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PARISPERDU

gamin(e)(s)

Les enfants du 209 rue Saint-Maur.

9 Octobre 2020, 14:03pm

Publié par pierre barreteau

Entrée du 209 rue Saint-Maur _Paris 10e

C’est l’histoire extraordinaire d’un immeuble ordinaire. Un immeuble choisi au hasard par la réalisatrice Ruth Zylberman, un immeuble dont elle ne savait rien.
Pendant plusieurs années, elle a enquêté pour retrouver les anciens locataires du 209, rue Saint-Maur dans le 10ème arrondissement de Paris, et reconstituer l’histoire de cette communauté humaine pendant l’Occupation.

Chassés d'Allemagne ou ayant fui les pogroms d'Europe centrale, un tiers des habitants de cet immeuble du 10e arrondissement est de confession juive. Mais après que Vichy ne recense les juifs, après la rafle du Vel d'Hiv' de juillet 1942 et les déportations vers Auschwitz, combien allait-on, aujourd'hui, retrouver d'enfants du 209 rue Saint-Maur ?

Ruth Zylberman a cherché partout et a fini par retrouver des survivants à Paris, en banlieue, en province, dans le monde entier. Elle les a filmés, ainsi les habitants de l’immeuble aujourd’hui, pour redonner vie à ces histoires oubliées.

Cela donne un récit, entre Perec et Modiano, un film qui allie rigueur historique et créativité visuelle.
Un film magnifique et émouvant, à voir absolument.

 

>> Voir le film.

 

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La Gare d'Australie … ?

6 Avril 2018, 08:53am

Publié par barreteau

La Gare d'Australie … ?

Ce sont deux fillettes, elles montent "pile au buzzer" dans la rame du métro. L'une doit avoir 10-11 ans, l'autre semble être sa sœur cadette et n'a pas plus de 7 ans.
La petite a le souci de l'orientation car immédiatement elle cherche à déchiffrer le plan de cette ligne n°10 qui s'affiche au-dessus des vitres de la voiture. Elle questionne alors sa sœur : "On va jusqu'à la Gare d'Australie ?" lance-t-elle.

L'ainée instantanément pouffe de rire : "Gare d'Australie … n'importe-quoi" fait-elle dans un grand rire moqueur.
La petite, un peu vexée regarde alors avec encore plus d'attention le plan et rectifie : "Ah oui, c'est la Gare d'Australitz !
Cette fois l'ainée ne rira pas, elle se contentera d'un haussement d'épaule marquant un dépit certain. La candeur des jeunes enfants est parfois décourageante …

 

>> Sur le quai de la gare d'Austerlitz, la naissance d'une idylle ...

>> Massacre à Austerlitz.

 

 

 

 
 
 
 
 
 

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A la poursuite du Ballon rouge.

18 Juin 2014, 14:00pm

Publié par barreteau


Le film "Le Ballon Rouge" a été tourné en 1956, dans les quartiers de Belleville et de Ménilmontant. On y découvre les aventures d'un jeune garçon (Pascal, joué par le propre fils du réalisateur du film: Albert Lamorisse).

Au début du film, le petit garçon trouve un gros ballon rouge accroché à un réverbère. Commence alors une histoire d'amitié avec ce ballon qui suit de lui-même le petit garçon dans les rues du quartier. La jalousie d'une bande de garçons de son âge, va mener ce film vers une fin à la fois tragique et magique.

Mais, lorsque l'on visionne aujourd'hui "Le Ballon Rouge", on mesure l'étendue des bouleversements qu'ont connus ces quartiers. Le Belleville et le Ménilmontant du film ne coïncide en effet plus guère avec la topographie actuelle.

Essayons toutefois de suivre le parcours du jeune Pascal.
Il semble clair qu'il habite rue du Transvaal et qu'il descend par la rue Vilin pour aller prendre à Ménilmontant-Pyrénées "le 96", un autobus Renault TN6 à plate-forme. Difficile par contre de comprendre où il va à l'école ?

Si l'on reconnaît bien la passerelle-belvédère de la rue Piat où passe le facteur, par contre où situer la poursuite dans le passage ? Se déroule-t-elle Passage Notre Dame de la Croix ? Pas sûr car ce peut aussi être le passage Vilin, le passage Ronce ou bien encore le passage Julien Lacroix ...

La fin du film se passe dans ce terrain vague que l'on appelait la zone, dans le haut de la rue des Couronnes, probablement là où se trouve aujourd'hui le parc de Belleville.

Les lieux ont tellement changé depuis les années 50 que nous avons aujourd'hui beaucoup de difficultés à situer l'endroit exact des tournages sur un territoire qui pourtant n'est pas très étendu.

Seule la boulangerie où le petit Pascal s'achète un gâteau est toujours là, au coin de la rue des Envierges et de la rue du Transvaal.

Vous pouvez essayer de faire vous-même l'exercice qui consiste tout d'abord à visionner le film (le lien YouTube est ci-dessous) puis à essayer de retrouver les lieux de tournage, en vous rendant dans ce secteur du 20ème arrondissement … à la poursuite du Ballon Rouge …

Mais si tout comme moi, vous ne reconnaissez plus grand-chose sur place, alors rendez-vous au second lien ci-dessous … car là, vous avez toutes les réponses !


>> Visionner le "Ballon rouge" d'Albert Lamorisse.

 

>> "Furore", cette revue néerlandaise a réussi à reconstituer tout le parcours du tournage !

 

 

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Scène quotidienne de "la Cloche" à Belleville.

2 Janvier 2014, 11:31am

Publié par barreteau

Deux "frères de la cloche". Paris 2001

C'est avec tristesse que je viens d'apprendre le décès de Jean Ro. survenu en Allemagne où, depuis quelques années, il s'était installé en famille.

Je veux lui rendre un dernier hommage en publiant ce huitième et dernier billet du gamin de Paname que nous suivons depuis déjà longtemps ici.

Aujourd'hui, il nous narre une scène de "la Cloche" comme il en a si souvent vu, au cours de sa jeunesse, à Belleville.

 

Paris a toujours eu ses clochards. Dans les beaux quartiers, ils étaient souvent polis et courtois et pratiquaient avec allégresse une sorte de philosophie désabusée.
Quant à ceux de Belleville, c'était tout autre chose !


Poussant de vieux landaus, les "clodos" de Belleville "travaillaient" principalement à ramasser des chiffons. Souvent, armés d'un crochet, ils s'affairaient à chercher dans les poubelles tout objet encore utile et jeté par ceux qu'ils appelaient les bourgeois … Ces derniers se voyaient gratifiés d'un "Vous êtes trop bon, mon prince" lorsqu'ils leur avaient donné quelque chose.

A Belleville, si la plupart des gens faisaient semblant de ne pas les remarquer, il était toutefois difficile de ne pas les voir tant ils étaient souvent ivres. Ces clochards-pochards, avaient en effet une propension appuyée pour la dive bouteille.

Je me souviens d'une scène qui dans sa conclusion déclencha l'hilarité générale des gens de ma rue.

 Remontant la rue des Envierges, un clochard s'accrochait à son "collègue".

- " J'te jure Robert, j'le f'rai plus !..."

Mais, d'un grand coup de coude, le "Robert " le renvoyait valdinguer jusqu'au milieu de la chaussée. 

-"Fout moi l'camp fumier!...Tu m'as laissé tout seul…pour aller r'trouvé ce salaud de Georges...pff tiens ! J'te crache dessus ! Vas l'retrouver ton Georges !....Bon vent et bon débarras !.... Monsieur s'en va!...et maint' nant y'rvient...et faudrait que j'le r'prenne... ordure...

Tu t'es barré, mais maintenant que j'ai une voiture, tu r'viens !!"

La voiture dont parlait le pauvre homme n'était autre que son landau aux roues voilées!

Soudain interpelés par des rires leur indiquant qu'ils n'étaient pas seuls dans la rue, comme ils avaient eu l'air de le croire jusqu'à cet instant, en demi-ton, l'homme jeta à l'autre:

-" Allez viens!... ! Amènes toi mon Paulo !" ..."

Et l'un contre l'autre, ils s'éloignèrent à pas chaloupés.

 

>> Retrouvez Jean Ro, un gamin de Paris, sur Parisperdu.

 

 

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Parc de Belleville.

15 Juillet 2013, 15:14pm

Publié par barreteau

Parc de Belleville, de curieuses constructions de bois (Juillet 1996).

Que l'on vienne de la rue du Transvaal ou de celle des Envierges, on débouche invariablement sur l'esplanade de la rue Piat, une terrasse qui domine  presque tout Paris. Quand le soleil commence à disparaître, on découvre alors la ville comme enfouie à la fois par la brume et par le silence. On ne sait plus alors si elle semble venir d'un passé très lointain ou bien alors si elle appartient déjà à un avenir inconnu.

Tout près, comme pour nous rappeler que le présent existe, il y a un enclos où de grands Noirs jouent au basket-ball. Les plus jeunes tourbillonnent un instant sur cette plateforme et d'un coup partent dévaler les parterres et les bosquets étagés du Parc de Belleville où les attendent de curieuses constructions de bois.

Pour descendre encore plus vite, on peut emprunter de gros tuyaux dont les pancartes interdissent l'accès "aux moins de douze ans". Il suffit de savoir lire, ce qui ne doit pas être le cas des tous jeunes bambins que je vois s'engouffrer prestement dans les orifices des tuyaux. Comme pour moi, ce n'est pas défendu ! J'atterris donc tout près du dernier bassin, un des "spots" préférés des amoureux qui ne semblent nullement être dérangés par les mamans ou les nounous en tchadors gris ou en boubous colorés qui surveillent les gosses qui pataugent dans une eau qui me semble pourtant aussi froide que trouble…
Ainsi va la vie, au parc de Belleville, en cette après-midi ordinaire d'une belle journée d'été …


>> Parc de Belleville : "Interdit au moins de 12 ans" / Lire ci-dessous.

 

"Interdit aux moins de douze ans".

De jeunes gamins tourbillonnent un instant sur cette plateforme et d'un coup partent dévaler le long des bosquets, des parterres et des bassins étagés du Parc où les attendent de curieuses constructions de bois.
Pour descendre encore plus vite, on peut emprunter de gros tuyaux dont les pancartes interdisent l'accès "aux moins de douze ans". Il suffit de savoir lire, ce qui ne doit pas être le cas des tout jeunes bambins que je vois s'engouffrer prestement dans les orifices des tuyaux. Comme pour moi ce n'est pas défendu, j'emprunte un des tuyaux et atterris tout près du dernier bassin. C’est l'un des "spots" préférés des amoureux qui ne semblent nullement être dérangés par les mamans ou les nounous en tchadors gris ou en boubous colorés qui surveillent les gosses pataugeant dans une eau qui me semble pourtant aussi froide que trouble…

(Extraits de mon ouvrage "Paris Itinéraire bis, balades urbaines)

https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/pierre-barreteau/paris-itineraires-bis-_225879

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Qui crèche ici ?

10 Octobre 2011, 10:52am

Publié par barreteau

Angle de la rue Robineau et de la place Martin Nadeau. (Juin 1996)


Au n°3 de la place Martin Nadeau se tient une maison pittoresque. Sur ses trois faces visibles, des moulures simulent des branchages incorporés au crépi des façades. Les montants de l’auvent, les barrières à l’entrée, les marches de l'escalier et ses garde-corps sont également en "bois brut factice". Un décor tout à fait inattendu dans l'univers urbain du secteur Gambetta.
Qui donc peut bien "crécher" ici ?
On ne peut plus justement poser la question, car il s'agit en effet … d'une crèche !

Plus précisément de la Crèche laïque du Père-Lachaise, construite au tournant de l'année 1900 et pour laquelle l’architecte a donc retenu ce thème forestier.
La proximité du cimetière paysager du Père-Lachaise a-t-il été sa source d'inspiration ?
Nul ne le sait.

Mais toujours est-il que, face à la place Martin-Nadaud, le bâtiment a fier allure.
Plus communément, on peut dire qu'il "va bien", … et c'est tout à fait normal, quand vous saurez que la Place doit son nom à un homme politique du 19ème siècle, maçon de métier : Martin-Nadaud, l’auteur de la célèbre maxime : "Quand le bâtiment va, tout va".


>> La Crèche laïque du Père-Lachaise, vue de la place Martin-Nadeau.

>> Besoin d'une crèche à Paris ? Consulter : Pour-mon-petit-loup.com

 

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Les Petits Pierrots.

10 Février 2011, 08:57am

Publié par barreteau

Terrain d'aventures des Petits Pierrots, au 15 rue des Vignoles Paris 20ème (juin 1997)

 

Dans les interstices de la ville, sur les terrains laissés vacants à la suite de démolitions, les petits Pierrots s'ébattent joyeusement.

L'association "Les Petits Pierrots" -  installée dans le 20e arrondissement - a pour objectif de proposer aux adolescents et aux enfants du quartier de la Réunion des activités pour qu’ils sortent de leur hall d’immeuble. Dans ce secteur de l'Est parisien, les Petits Pierrots s'occupent de jeunes dont personne ne veut s'occuper.

Au départ, en 1988, l'association a créé des "terrains d'aventures" où les jeunes peuvent se réunir librement. Un terrain d'aventures, c'est un terrain vague converti en aire de jeu et de découverte, aménagée par et pour les enfants.

Mais le terrain d’aventures ne résiste pas à la pression immobilière, il déménage au gré des constructions nouvelles qui s'édifient sur les sites occupés provisoirement par les Petits Pierrots : rue des Amandiers, rue des Vignoles, rue de Fontarabie … puis plus rien depuis 2008 : plus de terrain … plus d'aventures !

Reste aujourd'hui un espace d’accueil et de loisirs, dans un local d’une cinquantaine de mètres carrés en sous-sol, au 33 rue de la Réunion, où les jeunes peuvent se retrouver autour de jeux de société et de jeux vidéos, peindre, ou préparer des spectacles pour les parents …

Mais depuis plus d’un an, l’association ne peut plus payer son loyer et les Petits Pierrots, après 22 ans d’activité, sont menacés d’expulsion. Sans local, l’association n’aura plus qu’à fermer ses portes.

Toutefois l’association devrait pouvoir conserver son local de la rue de la Réunion après avoir trouvé in extremis un accord avec la mairie du 20e qui a ainsi voulu signifier l’importance qu’elle accorde aux Petits Pierrots dans le quartier de la Réunion.

La mairie du 20ème pourrait même envisager de verser une aide à l’association pour solutionner définitivement ses problèmes de financement.

Les Petits Pierrots ne sont pas encore sauvés, mais même au clair de la lune … leur horizon s'éclaircit bigrement …


>> Le blog des Petits Pierrots.



 

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" Même pas peur ... !"

29 Janvier 2011, 09:44am

Publié par barreteau

Rue Ernest Roche, Paris 17ème


La rue n'est pas très gaie. La voie ferrée de la petite Ceinture la borde sur un côté, et, sur l'autre, des HBM aux soubassements en meulière, se dressent ça et là, laissant, de temps à autre, la place à de petits espaces verts. C'est un environnement qui n'incite guère à la promenade mais il  fait très beau ce jour-là et je descends tranquillement cette rue lorsque mon attention est attirée par des cris d'enfants.

Au pied des HBM, deux gamins courent dans le jardinet. Ils cherchent à s'attraper mutuellement et leurs jeux finissent le plus souvent en bagarre ... La scène est pleine de vie aussi je reste un certain temps, derrière les grilles du petit jardin, à l'observer.

Soudain une dame sort de l'immeuble et sur un ton sec leur ordonne de cesser ce jeu et de rester calme. A son allure et à la façon dont elle parle aux garçons, je comprends que ce doit être la gardienne de l'immeuble.

Les deux gamins s'arrêtent et vont même jusqu'à s'asseoir un instant sur le tabouret que la dame leur a apporté ... puis le plus jeune lance, dans un éclat de rire cette boutade : " Même pas peur " ...

Et les voilà qui reprennent leurs jeux endiablés ...



>> Autres gamins de Paris, sur Parisperdu.


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Des filles bien.

17 Mai 2010, 08:30am

Publié par barreteau

Rue Marx Dormoy,  Paris 18ème.

 

Lorsque j'ai croisé Camille et Nacira, rue Marx Dormoy, j'ai parié qu'elles étaient du quartier et donc qu'elles pourraient me renseigner sur mon itinéraire.

La conversation fut tout de suite amicale, mais elles ont refusé que je les prenne en photo, ou alors : "de dos, si vous voulez, car ici on est surveillées" m'ont-elles dit.
Surveillées, mais par qui, et pourquoi ? "Par les garçons pardi", ont-elles répondu en cœur!
Alors ici, même si l'on n'est pas en banlieue, ce serait donc quand même un peu la loi des cités?

 

Oui, mais sauf qu'à Paris, les filles sont en voyage. La structure de la ville est ainsi faite que leur coiffeur est à Marx Dormoy, les boîtes de nuit dans le quartier d’à côté, le lycée à plusieurs kilomètres de chez elles, et le cinéma à Gambetta.

Ainsi dans tous les cas, Camille, Nacira et leurs copines peuvent aisément circuler en métro ou en bus, et elles ont de bonnes motivations de le faire, c’est-à-dire des motivations qui les protègent de toute suspicion de la part des garçons : elles vont quelque part, pour faire quelque chose de dicible et de légitime.

Qui plus est, une fois passées deux ou trois stations de métro, elles s’engouffrent dans la masse anonyme, et deviennent beaucoup moins contrôlables que dans les cités de banlieue.

Camille et Nacira ont une scolarité satisfaisante, leur famille les responsabilise, elles ne touchent pas à la drogue. Leurs loisirs sont "bon enfant", elles ont de petits amis mais "ça leur prend pas trop la tête". Déjà elles se projettent dans la vie professionnelle au travers de stages et d'activités parascolaires.
Camille et Nacira, parisiennes ordinaires d'un quartier populaire, sont des filles bien.




>> Voir aussi sur Parisperdu : "La fille de Bercy".


 

 

 

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Fabien, par un chemin détourné.

17 Septembre 2009, 09:53am

Publié par barreteau


En hommage à Willy Ronis

 

Fabien rentre de l'école, il dévale "quatre à quatre" l'escalier de la rue de l'Equerre. Aujourd'hui, il est très en retard …

L'école de Fabien est située en haut de la rue Clavel, son entrée jouxte un bâtiment montrant une mosaïque où l'on lit : "PEIGNES A.MERMET". Il s'est toujours demandé ce que cela voulait bien dire ? Mais Fabien n'a jamais osé en demander la signification à sa maîtresse d'école.

Pourtant elle lui aurait certainement répondu, qu'il s'agissait d'un vestige de la fabrique artisanale des "Peignes Mermet". Cette  superbe fresque reste, en effet, le seul témoignage de l'ancienne activité industrielle du quartier.

Lorsque Fabien sort de l'école, il rentre habituellement par le square Bolivar. Un élégant square triangulaire, calme, isolé, un peu hors du monde dans ce coin retiré du 19ème … Puis il prend les escaliers de la rue de l'Equerre, un parcours que ses parents lui demandent de respecter strictement …

Mais parfois, la tentation est trop forte et, au lieu de descendre le Square Bolivar, Fabien remonte jusqu'à la rue Fessart pour atteindre le parc des buttes Chaumont. Là, il y retrouve ses copains pour jouer au foot …

Et justement, c'est ce détour qu'il a fait aujourd'hui …
Fabien sait qu'il va sans doute se faire réprimander par sa mère qui déjà doit l'attendre avec impatience …




>> Voir aussi sur Parisperdu : "Garage de l'Equerre".

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Square Bolivar".

>> La mosaïque des "PEIGNES MERMET".

 

 

 

 

 

 

 

 

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Balade hors des sentiers battus (2/3)

15 Juillet 2009, 10:08am

Publié par barreteau

 

 

Paris, un jour de juillet.

Midi, parc de Belleville - Paris 20ème.

 

C'est peu avant midi, que vous allez atteindre le haut de la rue Piat et que vous pourrez découvrir de son belvédère, une grande partie de Paris à vos pieds. Avec le soleil au zénith, la ville, inondée de lumière, semble irréelle tant le calme qui règne ici est profond, aucun écho du vacarme assourdissant de la capitale ne parvient jusqu'à vous.


Descendez alors les allées du parc, en cheminant près des bassins et des cascades qui vous apportent tant de fraîcheur, observez les jeux des enfants sur les toboggans ou près des points d'eau, autoriser-vous un regard furtif vers les langoureuses étreintes des amoureux assis sur les bancs ou à même le gazon …
 

En remontant vers le haut du parc, par l'escalier qui part de la rue des Couronnes, vous allez sans doute commencer à ressentir une petite faim, mais surtout fuyez le café Bobo, même s'il semble dire qu'après tout, ce n'est pas "La Mer à Boire " …
Allez plutôt casser la croûte au vieux Belleville ou, si le temps vous presse, optez pour un sandwich à la boulangerie du coin de la rue du Transvaal.
Le ventre plein, les charmes du haut-Belleville s'offrent à vous : perdez-vous dans les passages, les cités, les ruelles, les rues qui respirent encore l'air d'autrefois: rue des Cascades, rue de l'Ermitage, rue des Soupirs …

Il serait bien étonnant que vous ne rencontriez pas quelques artisans, artistes ou commerçants prêts à vous montrer leurs savoir-faire et à engager avec vous la conversation sur leur quartier, sur ce haut de Belleville qu'ils aiment tant.

 

A suivre …

 

 

>> Voir aussi sur Parisperdu : "Paris ... à dimension humaine".
 

>> Voir aussi sur Parisperdu : Balade hors des sentiers battus ... (1/3)

 

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Petit cirque, grande émotion.

30 Mai 2009, 08:51am

Publié par barreteau


Square de l'Amiral Bruix, à la porte Maillot, un petit cirque s'installe de temps à autre et invite aux attractions. Autour du chapiteau, le campement est encombré de caravanes cabossées, de tentures délavées, d'enclos pour les animaux … Mais, au-delà de ces apparences, le Cirque, c'est avant tout une âme.

Une âme faite de générosité et de l'amour des belles traditions. Les modes passent, les valeurs essentielles restent. Ici, on travaille en famille, toutes générations confondues, chacune d'entre elles enrichissant l'autre de son savoir. Le grand-père clown entraîne son arrière-petit-fils sur la piste pour qu'il y fasse ses premières cabrioles. Le père, la mère, le fils, la fille, la belle-fille, la sœur, la nièce, la cousine... Toutes et tous se ressemblent : ils ont le même sourire, la même joie d'exercer leur métier.

Même les animaux sont considérés comme des membres de la famille : on dresse en douceur les tigres, on crée une représentation humoristique et poétique pour les chiens, les otaries …, on fait parader fièrement les zèbres, les lamas, les chameaux ...

Le Cirque, c'est une bouffée d'oxygène, c'est aussi le plaisir de retrouver ce que l'on a en soi et que l'on oublie souvent : la possibilité de rire et de rêver, ne fût-ce que le temps d'un spectacle, et c'est une nécessité.

D'un seul coup, toutes les lumières s'éteignent. Les flonflons battent la cadence. Les enfants, bouche bée, écarquillent les yeux. Le public, conquis d'avance, retient son souffle... Place au spectacle et à l'émotion.



>> Voir aussi sur Parisperdu: "C'est quoi ce cirque ?"

>> Voir aussi sur Parisperdu: Alexandre Romanès et son cirque tzigane.

>> Izis : un maître de la photo, un amoureux du cirque. 


 

  

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A Paris, la guerre des boules de neige n'aura pas lieu.

10 Janvier 2009, 09:08am

Publié par barreteau


Le quai du Louvre, face au Pont des Arts et à l'Institut, sous la neige, en janvier 1945
.


En cet hiver 2009, la neige tombe à Paris ... et en quantité.
Bonne nouvelle pour nos gamins qui, comme nous le faisions dans notre enfance, vont pouvoir s'en donner à cœur joie dans les parcs et les jardins de la capitale. Alors, bienvenue aux boules et autres bonhommes de neige ?

Que nenni ! La Mairie de Paris a fermé, lundi dernier, tous les parcs et jardins de la capitale!
Mais pourquoi donc ? "Parce qu'on peut glisser et tomber" répond, sans rire, la Mairie de Paris.
Ainsi, après l'opération "Paris plage" de l'été où châteaux de sable et baignades sont impossibles, nous avons en saison d'hiver un épisode "Paris montagne" sans accès aux joies de la neige ...
Je conseille aux services de la Mairie de Paris, d'aller voir du côté de Montréal ou d'Helsinki, comment les enfants québécois ou finnois font pour se divertir l'hiver.

Mais, chez nous, on préfère mettre en avant le fameux principe de précaution, décidemment très dans l'air du temps. Il semblerait, en effet, que le reflexe sécuritaire des fonctionnaires parisiens soit justifié par l'attitude de plus en plus procédurière de particuliers qui n'hésiteraient plus à mettre en cause la responsabilité du Maire au regard de lois de plus en plus contraignantes.

Les dérives judiciaires américaines qui nous montrent que l'on peut faire des procès et demander des dommages-intérêts pour tout et n'importe quoi, commencent à s'implanter sur le vieux continent. Alors, pour éviter les Tribunaux, tout ce qui a une parcelle d'autorité ouvre le parapluie, et de plus en plus grand ...

Nous devrions donc voir prochainement l'accès aux plages de l'Océan interdit en dehors de zones étroites surveillées par des CRS sauveteurs; et idem pour la montagne ! Ne riez pas, ça vient !

Nos enfants, pauvres gamins de Paris, seront donc privés des petits plaisirs qui ont agrémenté notre enfance !
Allez, filez dans vos chambres, rivés devant la télé ou les consoles de jeux!
C'est sans doute beaucoup moins dangereux ...


>> Voir aussi, "Le Monde" du 06/01/2009.

>> Lire aussi sur Parisperdu : "Paris Plage ou St Trop-sur-Seine"

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La fillette aux gants de boxe.

10 Décembre 2008, 10:21am

Publié par barreteau


79, rue des Haies Paris 20ème

On est parfois conduit, par le plus pur des hasards, dans une rue calme et silencieuse, une rue sans charme spécial, une rue qui demeure comme abstraite...
Mais soudain, d'un coup d'œil, d'un détail aperçu, cette rue peut révéler une réelle poésie.

Rue des Haie, dans le "20ème profond", le hasard fit que, par un jour de soleil, je levais les yeux sur cette façade au revêtement ocre jaune.
Et là, quelle ne fut pas ma surprise ? Ce fut une apparition... A l'une des fenêtres, une fillette à demi-cachée par le garde-corps, dressait, vers le ciel, ses frêles bras ... gantés de lourds gants de boxe !

La fillette ne resta là qu'un instant, dans une position qui pouvait, tout à la fois, exprimer la violence ou la victoire.
Soudain elle disparue et, sans elle, la façade de l'immeuble me paru bien fade ...
De nouveau, le silence rempli toute la rue ...


>> Voir aussi sur Parisperdu :"Enfances parisiennes".

 

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Impression, rue du Retrait.

16 Novembre 2008, 10:02am

Publié par barreteau



Dès que j'eus pénétré dans la cour de la rue du Retrait, j'eus une impression très particulière: nous n'étions plus dans les années 2000 !
Je ne savais plus en quelle année nous étions : certes pas dans les années 50, mais cela ressemblait aux années cinquante ... ou soixante.
L'isolement du lieu avait-il ralenti le temps ?

Pourtant tout autour, les constructions modernes ne manquaient pas, les gens étaient habillés normalement, les voitures étaient toutes récentes, ... mais ici, il semblait que l'on pouvait vivre différemment, et surtout plus fort qu'ailleurs.

Et même si, à cet instant, je trouvais l'impasse totalement déserte, l'ombre de la petite fille photographiée, ici, par Willy Ronis, semblait gravée, à jamais, sur le pavé encore intact ...
Il en résultait une impression de bien-être et d'optimisme qui recréait l'ambiance d'une époque où l'on croyait encore à l'avenir ...


>> Cour, rue du Retrait Paris 20 ème - La photo de Willy Ronis (© Willy Ronis).

 

 

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