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PARISPERDU

Liberté, Égalité, Fraternité.

22 Décembre 2020, 09:33am

Publié par barreteau


Rue de l'Égalité vue en direction de la rue de la Liberté _Paris 19ème

 

La devise de la République française : "Liberté, Égalité, Fraternité" est mise à l'honneur à Paris.
En effet, trois rues de la Capitale portent chacune l'un de ces vocables : rue de la Liberté, rue de l’Égalité et rue de la Fraternité.

Ces voies ont été ouvertes sous leur dénomination actuelle en 1889, car l'année 1889 marquait le centenaire de la Révolution française, un hommage en quelque sorte de la ville de Paris à la République.

 Mais j'ai toujours trouvé curieux que l'on relègue ces trois appellations au fond du 19ème, dans le quartier de la Mouzaïa, un quartier où personne jamais ne va, sauf les bobos évidemment qui ont fondé dans ce coin reculé de la capitale, une sorte de colonie.

N'aurait-il pas été plus judicieux d'attribuer ces noms aux symboles si forts, par exemple aux rues entourant l'Hôtel de ville, en remplacement des rues Lobau, de la Coutellerie ou St Martin ?
N'y aurait-il pas là nouveau chantier pour Madame Hidalgo ?

 

>> Au numéro 1 de la rue de l'Égalité


>> La Mouzaïa sur Parisperdu.

 

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Et si la vie, comme la photo, n'était qu'une question de cadrage ?

13 Décembre 2020, 16:54pm

Publié par barreteau

Et si la vie, comme la photo, n'était qu'une question de cadrage ?
Willy Ronis tenant son Rolleiflex • Crédit : Lily FRANEY/Gamma-Rapho – Getty (1993)

 

Willy Ronis que j'ai côtoyé sur le tard était un homme absolument merveilleux, un conteur hors pair, quelqu’un d’une humanité prodigieuse et d’une immense sensibilité. Tout cela se lit sur ses photos.

En 2008, une année avant sa disparition, il disait : " Je ne crois pas du tout qu'une fée spécialement attachée à ma personne ait, tout au long de ma vie, semé des petits miracles sur mon chemin. Je pense plutôt qu'il en éclot tout le temps et partout, mais nous oublions de regarder. Quel bonheur d'avoir eu si souvent les yeux dirigés du bon côté ! "

Je partage avec lui le sentiment que pour réussir une belle image il faut certes un jeu de circonstances, de hasard, d’instinct et de métier, mais qu’au fond une bonne photo sur le vif c’est avant tout une rencontre imprévue et fugace entre des gens qui ne se parleront pas, et que l’imprévu est le sel de toute chose pour les âmes curieuses. Et Willy Ronis d'ajouter : "Il y a parfois des moments qui sont si forts que j'ai peur de les tuer en faisant une photo".
Et oui, si la vie, comme la photo, n'était qu'une question de cadrage ?


>> "Le siècle de Willy Ronis".

 

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"Deux ou trois choses que je sais d'elle" : la vraie star c'est Paris …

6 Décembre 2020, 15:58pm

Publié par barreteau

Crédit photo : Tamasa Diffusion
 

À première vue, on pourrait penser que la star de ce film de Jean-Luc Godard, sorti en 1967, c’est Marina Vlady alias Juliette Janson, une épouse et mère ordinaire, vivant dans un grand ensemble de banlieue parisienne, récemment construit.

Mais plus que Marina Vlady, la vraie star de "Deux ou trois choses que je sais d’elle", c’est Paris. Ou plutôt sa banlieue qui, en cette période prospère des Trente Glorieuses, est en pleine transformation. Aux portes de la capitale se construisent alors de grandes barres d’immeubles, afin d’accueillir des familles. Jean-Luc Godard observe ce phénomène d’urbanisation de l’Île-de-France avec un regard comparable à celui d’un sociologue. Le tournage du film se fait à la très moderne cité des 4000 à La Courneuve, qui à cette époque, représente une certaine révolution immobilière.

Jean-Luc Godard signe un film où la fiction rencontre le documentaire et inversement. Mais surtout, le film est un condensé des différentes thématiques (idéologiques et esthétiques) de Jean-Luc Godard. Parmi les plus notables, citons celle sur l’impérialisme américain avec le discours sur la guerre du Viêt-Nam ou bien le jeu si particulier de ses comédiens.
Mais c'est la bande annonce du film qui nous révèle ce que Godard entend par "ELLE".

 

>> Voir la bande annonce du film.

>> L'affiche du film.

>> Jean-Luc Godard and Marina Vlady sur le tournage de "Deux ou trois choses que je sais d'elle" (1967) photo: © Giancarlo Botti

 

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