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PARISPERDU

Le photographe franco-brésilien Sebastião Salgado vient de nous quitter.

23 Mai 2025, 19:29pm

Publié par pierre barreteau

Exposition Sebastião Salgado, dans le Métro parisien, novembre 2015.
 

A Paris en 2015, la RATP invite Sebastião Salgado a  exposer dans 12 stations de métro une sélection de photographies tirées de son projet : "Genesis".
On peut alors retrouver et contempler ses images sur les quais des stations de métro : Place de Clichy ; Gare de l’Est ; Saint Augustin ; Bonne Nouvelle ; Strasbourg Saint Denis ; Trocadéro ; Cité ; Montparnasse ; Gare d’Austerlitz ; Porte de Vincennes mais aussi sur des grandes bâches suspendues sous le viaduc du métro aérien dans 2 stations : Jaurès et Bir Hakeim.

Salgado est un photographe exceptionnel - certainement l'un des plus grands. Pour ses deux œuvres magistrales : Genesis et Amazonia , il a sillonné la planète pendant huit ans pour finalement révéler au public, à travers ses photographies en noir et blanc, la nature dans toute sa splendeur et pour ainsi sensibiliser le grand public à la beauté et à la fragilité du monde.

Sebastião Salgado disait à propos de cette exposition si singulière : « les espaces du métro sont ouverts à tous, aussi ils représentent un lieu d’exposition idéal pour montrer à des millions de personnes notre héritage planétaire et les encourager à le préserver. Cette exposition témoigne d’une histoire humaine, une histoire qui nous concerne tous. »

Merci Monsieur, vous partez mais vos superbes images resteront avec nous pour toujours.

 

>> Exposition Sebastião Salgado; Paris septembre 2013; Maison Européenne de la Photographie

>> Portrait de Sebastião Salgado (2013) :

 

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Gamins à la baguette.

15 Mai 2025, 09:52am

Publié par Pierre Barreteau

1. André Kertész, "Jeune-garçon" (1933) // 2.Willy Ronis, "Le petit parisien" (1952)
3.
Robert Doisneau, "La baguette parisienne" (1953) // 4.Jean Ribière, "Petit garçon avec ses baguettes de pain" (1955)

La baguette parisienne a de tout temps inspiré les photographes et même les plus grands d'entre-eux : Kertész, Ronis, Doisneau… ont trouvé là un sujet d'inspiration.

Dans "Le Petit Parisien", (image 2) Willy Ronis évoque le Paris populaire, tout comme André Kertész (image 1) l'avait fait bien avant lui. Mais ce n'est plus le gamin d'avant-guerre qui marche car -on le sait- Ronis avait mise en scène la course de ce garçon rieur.

Robert Doisneau lui aussi s'est intéressé à la baguette de pain : avec ce garçon qui recompte soigneusement l'argent que vient de lui rendre la boulangère (image 3).
Quelques années plus tôt le même Doisneau avait saisi dans une rue ce qu'il a appelé "Un petit gang de Paris" où là aussi la fameuse baguette était fortement présente (voir l'image ci-dessous).
Plus tard, c'est dans les rues de Grenoble que le photographe Jean Ribière (image 4) a trouvé cet autre garçon qui tient fermement ses baguettes comme s'il s'agissait d'un butin éminemment précieux.

Et en 2022, lors du classement de la si précieuse baguette française au patrimoine immatériel de l’UNESCO c'est la photo de Willy Ronis qui a été utilisée pour la soumission du Dossier. Ce qui démontre que cette image reste toujours d’actualité : une image en quelque sorte éternelle !

 

>> Willy Ronis : qui est le vrai Petit parisien à la baguette ?

>> Jean Ribière, un photographe à découvrir.

>> Classement de la baguette française, au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

>> Robert Doisneau : "Un petit gang de Paris" (1950) :

 

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Sœurs de Babylone et filles du Calvaire.

5 Mai 2025, 19:23pm

Publié par pierre barreteau

"Sèvres-Babylone-1953" ©Robert Doisneau / "Filles du Calvaire-2009" ©Pierre Barreteau

Sur l’image de gauche prise par Robert Doisneau en 1953 deux religieuses consultent attentivement le plan du métro apposé à l’entrée de la station "Sèvres-Babylone".
Ces sœurs ou ces « bonnes sœurs » comme on les nomme communément sont-elles là par hasard ? Vraisemblablement pas car à cette époque les Clarisses, une
congrégation de sœurs créée par Saint François d'Assise, avaient leur monastère au 5 de la villa de Saxe dans le quartier de Sèvres-Babylone, Paris 7ème.
Après sept siècles de prières au cœur de la capitale les sœurs Clarisse ont quitté leur monastère en 2009. Un choix dicté par la nécessité : le monastère de 1800 m2 sur cinq étages, dont elles sont propriétaires, était devenu trop grand et trop cher à entretenir pour une congrégation qui ne comptait plus alors que dix sœurs. Mais bien qu'elles aient fait vœux de pauvreté, les Clarisses de Paris sont devenues millionnaires car au prix du marché en plein 7ème arrondissement, la vente de leur monastère a dépassé les onze millions d'euros !

Sur l'image de droite, c’est une autre congrégation de Sœurs parisiennes qui est évoquée, même si je reconnais que cela n’est pas évident au premier coup d’œil…
Nous sommes au nord-est de Paris, à la limite du 3e et du 11e arrondissement, tout proche de la place de la République. Là, une rue et une station de métro portent le même nom : les "Filles du Calvaire".
Mais pourquoi les "Filles du Calvaire", parce qu’à l’emplacement de cette rue se situait le Couvent des Filles-du-Calvaire un ordre de religieuses consacré aux pauvres et aux enfants.

Ce couvent n’existe plus car il fut supprimé à la Révolution et la propriété vendue comme bien national. Toutefois au printemps 1931 on ouvre ici une station de métro à laquelle on donne le nom de "Filles du Calvaire" pour sa proximité avec la rue éponyme.
Et aujourd’hui, les filles sortant du métro et captées sur cette image sont pourtant bien... deux sœurs ! 

>> Les Filles du Calvaire aussi sur Parisperdu.

>> Le monastère désaffecté des Soeurs Clarisses au 5 villa de Saxe, dans le quartier de Sèvres-Babylone, Paris 7ème (mai 2016):
 

 

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