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PARISPERDU

Le Square de la Roquette.

23 Avril 2026, 08:46am

Publié par Pierre Barreteau

La fontaine du Square de la Roquette_ Paris 11e arrondissement (2018)

En lieu et place des prisons de la Grande et de la Petite Roquette, démolies en 1975, on trouve désormais un square aménagé en 1977. Seuls vestiges du passé, les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square, elles n’ont pas bougé depuis leur construction, il y a 175 ans.

Depuis l'entrée principale, au 145 rue de la Roquette, le terrain s'élève jusqu'à une fontaine en cascade, moderne et majestueuse car encadrée de jolis palmiers. À gauche de celle-ci se trouve une aire de jeux et, près de là, derrière de magnifiques parterres de fleurs se cache le local technique du jardin. Deux autres aires de jeu se situent derrière la fontaine : d'abord une aire de jeu destinée aux adolescents et, derrière, une aire de jeux destinée aux enfants. Un chemin permet de faire le tour de ces différentes aires. Une esplanade en béton se trouve près de la rue Merlin ; elle permet l'accès à une salle de spectacle en sous-sol : la salle Olympe-de-Gouges.

 

>> Les deux guérites d’accès de l'ancienne prison de la Petite Roquette servent d'entrée à l'actuel square. (février 2008) :

>> Faites un petit détour par la rue de la Croix-Faubin, perpendiculaire à la rue de la Roquette. Le sol dévoile 5 dalles que l’on retirait à l’époque pour y installer la guillotine...

 

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Mais comment encore aimer Paris ... ?

24 Mars 2019, 08:46am

Publié par barreteau

Mais comment encore aimer Paris ?

Passage Lhomme_75011 Paris

 

Il faut avoir aimé Paris et l'avoir quitté pour être déprimé et attristé en y revenant.

Le point de départ du désamour de la capitale remonte à l'époque où les Halles ont été transférées hors de Paris et qu'alors on a détruit les pavillons Baltard.
A partir de là, commence un Paris bobo, un Paris complètement chamboulé. Puis Paris est devenu sale, envahi d'oisifs et de mendiants. Un Paris couvert de tags, de graffs, de choses immondes, avec comme "clou du spectacle" les jardinières-urinoirs qu'a  récemment fait installer Madame Hidalgo. Alors là, je dis bravo, notre ville lumière est bien définitivement éteinte !

Les très aisés, les très aidés, les héritiers, voilà désormais les parisiens. Ajoutons-y un petit peuple immigré qui sert de nounou ou de main d'œuvre de proximité ou bien qui se débrouille comme il peut.
Pour les autres, simples travailleurs des classes moyennes, voire moyennes plus, c'est le 25 mètres carrés encore à quarante ans ou bien la banlieue avec son RER peu reluisant et ses pannes, ses retards pour un retour tardif à la maison. Mais bon, il y a ceux qui sont dans la bulle et ceux qui sont dehors.
On a beau avoir aimé Paris, comment encore aimer cette ville quand elle vous rejette ?

 

>> Les jardinières-urinoirs de Madame Hidalgo.

 

 

 

 

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Ce n'est pas trop tôt.

28 Août 2016, 11:28am

Publié par barreteau

Ce n'est pas trop tôt ….

Nettoyage de la statue de la place de la République_ Paris 8 août 2016

La statue de la Place de la République a fait peau neuve. Plus de fleurs, de bougies, de dessins, et surtout plus de tags … En une dizaine de jours, début août, les équipes de la Ville de Paris ont redonné toute sa splendeur au monument historique. Et ce n'est pas trop tôt …

Car depuis plus d'un an, le socle, les bronzes et même la Marianne étaient tagués, gribouillés, bardés de dessins, d'autocollants, de slogans politiques et même d'insultes racistes et antisémites… Tout cet avilissement est en grande partie le résultat des débordements, en marge du mouvement Nuit Debout et de son squat de la place, mais aussi celui des manifestations contre la loi Travail… Car ce ne sont pas les hommages aux victimes des attentats qui ont couvert le piédestal de tags et autres slogans, ce sont bien les manifestants autogérés, anars et autres gauchisants qui ont défiguré ce qui devrait pourtant être leur symbole...

Après ce grand nettoyage, il n’est  pas question d’ôter le caractère mémoriel de la statue, bien au contraire, nous pourrons toujours rendre hommage aux victimes à cet endroit comme au pied de l’arbre du souvenir qui a été planté, un an après les attentats de janvier 2015, sur cette même place. Mais il fallait que la statue soit propre car c’est la volonté d'une très large majorité de parisiens.

Marianne devait retrouver sa qualité première: "Liberté, Egalité, Fraternité" et aussi "Pax" sont les seuls mots qui doivent être inscrits à cet endroit. Les tags n'ont rien à faire ici et désormais des agents seront là pour surveiller le monument et mettre des amendes à ceux qui dégradent notre patrimoine, et là aussi, ce n'est pas trop tôt ….

 

 

>> Voir aussi : République, "the place to be…"

 

 

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Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier.

8 Juillet 2016, 17:53pm

Publié par barreteau

Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier … 
20, rue de Crussol Paris 11ème (juin 2015)

 

Ici, dans les années 70, rue de Crussol ou rue du Grand Prieuré, non loin du marché Popincourt et à deux pas de République, c'est encore comme un coin de province endormi.

Ce jour-là il fait gris sur le boulevard Voltaire et il commence à pleuvoir. Au métro Oberkampf se dégage l’odeur indéfinissable du pavé brillant sous la pluie.

Chez Marinette, un bar sans prétention, les clients se connaissent tous un peu. Au petit matin, sous le regard déjà vif de la patronne, les tuyaux chromés de la grosse machine à expresso crachent le café brûlant aux lève-tôt du boulot. Et parfois, le calva est caché dans la tasse chaude… Un peu avant treize heures, les artisans, les commerçants, les filles du salon de coiffure, les jeunes "arpètes" provinciaux hébergés dans les meublés du quartier… tous viennent ici manger les œufs durs-salade et le hachis Parmentier de Marinette.

A la fin du repas, les rires débordent dans la petite rue… Ils ne savaient pas pourquoi ils l’aimaient leur quartier puisqu’ils n’avaient même pas fait philo… On ne leur a rien demandé, ils n'ont rien vu venir mais maintenant, il a bien changé leur quartier. Désormais, de l'autre côté du carrefour, boulevard Voltaire, à la place du bar de Marinette, Planet Sushi étale ses scooters bleus et ses néons roses…

 

 

>> Oberkamp est aujourd'hui le paradis des Cafés bobo …

 

 

 

 

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Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

3 Juillet 2016, 09:37am

Publié par barreteau

Rue du Dahomey … c'est pas bénin !

"Produits d'Antant" une boutique liée à l'artisanat traditionnel du quartier, à l'angle de la rue du Dahomey et de la rue Saint-Bernard 75011 Paris (juin 2012)

Le passé colonial de la France transpire encore dans le nom de certaines rues de Paris. Ainsi, au hasard des arrondissements, on trouve une rue, une place et aussi une impasse du Maroc. Puis l'Algérie a son boulevard et la Tunisie son avenue. Et pêle-mêle, on rencontre les rues du Congo, du Niger, du Gabon, du Sénégal, de Madagascar, de Pondichéry, du Cambodge, du Laos … J'en oublie sans doute … Et, si la rue d'Annam n'a pas été renommée rue du Viêt-Nam, on peut penser que Diên Biên Phu y est peut-être pour quelque chose !

Mais que se passe-t-il dans le 11ème arrondissement avec la rue du Dahomey ? Celle-ci porte en effet depuis 1894 le nom de ce petit pays d'Afrique, alors colonie française. Mais le Dahomey devient indépendant en 1960 et prend alors le nom de Bénin en 1975. Pourtant depuis cette date rien n'a changé, à Paris on ne connaît que le Dahomey  …

Mais si finalement, quelque chose a bien changé rue du Dahomey car, située entre Bastille et Nation, elle se trouve en plein quartier du meuble, et aujourd'hui, avec la gentrification du secteur, architectes, photographes et artistes se sont installés à la place des menuisiers et des ébénistes qui peu à peu ont fermé boutique. Seul le magasin "Produits d'Antant"  témoigne encore de l'histoire de ce quartier populaire. Toujours ouvert, il prodigue à ses clients conseils et démonstrations sur place: un commerce à l'ancienne, loin des Castorama et autres Bricomarché. Et ça, rue du Dahomey, … c'est pas bénin !

 

>> Liste des colonies française, sur Wikipédia.

 

 

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République, "the place to be…"

26 Avril 2016, 16:44pm

Publié par barreteau

 

 


Place de la République, voilà une place qui, par les temps qui courent, ne laisse pas indifférent. Est-ce encore une place publique ou est-elle devenue exclusivement un rendez-vous politique ? Telle est la question du moment.

Traditionnel point de ralliement des manifestations, Cgt en tête, Unef pas loin derrière, … c'est à "Répu", sous la colossale statue en bronze de Marianne, que démarrent symboliquement les cortèges.

Jusqu'en 2012, l'esplanade certes très animée ne voyait, en dehors des grandes "manifs", qu'une activité réduite aux brocantes et aux vide-greniers organisés surtout le week-end.

Son réaménagement en 2013, n'a pas eu que des avantages quand on pense, par exemple au massacre des fontaines des Dauphins, mais il a permis d'ouvrir la place aux piétons, aux familles, aux enfants et, sur ce plan là, c’est un succès.

Mais le grandiose projet de la Mairie de Paris connaît aussi quelques ratés.

C'est tout d'abord le Café "Monde et Médias" qui reste fermé depuis maintenant longtemps, suite à un incendie ... Du mobilier urbain, du miroir d’eau, de "L’R de jeux" et de la ludothèque à ciel ouvert, que reste-t-il ? Pas grand-chose ... Quant aux nouveaux arbres plantés pour "végétaliser" la place, ils résistent, mais restent diablement chétifs.

Et surtout, depuis les attentats de 2015, la fonction de la place semble avoir radicalement changé. Elle est devenue un symbole, une sorte de sanctuaire, un mémorial, un lieu de recueillement et d’expression.

Avec parfois de fâcheuses conséquences, ainsi la statue de la République et son socle de pierre calcaire qui pourtant avaient été nettoyés à neuf, ont dû subir des couches superposées de messages, de graffs, et de nombreuses dégradations malveillantes. Ce nouvel espace est devenu "la place parisienne" de référence de la contestation mais aussi un nouveau défouloir, un exutoire, ...
On ne lui en demandait pas tant !

Et, fin mars 2016, le point d'orgue n'est sans doute pas loin d'être atteint. La place de la République devient le "siège social", l'établissement principal du mouvement "Nuit debout".

Ici, chaque soir on refait le monde, la parole est libre et les contestations vont tout azimut …
La République est un symbole, mais ne deviendrait-elle pas aussi un prétexte ? Car les effets secondaires que sont les débordements, les désordres et les dégradations installent le doute sur la crédibilité de mouvement … Nuit debout va-t-il devenir Ennui assis … ?

 

>> La République en danger ...

 

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"Fluctuat nec mergitur"

24 Novembre 2015, 09:27am

Publié par barreteau

"Fluctuat nec mergitur"

Lavatronic, 3 Rue de la Fontaine au Roi Paris 11ème _novembre 2015

 

En face de "Casa Nostra", le restaurant de la rue de la Fontaine au Roi qui fut l'une des cibles des attentats du 13 novembre à Paris, la laverie Lavatronic a reçu cette balle perdue ...
"Fluctuat nec mergitur" ?… Oui Paris est battu par les flots, mais ne sombre pas.


>> La laverie Lavatronic, par temps de paix …

>> Rue de la Fontaine au Roi, déjà sur Parisperdu

 

 

 

 

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Ce n'est pas vraiment la Paix !

1 Février 2015, 09:53am

Publié par barreteau

 Hôtel de la Paix – 4 rue Louis Bonnet – Paris 11ème (janvier 2009)

Dans le 11éme arrondissement, la rue Louis Bonnet a toujours été une rue très commerçante.

Dans les années 80, un bon nombre d'établissements de la communauté chinoise, en majorité des restaurants, s'implantent ici. Ceux-ci remplacent des commerces tenus jusqu'alors par la communauté juive, un changement caractéristique de l'évolution de Belleville. Et c'est ainsi que disparaîtra, entre-autres, la célèbre charcuterie delicatessen Goldenberg avec ses spécialités d'Europe centrale.

Toutefois, jusqu'au tournant de l'an 2000, la physionomie de la rue change peu et elle conserve alors pratiquement les mêmes immeubles depuis plus d'un siècle.

Mais aujourd'hui la rue présente un tout autre visage et, ce sont les petits hôtels qui font les frais de la restructuration du secteur. C'est ainsi qu'au bas de la rue, au N°4, on vient d'assister à la destruction de l'hôtel de la Paix.

Fermé suite à un incendie qui s'était déclaré dans ses étages supérieurs, l'Hôtel de la Paix a été muré pendant de longues années pour empêcher les squatters de l'occuper. C'est là qu'avait été tourné une séquence du film "Bourne Identity", où l'on voit Bourne et Marie se cacher dans ce petit hôtel de la rue Louis Bonnet.

Cette rue qui peut de prime abord sembler plutôt paisible a connu pas mal d'évènements plus ou moins dramatiques: plusieurs incendies dans un périmètre restreint, des bagarres de rue intercommunautaires entre Juifs et Arabes et de nombreux règlements de compte dont certains avec mort d'hommes …

Non décidément, rue Louis Bonnet, ce n'est pas vraiment la Paix !


>> The Bourne Identity, (ou La Mémoire dans la peau), un film réalisé par Doug Liman et sorti en salles en 2002 avec Matt Damon dans le rôle principal.(capture d'écran)

>> Demande de démolition du 2-4 rue Louis Bonnet.

>> La guerre à l'Hôtel de la Paix.


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Allée verte.

16 Janvier 2015, 12:05pm

Publié par barreteau


La rue Saint-Sabin a gardé son atmosphère provinciale avec de nombreuses échoppes d'artisans et divers magasins de petits commerçants, mais pour combien de temps ? Car toutes et tous ferment désormais les uns après les autres.

Au 58 de cette rue, une autre voie prend naissance. A ce croisement, se dresse une immense façade aveugle avec pour tout élément décoratif une plaque de rue parisienne ou l'on peut lire : "Allée verte, anciennement rue verte".
Non loin de là,  il y a aussi la rue du Chemin Vert  … et pas très loin non plus la célèbre Coulée verte … décidément ce coin du 11ème arrondissement semble avoir trouvé sa couleur !

Puis l'Allée Verte coupera la rue Nicolas Appert, le génial inventeur de la boîte de conserve, avant de déboucher dans le boulevard Richard Lenoir et même s'il n'y a aucune verdure dans l'Allée Verte … cette allée est généralement bien calme avec sa halte-garderie, sa maison de retraite … son club de tennis de table …

Mais à deux pas de là, ce calme a été fracassé le 7 janvier dernier lors de l'assassinat des journalistes de Charlie Hebdo par des terroristes extrémistes …


>> "Je suis CHARLIE"

>> La coulée verte: "Pour un urbanisme retardataire".

 

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Paris demande à être gracié.

9 Juillet 2014, 12:00pm

Publié par barreteau

Terrain vague de l'impasse Truillot _ Paris 11ème (2008).

Depuis des siècles Paris a été fait d'enceintes que l'on détruit, d'ajouts, de substitutions … de rues ou d'avenues que l'on perce, de jardins ou de parcs que l'on crée.

Tous ces bouleversements ont toutefois été conduits dans une certaine continuité jusqu'aux années 1960 où l'on a saigné à blanc les quartiers Italie et  place des Fêtes, brisant par là-même le processus qui avait jusque-là permis à la ville de grandir, de rajeunir et de se transformer sans que ses habitants se posent trop de questions.

Par ces opérations, on venait de casser le modèle haussmannien, qui consistait à prolonger la ville en s'alignant sur les gabarits existants. Etait-ce un bien ? Etait-ce un mal ?

Bien sûr on ne demande pas d'arrêter de construire, mais on ne peut que remarquer que désormais deux limites sont atteintes: celle de ce long périphérique qui fige et arrête la ville, mais aussi celle de ces jardins, de ces vignes, de ces champs que Paris a vu disparaître pas à pas, jours après jours, depuis des siècles et dont les dernières cours, les dernières voies ferrées, les rares derniers terrains vagues sont tout ce qu'il nous reste …

Alors aujourd'hui, ce que nous demandons simplement, c'est de gracier ce vide.


>> Voir sur Parisperdu "Pour un urbanisme retardataire".

>> Démolitions, reconstructions, la ville en chantier.

 

 

 

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Les Cours de l'Industrie.

4 Juillet 2014, 09:19am

Publié par barreteau

Le site avant Réhabilitation, 37 bis de la rue de Montreuil Paris 11ème (juillet 2011)

Dans le 11ème arrondissement, un site exceptionnel vient d'échapper à la voracité des promoteurs. C'était l'un des derniers vestiges parisiens de l’architecture industrielle du faubourg Saint-Antoine : les Cours de l'Industrie.

Au 37 bis de la rue de Montreuil, de lourds travaux de réhabilitation, entrepris dès 2009, vont permettre de livrer, très prochainement, une véritable Cité industrielle et artisanale.

Ces travaux délicats, ont permis de mettre aux normes cet ensemble de trois cours pavées et de huit bâtiments sans faire partir pour autant la quarantaine d'artistes et d'artisans qui y travaillent, et surtout sans saccager des lieux chargés d'histoire.
Car ici, pendant des décennies, ces Cours ont constitué une sorte de village dans la ville, avec ses artisans qui se connaissent tous et qui se retrouvent quotidiennement dans le restaurant de la dernière cour pour le repas de midi.

A partir des années 1970,  alors que la désindustrialisation de Paris se traduit par la disparition de beaucoup d'ateliers, les trois Cours continuent à accueillir des ébénistes, des sculpteurs, des céramistes mais aussi des plasticiens et des musiciens. 
Mais les Cours, de plus en plus délabrées se retrouvent menacées de démolition. Leurs occupants se mobilisent et créent en 1991 une association: les Ateliers Cours de l’Industrie (ACI) qui se battra jusqu'à ce que les parties extérieures des bâtiments soient inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. En 2004, la Ville de Paris achète les lieux au marchand de biens qui les avait récupérés, et démarre des études en vue d'une réhabilitation totale du site.

Le résultat est la cité que nous connaissons actuellement : ces cours de l'Industrie, largement consacrées au travail du bois, l'usine de sièges Moreau et Pérault, qui compte à elle seule 300 ouvriers, celle d'encadrements Duponnois et Cie, les ateliers de transformation des métaux Rougier, … 

Vous avez dit : "Redressement productif" ?


>> Déjà sur Parisperdu : "La cour de l'Industrie".



 

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Les étranges dalles de la rue de la Croix Faubin.

1 Juin 2014, 08:31am

Publié par barreteau

L'une des cinq dalles, face au n°16 de la rue de la Croix-Faubin – Paris 11ème (juin 2010)

 

Dans le 11ème arrondissement, à l'angle de la rue de la Croix-Faubin et de la rue de la Roquette, vous pourrez découvrir - en étant quelque peu perspicace - cinq dalles de granit, incrustées à même le sol.
Ces pierres marquent l'endroit exact où la guillotine était dressée, à l'entrée même de la prison de la Grande-Roquette qui jadis se tenait ici.
En sortant de la prison, les condamnés à mort n’avaient donc que quelques pas à faire pour aller se faire couper la tête …

Ces blocs avaient une fonction essentielle, ils permettaient de caler précisément l'échafaud, de façon à ce que la lame effectue avec la plus grande précision son macabre ouvrage.
On comprend mieux ainsi, pourquoi cette prison fut longtemps surnommée "l'Abbaye des Cinq-Pierres".

Ces dalles, aujourd'hui oubliées, furent un temps si célèbres qu'elles ont été chantées par Aristide Bruant ou mieux encore par l'assassin et poète Pierre François Lacenaire :
"Oh, je vous connais bien, Dalles qui faites place,
Aux quatre pieds de l'échafaud"
.


>> Les 5 dalles, face au N° 16 de la rue de la Croix Faubin.

>> Et c’est deux rues plus loin, au 60 rue de la Folie Regnault, que la guillotine était entreposée. (Voir "En marge d'Atget" sur Parisperdu)

 

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Le dernier jambon de Paris fait intra-muros.

31 Octobre 2013, 08:23am

Publié par barreteau

Au 166 rue de Charonne, les Etablissements Le Guel fabriquent le dernier vrai jambon de Paris.

La gastronomie est vraisemblablement née à Paris. Mais on ignore souvent qu’il existe un vrai terroir parisien avec des produits qui, toutefois, sont  pour la plupart en train de disparaître.

Bien sûr tout le monde connaît le "champignon de Paris" cultivé dès l'époque de Napoléon Ier, dans les carrières souterraines de Paris, d'où son nom. Mais aujourd'hui le champignon de Paris vient du Val de Loire … quand ce n'est pas de Chine !

Alors quoi d'autre sur le terroir parisien d'aujourd'hui ? A vrai dire pas grand-chose, tant le vin de Montmartre ou le miel des ruches de l'Opéra tiennent plus du folklore local que d'un terroir véritable.

Finalement, il faut aller rue de Charonne, au fin fond du 11ème arrondissement pour trouver un véritable produit du terroir parisien. Le dernier vrai "Jambon de Paris" fabriqué à l'ancienne, sans colorant ni conservateur. Ici, neuf salariés travaillent à temps complet pour préparer environ 500 jambons par semaine. Dont le nec plus ultra du jambon : "le Prince de Paris" que l'on reconnait à son tampon qui représente la Tour Eiffel.

Vendu entre 21 et 29 euros le kilo – soit environ deux fois plus que son cousin industriel –, ce "vrai jambon de Paris" a le goût de l’authenticité, … et le prix de sa rareté.


>> Où trouver le dernier jambon de Paris ?

>> Le dernier jambon de Paris a-t-il un goût de luxe ?

 

 

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Fontaine-au-Roi

1 Octobre 2013, 11:19am

Publié par barreteau

Face au 71 de la rue de la Fontaine-au-roi, une fresque monumentale de l’artiste Ludo.

Situé au nord-est du 11e arrondissement, le quartier de la Fontaine-au-Roi fait partie du secteur populaire du Grand Belleville. Pour s'en convaincre, une balade dans le quartier suffit car vous allez y rencontrer une population jeune et cosmopolite. Ici la population étrangère est nombreuse, près d’un habitant sur trois est immigré. Et, malgré les traditions anciennes d’accueil et d’ouverture au monde qui font depuis toujours la particularité de Belleville, ce quartier connaît des périodes de tensions entre les différentes communautés d’immigrants.

La vie ici n'a rien de doré. Les indicateurs de précarité font état de déficits marqués par rapport aux moyennes parisiennes. Le taux de chômage atteint des sommets, le revenu annuel moyen est faible et une majorité de la population est allocataire du RSA et/ou bénéficiaire de la CMU-C. Quant aux indicateurs scolaires, ils témoignent d’importantes difficultés: plus du tiers des habitants sont sans diplôme.


Faiblement doté en logements sociaux, le quartier est essentiellement constitué de logements privés. Des logements le plus souvent anciens et inconfortables accueillant des familles en grande précarité, primo-arrivantes et pour certaines sans papiers.

La Fontaine-au-Roi compte aussi beaucoup d'hôtels meublés dotés de logements de petite taille, sans confort. Certains de ces immeubles, inscrits au plan d’éradication de l’habitat indigne, ont été réhabilités par la Ville, mais il reste encore beaucoup à faire…

"Rue de la Fontaine-au-Roi", le nom est certes joli, mais le quartier l'est beaucoup moins !

 

>> "A la source de la Fontaine-au-Roi - un foyer de travailleurs maliens à la veille de sa fermeture" _ Emission de France Culture du 29.06.2011

>> L'habitat indigne est-il vraiment éradiqué à Paris ?

 


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Passage Rauch.

19 Septembre 2013, 09:15am

Publié par barreteau


Le 11ème arrondissement est riche en passages, en petites rues plus ou moins larges, elles-mêmes débouchant sur d'autres passages … un réseau qui semble sans fin.

Venant de l'interminable passage Charles Dallery et, avant son prolongement vers le passage de la Main d'or, vous pouvez - sur votre gauche - vous engager dans le passage Rauch.


Là, dès l'entrée, c'est toute une ménagerie qui vous accueille. Des animaux surgissent des arcades en trompe-l'œil qui surplombent les portes et fenêtres d'un bâtiment.
C'est un véritable zoo qui est représenté ici : dromadaire, panthère, gorille, ours ... et durant un instant, l'on pourrait penser que les animaux peints au-dessus des ouvertures sont réellement présents derrière les grilles de celles-ci ... ?

Cette façade, a été réalisée en 1990, par Léonor Rieti. Il faut dire que cette artiste ne s'adonne pas au trompe-l’œil par hasard car elle travaille de longue date en collaboration avec son père Fabio Rieti, l'un des pionniers du mur peint et qui a réalisé à Paris, en 1975, le célèbre "Piéton des Halles".

La décoration des murs de la capitale serait donc une affaire de famille …


>> Site officiel des artistes Rieti.

>> Voir aussi : "Piéton de Paris".

 

 

 

 

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