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PARISPERDU

Paris, ville lumière (3/5) : Partout dans la capitale.

28 Février 2025, 10:03am

Publié par pierre barreteau

Illuminations du pont Alexandre III et la Tour Eiffel
 

Paris, la Ville lumière, ce surnom est encore bien mérité aujourd'hui car force est de constater que Paris et ses lumières font toujours rêver. En effet, on ne compte plus les tours et guides qui proposent des formules de découvertes « by night », en bus, à pied voire en vélo et bien sûr en péniche avec notamment les fameux bateaux-mouches. C'est qu’il y en des choses à voir lors de ces balades nocturnes : outre l'éclairage des voies publiques, celui des bâtiments parisiens concerne près de 340 sites dont la tour Eiffel, le Louvre, l'Opéra et bien sûr tous les ponts de Paris.

Et s’il s’agit d’un éclairage public de qualité qui fonctionne bien et qui est bien entretenu, ce qui est plus remarquable c’est qu’il est réparti de façon équitable sur tout le territoire parisien. Autrement dit, tous les quartiers de la capitale sont éclairés et il y a peu de chance qu'un passant heurte un candélabre en panne !

Un bémol cependant : on a parfois une impression de paysage nocturne en désordre. Sur les Champs-Élysées, par exemple, longtemps, à cause d'un arrêté de 1910, seules les lumières blanches étaient autorisées ; ce qui donnait son unité à l'avenue. Désormais, des enseignes commerciales de toutes les couleurs se côtoient et font un peu désordre. 

Ailleurs cette unité de couleur est malgré tout respectée : c'est le cas pour les ponts parisiens, illuminés de blanc toute la nuit, même en période d'économies d'énergie, afin d'assurer la sécurité de la navigation fluviale. Mais ce qui frappe sans doute le plus les amoureux de la nuit parisienne, c'est l'incroyable richesse du mobilier urbain d'éclairage : comme les lampadaires Art nouveau en forme de brins de muguet conçus par Hector Guimard pour éclairer les encarts de signalisation du métro, ou les cariatides (ou femmes lampadaires) sur la place de !'Opéra ou encore les réverbères coniques entourant la colonne Vendôme, et il existe encore bien d'autres exemples.

Mais pour rester la Ville lumière, Paris doit rénover sans cesse son éclairage public, comme cela a été récemment le cas aux abords du Louvre où les candélabres et les lanternes de la Place du Carrousel, de la cour Napoléon, de la cour Carrée et du passage Richelieu ont subi un toilettage complet, qui va du nettoyage ou de la peinture de quelque 181 fûts de bronze à la modernisation des armoires électriques ou au remplacement de certaines lanternes abîmées.

 

>> Paris, Ville lumière (2/5) : D’où lui vient ce nom ?

 

 

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Paris, Ville lumière (2/5) : D’où lui vient ce nom ?

20 Février 2025, 09:33am

Publié par pierre barreteau

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

Candélabre mixte associant une lampe à arc et des lanternes à gaz
Avenue de l’Opéra, Paris. année 1910_Copyright photo : MEGE

Paris « Ville lumière » : une appellation dont l'origine continue de déchirer les historiens. Car pour certains, la capitale française doit ce surnom aux visiteurs de passage… sous le règne de Louis XIV ! En effet, en créant le premier Établissement de lanternes en 1665, le Roi-Soleil donne naissance à l'éclairage public et c'est le lieutenant général de la police Gabriel Nicolas de la Reynie qui installe lanternes et flambeaux, et incite les Parisiens à placer une bougie ou une lampe à huile sur les rebords de leurs fenêtres pour chasser voyous et voleurs. Les visiteurs de cette époque repartent alors de Paris fascinés par cette pluie de lucioles brillante dans la nuit. 

Mais pour d’autres historiens, c'est plutôt la "Fée électricité" qui est à l'origine de cette appellation. Car en effet, lors de l'Exposition universelle de 1900, Paris s’autoproclame « Ville lumière ».
Un véritable "coup marketing" qui permet à Paris de se mettre en avant et d'affirmer ainsi qu'elle a rattrapé son retard sur New York ou Londres.  Ce coup de génie frappe d'autant plus les esprits, que cette année-là, 5 000 ampoules électriques remplacent les 10 000 becs de gaz qui servaient à illuminer la tour Eiffel depuis son inauguration, onze ans plus tôt.

Le surnom de « Ville lumière » est donc ancien, même si certains ne s’accordent pas vraiment sur l’origine réelle du nom.
Et quoi qu’il en soit, aujourd’hui Paris est bel et bien la "Ville lumière" et le restera toujours !

 

>> Paris, Ville lumière (1/5) : Les lumières de la ville.

 

 

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Paris, Ville lumière (1/5) : Les lumières de la ville.

14 Février 2025, 10:27am

Publié par pierre barreteau

Paris : les lumières de la ville.

Paris a inventé l'éclairage public au 17è siècle, puis les lampadaires au 18ème. Au tournant du 19ème, la fée électricité inspire les créateurs, comme Hector Guimard qui imagine de lascifs lampadaires urbains en forme de brins de muguet pour orner les bouches de métro. Et aujourd'hui l'enjeu est d'innover pour concilier sobriété énergétique et valorisation du patrimoine urbain.

Parisperdu va développer dans 4 billets à suivre… la grande aventure de "Paris ville lumière". Et tout d'abord en se posant la question fondamentale : d’où vient ce nom de "Ville lumière" ?
Puis l'on montrera que la "ville lumière" n'est pas réservée à quelques sites ou monuments mais qu'elle est partout dans la capitale. Et aussi l'on verra qu'aujourd'hui "La ville lumière" est en grande mutation, à cause de la nécessaire sobriété énergétique qui s'impose à tout le monde.
Enfin le point d'orgue sera posé sur le monument le plus prestigieux de la capitale : la tour Eiffel et sa robe dorée.

A suivre donc sur Parisperdu…

 

 

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Il est cinq heures Paris se lève.

5 Février 2025, 11:36am

Publié par pierre barreteau

Pont Notre-Dame Paris 4ème

Paris été 1972 : la nuit a été blanche. Avec mon petit groupe d'amis nous avons discuté toute la nuit, mangé un peu mais bu sans trop de modération. Passées quatre heures, la fatigue commence à faire son effet : les conversations sont moins enflammées, les bouteilles sont presque vides... Certains parlent maintenant de rentrer. Ceux qui habitent le quartier vont rentrer à pied. Pour les autres, impossible de prendre le métro, il n'est pas encore en service à cette heure très matinale. Pour ceux-là un ami qui a une voiture propose de les conduire chez eux… Conduire, est-ce bien raisonnable après cette longue soirée ? Mais l'insouciance inhérente à la vingtaine de nos années fait que personne ne se pose la question.

La voiture est une sportive rouge vif, une Alfa Romeo. De surcroît elle est décapotable : on retire donc sa toile pour voir la nuit étoilée et nous montons à cinq dans le bolide.
Sur la route, dès les premiers mètres, c'est une sensation incroyable, inédite et très forte : Paris est à nous, à nous tout seul car les avenues sont vides… complètement vides : pas d'autres voitures, même pas d'autres humains. Avec l'air qui nous fouette le visage nous avons l'impression de nous engouffrer dans la ville, une ville complètement déserte… et à allure folle car dans Paris à cette heure, rien ne vient nous ralentir.
Mais justement quelle heure est-il ? L'un de mes amis regardant sa montre nous crie : "Il est cinq heures" et il enchaine en s'adressant au chauffeur : "Mets la K7, mets la K7…"
Le pilote s'exécute et, poussant le volume à fond, la voix de Jacques Dutronc retentit : "Il est cinq heures Paris se lève".
C'est un émerveillement car la chanson est en parfaite adéquation avec ce que nous vivons : c'est la bande-son idéale pour le film qui se déroule à grande vitesse sous nos yeux, où toutes ces avenues, tous ces monuments se ruent vers nous !

Et l'air aigrelet de la flûte traversière qui se fait entendre en arrière-plan de la voix de Dutronc vient magnifier le panorama qui file devant mes yeux quelque peu ébahis, le panorama d'un Paris vierge, vide de tout et qui se donne à nous… à nous seuls.
Maintenant le jour peut bien se lever car je sais que j'ai vécu jusqu'au point du jour une expérience extraordinaire...inoubliable.
Merci la nuit, merci Paris.

 

 

>> Il est cinq heures Paris se lève, une chanson de Jacques Lanzemann interprétée par Jacques Dutronc.

 

>> L'Alfa Romeo Spider de cette folle équipée.
(Photo : courtoisie de Marcel Barteau/concessionnaire Alfa Romeo)

Il est cinq heures Paris se lève.

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