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PARISPERDU

logement

Partout la gentrification se poursuit.

7 Octobre 2019, 19:10pm

Publié par barreteau

Photo: Source : CKUT

 

Dans les quartiers de l'Est parisien, l’impact des nouveaux arrivants est complexe à mesurer. Toutefois, il est certain que l’arrivée de ce qu'il est convenu d'appeler "les bobos", a complètement chamboulé le marché de l’immobilier de l'Est de Paris, que ce soit à la location ou à l’achat.
Dans ce secteur géographique, en un an, les prix de l’immobilier ont encore grimpé de 5,7 %, et de … 48,6 % en dix ans, selon le site de la Chambre des Notaires du Grand Paris,

Et maintenant, il en va de même pour les grandes métropoles en Régions.
En fuyant Paris, « son ciel gris et ses matins moroses », comme le chante Camille, les jeunes cadres parisiens seront-ils, là aussi, tenus responsables de phénomènes de gentrification ?
Sans doute, mais peut-être sont-ils en train de détruire ce qu'ils étaient venus chercher


>> La gentrification sur Parisperdu.


 

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Des immeubles d’angle particulièrement spectaculaires.

15 Mars 2018, 09:22am

Publié par barreteau

Des immeubles d’angle particulièrement spectaculaires.

 

Angle 8-10 rue Carpeau et 136-138 rue Lamark _Paris 18ème (juin 2017)

 

A l’angle du 8-10 rue Carpeau et du 136-138 rue Lamark, il est un immeuble d’habitation que l'on identifie aisément comme une construction des années 50, tant la disposition de ses retraits successifs et de ses conduits de cheminées, plutôt gigantesques, sont révélateurs de cette époque.

Les différents retraits des façades résultent de l'application stricte du règlement d’urbanisme parisien en vigueur à l’époque et qui prescrivait que « la verticale du gabarit doit correspondre à la largeur de la voie (c'est la fameuse loi H=L).

Quant à ces sorties de cheminées, elles obéissent à une autre réglementation, également très stricte : un conduit de fumée pour chaque cuisine et un autre conduit pour chacune des deux ou trois autres pièces ; tout ceci donne un rendu monumental. 

Alors, la conjonction des deux contraintes rend, encore aujourd’hui, la vision de ces immeubles d’angle particulièrement spectaculaires.



>> Architecture et logement sur Parisperdu.

 

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Paris vu par Roland Castro.

15 Mars 2015, 18:53pm

Publié par barreteau

HBM du boulevard Soult _ Paris 12ème (mai 2005)

Roland Castro est un architecte pas comme les autres : passionné, contestataire et engagé …
Un peu "grande gueule" aussi, et c'est sans doute pourquoi sa vision de Paris n'est pas toujours dans l'air du temps. Elle n'en est pas moins intéressante, car Castro nous aide à comprendre l’espace public et à percevoir une certaine poétique de la ville.

Spécialiste du logement social, Castro critique - par exemple - violemment le réaménagement de la Place des Fêtes, "une blessure dans la ville", une place enlaidie par des tours.

A ces dernières, il préfère les habitations bon marché, les fameux HBM qui entourent Paris, des logements sociaux construits dans les années 1920. Ils n’ont pas coûté cher et ont été créés rapidement. Mais leur qualité contraste diablement avec les grandes barres, bâties soixante ans plus tard et qu’il faut maintenant réhabiliter ou démolir.

Et, devant les HBM, Castro dit son espoir que soit retrouvé un savoir-faire aujourd'hui perdu en matière d’urbanisme.

Il cite aussi en exemple, d'autres secteurs de Paris, en particulier ceux situés sur les collines  et qui, de ce fait, ont résisté à l’urbanisation d’Haussmann.

Sur les collines de Belleville, dans le quartier de la Mouzaïa, une multitude de petites maisons coexistent agréablement. Là, on trouve dans les venelles du quartier la même densité que dans un grand ensemble, mais quelle différence dans la qualité de vie !

Les projets de Roland Castro vont toujours en ce sens: son travail s’applique à inventer des habitations plus humaines, plus agréables à habiter...

Bonne continuation Monsieur Castro.


>> Mieux connaître Roland Castro …

>> "Archi-respectueux" du passé.

>> Jean Nouvel conservera l'ancien.

 

 

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Paris se barricade.

15 Octobre 2014, 09:29am

Publié par barreteau

 Une impasse sécurisée de la villa Faucheur - Paris 20ème - octobre 2005

Grilles, clôtures, portails automatiques... dans les vingt dernières années, les "communautés emmurées", comme disent les Québécois, sont devenues un élément constitutif de l'habitat parisien. Ces résidences clôturées laminent l'image d'une ville qui se veut "championne  du vivre ensemble", un label que nous servent régulièrement les politiques locaux.

Si le phénomène touche toute la France, la capitale arrive en seconde position juste derrière Marseille qui détient le record national de l'habitat barricadé. Mais Paris progresse et la tendance au cloisonnement en enclaves résidentielles fermées, est massive. Elle touche tous les types de logements - ancien, récent, individuel, collectif, luxueux ou très modeste - et tous les arrondissements de la ville. D'ailleurs aucun promoteur immobilier ne s'aventure, désormais, à proposer aux acheteurs un projet neuf sans l'étiquette "sécurisée", un euphémisme car en fait il s'agit d'accès totalement contrôlés et de frontières solidement bouclées.

Et pourquoi croyez-vous que les copropriétaires demandent la fermeture de leurs résidences, de leurs villas, de leurs impasses … ? Pour la sécurité, bien sûr car avec des portails automatiques, il est plus difficile de voler une voiture ou de cambrioler une maison. Mais le sentiment d'insécurité, réel ou supposé, est le déclencheur de bien d'autres demandes. Et les causes de fermeture dépassent largement la problématique de la sécurité. Car au final, ce qui est aussi recherché, c'est la volonté d'entre-soi ...

Et, plus on se rapproche des grandes cités HLM, notamment dans les quartiers nord, plus le malaise est patent … et plus on se renferme sur soi-même.
Vous avez dit mixité sociale … ?


>> Voir aussi : "La villa Faucheur".

>> Digicode, tu n'es pas mon ami …

>> Bref entretien, rue Miguel Hidalgo.

 

 

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" Ça commence toujours comme ça "

16 Avril 2014, 08:22am

Publié par barreteau

Cité de la Chapelle Paris 18ème (Juillet 2010)

Depuis quelques jours, dans ce quartier du 18ème arrondissement, de nouveaux panneaux d'information ont fleuri. Ils annoncent que le permis de démolir concernant les bâtiments d'une partie de cette cité, a été délivré le 27 juillet.
Dès le lendemain, des panneaux ont été posés, ça commence toujours comme ça …

C'est donc à partir de cette date d'information au public que court le délai de deux mois autorisant les recours. "Nous sommes étonnés - m'ont confié des habitants du secteur - On a l'impression que ces constructions sont en parfait état. Pourquoi les démolir ? "

Peut-être veut-on faire mieux encore, car le projet de la Ville, prévoit une refonte totale du site actuel ? Un projet contesté par une partie des élus et par les associations de quartier qui comptent bien utiliser ce délai de recours…

Mais comme souvent, en pareil cas, les chances de succès de ces recours sont très faibles. Et, deux mois, c'est court …

Mais, dernier coup de théâtre, la nouvelle "loi Alur" va raccourcir le délai de recours à un mois seulement.
Et là, la contestation de l'intérêt d'un projet deviendra quasiment mission impossible … c'est sans doute ce que la Ville et les pouvoirs publics veulent !



>> La loi Alur du 26 mars 2014.

>> Voir aussi : "Paris Poubelle (1)".

 

 

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Les leçons d'Italie 13.

7 Janvier 2014, 12:27pm

Publié par barreteau

Dalle des Olympiades (axe nord-sud): quelques unes des trente tours d'une centaine de mètres de hauteur. Paris 13ème (octobre 2010)

Dans le projet initial de l'opération Italie 13, l'avenue d'Italie devait être élargie aux dimensions des Champs-Elysées et transformée en voie rapide. Les piétons et la desserte locale devaient traverser l'avenue par des passerelles ou des tunnels, et de chaque côté de l'avenue, des tours de grande hauteur devaient s'élever, presque toutes sur le même modèle du parallélépipède strict … la folie des grandeurs !

Le point le plus ambitieux de cette opération devait être la tour Apogée : d'une hauteur comparable à celle de la tour Montparnasse: 210 mètres … encore la folie des grandeurs !

Mais au cours des années 1970, la hauteur projetée de cette tour "signal" a progressivement diminué avant l'annulation définitive de son projet.

Et en 1980, cerise sur le gâteau, l'État français a dû payer 470 millions de francs au promoteur pour être revenu sur le permis de construire qu'il lui avait délivré.

Cet évènement marque le point d'arrêt des grandes opérations d'urbanisme de tours à Paris. Le projet Italie 13 n'aura donc été que très partiellement mis en œuvre et au final, peut donc être considéré comme un semi-échec.

Partant de ce constat amer, l'urbanisme parisien s'est alors lancé dans une direction beaucoup plus modeste. Ainsi, l'opération Paris Rive Gauche, à quelques centaines de mètres d'Italie 13, seule opération urbaine de grande envergure menée à Paris depuis lors, marque sur l'avenue Pierre-Mendès-France l'abandon de la construction sur dalle et le retour à l'alignement sur rue, au gabarit uniforme : la pierre de taille de l'époque haussmannienne a simplement laissé la place à la paroi de verre.

Et le patrimoine urbain, que l'on croyait pouvoir négliger en dehors du "périmètre sacré" des six premiers arrondissements, fait désormais l'objet de toutes les attentions : alors que les architectes des années 1960 prévoyaient de détruire une gare d'Orsay devenue inutile, leurs successeurs des années 2000 intègrent la plupart des derniers vestiges du passé industriel: Grands Moulins de Paris, SUDAC, Frigos … dans les nouveaux quartiers du 21e siècle.

Et c'est tant mieux !


>> "Italie 13" : La politique de la table rase.

 

 

 

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Les Patios Parisiens.

25 Novembre 2013, 10:07am

Publié par barreteau

Pont de la rue Arthur Rozier - 75019 Paris (Juillet 1997) 

C'est un lieu comme seul l'Est Parisien sait nous en montrer: un jeu de dénivelés qui donne aux rues une configuration toute particulière, avec ici au niveau inférieur la rue de Crimée et en surplomb, la rue Arthur Rozier.

Vue du pont qui enjambe la rue de Crimée vous pouviez découvrir il y a encore peu de temps, en enfilade, les ateliers des petites industries qui ont fleuri ici jusque dans les années 70.


Le travail du métal était la spécialité du coin: étameurs, zingueurs, décolleteurs … étaient alors ici les métiers les plus répandus.

Aujourd'hui le secteur a été sévèrement restructuré: exit les ateliers … et, à la place on a édifié des immeubles, beaucoup d'immeubles … qui ont complètement anéanti l'ambiance villageoise du quartier.

Il faut dire que l'appétence des bobos pour les abords du Parc des Buttes Chaumont, a fortement stimulé la demande de logements dans ce coin du 19ème.

Ainsi, au 21 de la rue de Crimée, à deux pas des stations de métro Botzaris et Place des Fêtes, "Les Patios Parisiens" forment un ensemble de trois immeubles à l'architecture résolument contemporaine. Ils accueillent une cinquantaine d'appartements organisés autour de patios intérieurs ... c’est l’argument exotique qui fait vendre ! Mais les lois sur l'investissement locatif, y ont dicté leurs règles, … le programme est vendu "à partir de 6800 euro le m2", soit aux alentours de 800.000 € pour un T4.

Les décolleteurs, les zingueurs et autres ouvriers de l'usine d'emporte pièce "Pelletier et Jaminet" ont depuis longtemps quitté les lieux, … de toute façon, à ce "tarif", ils n'auraient pas pu s'y loger!


>> Kaufman et Broad annonce le programme qui occupera le "dernier carré" …

>> Le fabriquant d'emporte pièce PELLETIER & JAMINET s'est délocalisé … dans l'Orne.

 


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Les Portes du 10ème.

18 Octobre 2013, 12:09pm

Publié par barreteau

La porte Saint-Denis, vue de la rue de Cléry. (Octobre 2010)

Il ne s'agit pas de portes du périph’ parisien … car le 10ème arrondissement est un quartier situé plutôt au cœur de la capitale. Non, il s’agit ici de deux anciennes portes de Paris, matérialisées par deux arcs de triomphe monumentaux: la porte Saint-Denis et la Porte Saint-Martin.

Le site Ouest (Saint-Denis) mélange l’habitat, les petites entreprises et le commerce. Le site Est (Saint-Martin) est plus résidentiel avec des immeubles anciens et des logements sociaux HLM.

Tout ce quartier des Portes est densément peuplé et accueille une grande diversité de nationalités. Et, dans cette forte population immigrée, nombreux sont les candidats à l’asile. De surcroît, on trouve une importante population de "sans abri" dans les squares, aux abords du canal Saint-Martin et de la gare de l’Est.


Certains axes, comme la rue du Faubourg Saint-Denis, connaissent de fortes concentrations de logements sans confort … voire insalubres. Le quartier compte aussi un grand nombre d'immeubles, d'hôtels meublés et d'hôtels de tourisme pratiquant certes l’hébergement social mais souvent inscrits au plan d’éradication de l’habitat indigne.

Décidément, vivre près des anciennes portes de Paris n'est pas un luxe …


>> Le 10ème arrondissement sur Parisperdu.

>> L'habitat indigne est-il vraiment éradiqué à Paris ?


 

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Fontaine-au-Roi

1 Octobre 2013, 11:19am

Publié par barreteau

Face au 71 de la rue de la Fontaine-au-roi, une fresque monumentale de l’artiste Ludo.

Situé au nord-est du 11e arrondissement, le quartier de la Fontaine-au-Roi fait partie du secteur populaire du Grand Belleville. Pour s'en convaincre, une balade dans le quartier suffit car vous allez y rencontrer une population jeune et cosmopolite. Ici la population étrangère est nombreuse, près d’un habitant sur trois est immigré. Et, malgré les traditions anciennes d’accueil et d’ouverture au monde qui font depuis toujours la particularité de Belleville, ce quartier connaît des périodes de tensions entre les différentes communautés d’immigrants.

La vie ici n'a rien de doré. Les indicateurs de précarité font état de déficits marqués par rapport aux moyennes parisiennes. Le taux de chômage atteint des sommets, le revenu annuel moyen est faible et une majorité de la population est allocataire du RSA et/ou bénéficiaire de la CMU-C. Quant aux indicateurs scolaires, ils témoignent d’importantes difficultés: plus du tiers des habitants sont sans diplôme.


Faiblement doté en logements sociaux, le quartier est essentiellement constitué de logements privés. Des logements le plus souvent anciens et inconfortables accueillant des familles en grande précarité, primo-arrivantes et pour certaines sans papiers.

La Fontaine-au-Roi compte aussi beaucoup d'hôtels meublés dotés de logements de petite taille, sans confort. Certains de ces immeubles, inscrits au plan d’éradication de l’habitat indigne, ont été réhabilités par la Ville, mais il reste encore beaucoup à faire…

"Rue de la Fontaine-au-Roi", le nom est certes joli, mais le quartier l'est beaucoup moins !

 

>> "A la source de la Fontaine-au-Roi - un foyer de travailleurs maliens à la veille de sa fermeture" _ Emission de France Culture du 29.06.2011

>> L'habitat indigne est-il vraiment éradiqué à Paris ?

 


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Quelques traces de la vie provinciale.

1 Juin 2013, 09:30am

Publié par barreteau

Rue Emile Desvaux - Paris 19ème.

Tout près de la place des Fêtes, juste au dessus, il est un petit quartier de maisons basses regroupées sur deux ou trois rues qui rompt avec le gigantisme bétonnée de la Place.

Ces rues offrent une grande variété de constructions. On a bâti ici sans aucun souci de respecter les normes esthétiques ou les traditions locales. Le caprice personnel s'y est donné libre cours, quoique restreint par le manque d'espace, la limitation des ressources ou de sa propre imagination. Ces trois contraintes ont eu pourtant des résultats positifs. Combinées, celles-ci engendrent une sorte de non-style qui trouve sa cohérence dans une rupture continuelle des formes, du ton.
Ici l'on improvise, mais chacun sur son thème et sans écouter le voisin.
On comprend que j'adore cette petite cacophonie, et je voudrais dire pourquoi.

C'est d'abord parce qu'elle est tout le contraire de ce qui progressivement l'élimine et la remplace: l'autre non-style d'une architecture de l'efficace et du profit, qui loin de manquer de moyens comme les petits entrepreneurs individualistes, consacre tous ceux dont elle dispose à rationnaliser, à maximiser le profit.

Il se peut bien que la fantaisie timide des besogneux procède du hasard et débouche sur des maladresses. Néanmoins ces erreurs et ces insuccès détiennent sur l'imagination un pouvoir qu'exercent à l'envers - en l'étouffant- les monotones compositions rentables et rationnelles.

L'étriqué, l'inabouti, le mal foutu laissent flotter dans l'air le possible qu'ils ont rêvé mais raté ou seulement indiqué de manière fortuite. Ces maisons souvent sans prétention gardent la trace d'une vie provinciale repliée, populaire, même un peu pauvre par endroits, du moins en apparence.
Enfin j'aime leur humilité, ça et là démentie par un accès de prétention qui confine parfois au sublime …


>> Tout près de là, l'horrible Place des Fêtes.

 

 

 

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L'Auberge de la rue Vitruve.

2 Octobre 2012, 08:36am

Publié par barreteau

80 rue Vitruve - Paris 20ème arrondissement

Près du métro "Porte de Bagnolet", au 80 de la rue de Vitruve, se trouve l'auberge d'Artagnan. Le nom fleure bon le relai de campagne où l'on pourrait s'attabler pour un copieux repas, dans un décor rustique, près du feu crépitant dans une grande  cheminée. Mais en fait, "Le d'Artagnan" est une auberge d'un autre type.

C'est une auberge de jeunesse ! C'est même la plus grande auberge de jeunesse d'Europe. Connue de tous les routards, elle dispose de 435 lits, excusez du peu …

Les tarifs varient en fonction des saisons, mais restent accessibles pour une clientèle jeune et internationale à la recherche d'un hébergement à bas prix au centre de Paris: à partir de 23 euros la nuit y compris le petit déjeuner.

Pas étonnant alors que les étudiants du monde entier se retrouvent là, … où naturellement ils pourront citer la célèbre devise des Mousquetaires: "Tous pour un, un pour tous" … devise que l'on cite généralement à l'envers !


>> Les autres auberges de jeunesse et hébergements pour les jeunes dans Paris.

>> St Christopher's Paris Hostel: la toute nouvelle auberge de jeunesse du bassin de la Villette.

 

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Habitations bon marché avec piscine.

4 Septembre 2012, 07:54am

Publié par barreteau

6 rue Hermann Lachapelle - Paris 18ème arrondissement

Cet immeuble a été construit par  Henri Sauvage, un architecte qui s'intéressa au logement social et fonda, en 1903 la Société anonyme de logements hygiéniques à bon marché (HBM).

Il imagina de donner aux immeubles une forme pyramidale, afin d'avoir un "cône d'air et de lumière très ouvert". Cette géométrie était sensée rendre les habitations plus hygiéniques. Car nous sommes à une époque où les problèmes de santé publique se posent avec acuité, la tuberculose fait de grands ravages dans les milieux ouvriers, et ce type d'immeuble doit être une réponse "hygiéniste" à ces questions sanitaires. 

Le concept fut d'abord mis en œuvre en 1912 pour la construction d'un premier immeuble au 26 rue Vavin. L'immeuble de la rue des Amiraux ne sera réalisé qu'en 1926, la première guerre mondiale aura grandement retardé le projet. C'est donc la deuxième réalisation du système de construction en gradins imaginé par Henri Sauvage et breveté pour en garantir l'exclusivité.

L'immeuble de 7 étages comporte 78 logements et comprend alors un grand espace intérieur, dans lequel l'architecte avait prévu d'installer un cinéma. En 1930, la ville de Paris préféra y loger une piscine.

L'ossature de l'ensemble est entièrement en ciment armé. Les murs extérieurs sont constitués d'un remplissage de briques revêtues de carreaux de céramique "métro". En arrière de cette cloison extérieure se trouve un vide, puis une autre cloison en carreaux de plâtre. Ce procédé à plusieurs avantages : il est plus économique à bâtir qu'un mur plein, il renforce l'isolation, et surtout, en allégeant le poids du bâtiment, il permet une faible profondeur des fondations. Ce qui explique que l'architecte ait logé les caves aux troisième et quatrième étages de l'édifice !

Mais le concept ne sera pas développé plus avant car les promoteurs seront vite hostiles à ce type d'architecture. Cette hostilité est due au fait que la construction en gradin diminue le nombre d'appartements pouvant être construit sur la parcelle.
Par ailleurs, les réalisations de "Vavin" et des "Amiraux" vont montrer que la réponse "hygiéniste" de ce type de structure n'est pas aussi efficiente qu'elle paraissait a priori.


>> Qui est Henri Sauvage ?

>>  Même concept pour l'immeuble du 26 rue Vavin.

>> Les "deux gradins" d'Henri Sauvage.

>> Aller à la piscine des Amiraux.

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Insalubres .

22 Juillet 2012, 10:43am

Publié par barreteau

Immeubles délabrés,  rue de la Mare - Paris 20ème (mai 1997)


Il y a dix ans, un recensement dénombrait 998 habitations à risque dans la capitale, autant de logements présentant un danger pour leurs occupants. Un sinistre inventaire, quartier par quartier, rue par rue, adresse par adresse. Un document qui reflète la face sombre de la Ville lumière.

Ce catalogue de la misère, dressé en 2002, comprend deux catégories de logements: les dégradés et les insalubres.
Les premiers, au nombre de 386 immeubles vétustes, ont été examinés, expertisés par l'OAHD (Office d'amélioration de l'habitat dégradé). Aujourd'hui, la quasi-totalité d'entre-eux ont connus, après des travaux de première urgence, des opérations de rénovation et, pour ceux-ci, le résultat de l'action menée est satisfaisant.


Il n'en va pas été de même pour la seconde catégorie, celle des immeubles les plus délabrés, souvent insalubres. Ceux-là ont été confiés à la Société immobilière d'économie mixte de la ville de Paris (Siemp), une émanation de la municipalité, qui a vite été embouteillée par les quelques 600 dossiers, essentiellement situés dans le quart nord-est de la capitale. Fin 2011, seulement près de la moitié de ces "taudis" avait été réhabilités.
Mais plus de 300 autres restent en souffrance car beaucoup d'appartements n'appartiennent pas à la Siemp; certains sont entre les mains de propriétaires privés, qui n'ont pas toujours les moyens d'entreprendre la restauration nécessaire, voire la refusent. Dans ce cas, la ville peut recourir à une procédure de rachat ou d'expropriation mais ces actions sont longues et n'aboutissent pas toujours.

Quoiqu'il en soit, la municipalité actuelle s'est engagée à "traiter" l'ensemble de ces immeubles d'ici à la fin de la mandature.

Rendez-vous donc en 2014 …


>> A la limite de l'irréel …

>> Marchand de sommeil.

 

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Une réhabilitation exemplaire.

24 Avril 2012, 08:21am

Publié par barreteau

 Tour du Bois le Prêtre _75017 Paris (mars 2010)

Au 5, boulevard du Bois le Prêtre, dans la partie populaire du 17e, coincé entre le boulevard périphérique et le cimetière des Batignolles, s'élevait il y a encore peu une tour HLM laide et vétuste.

Le bâtiment date des années 1960, une époque où l'on construisait "à la pelle" ces grands ensembles qui ont aujourd'hui très mal vieilli. Pour vous donner une idée de l'ambiance des lieux, sachez que les habitants du quartier l'appelaient "l'immeuble Alcatraz!". Tout semblait indiquer que tôt ou tard, la tour serait promise à la démolition.

Eh bien non, car la mairie de Paris a réussi le pari inédit de réhabiliter cette tour en agrandissant les appartements, … et pour un coût deux fois moins élevé que s'il avait fallu démolir pour reconstruire.

Et aujourd'hui, au 5, boulevard du Bois le Prêtre se dresse un immeuble blanc de 50 m de haut ceint de grands balcons transparents, qui semble avoir été construit hier.

Les habitants qui ont été associés aux plans, sont restés dans l'immeuble lors des travaux, car ils ont - chacun à leur tour -occupé des appartements relais pendant que les leurs étaient rénovés.

La tour "relookée" selon ce processus est présentée par les architectes comme une première mondiale. Voilà une opération comme on aimerait en voir beaucoup dans Paris, où trop souvent on assiste à des démolitions d'immeubles réputés plus où moins vétustes avec en corollaire la déportation de leurs habitants … hors de Paris.


>> Présentation du projet par l'équipe d'architectes 


>> La tour du 5, boulevard du Bois le Prêtre: AVANT/APRES.


>> Voir aussi sur Parisperdu: "Démolition des murs ... démolition des vies ..".

 

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Inaccessible campagne.

20 Novembre 2011, 10:24am

Publié par barreteau

Rue Irénée Blanc  75020 Paris -Juin 2006 -


A la Porte de Bagnolet, on en est pourtant tout près, mais vous ne trouverez aucune pancarte, aucune indication pour la "Campagne à Paris".

Pas facile à atteindre, cette "Campagne" située aux confins du 20ème arrondissement, tant elle se dissimule derrière la ceinture de ses propres immeubles.

Pourtant, une fois gravies quelques marches d'escaliers, c'est vraiment … la campagne à Paris. En quelques mètres, vous passez du tumulte de la ville à la sérénité d'un paisible village fleuri. Le contraste est saisissant.

Cette petite cité, dont la construction remonte aux années 20, était alors réservée aux familles peu favorisées, et … il y a encore seulement trente ans, le secteur n'avait pas grande notoriété. Puis il est devenu très recherché, très branché ... si bien qu'aujourd'hui, en flânant dans l'une ou l'autre des deux rues principales, il est possible de croiser l'une des nombreuses stars qui y résident.

Alors demain, ce coin tranquille pourrait bien se retrouver dans tous les guides touristiques de la capitale ?


>> La campagne à Paris, déjà sur Parisperdu.

>> Des capitaines en Campagne …
 

 

 

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