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PARISPERDU

Qu'est-ce qu'un bistrot authentique ?

27 Décembre 2012, 10:10am

Publié par barreteau

Mélac - Bistrot à vins, Paris 11ème -  Copyright : © Atelier Robert Doisneau

"Tu viens boire un verre au bistrot du coin ?"
"Bistrot", le mot magique est lâché, mais son origine exacte est incertaine. Beaucoup ont opté pour une explication exotique, en affirmant que le mot provient du russe "bistro" qui signifie "vite". Lors de l’occupation russe de Paris (1814-1818), les soldats russes, qui n’avaient pas le droit de boire, criaient "bistro, bistro!" afin d’être servi avant que leur supérieur n’arrive.

Cependant les linguistes ont vite écarté cette hypothèse et ce pour des raisons chronologiques. Il semblerait en effet que ce mot soit un régionalisme importé au 19ème siècle à Paris, pour ensuite être diffusé dans le reste de la France. "Bistrot"  proviendrait donc du poitevin "bistraud", signifiant à l’origine un domestique, puis le domestique du marchand de vin, puis le marchand de vin lui-même et finalement, l'établissement où l’on servait du vin.


Un bistrot est donc à l’origine un petit établissement où l’on va boire un verre, entre amis. Mais le bistrot peut également faire office de petit restaurant. On y mange alors une nourriture maison, à bon prix, dans un cadre simple et convivial.

Mais aujourd’hui le mot et le concept "bistrot" sont à la mode et les prix et les menus affichés par certains bistrots parisiens n’ont plus rien à voir avec ceux du petit commerce traditionnel et encore, je ne parle pas des cafés internationaux comme les Havana ou les Starbucks … qui pour moi, ne sont que de vulgaires cafétérias …
Alors existe-t-il encore, à Paris, des bistrots authentiques ? C'est-à-dire des bistrots qui ne sont pas de simples concepts marketing surfant sur la mode d'un moment, sur un concept à rentabilité optimale, mais des établissements qui sont plutôt l'œuvre d'une vie, celle du patron, d'un homme (ou plus rarement d'une femme), d'un personnage souvent attachant en diable…

Bref, un lieu où vous recevez un accueil chaleureux du maître ou de la maitresse de maison, où vous allez passer un moment agréable et que vous aurez du mal à quitter ; un lieu où, sans qu'on y prenne garde, on se sent vite chez soi …

Alors me direz-vous: "Quels sont ces bistrots authentiques, donnez-nous des noms, des adresses … ?"

Eh bien, voici nos adresses préférées d'authentiques "bistrots" qui sont souvent le cœur vivant d'un quartier, des lieux d'excellence pour se rencontrer, tisser des liens ou bien seulement … rêver devant un verre : 

  • "Chez Mamy", une cantine historique, près de la Bastille,
  • "A l'ami Pierre", un bistrot authentique tenu par Robin Greiner,
  • "Mélac", rue Léon Frot,
  • "Chez Paul",  rue de Charonne,
  • "Le Mesturet", rue Richelieu
  • "Le Jean Bart", rue du Faubourg du Temple.

J'en oublie sûrement d'autres, beaucoup d'autres, pouvant entrer dans ce classement, aussi n'hésitez pas à nous en faire part … ici.


>> Les 200 meilleurs bistrots de Paris.

>> Les bistrots, déjà sur Parisperdu.

 

 

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C'est un tout autre cirque.

20 Décembre 2012, 10:55am

Publié par barreteau

Cirque d'hiver - rue Amelot Paris 11ème


Je n'ai pas retrouvé le café "Au rendez-vous des clowns" qui se situait au début de la rue Oberkampf, à deux pas du cirque d'hiver. Aussi, ne saurai-je jamais si les clowns fréquentaient réellement cet établissement ? Quoiqu'il en soit, j'ai toujours trouvé son intitulé drôle et diablement pertinent en termes de marketing, tant il exerçait un fort pouvoir d'attraction sur la clientèle de passage. On avait vraiment envie de rentrer dans ce café pour vérifier si quelques personnages à gros nez rouge n'étaient pas accoudés au bar …

Mais il faut dire que maintenant les choses ont bien changé ici. Les DJ's ont délogé les clowns et autres enfants de la balle … et désormais l'atmosphère des bobos-bars de ce coin du 11ème, n'est pas toujours à la franche rigolade. Comme aurait dit Pépé le clown: " Le rire c'est encore plus casse-gueule que le trapèze".

Tout près de là pourtant, dans la rue Amelot, il y a bien un "Bar du Cirque" et même un "Clown Bar". Mais ces deux bistrots finalement assez éloignés de l'univers des saltimbanques, se contentent de surfer sur la vague de "l'authen-toc", à grand renfort d'éléments décoratifs en céramiques de Sarreguemines voire pire, de pseudo-vieilles réclames sur des plaques émaillées "made in China".
Et çà, c'est un tout autre cirque …



>> Au "Clown Bar", 114 rue Amelot, Paris XIe

>> Le cirque, le vrai … sur Parisperdu.

 

 

 

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Marville et son Paris perdu

16 Décembre 2012, 10:18am

Publié par barreteau

Charles Marville : Percement de l'avenue de l'Opéra : chantier de la rue d'Argenteuil, vers 1877 © BNF

 Dieu merci, "Paris n'est pas une ville, c'est un monde", disait François Ier.
Les villes s'engloutissent, s'ensablent, brûlent sous la colère des dieux ou des hordes: Babylone, Troie, Sodome, ...  Mais les mondes subsistent malgré les cataclysmes qui les changent, les muent, les forcent à évoluer.
Paris est donc bien un monde, car malgré les révolutions, la Commune, les bombardements, l'Occupation et l'infatigable baron Haussmann, ce terrible chirurgien, Paris est toujours là, invariable, indestructible.

Qu'était donc Paris avant...?
Avant quoi ? Avant les panneaux publicitaires Decaux ?
Non, bien avant l'apparition de ces laideurs du "mobilier urbain".
Avant donc, dans le années 1850, Charles Marville  exerçait une profession d'avant-garde: photographe.
Et que photographiait-il ? Paris. Les blessures, les travaux, mais aussi les merveilles de Paris. De ses clichés, on voit jaillir des fontaines, s'effondrer des taudis. On y voit la boue aussi, sur les pavés de la place d'Italie. On y voit l'Hôtel de Ville incendié par la Commune et depuis reconstruit tel l'original, mais avec un étage de plus, pour loger un surcroît de bureaucratie (déjà !).  
Marville montre ce Paris aux omnibus se frayant un chemin dans les démolitions, les rues encaissées comme des canyons, où jamais le soleil ne pénétrait et où fleurissait la tuberculose.


La ville-monde a, comme tout monde, deux faces. Ainsi en est-il encore de la Lune qui a sa face cachée.
Devant Paris, même les plus puissants sont intimidés; les Huns hésitèrent; Hitler n'osa visiter la Ville dite lumière qu'à l'aube et à toute vitesse, en Mercedes, comme un voleur parvenu …

Toutes ces images d'un Paris perdu nous montrent combien cette ville sait se transformer … sans jamais se renier. Et, comme dit Maurice Chevalier dans une chanson populaire "Paris sera toujours Paris".


>> Qui est Charles Marville ?


>> "Paris perdu", ou les massacres des années 50-60, aux Editions Carré.

>> "Paris poubelle", ou comment le saccage a été subventionné. De Georges Pillement, chez J-J. Pauvert.

>> Maurice Chevalier : "Paris sera toujours Paris".

>> Rejoigniez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain"

 

 

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Un homme à sa fenêtre.

12 Décembre 2012, 13:07pm

Publié par barreteau

100 rue Leibnitz - Paris 18ème


Au numéro 100 de la rue Leibnitz, un monsieur d'une cinquantaine d'années enjambe la modeste ferronnerie de l'appui de sa fenêtre et, dans cette position dangereuse d'équilibre, s'affaire à réparer l'embrasure.

De temps à autre, il interrompt son travail et examine ce qui se passe dans la rue, à droite et à gauche (rien à part moi), puis à l'aplomb de sa jambe pendante.
Sans doute déçu de s'apercevoir qu'il n'y a qu'un seul étage, il renoncera à sauter … et son ouvrage achevé, finira par rentrer dans l'appartement.


>> Au 100 de la rue Leibnitz, les travaux sont terminés ...

 

 

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" Paris aujourd'hui, Paris demain "

8 Décembre 2012, 08:56am

Publié par barreteau

Opération Fréquel-Fontarabie - immeuble situé au 3-11 passage Fréquel - Paris (20e)

Avec l'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain" qui se tient jusqu'au 31 janvier 2013 sur les grilles de l'Hotel de Ville, la mairie présente le visage urbain d'une capitale … toujours en mouvement.

Plus de 70 opérations d'aménagement sont en effet en cours de réalisation et contribuent à remodeler Paris … avec plus ou moins de bonheur, plus ou moins de réussite.

Je ne parlerai pas du projet de rénovation des Halles, car il faut bien admettre que depuis le massacre des pavillons Baltard, le quartier est orphelin de son histoire.

Je ne parlerai pas non plus du projet de réaménagement de la place de la République dont la mairie a le culot d'affirmer qu'il poursuit un "objectif de revalorisation du patrimoine historique". J'ai déjà dit ici ce que j'en pense …

Pour le reste, la majorité des projets sont situés dans l'Est parisien, secteur de prédilection de Parisperdu et ils ont pour nom:

Clichy-Batignolles, Quartier Saint-Blaise, Porte Pouchet, Paris Nord-Est (P.N.E.), Paris Rive Gauche (P.R.G), ZAC Pajol, Bercy Charenton, Porte de Vincennes, Ilot Paul Bourget, Résidence Michelet, Gare de Rungis, Porte des Lilas, Python-Duvernois, Quartiers Goutte d'Or, Château Rouge et Emile Duployé, Ilot Bréguet, et Quartier Fréquel Fontarabie …

Nous ne manquerons pas de suivre attentivement ces différents projets et reviendrons, ici, vous dire ce qu'ils peuvent apporter à ces quartiers, en positif comme en négatif …


>> L'exposition "Paris aujourd'hui, Paris demain".

>> Rejoignez le Groupe Facebook : "Paris Hier, aujourd'hui ... demain".

 

 

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" Le siècle de Willy Ronis "

4 Décembre 2012, 12:23pm

Publié par barreteau


L'ouvrage que vient de publier Françoise Denoyelle, une spécialiste incontestée de la photographie, est une somme. Et qui mieux qu'elle pouvait écrire la première "bio" de Willy. Elle qui a expertisé l'œuvre de Willy Ronis à la demande de l'Etat et a eu accès à l'ensemble des documents privés et à ses négatifs …

Le livre a été conçu du vivant de Willy Ronis et s'est poursuivi après sa mort. "Ce sera le livre de ma vie ! " avait-il lancé en s'amusant. Françoise Denoyelle l'a pris au mot en écrivant cette biographie du photographe qui est aussi une histoire du siècle. Sept chapitres illustrant les sept vies de ce fils d'immigrants juifs, tenté par la musique, entré presque par hasard en photographie, reconnu puis oublié, et enfin célébré à partir de 1980.

Pour la première fois, voici donc l'œuvre de Willy Ronis totalement déployée et finement analysée, avec les toutes premières photos, les grandes icônes (le nu provençal, le petit garçon à la baguette, …), les reportages oubliés, les images plus secrètes ... et encore plus rares: les chefs d'œuvre en couleurs, scannés d'après le négatif ou le meilleur positif.

Avec plus de 300 photos sélectionnées parmi 25 000 négatifs, tirages de travail ou d'exposition, mais aussi avec la correspondance, les agendas précieux où il notait les événements de sa journée..., c'est à une traversée intégrale de l'œuvre du photographe que nous convie cet ouvrage.

Mais c'est aussi une œuvre recomposée en mots, en chapitres permettant une traversée du siècle de l'immigration au Front populaire, de l'Occupation à la réussite, de l'oubli à la reconnaissance.

L'ouvrage de Françoise Denoyelle explore tous les aspects de la création photographique de cet immense photographe. Un siècle de talent, de passion de la vie et d'engagement …

Un beau cadeau de Noël … merci Françoise, merci Willy !


>> Invitation à une séance de dédicace de l'ouvrage "Le siècle de Willy Ronis".

>> "Le Siècle de Willy Ronis", aux Editions Terre Bleue.

 

 

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