sans douté été ce café-charbon-mazout du 6 rue Emile Lepeu, dans le 11e arrondissement. Il resta en activité jusqu'en 2004 et, même si à cette date peu de gens utilisaient encore le charbon, il disposait pourtant de son ''chantier'', c'est-à-dire de son tas de charbon dans l'arrière boutique et servait en salle aussi biens des tasses de petit noir que des ballons de petits blancs …

Aujourd'hui, l'âme du vieux bougnat  a été partiellement préservée. Et même s'il a été quelque peu remis au goût du jour, l'établissement a conservé un certain charme, avec son comptoir en formica rouge des années 60. Mais on est passé du charbon naturel à l'un de ses radio-isotopes car la façade affiche désormais : "Carbone 14" !

Dans le quartier, outre ce bougnat, on trouve encore quelques rares bistrots "d'époque" qui reflètent un Paris convivial et authentique.
C'est un Paris ni tout à fait d'hier, ni tout à fait d'aujourd'hui, qui continue à exister… un Paris presqu'éternel.

 

 >> Le café-charbon, au temps d'Odette Escalier.

>> "Le Carbone 14".

>> ... avec son comptoir en formica rouge des années 60.

 

 

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La cour de l'Industrie.

10 Avril 2012, 09:07am

Publié par barreteau


Au 37 bis de la rue de Montreuil, dans le 11ème, la cour de l'Industrie, créée au milieu des années 1800, témoigne aujourd'hui encore du passé artisanal de l'arrondissement.

Il y a là une cinquantaine d'ateliers pour moitié des artisans, pour l'autre des artistes. Longtemps menacés d'expropriation ceux-ci se sont très tôt constitués en un groupe de pression. Et, avec l'appui de la mairie de Paris et d'associations diverses, à coup de pétitions et d'actions, les occupants vont finalement pouvoir rester dans l'un des derniers vestiges du patrimoine artisanal du quartier.


Car aujourd'hui, la démolition de l'ensemble n'est plus à l'ordre du jour et le lieu parait définitivement sauvé. Rachetée par la mairie de Paris qui y commence des travaux de rénovation, la cour de l'Industrie restera en activité et ne sera donc ni "loftisée" ni "boboïsée".

Les doreurs-laqueurs, les sculpteurs-ornemanistes et … autres artisans à l'ancienne vont pouvoir continuer à travailler sereinement dans le dernier îlot d'ateliers dans Paris.

Preuve est faite que, même face aux promoteurs aux dents longues, la lutte et la solidarité paient …



>> Le 37bis, site officiel.

 

 

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A la limite de l'irréel.

18 Mars 2011, 10:01am

Publié par barreteau


Nous sommes en plein cœur de Paris, dans le haut du 11ème arrondissement, juste à coté de "Boboland".

La rue est étroite, sale et peu engageante. Et là, après m'être aventuré dans plusieurs arrière-cours, j'atteins la limite de l'irréel.

Donnant directement sur la courette mal pavée, une porte basse est restée entrouverte. Il s'en échappe le son nasillard d'une radio.

Je m'approche et un gamin vient à ma rencontre.

- "Vous voulez parler à maman me dit-il ?"

Un peu interloqué, je bafouille :

- "Non, enfin … oui … si vous voulez …"

Une grande femme africaine apparaît alors dans l'embrassure de la porte, elle se tient voutée tant sa taille est disproportionnée par rapport à cette toute petite ouverture …

- "Je ne voulais pas vous déranger" lui dis-je.

- "Vous ne me dérangez pas", me rétorque-t-elle.
- "Mais je vois que vous êtes photographe, c'est que vous trouvez le quartier si joli que ça … ?", ironise-t-elle …

Là, je suis un peu gêné mais je le serai encore plus lorsqu'elle me dira :

-"Voyez dans quoi j'habite, moi et mes trois enfants …"
Et là, d'un geste, elle ouvre largement la porte de son "appartement".


En fait d'appartement, il s'agit d'une pièce unique où chacun des quatre murs a sa fonction : à droite lavabo et toilettes, en face gazinière et cuisine, à gauche: des matelas empilés font penser qu'il s'agit … de la (ou des) chambre(s) à coucher et enfin, sur le dernier mur un monceau de vêtements accrochés: le dressing !

Ces personnes vivent dans un taudis, une pièce insalubre, un habitat indigne.

Ils connaissent en permanence l'humidité, les fuites et les infiltrations d'eau, le sol déformé, le système électrique et les sanitaires hors normes, l'absence de chauffage, l'unique et minuscule fenêtre qui ne ferme pas, etc...

Tout cela parait incroyable … en plein Paris, au 21ème siècle !

En France, on évoque sans cesse la crise du logement, mais quand la situation devient aussi dramatique, que font nos responsables politiques ?

Les municipalités de droite ne veulent pas d'HLM chez elles, celles de gauche non plus mais elle l'avoue moins (en même temps on le comprend quand on voit ce que sont devenues les cités) et puis de toute façon, les votes des plus déshérités leur sont déjà acquis, donc pourquoi faire des efforts …

Alors, les mal-logés sont le dernier des soucis de nos politiques, sauf s'ils font trop de bruit ou s'ils sont victimes d'un fait divers tragique qui nuirait à l'image de la ville...

Embellir la ville avec des sculptures, mettre des vélos à disposition des administrés, (l'environnement, par contre, c'est vachement tendance), sponsoriser de l'évènementiel … voilà des façons autrement plus sympa de dépenser les deniers publics.

Là aussi, on atteint les limites de l'irréel !



>> Les marchands de sommeil sur Parisperdu.

>> Voir aussi : "Garnis et meublés ..."

>> Voir aussi : "Une chambre en ville"
 

 

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Tendance Oberkampf.

14 Avril 2010, 08:34am

Publié par barreteau

96 rue Oberkampf - 75011 Paris

 

Dans la journée, avec son décor dans le style "authen-toc", "Chez Justine" pourrait vaguement faire penser à une paisible auberge, non loin de la quasi-campagne du Père Lachaise. Mais lorsque commence la soirée, l'établissement prend un tout autre visage : la musique devient alors omniprésente, propulsée par 16 enceintes et pilotée par un DJ, fidèle à son poste ... tous les soirs.


En fait, "Chez Justine" est un bar comme il en existe des dizaines dans ce quartier jeune, branché où vous avez l'embarras du choix entre les endroits surpeuplés, tendance artistes et bobos, les bars branchés techno ou jungle avec décor en matériaux de récup' et tout un panel d'établissements aux ambiances dites "lounge", … et j'en passe.

 

Pour les riverains, dire qu'il y a des nuisances nocturnes à Oberkampf, est un doux euphémisme ! Ces riverains qui prétendent vouloir dormir la nuit, refuseraient donc le pittoresque parisien... ? 

 

Pour vous faire un avis objectif, allez donc faire un tour, la nuit, dans le quartier Oberkampf.
Tout d'abord, vous constatez que cette multitude de cafés sont si petits que la moitié des consommateurs sont sur le trottoir. Pire, à croire qu'il n'y a pas de toilettes dans ces établissements, tant il faut voir nos jeunes, accroupies pour les unes, debout pour les autres en train de se soulager entre les voitures  !!

Et, que penser aussi de ces "binge drinking", ces bitures express parfois au bord du coma éthylique, qui sont couramment pratiquées ici ?
Pas pittoresque non plus les altercations, les beugleries, les cris dans la nuit, … ?

 

A croire que les riverains, qui de plus en plus s'associent pour se défendre, trouvent tout cela plus pathétique que pittoresque !

 

 

 

>> Voir aussi "Paris by-night" ou Paris est-elle la capitale de l'ennui?

 

 

 

 

 

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Filles du calvaire.

14 Janvier 2009, 09:42am

Publié par barreteau


L'image un peu leste et racoleuse de cette publicité, au métro Filles du Calvaire, semblerait-elle vouloir nous donner une indication sur les moeurs de ce quartier du 11ème arrondissement ?
Les "filles du calvaire" ne seraient-elles pas des filles de joie qui, autrefois, écumaient le quartier ?

 

 Le prix Goncourt 1991, un roman de Pierre Combescot, intitulé "Les Filles-du-Calvaire" pourrait confirmer cette hypothèse. L'auteur nous narre - en effet - la vie de Madame Maud, derrière son comptoir du bistrot des Trapézistes, aux Filles-du-Calvaire. Autour d'elle, un petit monde interlope et coloré où se côtoient artistes du Cirque d'Hiver tout proche, souteneurs, prostitués des deux sexes ... Mille et une destinées emplissent ce livre baroque, dans le Paris de la première moitié du siècle dernier.

Coluche, enfonce le clou avec un de ses mots d'esprit, dont il avait le secret : "On parle souvent du boulevard des Filles-du-Calvaire mais on ne  parle pas souvent du calvaire des filles du boulevard".

Pourtant, la réalité est beaucoup moins romantique. Ici, rien à voir avec les filles de joie, et même bien au contraire ...
Ce quartier, hébergeait le couvent de la congrégation des Filles du Calvaire qui lui donnera son nom ...



>> La congrégation des Filles-du-Calvaire a son site web...

>> Au métro "Filles du Calvaire"...

 

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Notre-Dame ... la médiocre.

6 Octobre 2008, 10:49am

Publié par barreteau

47 rue de la rue de la Roquette - Paris 11ème.

Rue de la Roquette, on créa en 1911, une chapelle. Celle-ci sera agrandie entre 1926 et 1928, et prendra alors le statut d'église paroissiale du quartier Bastille. Cette construction - de piètre qualité et mal entretenue - était, dès les années 60, dans un tel état de délabrement, qu'elle fut alors fermée au public.

Progressivement l'édifice tomba en ruine, mais au lieu de restaurer l'église de la rue de la Roquette, l'archevêché de Paris en ordonne sa destruction en 1992. La disparition d'un édifice religieux est toujours quelque chose de dérangeant ... C'est une partie de notre patrimoine mais aussi une partie de nos souvenirs qui disparaissent alors ...


Sur le même site, sera finalement construite la "médiocre" Notre-Dame d'Espérance. Les architectes ont voulu faire le pari que la nouvelle église donne finalement l'impression d'avoir toujours été là.
Ce pari était risqué et loin d'être gagné d'avance car en réalité, seules ... les deux cloches provenant de l'ancienne église ... ont toujours été là ...

Bernanos ne disait-il pas: "L'espérance est un risque à courir"...


>> Notre-Dame d'Espérance, vue générale.

>> Et ... Notre-Dame des Champs... Elysées.  


 

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