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PARISPERDU

paris photographes

Mémoire des Halles : une image à problème !

26 Juin 2026, 09:19am

Publié par Pierre Barreteau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marchande de fleurs aux Halles de Paris (1946 et tirage 1990) ©Willy Ronis

 

Willy Ronis nous raconte l'histoire qu'a connu cette photo prise aux Halles de Paris en 1946 :

"Entre 1946 et 47, j'avais connu, sur le carreau des Halles, une fleuriste parisienne chez qui j'allais régulièrement acheter des fleurs. Puis un jour je l'ai photographiée.
Des années plus tard, un ami m'a dit que cette femme tenait un magasin de fleurs non loin de chez moi, avenue de Saint-Mandé. Pensant lui faire plaisir, je suis allé la voir en lui offrant un agrandissement avec cette dédicace :
"Pour Jacqueline et son sourire qui illumine la mémoire des Halles". Elle l'a trouvé si beau qu'elle l'a accroché au mur de sa boutique.

Mais, à la fin des années 1990, cette personne m'a beaucoup déçu car : quand elle a appris que j'avais autorisé la publication de cette photo pour la couverture d'un livre, (Mémoire des Halles, de Christian Zarka), elle a alors, prétendu que cela lui faisait du tort et elle m'assigna en justice, prétextant « une atteinte au respect de sa vie privée » à propos de la diffusion de la photo. Elle demandera 150 000 francs en réparation du préjudice. J'ai choisi un mauvais avocat, j'ai été condamné à lui verser 25.000 francs ! "

Et c'est ainsi qu'a été lancé la mode des procédures au tribunal pour le droit à l'image, et cela bien avant l'image de Doisneau : "Les amoureux des Bancs" qui connue une issue semblable !

 

>> Mémoire des Halles, de Christian Zarka (chez Bordas et Fils, 1990 :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> Robert Doisneau © : "Les amoureux des Bancs"


 

 

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Paris dans l'objectif de Martin Parr.

6 Mars 2026, 08:38am

Publié par Pierre Barreteau

A l'assaut de Mona Lisa. Martin Parr. Paris. Le Louvre. 2012 (© Martin Parr / Magnum Photos)

 

Jusqu'au 24 mai 2026 se tient à Paris -au Jeu de Paume- l'exposition "Paris dans l'objectif de Martin Parr".

Forte d'environ 180 photographies, cette exposition dévoile le regard souvent ironique du photographe britannique, récemment disparu.

Martin Parr s’est finalement assez peu penché sur les Parisiens et les Parisiennes, il leur a préféré les troupeaux de touristes devant la "Joconde" ou Notre-Dame … ce qui produit un savoureux tableau, non dénué d'humour.

Au Louvre, il photographie une armée de smartphones dressés face à la Joconde. Les regards passent forcément par l'appareil photo. "Le Louvre, l'été, c'est dingue", dit-il. "On ne peut pas bouger, avec tous ces photographes, alors j'ai fait comme eux", nous dit-il.

A voir absolument.                                                                          

 

>> Déjà sur Parisperdu :

 

 

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Conversation avec Gemini.

1 Février 2026, 10:34am

Publié par pierre barreteau

1_(Photo de Gauche) : Rue de Crimée et rue des Annelets Paris 19e (1948) © Willy Ronis
2_(Photo de droite) : Les escaliers de la rue des Annelets Paris 19e (1995) © Pierre Barreteau


Lorsque je questionne Gemini sur ces deux noms :  celui de Willy Ronis et le mien, voilà ce que l'IA propose :
"Pierre Barreteau et Willy Ronis : Un héritage photographique".

On le sait l'IA peut dire le vrai mais elle peut aussi se tromper ! Aussi j'ajouterai à son texte mes propres commentaires (ci-dessous en italique).

Les curieux pourront soumettre la même question à l'IA concurrente : ChatGPT et là on verra si on peut vraiment se fier à l'Intelligence artificielle qui, dit-on, va révolutionner le monde ?

 

Voici donc le texte produit par Gemini :

"Pierre Barreteau et Willy Ronis sont deux figures importantes de la photographie française (Willy Oui, moi non), liées par une passion commune : capturer l'âme de Paris et de ses habitants (oui c'est exact). Bien que leurs parcours et leurs styles soient distincts, ils partagent une profonde passion et une vision humaniste de la photographie (encore exact).

Willy Ronis : Le maître incontesté (c'est incontestable en effet).

Willy Ronis est considéré comme l'un des plus grands photographes humanistes du XXe siècle, c'est un témoin de son époque. Ses images, souvent en noir et blanc, témoignent de la vie quotidienne des Parisiens dans les années 1930 à 1980. Il a su saisir la beauté et la poésie du quotidien, tout en dénonçant les inégalités sociales. Ronis a su allier un sens aigu de la composition à une grande sensibilité pour les sujets qu'il photographiait (parfait).

Pierre Barreteau : Un héritier inspiré (si l'on veut).

Pierre Barreteau a souvent rendu hommage à Willy Ronis dans ses propres travaux. Il s'est promené dans les mêmes quartiers parisiens, cherchant à retrouver les traces du grand photographe (exact).
Tout en étant influencé par Ronis, Barreteau a développé un style personnel, marqué par une grande attention aux détails et une recherche de l'authenticité. Son blog, "Parisperdu", est un véritable trésor (modeste le trésor) pour les amateurs de photographie. Il y partage ses propres clichés, ainsi que ses réflexions sur l'œuvre de Ronis et d'autres grands photographes (Oui, c'est ma démarche).

Les points communs entre les deux photographes sont :

  • L'amour de Paris : Tous deux ont été profondément marqués par la capitale française et ont voulu en rendre compte à travers leurs images.
  • Une approche humaniste : Leurs photographies sont toujours empreintes d'une grande humanité. Ils s'intéressent aux gens, à leurs histoires, à leurs émotions.
  • Un regard poétique : Ils savent trouver la beauté dans les situations les plus ordinaires (Je suis assez d'accord).

En conclusion :

Pierre Barreteau et Willy Ronis sont deux figures clés de la photographie française (là Gemini tu exagères !).
Le premier a su s'inspirer du second pour développer un style personnel tout en restant fidèle aux valeurs de l'humanisme photographique. Leur œuvre commune nous invite à redécouvrir Paris sous un nouveau jour et à apprécier la richesse de la vie quotidienne (là Gemini tu es plus dans le vrai)."

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>> Photos comparatives choisies par Gemini :
 A Paris, les escaliers de la rue des Annelets :

   1_Rue de Crimée et rue des Annelets Paris 19e (1948) © Willy Ronis

De chaque côté de la rue de Crimée, les deux escaliers monumentaux de la rue des Annelets et de la Villa Albert Robida sont presque face à face. Tous les grands photographes : d'Aget à Cartier-Bresson sont venus ici, et Ronis a photographié ces escaliers en 1948. Placé en haut de l'escalier Albert Robida, il a en arrière-plan seulement une partie de l'escalier de la rue des Annelets.

   2_Les escaliers de la rue des Annelets Paris 19e (1995) © Pierre Barreteau

En juin 1995, lorsque je me rends rue de Crimée je cadre mon image pour souligner le mieux possible le "Y" de l'escalier de la Rue des Annelets car c'est incontestablement la partie la plus remarquable de ce groupe d'escaliers.

>> Voir aussi : "De chaque côté de la rue de Crimée".

 

 

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Les gens de Paris il y a cent ans.

25 Janvier 2026, 10:24am

Publié par pierre barreteau

 

A Paris, le Musée Carnavalet présente jusqu’au 8 février l’exposition
"Les gens de Paris, 1926-1936, dans le miroir des recensements de population".
Il s'agit d'une rencontre inédite avec la population de la capitale durant l’entre-deux-guerres.

Le point de départ pour évoquer le Paris d’il y a cent ans consiste en trois recensements, réalisés en 1926 (le premier à dresser une liste nominative des Parisiens), puis en 1931 et en 1936.
Mais au-delà des chiffres froids des statisticiens ce sont les clichés de l'époque qui font vivre cette exposition.
Et les images les plus remarquables sont celles du reportage intitulé "La France travaille", un travail réalisé entre 1931 et 1934 par François Kollar. Jusqu’en 1934, Kollar arpente plus de 20 départements pour rencontrer ouvriers et employés, découvrir ateliers et usines.

Ancien tourneur chez Renault, François Kollar est l’un des grands photographes du monde industriel de l’entre-deux-guerres.
Formé à l’image publicitaire après avoir quitté, en 1924, Bratislava, dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie, pour Paris, le jeune homme se fait remarquer lors de l’Exposition internationale de photographie, en 1930, à Munich, en Allemagne. Là, il côtoie Florence Henri, André Kertész ou Germaine Krull : le sommet de l’avant-garde photographique de l'époque.

De son reportage "La France travaille" Kollar ramènera 2000 précieux clichés.
Courrez vite les voir au Musée Carnavalet, jusqu'au 8 février 2026.

 

>> L'expo "Les gens de Paris, 1926-1936" au Musée Carnavalet.

23 Rue de Sévigné, 75003 Paris

 

 

 

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Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

15 Septembre 2018, 15:36pm

Publié par barreteau

Ghorban, né un jour qui n'existe pas.

Ghorban, Pont du canal St Martin Janvier 2010
©Photographie d'Olivier Jobard _Visa pour l'image Perpignan septembre 2018

 

A Perpignan, pour la 30ème édition de "VISA pour l'image", les photos montrent, hélas comme toujours, les tourments du monde et sa cohorte de misères et de guerres.

Mais les images d'Olivier Jobard qui nous narrent le destin de Ghorban nous apportent une note à la fois intimiste et optimiste, un message de foi et d'espérance en l'Homme. Et elles montrent surtout que la combativité envers un sort contraire peut conduire à une issue heureuse.

Ghorban Jafari est arrivé à Paris en 2010, il avait 12 ans et dormait sous les ponts. Il venait de parcourir 12 000 kilomètres en clandestin depuis son Afghanistan natal. Il avait côtoyé seul la peur et les dangers des routes migratoires.

Quelques semaines après son arrivée à Paris, Ghorban est aidé par un militant qui lui trouve une place dans un foyer d'urgence. Un long et laborieux chemin d'intégration commence.
Pour ses papiers d'abord : une erreur de traduction le fait naître un 31 novembre, un jour qui n'existe pas. Un grain de sable qui enraie la machine administrative pour des années.
Orphelin de père, arraché à sa mère et élevé par les hommes de la famille pour garder le bétail, Ghorban n'a alors qu'une obsession : aller à l'école.
A Paris, ballotté de foyer en foyer sans étudier, Ghorban s'isole et se renferme. Puis il suit des séances de thérapie avec l'aide d'un psychologue. Ghorban réussi alors à apprivoiser un passé fait de déchirements et d'abandon. Il comprend avec le temps que sa mère a été forcée de l'abandonner. Et, en 2017, après l'obtention de la citoyenneté française, il décide de partir la retrouver …


>> Visa pour l'image, festival international du Photojournalisme.


>> Autre image d'Olivier Jobard, sur Ghorban.

>> Visa pour l'image, les éditions précédentes sur Parisperdu.

 

 

 

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"Willy Ronis par Willy Ronis", … Prolongation jusqu'au 2 janvier 2019.

31 Août 2018, 19:12pm

Publié par barreteau

 "Willy Ronis par Willy Ronis", dernier mois …

Exposition "Willy Ronis par Willy Ronis", Au Pavillon Carré de Baudoin. Paris 20ème.
Jusqu'au 29 septembre 2018, Prolongation jusqu'au 2 janvier 2019
du mardi au samedi de 11h à 18h, entrée libre.

 

Il vous reste un petit mois jusqu'au 2 janvier 2019  pour foncer au Pavillon Carré de Baudouin, dans ce 20e, sur les terres de Ménilmontant et de Belleville que Willy a tant arpenté et dont il disait : "Belleville et Ménilmontant sont, tout au moins pour moi, deux éléments essentiels de ce que j’aime bien appeler : la poésie de l’authenticité.”

Car oui, plus qu'une exposition, c'est le retour du photographe sur ses terres. Un voyage en noir et blanc dans un Paris sensible et touchant.
Mais surtout Ronis nous montre un Paris qui n’existe plus, je dirais volontiers un Paris perdu. Et force est de constater que le monde a moins changé entre les débuts de Ronis, en 1926, et ses dernières photos de 1975, que depuis cette date.
 Les photos de Paris, prises souvent dans les rues autour de l’exposition, celles des ouvriers, des cafés, des enfants, … montrent un monde dur, pauvre, ce n’est pas le Paris gentrifié. Mais au-delà de la difficulté de la vie, on ressent une certaine joie de vivre, et on contemple une classe ouvrière qui n’existe plus.

Mais pour moi, l’intérêt majeur de cette exposition, outre le vaste choix des images présentées (200), repose sur les passionnants commentaires rédigés par Willy Ronis en accompagnement de ses images. En revenant sur les conditions de prise de vue de telle ou telle photo, il partage avec nous son sentiment que pour réussir une belle image il faut certes un jeu de circonstances, de hasard, d’instinct et de métier, mais qu’au fond une bonne photo sur le vif c’est avant tout une rencontre imprévue et fugace entre des gens qui ne se parleront pas, et que l’imprévu est le sel de toute chose pour les âmes curieuses.

 

>> "Willy Ronis par Willy Ronis", déjà sur Parisperdu.

>> Sur le blog Parisperdu, plus de 100 billets sur Willy Ronis.

 

 

 

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