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PARISPERDU

humaniste

Denise Bellon : splendeur des clichés, vérité de l'image.

16 Février 2026, 10:21am

Publié par pierre barreteau

 Autoportrait _ Paris, 1934 © Denise Bellon / Akg-image

Le MahJ (Musée d’art et d’histoire du Judaïsme) présente la première rétrospective consacrée à cette photographe. Près de 300 clichés dessinent le portrait d’une femme extraordinaire, mais aussi celui du XXe siècle.
Denise Bellon (1902-1999) de son vrai nom Denise Hulmann fut l’une des plus grandes photographes françaises du siècle dernier, une pionnière du photojournalisme et dont l’œuvre court des années 1930 aux années 1970.

Que nous montre cette exposition : les enfants de la zone à Paris, à Casablanca, ou à Djerba. On y voit aussi ses filles Yannick et Loleh, mais aussi Victor Brauner en ses rêves, les surréalistes, le jeune Reggiani, … on croit alors feuilleter un album de souvenirs à travers l’œil vagabond de Denise.

Denise Bellon sort enfin de l’ombre grâce à cette exposition remarquable, qui se termine par la projection du film de sa fille Yannick et de Chris Marker qui lui rendent hommage.


>> Exposition Denise Bellon, un regard vagabond au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, à découvrir jusqu'au 8 mars 2026.

>>Sa fille Loleh Bellon_ Piscine Molitor, Paris, 1939 
© Denise Bellon / Akg-image

 

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Conversation avec Gemini.

1 Février 2026, 10:34am

Publié par pierre barreteau

1_(Photo de Gauche) : Rue de Crimée et rue des Annelets Paris 19e (1948) © Willy Ronis
2_(Photo de droite) : Les escaliers de la rue des Annelets Paris 19e (1995) © Pierre Barreteau


Lorsque je questionne Gemini sur ces deux noms :  celui de Willy Ronis et le mien, voilà ce que l'IA propose :
"Pierre Barreteau et Willy Ronis : Un héritage photographique".

On le sait l'IA peut dire le vrai mais elle peut aussi se tromper ! Aussi j'ajouterai à son texte mes propres commentaires (ci-dessous en italique).

Les curieux pourront soumettre la même question à l'IA concurrente : ChatGPT et là on verra si on peut vraiment se fier à l'Intelligence artificielle qui, dit-on, va révolutionner le monde ?

 

Voici donc le texte produit par Gemini :

"Pierre Barreteau et Willy Ronis sont deux figures importantes de la photographie française (Willy Oui, moi non), liées par une passion commune : capturer l'âme de Paris et de ses habitants (oui c'est exact). Bien que leurs parcours et leurs styles soient distincts, ils partagent une profonde passion et une vision humaniste de la photographie (encore exact).

Willy Ronis : Le maître incontesté (c'est incontestable en effet).

Willy Ronis est considéré comme l'un des plus grands photographes humanistes du XXe siècle, c'est un témoin de son époque. Ses images, souvent en noir et blanc, témoignent de la vie quotidienne des Parisiens dans les années 1930 à 1980. Il a su saisir la beauté et la poésie du quotidien, tout en dénonçant les inégalités sociales. Ronis a su allier un sens aigu de la composition à une grande sensibilité pour les sujets qu'il photographiait (parfait).

Pierre Barreteau : Un héritier inspiré (si l'on veut).

Pierre Barreteau a souvent rendu hommage à Willy Ronis dans ses propres travaux. Il s'est promené dans les mêmes quartiers parisiens, cherchant à retrouver les traces du grand photographe (exact).
Tout en étant influencé par Ronis, Barreteau a développé un style personnel, marqué par une grande attention aux détails et une recherche de l'authenticité. Son blog, "Parisperdu", est un véritable trésor (modeste le trésor) pour les amateurs de photographie. Il y partage ses propres clichés, ainsi que ses réflexions sur l'œuvre de Ronis et d'autres grands photographes (Oui, c'est ma démarche).

Les points communs entre les deux photographes sont :

  • L'amour de Paris : Tous deux ont été profondément marqués par la capitale française et ont voulu en rendre compte à travers leurs images.
  • Une approche humaniste : Leurs photographies sont toujours empreintes d'une grande humanité. Ils s'intéressent aux gens, à leurs histoires, à leurs émotions.
  • Un regard poétique : Ils savent trouver la beauté dans les situations les plus ordinaires (Je suis assez d'accord).

En conclusion :

Pierre Barreteau et Willy Ronis sont deux figures clés de la photographie française (là Gemini tu exagères !).
Le premier a su s'inspirer du second pour développer un style personnel tout en restant fidèle aux valeurs de l'humanisme photographique. Leur œuvre commune nous invite à redécouvrir Paris sous un nouveau jour et à apprécier la richesse de la vie quotidienne (là Gemini tu es plus dans le vrai)."

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>> Photos comparatives choisies par Gemini :
 A Paris, les escaliers de la rue des Annelets :

   1_Rue de Crimée et rue des Annelets Paris 19e (1948) © Willy Ronis

De chaque côté de la rue de Crimée, les deux escaliers monumentaux de la rue des Annelets et de la Villa Albert Robida sont presque face à face. Tous les grands photographes : d'Aget à Cartier-Bresson sont venus ici, et Ronis a photographié ces escaliers en 1948. Placé en haut de l'escalier Albert Robida, il a en arrière-plan seulement une partie de l'escalier de la rue des Annelets.

   2_Les escaliers de la rue des Annelets Paris 19e (1995) © Pierre Barreteau

En juin 1995, lorsque je me rends rue de Crimée je cadre mon image pour souligner le mieux possible le "Y" de l'escalier de la Rue des Annelets car c'est incontestablement la partie la plus remarquable de ce groupe d'escaliers.

>> Voir aussi : "De chaque côté de la rue de Crimée".

 

 

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Les Rencontres d'Arles 2025.

7 Juillet 2025, 14:19pm

Publié par pierre barreteau

Ménage, Paris. Vers 1947-1950.© Louis Stettner
(Avec l’aimable autorisation des Archives Stettner, Saint-Ouen).

Parmi la multitude d'expositions que nous offre chaque année "Les Rencontres Internationales de la Photographie" à Arles, la Mecque de la photographie, il en est toujours une qui rend hommage à un "grand" de l'image.
Ainsi après Lee Miller en 2022, Diane Arbus en 2023, Sophie Calle en 2024, pour cette année 2025 c'est Louis Stettner qui a été choisi. Et l'on pourra admirer ses clichés dès l'ouverture des "Rencontres" le 7 juillet et jusqu'à la fermeture, le 5 octobre 2025.

Louis Stettner est l’auteur d’une œuvre majeure réalisée des deux côtés de l’Atlantique. Véritable trait d'union entre la "Street photography" américaine et la "photographie humaniste" française.

Presque dix ans après son décès, cette exposition présente quelque 150 photographies d’époque et modernes tirées par le photographe lui-même, dont certaines inédites, et de nombreux documents originaux reflétant la complexité d’une personnalité hors norme.

Né à Brooklyn en 1922, Louis Stettner se forme auprès de la Photo League puis sur le front du Pacifique où il photographie notamment les ruines d’Hiroshima.

Sa série dans le métro de New York de 1946, lui vaut d’intégrer l’école de la Photo League, où il est mis en relation avec Willy Ronis en vue d’organiser une exposition de photographie française à New York.

Devenu proche d’Édouard Boubat et de Brassaï, il s’installe à Paris de 1947 à 1952 : une période qu’il dépeint comme l’une des plus heureuses de sa vie et qui le conduira à s’y installer définitivement en 1990. Mais c’est à New York, dans les années 1950, qu’il réalise deux de ses plus magistrales séries : Penn Station et Nancy.
Très engagé politiquement dans les années 1970, il participe aux combats pour le féminisme, contre le racisme et la pauvreté, ce qui lui vaut d’être surveillé par le FBI.
Jusqu’aux années 2000, il poursuit ses explorations urbaines à New York et Paris.

Enfin, réalisée à plus de 90 ans, sa dernière série sur les arbres des Alpilles résonne comme le point d’orgue d’un parcours guidé par la soif de liberté, la résistance aux vents contraires et l’émerveillement d’être en vie.
 


>> Hommage dans Parisperdu : Bye, bye Louis Stettner.

Louis Stettner, lors d’une exposition à Paris, en 2012. Photo : PMG/SIPA

 

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La photographie humaniste aujourd'hui, avec Peter Turnley.

4 Juin 2024, 14:16pm

Publié par barreteau

La photographie humaniste d'aujourd'hui, avec Peter Turnley.

Rue du Trésor Paris 4ème ©Peter Turnley

Peter Turnley est un photographe franco-américain.
Arrivé à Paris en 1975, il y vit désormais depuis près de 50 ans. Dès son arrivée à Paris, il travaille un temps comme assistant de Robert Doisneau, puis se lie d'amitié avec Boubat.

Turnley est surtout réputé pour ses photographies de la condition humaine capturées dans le monde entier. Des photographies récompensées par de nombreux prix, dont le prestigieux Olivier Rebbot Award pour le meilleur reportage photo à l'étranger, ainsi que plusieurs prix du World Press Competition, et bien d'autres…

Mais outre ses photographies à travers le monde, Turnley est l'un des photographes de sa génération qui a le plus photographié la vie quotidienne à Paris. Ses photographies démontrent son attachement profond pour sa ville d'adoption, une ville où il marche sans cesse.

Peter Turnley a publié plusieurs livres exprimant son amour de Paris, notamment "Parisiens" et "French Kiss-A Love Letter to Paris". Plusieurs de ses photographies figurent dans le célèbre ouvrage de Jean-Claude Gautrand "Paris Mon Amour".

Les photographies de Peter Turnley représentent aujourd'hui, sans aucun doute, une continuité forte et puissante de l'école de la photographie humaniste, dont plusieurs de ses représentants furent ses amis.

 

>> Peter Turnley, site officiel

>> Les photographes humanistes sont sur Parisperdu

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Sabine Weiss : ses photos transmettent ses émotions.

26 Septembre 2023, 17:50pm

Publié par barreteau

Sabine Weiss : ses photos transmettent ses émotions.

Jardin du Luxembourg Paris, 1950 ©Sabine Weiss

 

Elle a été sans doute la dernière grande représentante de l’école humaniste de la photographie française d'après-guerre. Sabine Weiss, née Sabine Weber en 1924, nous a quittés à la fin de l'année 2021, elle avait 97 ans… et 80 ans de prises de vue "derrière elle".

Sabine Weiss démarre la photographie très jeune, parce que la manipulation chimique du développement l'intéresse ; son père est ingénieur chimiste.

Genevoise d'origine, une peine de cœur la fait fuir à Paris en 1946. Elle y débarque au petit matin sans point de chute mais rapidement devient l’assistante du photographe de mode Willy Maywald. Trois ans plus tard, elle rencontre son mari – le peintre américain Hugh Weiss – et se lance comme photographe indépendante. Elle fait alors de tout : de la publicité, de la mode, du reportage et des portraits d’artistes.

En 1950, elle fait le portrait de Miro, ce qui lui vaut un rendez-vous avec le directeur de Vogue. Elle dira : « Je suis arrivée avec mes photos de clochards et de morveux. Un monsieur assis à côté de moi, hochait la tête en disant : "Bien, bien". C’était Robert Doisneau. Je ne connaissais même pas son nom à l’époque. Tout de suite, il m’a proposé de rejoindre l’Agence Rapho. »

Le fondateur de Rapho, Charles Rado, exporte alors le travail de Sabine Weiss aux Etats-Unis, où elle devient alors plus connue qu’en France.

Sabine Weiss photographie beaucoup pour Vogue mais ce sont ses clichés en noir et blanc, des instantanés captés dans les rues de Paris, qui marqueront l’histoire de la photographie du XXe siècle.
Sens de la composition, maîtrise de la lumière et de l'instant décisif, elle s’inscrit dans la lignée d’un Cartier-Bresson ou d’un Willy Ronis, les géants de la photographie française de l’après-guerre.  Plus tard, elle déclarera : « Je n’aime que les photographies prises dans la rue, au hasard des rencontres. » 

Sabine a photographié surtout les gamins et les clochards des rues de Paris, les passants, les amoureux et les musiciens… avec une sensibilité et un talent formidable pour la composition.

Sabine Weiss photographie pour transmettre des émotions et le revendique encore et toujours : "Je suis encore émue par tous ces visages, ces attitudes, ces atmosphères, ces solitudes, ces regards, ces baisers".

Dans les années 1980, Sabine Weiss multiplie les voyages et se penche notamment sur la thématique des religions.
Elle arrête la prise de vue à la fin des années 90 car, avec une épaule cassée, elle dit ne plus pouvoir tenir convenablement l’appareil… Elle se consacre alors à la gestion de ses archives.

Bien que naturalisée française en 1995, c'est au Musée de l’Elysée, à Lausanne qu'elle fera don de son œuvre photographique : 200 000 négatifs, 7000 planches-contacts, quelque 2700 tirages vintage et 2000 tardifs, 3500 tirages de travail et encore 2000 diapositives… eh oui, 80 années de déclics !

Merci Madame !

 

>> Sabine Weiss, page officielle.

>>"Sabine Weiss : Un regard sur le temps", un film de Lily et Jean Pierre Franey 

 

 

 

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Les jambes des femmes sont des compas.

27 Juin 2022, 08:30am

Publié par barreteau

Les jambes des femmes sont des compas.

 De haut en bas et de gauche à droite : © Lily Franey ; © Willy Ronis ; © Sabine Weiss

 

Le cinéaste François Truffaut disait : « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens et lui donnent son équilibre et son harmonie. »

Et avec Willy Ronis, Sabine Weiss ou Lily Franey : chez ces trois photographes humanistes les « compas » sont bien là !

Willy Ronis et Sabine Weiss ont saisi des « compas » enjambant élégamment une flaque d’eau et dans ce miroir : la colonne Vendôme pour Willy et l’obélisque de la place de la Concorde pour Sabine rendent la ville immédiatement identifiable.

Quant à Lily Franey, « son compas » n’enjambe rien mais semble glisser sur la place entièrement couverte d’eau. Et là encore c’est un monument parisien qui permet de localiser la photo ; car sur la place de la République, la statue de Marianne est si colossale qu’elle se reflète en entier dans le « compas » et de surcroît le rameau d'olivier, symbole de paix, qu’elle tient dans sa main droite, devient l’embout du parapluie tenu par la jeune femme.

Même dans des lieux différents, l’on s'étonne parfois de faire des photos qui font écho à certaines images déjà vues. C'est alors comme si l'image d’un autre photographe, imprimée dans notre mémoire, latente dans notre inconscient, entre en résonnance avec notre nature profonde et nous pousse vers l'instant décisif, celui qui va déclencher la prise de vue.

 

>> Lily Franey, site officiel.

 

 

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Sabine Weiss, 80 années de déclic.

12 Juin 2022, 09:18am

Publié par barreteau

Sabine Weiss, 80 années de déclic.

A Paris en 2005, chez Sabine et Hugh Weiss lors du tournage du film : "Sabine Weiss : Un regard sur le temps".
Photo : ©Lily FRANEY

 

Elle a été sans doute la dernière grande représentante de l’école humaniste de la photographie française d'après-guerre. Sabine Weiss, née Sabine Weber en 1924, nous a quittés fin décembre 2021, elle avait 97 ans… et 80 ans de prises de vue "derrière elle".
Et il faut croire que la photo humaniste assure à qui la pratique une belle longévité : Ronis a vécu jusqu'à 99 ans…

Sabine Weiss démarre la photographie très jeune, parce que la manipulation chimique du développement l'intéresse ; son père est ingénieur chimiste.

Genevoise d'origine, une peine de cœur la fait fuir à Paris en 1946. Elle y débarque au petit matin sans point de chute mais rapidement devient l’assistante du photographe de mode Willy Maywald. Trois ans plus tard, elle rencontre son mari – le peintre américain Hugh Weiss – et se lance comme photographe indépendante. Elle fait alors de tout : de la publicité, de la mode, du reportage et des portraits d’artistes.

En 1950, elle fait le portrait de Miro, ce qui lui vaut un rendez-vous avec le directeur de Vogue. Elle dira : « Je suis arrivée avec mes photos de clochards et de morveux. Un monsieur assis à côté de moi, hochait la tête en disant : "Bien, bien". C’était Robert Doisneau. Je ne connaissais même pas son nom à l’époque. Tout de suite, il m’a proposé de rejoindre l’agence Rapho. »

Le fondateur de Rapho, Charles Rado, exporte alors le travail de Sabine Weiss aux Etats-Unis, où elle devient alors plus connue qu’en France.

Sabine Weiss photographie beaucoup pour Vogue mais ce sont ses clichés en noir et blanc, des instantanés captés dans les rues de Paris, qui marqueront l’histoire de la photographie du XXe siècle.
Sens de la composition, maîtrise de la lumière et de l'instant décisif, elle s’inscrit dans la lignée d’un Cartier-Bresson ou d’un Willy Ronis, les géants de la photographie française de l’après-guerre.  Plus tard, elle déclarera : « Je n’aime que les photographies prises dans la rue, au hasard des rencontres. » 

Sabine a photographié surtout les gamins et les clochards des rues de Paris, les passants, les amoureux et les musiciens, avec une sensibilité et un talent formidable pour la composition.

Dans les années 1980, Sabine Weiss multiplie les voyages et se penche notamment sur la thématique des religions.
Elle arrête la prise de vue à la fin des années 90 car, avec une épaule cassée, elle dit ne plus pouvoir tenir convenablement l’appareil… Elle est naturalisée française en 1995.

Elle se consacre alors à la gestion de ses archives avant d'en faire le don au Musée de l’Elysée, à Lausanne : 200 000 négatifs, 7000 planches-contacts, quelque 2700 tirages vintage et 2000 tardifs, 3500 tirages de travail et encore 2000 diapositives… eh oui, 80 années de déclic !
Merci Madame !


>> Sabine Weiss, site officiel.

>> Hugh Weiss, site officiel.

>> Le film : "Sabine Weiss : Un regard sur le temps".

 

 

 

 

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Ophélie et Nymphéa : la femme et l’eau.

20 Mai 2022, 10:46am

Publié par barreteau

Ophélie et Nymphéa, deux approches artistiques.

 De haut en bas : Ophélie ©Lily Franey et Nymphéa ©Ange Leccia

 

Lily Franey et Ange Leccia sont deux artistes très différents mais j’ai décelé un fort cousinage dans l’une de leurs réalisations. En effet, tous deux se sont intéressés au thème de la femme et de l’eau pour nous proposer des images qui nous font rêver, voyager dans un imaginaire contemplatif.

 

Ophélie par Lily Franey

Lily Franey est une photographe professionnelle dont le travail s’inscrit dans le mouvement des photographes humanistes. Elle a côtoyé les plus grands : Willy Ronis, Sabine Weiss…

Mais parfois elle s’autorise un pas de côté, vers une démarche poétique, onirique… et là encore elle y excelle. Ainsi en 1996, Lily installe un décor dans son appartement et fait appel à des danseuses contemporaines pour travailler sur le thème de l’eau et d’Ophélie.

Il en naîtra une première exposition intitulés « Miroirs d’eau » où se mêlent photographies et sculptures textiles. La performance a lieu à la piscine de Villeneuve-Le-Roi où le décor et les photographies (accompagnés d’un spectacle de danse) sont situés sur le bord du bassin alors qu’une partie des spectateurs est dans l’eau.

Puis ces photographies seront projetées à l’Institut du Monde Arabe, en grand format, pour une performance chorégraphique sur le poème Ophélie d’Arthur Rimbaud :
Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…
On entend dans les bois lointains des hallalis…
 

Nymphéa par Ange Leccia

D’abord peintre, Ange Leccia se tourne rapidement vers les arts filmiques. Ses “arrangements”, comme il les nomme, naissent d’un travail sur l’image, filmée ou photographique.

A Nantes, en 2007, Ange Leccia réalise une œuvre pour ESTUAIRE, une manifestation annuelle organisée par Nantes Métropole.

À la tombée de la nuit, une jeune femme, nymphe ou sirène, évolue tranquillement dans l’environnement aquatique d’un canal. La créature semble prisonnière du canal, son corps semble se prolonger dans ce boyau inhospitalier. La lumière de la projection joue à la surface mouvante de l’eau, hommage bien perceptible d’Ange Leccia aux recherches picturales de Claude Monet. Cette ondine est incarnée par Laetitia Casta, icône adulée de notre société, devenue ici nymphe mythique contemporaine.


Et lorsque l’on sait qu’en anglais, Nymphéa se dit : « Water lily », Ange Leccia ne ferait-il pas un clin d’œil à Lily Franey ?


>> Lily Franey, site officiel.

>> Lily Franey déjà sur Parisperdu : (1) et (2)

>> Ange Leccia, site officiel.

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Lily Franey, amie humaniste de Willy (2) : "Les cueilleuses ".

29 Avril 2022, 11:29am

Publié par barreteau

Lily Franey, amie humaniste de Willy (2).

© Lily Franey"Lucie, la cueilleuse de genêts"_ Auvergne, 2000_ (Vue partielle, image inversée)
© Willy Ronis : "La cueilleuse de thym, Lagnes (Vaucluse), 1980"

 

En approfondissant ma connaissance de l’œuvre photographique de Lily Franey, j'ai de nouveau été touché par l'une de ses photos qui - là encore - me renvoi en écho une autre photo de Willy Ronis.
J'ai appelé ce rapprochement : "Les cueilleuses ".

L'histoire est celle-ci : une cueilleuse de genêts par un matin froid d'hiver rencontre une cueilleuse de thym dans la chaleur de l'été.

Les deux photographes humanistes nous racontent leur photos :

Willy nous dit : "dans ce village du Vaucluse la cueilleuse n'était pas venue au rendez-vous, c'est Marie-Anne - ma femme - qui prendra sa place pour le cliché !"

Quant à Lily lorsqu'elle rencontre Lucie, la cueilleuse de genêts, en plus du croisement de leurs regards, il y a un autre échange. En effet, Lily raconte : "me voyant arriver tête nue, Lucie m'avait passé un de ses bonnets de laine en me disant, il faudra que je vous tricote des chaussettes de laine à vous. Depuis, je l'appelle ma mamie chaussettes".

C'est un peu la fable de la cigale et la fourmi !

 

 

>> Lily Franey, amie humaniste de Willy (1) : sous les jupes des femmes.

>> Lily Franey, site officiel.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

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Lily Franey, amie humaniste de Willy (1) : sous les jupes des femmes.

18 Avril 2022, 15:40pm

Publié par barreteau

 

Lily Franey, une amie de Willy.

© Lily Franey"Cité du Val de Marne" (1991), sur le thème du poème "Tout dire" de Paul Eluard.
© Willy Ronis : "Place Vendôme - Paris, 1947".

 

J'ai fait récemment la connaissance de la photographe Lily Franey via l'Agence Gamma-Rapho qui gère ses droits. C'est ainsi que j'ai acquis l'autorisation de la publication du portrait de Willy Ronis qui figure sur un récent billet de Parisperdu, une photo prise par Lily Franey en 1993.

Lily Franey est née à Paris en 1947. Issue du monde ouvrier, elle travaille en usine dès l’âge de 14 ans. A partir de 1980, elle s’oriente vers la photographie. Mariée, mère de deux enfants, elle part pendant trois ans au Maroc avec sa famille. Elle y réalise ses premiers reportages qui seront publiés dans la presse. Puis, bien d'autres suivront : Au Nicaragua, elle photographie les Indiens Miskitos, au Mexique elle s’intéresse au sort des réfugiés du Guatemala, en Éthiopie et au Soudan, elle témoigne de la famine de l’hiver 1985. Elle parcourt ainsi l’Afrique de l’Ouest, le Vietnam, Madagascar, le Laos, l’Afrique du Sud, le Kurdistan et le Liban.

Son travail s’inscrit dans la démarche des photographes humanistes. Ses interventions constantes dans le monde du travail l’amènent à participer en 1991 à une grande exposition sur la vie des machinistes de la RATP, parrainée par Robert Doisneau. Les problèmes sociaux, plus précisément ceux de la vie des femmes, de la jeunesse et du monde de l’enfance sont au cœur du travail de Lily Franey qui se veut témoin de son époque.  Elle s’intéresse également à la ruralité et a réalisé une enquête photographique sur la transmission de la mémoire et les relations entre générations dans les villages du Livradois en Auvergne.

J'ai choisi ici une photo, sans doute un peu atypique du travail de Lily Franey mais pour moi, à la vue de cette photo, cela a été comme une évidence : j'ai instantanément revu une photo de Willy Ronis : "Place Vendôme - Paris, 1947".
Je suis certain que Lily ne m'en voudra pas d'avoir un peu occulté son combat qui souvent est au cœur de son travail photographique. Mais comme Willy était son ami, il est juste qu'elle se retrouve maintenant ici, en sa compagnie.

 

 

>> Lily Franey, site officiel.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

 

 

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Les conseils de Willy Ronis aux photographes.

29 Mars 2022, 11:11am

Publié par barreteau

Le photographe Willy Ronis photographiant dans le bus à Paris, France, en 1993. © (Photo Lily FRANEY / Gamma-Rapho)

 

C'est Willy Ronis qui nous parle photo et qui - au passage - donne quelques précieux conseils aux photographes amateurs. A méditer puis à appliquer lors de nos prises de vues !
Ecoutons-le:

"Au moment du déclic, il y a toujours l’appréhension. Lorsqu’on travaille sur le vivant, il y a toujours une fugacité génératrice d’angoisse. « Est-ce que j’ai pris le bon moment ? ». Cette angoisse m’a toujours tenaillé.
Ensuite, il y a le moment du développement. Quand je développe, il y a naturellement la grande inconnue : « Est-ce que j’ai appuyé au bon moment ? N’ai-je pas négligé quelque chose qui, dans le fond, casse complètement l’intérêt de mon image ? Quelque chose qui prend une importance que je n’avais pas prévue au moment où j’ai appuyé ? ».
Physiologiquement, l’œil n’est pas construit pour embrasser tout le champ visuel avec la même capacité d’analyse. L’œil est un toucher à distance. Et on ne touche qu’un seul objet à la fois. L’œil est incapable de capter en photographie une vision globale : le principal et l’accessoire. Il y a toujours le danger que l’accessoire tue le principal.
L’exemple le plus simple, c’est le jeune homme qui photographie sa petite amie dans un jardin et ne fait pas attention qu’elle a un arbre qui lui sort de la tête. L’arbre est à trois mètres derrière mais il regarde la fille, pas ce qu’il y a derrière elle ! Ça, c’est une chose à laquelle il faut toujours avoir l’esprit : que se passe-t-il derrière et sur les côtés ?
C’est pourquoi j’aime tant les marchés. À mon avis, on touche là la plus haute difficulté photographique. On voit quelque chose d’intéressant mais quelque chose à côté peut tuer complètement ce que l’on voit : ou bien c’est un grand trou – et alors ça casse la composition – ou bien ça n’est pas bon et ça rentre en contradiction avec ce que l’on a voulu exprimer.
Il faut avoir l’œil partout.
Dans ces conditions, avec toutes ces contraintes, la photo parfaite pour moi serait celle où j’aurais pu communiquer à celui qui la regarde l’émotion qui a déterminé le déclic. Je veux faire participer. Je veux montrer quelque chose qui m’a ému et je voudrais que ce soit parfait.
Donc, les questions formelles sont extrêmement importantes. Je suis un fou de la forme. Pour moi, il ne peut pas y avoir de contenu exprimé s’il n’y a pas une forme complètement châtiée dans tous ses détails. Ou alors… c’est un cas très spécial. Par exemple lorsqu’il n’y a qu’un seul personnage avec un fond inexistant ? A ce moment-là, c’est la simple expression du personnage qui compte. Mais la composition est ce qui requiert mon attention la plus vive.

Je m’autorise à mettre en scène ou à faire recommencer une situation en reportage commandé, jamais la photo libre. Dans la photo libre, la composition se fait spontanément par le fait du hasard combiné avec votre aptitude à vous placer au bon endroit. Là, on photographie d’abord avec ses pieds. Cette composition sur le vif est évidemment très difficile ".

Voilà pourquoi Willy Ronis est toujours en attente du sujet. Il guette, il épie, mais le hasard fait ce qu’il veut, aussi il lui faut être en embuscade du hasard.
La chance, dont il parle souvent, se mérite et s‘apprivoise avec "une vision globale".
Il faut donc regarder partout pour ne pas tuer l’essentiel.
La vie immédiate est sa passion : " J’aimais le mouvement, c’est l’œil qui fait la photo". 

Il avait l’œil partout, mais surtout sur le cœur. Et ses photos sont pleines d’histoires en suspens… "J’ai remercié le destin de m’avoir fait photographe. Cela m’a probablement préservé de souffrances intolérables".
Et pendant ces 99 ans passés parmi les hommes, il aura promené son regard d’enfant, et sa soif d'amour pour l'Humain.

Du Front populaire des années trente au Paris bétonné des années soixante-dix, en passant par la lumière de la Provence, la poésie de Paris, les gens de peu des campagnes, les travailleurs des usines, les loisirs sur les bords de la Marne, les fêtes populaires, … Ronis rapporte la "geste populaire".

Plus promeneur que photographe, plus humain qu’artiste, il demeure, lui seulement redécouvert à 75 ans, comme une des plus belles sources de fraîcheur et d’émotion, qui soient arrivées à l’art de la photographie.

Peu de temps avant sa mort, dans une interview accordée à un grand quotidien, au journaliste qui le questionnait : Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous ?
Willy Ronis répondait : "J'aimerais qu'on dise, c’était un brave type et il était bon photographe".

Alors finalement quelle trace a-t-il laissé ? Une trace d'harmonie, de paix, d'humanité et une grande émotion chez tous ceux qui l'ont connu.
Je suis content d'avoir connu Willy Ronis. C'est une chance.

 

>> Willy Ronis sur Parisperdu.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

 

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Sabine Weiss, pour l'ensemble de son œuvre.

22 Novembre 2020, 15:02pm

Publié par barreteau

Sabine Weiss, pour l'ensemble de son œuvre.

Sabine Weiss, autoportrait en 1954 et portrait en octobre 2014.

 

En 2019, Kering s’associe aux Rencontres d’Arles et lancent ensemble le prix Women in Motion qui vise à donner une plus grande visibilité aux femmes photographes.

Cette année, malgré l'annulation de la 51e édition du festival l'été dernier, les Rencontres ont décidé de maintenir ce prix et de le décerner en novembre, mois traditionnellement dédié à la photographie.
Et c'est Sabine Weiss, grande figure de la photographie humaniste, qui a remporté le prix Women in Motion 2020, décerné pour l'ensemble de sa carrière.

C'est donc près de 80 ans de photographie qui sont récompensées. Car Sabine Weiss, 96 ans, toujours en activité, est l'une des plus éminentes représentantes, à côté d'Edouard Boubat, de Willy Ronis ou de Robert Doisneau, de ce que l'on a appelé la photographie humaniste française.
 Humaniste elle l'est à 100% car elle s'intéresse d'abord aux gens et porte toujours sur eux un regard empathique et bienveillant. Elle "shoote" des enfants, des vieillards, des amoureux, des clochards, des gitans, des lieux de culte toutes religions confondues, des familles chez elles, et à Paris, la rue de jour et de nuit, souvent autour de son domicile du 14ème arrondissement.

"J’ai fait énormément de choses différentes, -dit-elle - des reportages sur des pays, de la mode, des personnalités, des usines, des voitures, des bébés, des morts, des vivants… Et des photographies pour moi, à mes temps perdus, dans la rue. Ce sont celles que je préfère, celles qui me touchent le plus, parce qu’elles représentent une époque qui n’existe plus. Une époque où les gens étaient plus simples et plus gentils qu'aujourd'hui."


>> Sabine Weiss, déjà sur Parisperdu.

>> Sabine Weiss et son regard compatissant.

>> "Prix Women In Motion pour la photographie".

 

 

 

 

 

 

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Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

22 Janvier 2020, 10:06am

Publié par barreteau

Daniel Frasnay, "Le plus célèbre des photographes inconnus".

La place Blanche - la nuit vers 1958 © Daniel Frasnay

 

Daniel Frasnay, se définissait lui-même comme "le plus célèbre des photographes inconnus". Il nous a quitté à 91 ans, le 22 septembre dernier, sans que cela fasse beaucoup de lignes dans les journaux. Et pourtant, il était l'un des derniers représentants de la génération des photographes humanistes, celle des Doisneau, Ronis, Izis ou Boubat.

Artiste autodidacte, il s’est fait un nom parmi les photographes les plus illustres de l’après-guerre car pendant vingt ans il est le photographe officiel des spectacles du Lido et des Folies Bergère, des lieux où il a côtoyé le Tout-Paris des années cinquante et soixante. Il en profite pour tirer le portrait de très nombreuses personnalités du monde du spectacle et du cinéma : Yves Montand et Simone Signoret, Sophia Loren, Maurice Chevalier, … Il photographie également Saint-Germain-des-Prés : Jean-Paul Sartre, Albert Camus, …

Mais, s’il a photographié tout ce que Paris comptait alors de célébrités, il avait aussi immortalisé un Paris plus réaliste sur lequel il posait un regard bienveillant. Aussi, à côté de ses images destinées à la presse, il en est beaucoup d'autres prises à la sortie des spectacles, dans la rue, autour des hôtels de passe, des portes cochères et des affiches délabrées. Ce Paris dans l’ombre devient alors le décor impressionnant d’un monde sombre et sinistre. Daniel Frasnay rend ainsi un hommage global à la capitale en nous montrant l' envers du "Paris spectacle", avec sur une autre face, le côté obscur des quartiers délaissés mais non dénués d'une certaine beauté.

 

>> Interview de Daniel Frasnay.

>> Daniel Frasnay, sa dernière exposition.

>> "Les Girls", le livre.

>> Jeune femme et son enfant, rue des Envierges.

>> Belleville vue par Daniel Frasnay.

>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

 

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Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue *.

10 Janvier 2020, 11:54am

Publié par barreteau

Sans Willy Ronis, une partie du monde nous serait inconnue*

Les marchandes de frites, Rue Rambuteau - Paris, 1946©Willy Ronis

 

Willy Ronis nous a quitté le 11 septembre 2009. Décidément les 11 septembre n'apportent rien de bon … A quelques mois près il aurait atteint sa 100ème année aussi on peut dire qu'il aura jeté son regard sur la totalité du 20ème siècle !
Soucieux de transmettre son témoignage aux générations futures, il avait par deux fois légué à l'Etat français l'ensemble de son œuvre, en 1983 et 1989, et aujourd'hui plusieurs milliers de ses images sont conservées à la Médiathèque du Patrimoine.
Mais au-delà de ces legs, Willy Ronis a aussi laissé à son petit-fils Stéphane Kovalsky, 6000 clichés provenant de son fond privé et, le 13 décembre 2016, ARTCURIAL organisait la vente d'une partie de cette succession avec 164 œuvres proposées aux enchères.
Les résultats sont éloquents puisque que de nombreux clichés ont largement dépassés les estimations. Ainsi pour le lot 107, le célébrissime "Petit Parisien" courant une baguette sous le bras, la fourchette d'estimation était de 8.000 - 10.000 € mais il a été vendu 19.500 €. Une autre icône, le "Nu provençal" a atteint 15.000 euros et beaucoup d'autres tirages estimés entre 1.500 et 3.000 euros ont trouvé preneur à quasiment le double de ces montants.

Bien sûr, tous ces clichés portent un cachet indiquant leur provenance de l'atelier de Willy Ronis et de la collection de Stéphane Kovalsky, certifiant ainsi l'authenticité de l'œuvre.
On peut espérer que cette vente assainisse un marché pollué, après le décès de Ronis, par de nombreux tirages "sauvages". 

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*: citation de Didier Daeninckx

 

 

>> Catalogue ARTCURIAL de Succession Willy Ronis /Collection Stéphane Kovalsky.

>> Willy Ronis et Parisperdu.

 

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René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

20 Décembre 2019, 11:56am

Publié par barreteau

René Maltête, le photographe qui déclenche le sourire ….

Photo : © René Maltête, In "Paris des Rues et des Chansons", Édition du Pont Royal, Paris, 1960 

 

Je porte un grand intérêt aux photographes humanistes et on connait mon admiration pour Willy Ronis qui, pour moi, est clairement leur chef de file.
Au côté de Willy, nous avons les célébrissimes Doisneau, Boubat, Izis, Brassaï et d'autres moins connus mais tout aussi représentatifs de ce courant comme Marcel Bovis, René-Jacques, Jean Dieuzaide, Janine Niepce, Sabine Weiss, Jean Marquis, Jean-Philippe Charbonnier, Édith Gérin,  Ina Bandy, André Papillon, Léon Herschtritt, Jean-Louis Swiners ou encore Eric Schwab ...
Tous ont eu droit sur Parisperdu à des billets plus ou moins détaillés.

Mais aujourd’hui, je voudrais y ajouter René Maltête un photographe discret, stagiaire aux côtés de Jacques Tati et Claude Barma dans les années 50, puis membre de l’agence Gamma-Rapho dans les années 60.

Maltête est un incontournable de la photo de rue dont les clichés sont souvent très connus, bien plus que son nom. Pourquoi et comment me direz-vous ?

Tout simplement parce que Maltête est un grand, un très grand "photographe de rue" et cela avant même que le terme ne devienne à la mode. Tout comme Ronis, il capture la vie mais il y ajoute systématiquement une touche de fantaisie, on peut reconnaitre-là l'élève de Jacques Tati … ! A la vue d'un cliché de René Maltête, votre sourire va invariablement se déclencher, le photographe a fait mouche … Et c'est à ça que l'on reconnait le travail de Maltête : des images drôles et insolites, bourrées de clins d’œil …


>> Les photographes humanistes sur Parisperdu.

>> La grande expo des Humanistes.

>> Patchwork de photos de René Maltête.

 

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