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PARISPERDU

bistrot

Au Vieux Belleville.

4 Mai 2026, 08:23am

Publié par Pierre Barreteau

Le Vieux Belleville, 12 rue des Envierges 75020 Paris _ Photo© Bourgault (2022)

Tout là-haut sur la Butte de Belleville, Minelle prend chaque fin de semaine son accordéon. Et cela depuis 30 ans. Elle n'a pas son pareil pour faire chanter et danser les clients de cet authentique bistrot parisien qu'est le Vieux Belleville. Le dernier des bistrots-chantant de Paris. On y mange une cuisine classique, on boit des vins de pays, on fraternise avec ses voisins de table, on vibre au son de l'accordéon et on chante à tue-tête…

Vous ne connaissez pas les paroles des chansons ? Ce n'est pas un problème… on vous distribue des feuillets. C'est chaleureux et convivial, avec un brin de nostalgie. C'est aussi bruyant bien sûr, mais "Bella Ciao" ou "Sous les ponts de Paris" chantés par une salle entière accompagnée par Minelle à l'accordéon, c'est magique ! Immuable et indémodable. Il faut y aller au moins une fois dans sa vie. On en sort la voix cassée pour admirer le splendide panorama sur Paris du haut du parc de Belleville.

 

>> Minelle était déjà sur Parisperdu il y a 20 ans.

>> Minelle, Bella ciao, Restaurant Le Vieux Belleville, Paris 20ème

>> Le Vieux Belleville Restaurant Musette, site officiel.

 

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L'âme des bistrots.

9 Avril 2026, 08:34am

Publié par Pierre Barreteau

ZORBA, un bar emblématique de Belleville, 137 rue du Faubourg du Temple, Paris 10e

C'est un fait les bistrots parisiens se meurent. Alors que l’on comptait plus de 200 000 troquets en France dans les années 1960, le nombre de licences IV a depuis vertigineusement chuté pour difficilement atteindre les 40 000 actuellement.

Car ici, je parle des vrais bistrots, des troquets, des rades… évidemment pas des Starbucks ou autres "néo-cafétérias" tenues par des esclaves qui rêvent de l'American way of life.

Toutefois certains vrais bistrots résistent… surtout dans le nord de Paris, mais pas seulement. Hors du périph' la Seine-Saint-Denis est, pour les troquets, un haut lieu de la Résistance
Là-bas, il y a encore une foule de bistrots dans lesquels on peut rencontrer des gens de tous les peuples, de toutes les couleurs et de toutes les religions qui se foutent bien de tout ce qu'on dit sur eux et sur leur identité. Ils fraternisent jusqu'à ce que la bière ou le vin les fasse dérailler. Les patrons et les patronnes, parfois bourrus, y sont beaucoup plus attachants, que les belles filles et les beaux garçons des bars "branchés", qui viennent vous demander toutes les trente secondes si tout va bien.
Dans les bistrots, on sait vivre ; on ne sait que s'ennuyer dans les néo-cafés !

 

Voir aussi sur Parisperdu :

>> Les Rades.

>> Les Bistrots.

>>  L’âme des bistrots révélée par le photographe Guillaume Blot.

- LeZorba, mémoire des bistrots parisiens.

 

 

 

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Cannibale Café.

27 Décembre 2019, 12:24pm

Publié par pierre barreteau

 93 rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 PARIS

 

A quelques pas de l'agitation de la rue Oberkampf, je bute sur une sympathique terrasse extérieure. Les tables rouges "féroce" annoncent la couleur, c'est le Cannibale Café !

 

 

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Le bistrot le plus cinématographique de Paris.

29 Mars 2019, 14:30pm

Publié par barreteau

Le bistrot le plus cinématographique de Paris.

Bistrot La Renaissance 112, rue Championnet 75018


Depuis sa création en 1903 le Bistrot La Renaissance a bien vieilli : murs jaunis et patinés par la fumée de cigarettes, peintures craquelées, vitres embuées… Il sent bon les années 30, avec son style Art Déco, ses colonnades baroques et ses fresques de paysages.

Pas étonnant donc, qu’il ait tapé dans l’œil des plus grands cinéastes pour servir de décor à plus d’une vingtaine de films.
Claude Zidi (Les Ripoux), Quentin Tarantino (Inglorious Basterds) y ont posé leur caméra, tout comme Michel Deville en 1974 pour "le Mouton Enragé", ou Claude Chabrol pour "le Sang des Autres" en 1984. Claude Miller, Alexandre Jardin, Pierre Salvadori… s’ajoutent notamment à la liste des réalisateurs ayant retenu ce bistrot comme cadre pour des scènes de leurs films.
Evidemment, les plus grands acteurs de cinéma ont du coup poussé les portes de La Renaissance : Romy Schneider, Jean-Louis Trintignant, Jane Birkin, Jean-Pierre Cassel, Philippe Noiret, Sophie Marceau, Daniel Auteuil …

Pourtant aujourd'hui c’est une brasserie plutôt discrète et pas grand monde n’est au courant de ses aventures cinématographiques. Le secret est bien gardé derrière les rideaux en dentelle, qui furent d’ailleurs posés pour Inglorious Basterds et qui, depuis, sont restés (rappelez-vous cette fameuse scène où Mélanie Laurent se fait séduire par Daniel Bruhl).
Ici, on reçoit une clientèle de quartier, et on essaye de conserver le côté "frenchy". Vous pourrez donc y déguster les œufs à la coque, les entrecôtes ou la côte de cochon, mais aussi le bœuf bourguignon et la blanquette maison… et çà, c'est pas du cinéma !

 

>> Les bistrots de Parisperdu.

>> Il y a bistrots et bistrots ...

 

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Photographier Paris, nouveaux regards sur la ville.

27 Décembre 2018, 15:52pm

Publié par barreteau

Photographier Paris, nouveaux regards sur la ville.

 Elsa, L'Orillon Bar, Belleville, 2015
©Thomas Boivin,

 

Vous avez jusqu'au 5 janvier 2019 pour aller voir l'exposition "Photographier Paris" présentée à l'Hôtel de Ville de Paris. C'est l'occasion d'une nouvelle découverte de la capitale, à travers le regard de seize créateurs français et étrangers. Leurs instantanés vous font déambuler dans Paris à travers des portraits, des paysages et des monuments de leur choix.

Mon coup de cœur se porte sans conteste sur les images de Thomas Boivin qui nous entraîne à Belleville et à Ménilmontant rencontrer les passants. Il en fait des portraits depuis cinq ans. En effet, depuis 2012, il écume les terrasses de café, les parcs et les rues de cette partie nord-est de Paris. Le tout donne une série de portraits sensibles en noir et blanc aux Buttes Chaumont, place de la République ou encore à travers le reflet de la devanture du Carillon.
Un nouveau photographe humaniste, dans les pas de Willy Ronis, est peut-être né …

 

>> En savoir plus sur l'Expo.
 

>> Thomas Boivin, site officiel.

 

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